Accident
Accident
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Bonjour chères lectrices et lecteurs,
Je suis surpris et très ému de lire vos témoignages d’inquiétudes. J’ai plus de 270 mails en attente va falloir du temps pour me mettre à jour ici ou autre part… d’autant que je n’ai qu’une main de libre ( la droite heureusement), que la forme est petite et la douleur lancinante. Mais mes jours n’ont jamais été en danger
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Samedi 30 janvier vers 14 h j’ai enfourché, comme souvent en fin de semaine, mon scooter pour parcourir les 19 km me menant vers l’hôpital ou ma maman termine sa fin de vie, pratiquement paralysée mais communicante et très consciente de ce qui lui arrive pour ses 90 ans (Parkinson en fin d’évolution).
La route était relativement bien sèche sauf qu’a l’approche de l’hôpital qui se trouve en haut d’une de nos très belles côtes de Moselle, une tempête de neige s’est déclenchée. La toute dernière portion de route se détache de la principale par un tournant vers la gauche montant en raidillon.
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Si la sagesse avait été une bonne conseillère, mais comment être sage à cinquante ans ?, du moins la raison aurait-été de me dire, gare-toi sagement à droite, dans la neige, tu vas avoir bien du mal à descendre en repartant. Mais non, et encore au lieu de prendre à gauche dans la partie la plus plate de la montée, j’ai serré directement au plus près. (Je ne roulais pas vite du tout) Le goudron était recouvert d’une couche de glace puis de neige, le scooter, bien trop lourd n’a pas réussi à grimper et je suis tombé lourdement sur le flanc gauche. Embarqué dans une galère, il faut aller jusqu’au bout de la noirceur, j’ai tenté plusieurs fois de relever l’engin, suis retombé sur le côté gauche, ai de nouveau tenté de relever le scooter avant d’accepter l’idée que je n’avais plus de force dans le côté gauche de mon corps. J’ai alors essayer de tirer le scooter de mon autre main sur le sol dans le sens de la descente, sans plus de succès.
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Un monsieur qui circulait en 4 x 4 s’est arrêté et je lui demandé de faire traverser la route principale au scooter pour le mettre à l’abri, il l’a fait avec bien du mal… Déjà bien content qu’il m’ait donné un coup de main, j’ai refusé sa proposition de m’emmener à l’hôpital, pour ne pas amputer de son temps, et j’ai appelé mon beau-frère à la rescousse.
Vous pouvez imaginer ce que c’est d’atteindre pendant plus d’une demie heure dans la neige, j’avais replié mon bras pour le protéger, avec bien l’envie de se coucher contre le panneau de signalisation du bord de la route parce que décidément trop c’est trop… Mais j’ai résisté… Pour la petite histoire, il a fallu trois solides gaillards pour arriver à faire monter le scooter dans une camionnette et à le ramener dans son garage le soir même, le verglas continuant de tomber.
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Nous sommes arrivés aux urgences de l’hôpital militaire de Metz, où l’ensemble de mon séjour a été suivi par le personnel soignant avec grand sérieux et une chaleur humaine tout à fait rassurante.
Lorsque le cliché de la radio de l’épaule est apparu sur les néons, le verdict a été unanime : et bien voilà un cas d’école et vous avez gagné le gros lot , vous ne sortez pas ce soir…. Un scanner s’en est suivi puis la visite du chirurgien des armées, un homme jeune pour la fonction et très dynamique, qui m’a simplement dit ,vu l’état du haut de l’humérus les vis ne tiendront pas, je vous commande une prothèse. Et j’ai été opéré mercredi. Je vous passe les détails sur la douleur et autres inconvénients, je suis sorti hier mais ai passé cette première nuit chez ma sœur qui voulait, s’en avoir l’air, surveiller l’état de santé de son petit frère
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Me voici de nouveau dans l’appartement gérant comme je peux et avec fatigue les heures, le bras gauche immobilisé par un bandage avec la visite journalière d’une infirmière pour les soins et la toilette. Le bras ne doit pas bouger du tout pendant un mois, et j’irai revoir le chirurgien pour la suite. Je suis en arrêt pour l’instant jusqu’au 10 avril, certainement plus, la rééducation est longue et le médecin m’a prévenu que si j’arrivai de nouveau à me peigner normalement avec le bras gauche, je pourrai être content, il restera fragile…
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Voilà pour les derniers événements. Quand on se sent fragile tout témoignage d’affection est le bienvenu et j’ai découvert avec beaucoup d’émotion les vôtres ce matin ici à mon retour; sachez que j’ai reçu beaucoup d’encouragement de la part de mes collègues et amies qui se sont formés en relais pour communiquer entre eux de mes nouvelles au fil des jours. Tout cela me touche au fond du cœur. Je vous embrasse.
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Bon faudra pas être trop pressé mais la prochaine fois je continuerai de partager avec beaucoup de plaisirs plein d’étoiles dans nos yeux…
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