Du ciel et de la terre

15.5.2008

Mise en scène pour un pulsar atypique

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Mise en scène pour un pulsar atypique

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Cette nuit, voici une invitation à faire connaissance avec un pulsar hors norme.

 

Un pulsar est, pour simplifier, le reste de l’explosion d’une étoile massive lors d’une supernova. Le cœur à vif de l’étoile est très resserré sur lui-même. Sur quelques dizaines de kilomètres, la matière est tellement dense qu’elle ne peut subsister que sous forme de particules, des neutrons. Un pulsar est donc « une étoile à neutrons ». Celui qui nous intéresse, PSR J1903+0327, fait partie d’une classe particulière de pulsars. Tournant très rapidement sur lui-même (465 fois par seconde) il est dit pulsar-milliseconde.

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Voilà pour la définition théorique des pulsars. Notre spécimen, quand à lui, fut découvert dans le cadre d’une étude globale du ciel menée en 2006 par la National Science Foundation américaine, au radiotélescope d’Arecibo à Porto Rico. Depuis, il a été suivi par Arecibo, par le Robert C. Byrd Green Bank Telescope en Virginie Occidentale, le radiotélescope Westerbork aux Pays-Bas et dans le visible par le Gemini Nord à Hawaï.

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Pourquoi un tel déploiement de moyens ? Car J1903+0327, situé à 21 000 années lumière de nous, est complètement atypique dans la famille des pulsars. Il orbite en 95 jours de façon très étrange autour de son compagnon, une étoile fort semblable à notre Soleil, et présente une masse anormalement élevée pour une étoile à neutrons.

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Crédit illustration : Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF

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Crédit illustration : Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF

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Plan large : 1 024 x 711 pixels

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Plan très large : 1 338 x 929 pixels

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Schéma montrant l’orbite elliptique du pulsar autour de son compagnon par comparaison avec l’orbite presque circulaire de la Terre autour du Soleil. Les tailles sont bien sur exagérées d’un facteur 10 à 100 000 selon les objets.

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Pour les astronomes, les pulsar-milliseconde sont accélérés par la chute de matière capturée à leur étoile-compagne. Pour se faire, ils doivent orbiter de manière très serrée autour d’elle et de façon presque circulaire. Les observations des pulsar-milliseconde montrent d’ailleurs le meilleur exemple de cercle parfait connu dans l’Univers. L’orbite de J1903+0327 est donc un mystère.

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« Nous avons trouvé un pulsar-milliseconde sur le mauvais type d’orbite autour d’un mauvais type d’étoile-compagne, commente David Champion de l’Australia Telescope National Facility, qui participe aux études sur le pulsar depuis sa découverte. Maintenant nous devons déterminer comment un tel phénomène a pu se produire. »

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Pour les scientifiques trois explications sont possibles. Que le pulsar se soit créé en tournant aussi rapidement leur semble mathématiquement tout à fait improbable.

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La deuxième possibilité prend en compte la naissance du pulsar dans un amas globulaire, un groupe serré d’étoiles. Le jeu des forces de gravité a pu le désolidariser de son compagnon d’alors pour qu’il soit ensuite capturé par une autre étoile proche, le nouveau couple étant à son tour éjecté de l’amas globulaire. Les observations rendent peu crédibles cette hypothèse, d’autant qu’aucun amas globulaire ne se trouve dans cette région de l’espace.

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Le troisième scénario serait une première pour le monde des pulsars. Il tient compte de la masse anormalement élevée de J1903+0327. Le pulsar aurait lui-même un compagnon, une naine blanche (les restes en fin de vie d’une étoile de masse similaire à celle de notre Soleil). Cette possibilité tient compte des observations du comportement du pulsar.

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« Nous avons découvert jusqu’à présent environ 50 pulsars appartenant à des couples d’étoiles, voici le premier pulsar appartenant à un triplet d’étoiles » commente Scott Ransom du National Radio Astronomy Observatory. « Il s’agit-là d’un objet fascinant qui a beaucoup à nous apprendre pour l’astrophysique. Il va être passionnant de rechercher profondément les raisons qui ont pu permettre l’apparition d’un tel mystère » ajoute Champion.

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L’équipe internationale d’astronomes est en train de mettre au point les futurs programmes de recherches pour essayer de valider leurs hypothèses. Dans la gamme infrarouge : pour déterminer le statut exact de l’étoile déjà observée par rapport au pulsar-milliseconde et dans le domaine des ondes radio : pour préciser les orbites et le déplacement du système dans l’espace.

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L’enquête est déjà en cours à Arecibo. Et Jim Cordes, (Cornell University, coordinateur des programmes et du gros volume des renseignements apportés par les observations) de conclure : « il est presque certain que les surprises ne manqueront pas ! »

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Source : NRAO

 

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14.5.2008

Où, des rayons X à la radio, nous est dévoilée la plus jeune supernova connue !

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Où, des rayons X à la radio, nous est dévoilée la plus jeune supernova connue !

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Deux articles signés par la même équipe d’astronomes (David A. Green du Cavendish Laboratory, Cambrige, UK - Stephen P. Reynolds et Kasimierz J. Borkowski, tous deux du Department of Physics, North Carolina State University, Raleigh – Una Hwang, Ilana Harrus, et Robert Petre, les trois du Goddard Space Flight Center, NASA) vont être publiés : l’un par les annales mensuelles de la Royal Astronomical Society, l’autre par les Astrophysical Journal Letters. Ils annoncent la découverte de la plus récente supernova de notre galaxie.

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G1.9+0,3 et sa situation dans le plan galactique ; crédit image : Axel Mellinger, Chandra

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G1.9+0,3 et sa situation dans le plan galactique ; crédit image : Axel Mellinger, Chandra

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Plan large : 1 200 x 800 pixels

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L’histoire débute en 1985 quand Green utilisant le radiotélescope VLA (Very Large Array) de la NRAO, découvre, près du centre galactique, à 28 000 années lumière de nous dans la constellation du Sagittaire, les restes de l’explosion d’une supernova. Très petits, la supernova, dénommée G1.9+0,3, est estimée alors être âgée d’environ 400 jusqu’à un millier d’années.

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En 2007, l’objet est ciblé cette fois dans la gamme des rayons X pour 14 heures d’observations par le télescope spatial Chandra de la NASA. A la grande surprise de Reynolds, qui mène l’étude, l’objet apparaît 16 % plus étendu que sur les images du VLA réalisée 22 ans plus tôt. Il fallait revoir l’âge de la supernova.

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Des observations complémentaires ont été effectuées récemment par le VLA. Conclusion : G1.9+0,3 est estimé n’avoir seulement que 140 ans devançant ainsi la dernière supernova intra-galactique repérée dans les annales humaines : Cassiopeia A vers 1680 (Voir dernière note sur Cassiopée A du 20 décembre 2007).

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G1.9+0,3 vu aux rayons X et en fréquences radio ; crédit image : NASA, CXC, NSF, NRAO, VLA et autres

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G1.9+0,3 vu aux rayons X et en fréquences radio ; crédit image : NASA, CXC, NSF, NRAO, VLA et autres

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Plan large : 720 x 720 pixels

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Sur cette image composite sont figurés les enregistrements radio réalisés par le VLA en 1985 en bleu et ceux de 2008 en jaune ; les rayons X par Chandra en orange. La différence de taille entre les images apporte la preuve de l’expansion de la supernova et permet le calcul de son âge estimé à environ 140 ans

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Si les astronomes observent très facilement des supernovae dans les autres galaxies jusqu’à des distances très lointaines de l’Univers, curieusement celles situées dans notre Voie Lactée sont rares, loin des trois par siècle prédites par la théorie. A tel point que les scientifiques envisagent des théories pouvant expliquer pourquoi les supernovae sont moins nombreuses dans notre galaxie que dans le reste de l’Univers.

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L’éclat lumineux de l’explosion d’une supernova ne passe pas inaperçu surtout à une distance aussi faible. Pourtant les annales ne mentionnent aucun événement particulier dans le ciel de cette époque. Si la lumière de l’explosion disparaît au bout de quelques jours, son souffle reste visible pendant des milliers d’années dans les gammes des rayons X et des ondes radio. Les scientifiques expliquent l’anonymat de G1.9+0,3 par sa situation très proche du centre galactique. Son flash a été éteint par les épais nuages de gaz et de poussières qui nous séparent du centre de notre Voie Lactée.

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La découverte est importante tout d’abord pour l’explication du nombre restreint de supernovae récentes. Il devient inutile d’ébaucher des théories compliquées alors qu’elles sont tout simplement cachées par la matière même de la Voie Lactée que nous ne pouvons observer que par la tranche et non de l’extérieur.

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Ensuite, les chercheurs ont l’occasion ainsi d’étudier en direct pour la première fois une supernova adolescente, alors que d’habitude ils observent des bébés supernovae dans les autres galaxies ou des supernovae plus anciennes plus proches de nous. Et comme toute nouvelle découverte, les surprises ne manquent pas et aboutissent à de nouveaux questionnements. En effet, les vitesses de déplacement des débris et l’extrême énergie des particules émises sont sans précédent avec tout ce qui a été enregistré jusqu’à présent dans notre galaxie.

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Longtemps ignoré, G1.9+0,3 va maintenant être souvent à la une de l’actualité astronomique !

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Sources principales :

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Chandra X-ray Observatory

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National Radio Astronomy Observatory

 

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13.5.2008

Mercure : cratère Basho

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Mercure : cratère Basho

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Mercure, cratère Basho ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 018 x 1 024 pixels

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Si le cratère Basho ne possède qu’un cratère large de 80 km seulement, il est facilement reconnaissable sur la surface de Mercure par la série de rayons lumineux qui émanent de lui. Déjà la sonde Mariner 10 avait repéré la présence d’un halo de matériau sombre l’entourant, cercle que l’on peut voir en bas à droite sur ce cliché pris par la sonde Messenger lors du survol du 14 janvier 2008. Les scientifiques essaient actuellement d’en déterminer la composition.

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Le cratère a été dénommé ainsi pour rendre hommage au poète japonais du XVII ème siècle Matsuo Basho, célèbre pour l’écriture de courts poèmes : les haïku !

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Source : site Messenger

 

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12.5.2008

Sur les traces de l’Escargot de Xanadu

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Sur les traces de l’Escargot de Xanadu

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Aujourd’hui, 12 mai 2008, la sonde Cassini effectue son 43 ème survol de la plus grosse lune de Saturne, Titan, à une altitude d’environ 1000km.

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Entre autre, au programme de la sonde, le radar devra continuer son travail de cartographie d’une région apparemment très brillante située dans la zone équatoriale de Titan : Xanadu.

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Xanadu sur la zone équatoriale de Titan, vu par le radar de Cassini ; crédit image : NASA, JPL

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Plan large : 845 x 574 pixels

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Voici Xanadu tel qu’il a été enregistré par le radar lors du survol du 30 avril 2006. Le cliché couvre une zone de 230 kilomètres de large pour 340 kilomètres de longueur, le plus petit détail visible a une résolution d’environ 500 mètres.

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Ce sont bien des canaux que nous pouvons voir serpenter et se croiser. A la différence de notre Terre, vu les conditions physiques, ils ne peuvent avoir été formés par des écoulements d’eau mais uniquement par ceux d’éthane liquide !

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Au cours du survol, les scientifiques espèrent obtenir plus de détails de régions particulières de Xanadu, dont Tortola Facula, surnommée l’Escargot, suspectée d’être une zone de cryo-volcanisme.

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Crédit image : NASA, JPL

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Source : site Cassini-Huygens, site NASA

 

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11.5.2008

Mars la rétrograde

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

Mars la rétrograde

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Ce soir, j’ai découvert avec beaucoup de plaisir le cliché quotidien présenté par l’APOD (Astronomy Picture of the day).

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Depuis la nuit des temps l’homme regarde le ciel de nuit et le mouvement des objets célestes. Cinq d’entre-eux avaient un comportement tout à fait indépendant des étoiles du fond du ciel. C’est ainsi que les planètes ont été très rapidement reconnues comme telles : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne.

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Les astronomes-astrologues se sont longuement demandés, pourquoi la planète Mars, par exemple, semblait périodiquement, pendant un certain temps, « reculer » dans le ciel avant de reprendre son cours normalement.

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Pour Mars ce phénomène a lieu tous les deux ans et dure un peu plus deux mois. Ce « mouvement rétrograde » est simplement du au déplacement apparent de Mars sur son orbite autour du Soleil, vu depuis la Terre qui elle-même orbite autour du Soleil.

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Voici un petit schéma explicatif : (source Wikipédia)

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schéma explicatif du mouvement rétrograde de Mars, source Wikipédia

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C’est ce mouvement rétrograde de Mars qu’à photographié, au fil des nuits l’année dernière, l’astronome amateur turque, Tunc Tezel, membre du TWAN, pour nous présenter cette superbe superposition de clichés.

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Mouvement rétrograde de Mars . crédit image : APOD, Tunc Tezel, TWAN

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Mouvement rétrograde de Mars . crédit image : APOD, Tunc Tezel, TWAN

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Plan large : 1 024 x 1000 pixels

 

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10.5.2008

De la condition humaine…

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De la condition humaine…

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Décidée lors le conférence UNISPACE III de Vienne en Autriche en 1999, a été créée en octobre 2000 une Charte Internationale regroupant l’agence spatiale européenne (ESA), le centre national d’études spatiales français (CNES) et l’agence spatiale canadienne (CSA).

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The International Charter Space and Major Disaster, est destinée à mettre en commun toutes les ressources spatiales disponibles d’observations de la Terre en cas de catastrophes importantes. Depuis sa création, la charte a été rejointe par toutes les agences spatiales mondiales. Le dernier arrivé est la Chine en 2007.

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Les observations permettent par exemple de suivre l’étendue des dégâts en direct et ainsi de mieux coordonner l’action des équipes de secours sur place. C’est ainsi que dès le 4 mai, l’Office des Nations Unies pour la coordination de l’aide humanitaire (OCHA), a demandé l’aide de la Charte Internationale quand à l’évolution du cyclone Nargis sévissant au-dessus du Golf du Bengale.

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Les agences spatiales ont redoublé d’effort pour suivre l’évolution du cyclone et dresser des cartes d’inondations, mais lorsque sur le terrain quelques hommes soucieux uniquement de leur pouvoir, refusent de les entendre…

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Alors plutôt que de montrer ici les vues réalisées par le satellite ENVISAT de Nargis et de ses inondations (voir la page dédiée sur le site de l’ESA, Observing the Earth), j’ai choisi une autre vue réalisée par l’instrument MERIS monté sur ENVISAT, le 5 mai 2008, avec une résolution de 300 mètres par pixel.

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Sardaigne, Crédit image : ENVISAT, ESA

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Crédit image : ENVISAT, ESA

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Plan large : 990 x 984 pixels

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Le ciel dégagé permet d’apprécier dans sa totalité la deuxième plus grande île de la Méditerranée après la Sicile : la Sardaigne. Elle n’est séparée que de 12 km de la Corse, à peine visible à l’extrême nord du cliché, par le Détroit de Bonifacio. D’une superficie de 24 090 km², elle se situe entre Mer Méditerranée à l’ouest et au sud et Mer Tyrrhénienne à l’est, à 200 km de la péninsule italienne et à 200 km du nord des côtes tunisiennes.

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Plus de la moitié de son territoire est occupé par des vallées et des pâturages, le reste par trois chaînes de montagnes dont les plus haut sommets sont vers l’intérieur des terres. La capitale Cagliari apparaît dans les zones vertes du sud de l’île, sur les bords du golfe de Cagliari, à l’embouchure du fleuve Mannu.

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Sources :

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International Charter

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ESA : Observing the Earth

 

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9.5.2008

A portée d’Antennes

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

A portée d’Antennes

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Les Antennes, voir dernière note sur le sujet du 17 octobre 2006, font de nouveau la une de l’actualité scientifique grâce à un article paru ce mois-ci dans Astrophysical Journal. Il est signé par Ivo Saviane (European Southern Observatory, ESO), Yazan Momany (Osservatorio Astronomico di Padova, Italie), Gary S. Da Costa (Australian National University RSAA, Australie), R. Michael Rich (Dep. of Physics & Astronomy (UCLA, USA), et John Hibbard (National Radio Astronomy Observatory (NRAO, USA).

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Les Antennes, situées dans la Constellation du Corbeau, sont deux galaxies (NGC 4038 et NGC 4039) en train de fusionner. Les chercheurs ont utilisé la caméra avancée (ACS) et la Wide Field Planetary Camera 2 installées sur le télescope spatial Hubble pour effectuer toute une série de mesures.

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Les Antennes ; crédit image NASA, ESA, Ivo Saviane (ESO) et Robert Gendler

 

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Crédit image : NASA, ESA, Ivo Saviane (ESO) et Robert Gendler

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Plan large : 1 024 x 605 pixels

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Plan très large : 3 000 x 1 773 pixels

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L’image de gauche a été capturée par l’astrophotographe Robert Gendler. L’encadré que nous retrouvons développé dans l’image de droite correspond à la portion scrutée par le télescope spatial Hubble. C’est une région plutôt calme située au sud d’une des deux « queues de marée » (d’où le surnom d’Antennes) qui se sont formées il y a quelques centaines de millions d’années dans la danse d’union des galaxies. Les scientifiques, grâce à Hubble, peuvent y examiner la lumière des étoiles individuelles. Leur cible a été plus particulièrement les géantes rouges dont les spectres sont bien répertoriés et peuvent servir d’étalon de distance dans d’autres galaxies par exemple.

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Résultat des calculs : les Antennes sont beaucoup plus proches qu’on ne le pensait. Lors de leurs découvertes elles étaient estimées distantes d’une centaine de millions d’années lumière, puis avec l’augmentation de la puissance des télescopes, le chiffre est descendu à 65 millions d’années lumière. Depuis l’annonce des résultats, les Antennes sont maintenant officiellement éloignées de nous de 45 millions d’années lumière.

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Cela peut paraître colossal si l’on compare avec la distance Soleil-Terre qui est de 8 minutes lumière. Mais par rapport à l’immensité de l’Univers, elles sont nos voisines.

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La découverte est importante pour la compréhension des fusions galactiques. Si maintenant elles sont plutôt rares, ce phénomène fut très courant dans les premiers âges de l’Univers. L’observer à portée de télescopes, est primordial pour pouvoir théoriser sur les anciennes unions galactiques qui ont permis la formation des grandes galaxies comme la nôtre. D’après une distance connue avec certitude, les scientifiques peuvent évaluer plus précisément les forces physiques nécessaires à la mise en œuvre des queues de marée par exemple et mieux extrapoler les suites possibles de l’union des galaxies. C’est aussi un exemple très proche de ce qui arrivera à notre Voie Lactée lorsque, dans quelques milliards d’années, elle entamera sa danse de mariage avec notre très proche voisine Andromède !

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Source : The european homepage for the NASA/ESA Space Telescope

 

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8.5.2008

Les diables de poussières nettoient la piste du Phœnix

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Les diables de poussières nettoient la piste du Phœnix

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Les équipes scientifiques de la NASA travaillant pour le projet Phœnix Mars Mission sont très occupées en ce moment. En effet, Phœnix va se poser près du pôle nord martien (68° latitude nord et 127° longitude ouest) dans 17 jours, soit le 25 mai prochain.

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Pour préparer l’amarsissage, les autres sondes en orbites autour de Mars sont mobilisées. Ainsi Mars Reconnaissance Orbiter, (MRO), en passant à l’aplomb du site prévu d’arrivée de Phœnix, le 20 avril 2008, a scruté le terrain dans un souci de prévision météorologique.

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Site d'atterrissage de Phœnix vu par la caméra de contexte CTX de MRO Crédit image NASA, JPL-Caltech, Malin Space Science Systems

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Site d’atterrissage de Phœnix vu par la caméra de contexte CTX de MRO

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Crédit image : NASA, JPL-Caltech, Malin Space Science Systems

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 048 x 2 048 pixels

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Sur cette image prise avec une résolution de 6 m au sol par pixel sont visibles deux tourbillons de poussières (dust-devils) indiqués par des flèches blanches. D’après leur ombre, l’un culmine à 590 mètres de hauteur et occupe une surface au sol de 920 mètres, l’autre s’élève à 390 mètres d’altitude pour un diamètre de 790 mètres.

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Site d'atterrissage de Phœnix vu par l'instrument MARCI de MRO ; Crédit image : NASA, JPL-Caltech, Malin Space Science Systems

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Site d’atterrissage de Phœnix vu par l’instrument MARCI de MRO

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Crédit image : NASA, JPL-Caltech, Malin Space Science Systems

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Plan large : 1 083 x 844 pixels

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Le deuxième cliché a été pris simultanément par l’instrument couleur MARCI de MRO. Le site d’amarsissage prévu pour la sonde Phœnix a été souligné par l’ellipse blanche.

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Lorsque MRO a pris ces clichés, la saison pour l’hémisphère nord martien était la fin du printemps. Quelques semaines auparavant, cette région était encore recouverte de glaces. Ces deux tourbillons de poussières sont très précurseurs de l’arrivée de l’été, où par temps calmes, en fin de journée, ils se développent lors de la remontée de l’atmosphère plus chaude du sol vers les couches supérieures de l’atmosphère. Contrairement à l’idée reçue, ces tourbillons ne soulèvent pas forcément de poussières mais sont alors bien sur invisibles des sondes en orbite autour de Mars.

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Les dust-devils sont très nombreux sur Mars. La caméra MOC installée sur Mars Global Surveyor en a comptabilisé plus de 12 000 de 1997 jusqu’à la fin de la mission en 2006. Toutefois, jusqu’à présent, aucun dust-devil n’avait été détecté à une latitude aussi élevée que celle où se posera Phœnix. Peut-être, aura-t-elle l’opportunité de filmer du sol le passage d’un dust-devil comme a pu le faire le petit robot Spirit (voir note du 23 avril 2007).

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Source : Malin Space Science Systèms

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Pour suivre l’arrivée de Phœnix sur Mars, voici son site dédié

 

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7.5.2008

Une vague chaleur saturnienne

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Une vague chaleur saturnienne

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La revue Nature publie dans la même livraison deux articles complémentaires sur une découverte concernant Saturne. Il aura fallu une campagne de 22 années d’observation depuis la Terre de l’atmosphère de Saturne, pour pouvoir annoncer que la géante aux anneaux est la troisième planète connue à montrer une oscillation parcourant son atmosphère tous les quinze ans, soit une demi-année saturnienne. L’atmosphère terrestre connaît une vague similaire tous les deux ans et Jupiter tous les quatre ans.

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La campagne d’observation est la plus longue jamais organisée pour suivre un objet spatial autre que la Terre. Pour Glenn Orton, du Jet Propulsion Laboratory-NASA, signataire principal du rapport, la patience a été le maitre d’œuvre pour permettre d’assembler les pièces fournies par 22 ans de travaux effectués par scientifiques et étudiants sur différents télescopes.

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Saturne vu depuis la Terre en infrarouge, crédit image : NASA, JPL

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La vague ride la haute atmosphère de Saturne dans un effet de va-et-vient. Les deux images ci-dessus (crédit : NASA/JPL) ont été prises depuis l’Infrared Telescope Facility de la NASA, installé au Mauna Kea à Hawaï. En 1997, par exemple, la température au niveau de l’équateur est plus froide que celle se situant par 13° de latitude sud, alors qu’en 2006, la situation s’est inversée.

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Mike Flasar, Goddard Space Flight Center de la NASA et investigateur principal du spectromètre infrarouge installé sur la sonde Cassini, signe l’article évoquant la participation de la sonde Cassini aux recherches. Pour résumer la vision infrarouge de Cassini a permis de visualiser l’oscillation en détails.

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Les scientifiques espèrent pouvoir comprendre pourquoi Saturne connait une telle modification au fil des saisons, le phénomène débutant lorsque Soleil et équateur de Saturne sont sur le même plan. La température de « surface » moyenne sur Saturne est de l’ordre de -130° C ; celle de son cœur est estimée avoisiner les 12 000° C.

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Source principale : Cassini-Huygens, site NASA

 

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6.5.2008

Rayon X : une partie de la matière manquante de l’Univers retrouvée

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Rayon X : une partie de la matière manquante de l’Univers retrouvée

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En préliminaire à l’article de ce soir rappelons-nous que l’Univers , sur une grande échelle, a tendance à s’organiser en grandes structures. Une toile d’araignée spatiale tissée de filaments de matière où se développent à leurs intersections les amas de galaxies.

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Crédit illustration : Projet Horizon

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Exemple de simulation numérique des grandes structures de l’Univers

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Crédit illustration : Projet Horizon (voir note du 5 janvier 2007)

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 048 x 2 048 pixels

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Les astronomes modernes ont constaté que pour expliquer les mouvements des galaxies, les interactions gravitationnelles, la plus grande partie de la masse de l’Univers était invisible. Ainsi l’Univers est composé de 5% de matière baryonique (électrons, neutrons, protons, les briques de la matière ordinaire), 23% de matière noire insaisissable (particules étranges non encore définies mais dont les physiciens commencent à se faire une opinion) et surtout 72 % de ce que l’on appelle faute de mieux : énergie sombre.

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Si 5% de matière ordinaire peut paraître faible, il est encore plus étonnant de constater que jusqu’à présent les observations n’ont démontré la présence visible que de la moitié de cette masse dans les galaxies et les nuages intergalactiques.

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Depuis 10 ans, les théoriciens prévoient que ces 2,5 % de masse manquante se situent sous forme de nuages de gaz très dilués et très chauds dans l’immense espace intergalactique. Ce sont les filaments présentés sur la toile d’araignée spatiale ci-dessus.

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Le 17 mars 2008 est paru dans The Astronomy & Astrophysics Letters un article signé par N. Werner (SRON, Institut néerlandais de la recherche spatiale), A. Finoguenov, A. Simionescu, H. Böhringer (Max Planck Institut, Allemagne), J. Kaastra (SRON et Université d’Utrecht, Pays-Bas), J. Dietrich (ESO, Allemagne), et J. Vink (Université d’Utrecht, Pays-Bas).

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Les scientifiques ont utilisé le télescope spatial rayons X : XMM-Newton de l’ESA, pour observer deux amas de galaxies, Abell 222 et Abell 223, situés à 2,3 milliards d’années lumière de nous. La grande sensibilité de XMM-Newton leur a permis de découvrir un pont de matière reliant les deux amas galactiques.

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Crédit image : ESA, XMM-Newton, EPIC, ESO, SRON, MPE, et autres

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Abell 222 et Abell 223, image composite

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Crédit image : ESA, XMM-Newton, EPIC, ESO, SRON, MPE, et autres

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan original : 2 109 x 2 109 pixels

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Cette image est composite. Sur le fond du ciel, capturé en lumière optique par l’instrument SuprimeCam installé au foyer du Subaru Telescope à Hawaï, ont été superposés les enregistrements réalisés dans les fréquences X par XMM-Newton.

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Les travaux des scientifiques marquent la première découverte d’une infime partie de la masse baryonique manquante de l’Univers. Ils viennent surtout concrétiser la théorie prévoyant l’existence de filaments de nuages de gaz très peu denses mais très chauds entre galaxies ou entre amas de galaxies.

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« Ce n’est que le début, conclut Norbert Werner. Pour comprendre la répartition de la matière selon la « toile cosmique » il nous faut lancer plus de missions comme celle-ci. Nos travaux permettront de mettre en place le cahier des charges nécessaire à l’élaboration d’un nouvel observatoire spatial beaucoup plus sensible et spécialisé dans ce genre de recherche.

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Et Norbert Schartel, ESA, responsable scientifique du XMM-Newton Observatory, ajoute : « Cette importante découverte est une excellente nouvelle pour notre télescope. Le pont de gaz a été détecté après un travail de recherche difficile, et plus encore nous savons maintenant où aller le chercher. Je m’attends pour l’avenir de notre télescope à de très nombreuses demandes de suivi pour cibler ces très prometteuses régions du ciel ».

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Source : ESA Space Science

 

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