Titan

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De l’utilité des sondes extraterrestres…
C’est un peu compliqué mais pour ceux qui s’intêressent….
Vous vous souvenez peut-être de Huygens larguée par Cassini. Cette sonde, tout au long de sa descente, a enregistré tout un tas de mesures de l’atmosphère de Titan, satellite de Saturne. L’exploit technique accompli, le travail d’analyse commence.
Sur la surface de la terre, la vie est principalement axée sur le cycle du carbone.
Il n’en est pas de même, par exemple dans les profondeurs de l’océan, où la lumière est absente. La vie se développe sur de petites surfaces entourant les bouches d’effusion d’eau très chaude engendrées par l’activité magmatique. Là, le cycle de reproduction, micro-organismes, crustacés, vers, algues, prolifère en se nourrissant des sulfures de l’eau.
Dans l’espace, d’autres combinaisons sont théoriquement possibles. Je me souviens avoir lu, il y a longtemps, une étude de faisabilité de vie autour de Jupiter, sous forme de nuages, mangeurs d’autres nuages. Théoriquement juste mais bien sur tout à fait improbable. La science permet aux rêveurs de laisser libre cours à leur imagination…
Ici, des chercheurs, Chris McKay de la Nasa et Heather Smith de l’Université internationale de l’espace ( France), vont reprendre les données de Huygens pour vérifier une théorie. L’atmosphère de Titan est composée de 5 % de méthane. Certains microbes, les méthanogènes en produisent. Ils ” respirent” de l’hydrogène en se nourrissant de molécules organiques comme de l’acétylène présente aussi à la surface de Titan. Selon eux, si de tels microbes existent, à grande échelle, la proportion d’hydrogène à la surface de Titan, serait un millième de fois moins grande que dans le reste de l’atmosphère de la planète saturnienne. Si une telle constatation se vérifie, cela serait une preuve irréfutable de l’existence de cette forme de vie, car aucun processus non-biologique sur Titan, ne permettrait d’expliquer une telle différence.
Je présume que les chercheurs tiennent compte des différences de pression qu’il peut exister sur Titan.
Mon cerveau me dit qu’une seule sonde s’est posée sur Titan et qu’il peut être aléatoire de déduire tout un tas de théories d’une seule observation statistique.
N’empêche que maintenant les scientifiques travaillent dans le concret. Ils ne rêvent plus à des petits hommes verts, mais scrutent l’espace autour d’eux, trouvent des molécules organiques dans les nuages interstellaires, et vont bientôt pouvoir appréhender de manière plus sure les planètes découvertes autour des soleils lointains.
Work in progress….
Sources Nasa, Esa, Futura-Sciences et Afp







































































