Du ciel et de la terre

29.11.2005

Hayabusa 4ème édition

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:17

D’après une dépêche AFP les soucis de propulsion de Muses C se confirment. En particulier sur un moteur servant à faire pivoter la sonde. Ce qui empêche d’orienter l’antenne de Hayabusa vers la Terre et la transmission de la procédure de retour.

Les scientifiques au sol ont jusqu’à mi-décembre pour trouver une solution à ce problème, les conditions de parcours (d’éloignement) étant optimales. Passé ce délai, il faudra attendre trois ans pour que l’opération puisse recommencer. Mais rien n’assure qu’après une telle période, les batteries de la sonde soient encore suffisamment fiables.

L’aventure scientifique est pleine de suspens.

Hayabusa 3ème édition

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 2:11

Actualité du 28 novembre

Grâce à un robot traducteur, j’ai découvert le compte rendu écrit par le directeur de la campagne Muses C.

Outre son enthousiasme et quelques envolées poétiques inspirées de l’émotion du moment, il annonce le planning des prochains jours. Les scientifiques vont contrôler entièrement la sonde, en particulier le système de propulsion qui semble comme encrassé par des poussières d’Itokawa, et les effets pyrotechniques des deux tirs de prélèvements qui sont à leur grande joie confirmés.

Les chercheurs satisfaits de l’exploit de leur sonde, n’envisagent pas un troisième “accostage” théoriquement possible. Ils vont la préparer pour son voyage de retour.

En juin 2007, la sonde sera à 200 000 km de la terre. Elle libérera alors une capsule spécialement conçue pour résister à la chaleur de la descente dans l’atmosphère terrestre. Sa course se terminera au bout d’un parachute et elle se posera dans le désert australien, où les précieux échantillons seront récupérés.

Pour l’anecdote, la balise de repérage larguée sur Itokawa est constellée de 880 000 noms terriens. Une seule aura suffit. Au deuxième “asteroïssage”, pratiquement au même endroit, les scientifiques n’ont pas tiré de balise de peur que le système de repérage automatique de la sonde n’en soit pertubé. Ces 880 000 noms vont maintenant naviguer, déposés à la surface d’Itokawa, pour l’éternité ou presque…

avec l’aimable autorisation de la Jaxa

27.11.2005

Un petit caillou

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:49

D’après une dépêche AFP insolite. Ce n’est pas le tour d’avoir la tête dans les étoiles, il faut aussi regarder où l’on pose les pieds… :-)

météorite

Ce petit caillou, à teneur métallique, fut ramassé en 2004 sur un sentier vosgien par Didier Mathieu du planétarium d’Epinal.

Après le passage d’une boule de feu dans le ciel des Vosges en février, beaucoup d’amateurs de tels cailloux venaient présenter leurs découvertes au planétarium. Didier Mathieu se servait de celui-ci pour leur démontrer la possible ressemblance entre des pierres purement terrestres et des météorites.

Or en automne, M Mathieu vint présenter sa collection de pierres au conservateur du musée de minéralogie de Strasbourg, Denis Leypold.

L’objet ayant été trouvé sur un champs de bataille de la guerre 14-18, il semblait n’être qu’un éclat d’obus. Or, M Leypold, suivant son intuition, mit le caillou sous le champs d’un microscope à balayage électronique.

L’objet est bien une météorite de la famille des hexahédrites, contenant 5.6% de nickel. Aucune découverte de ce type n’avait encore été faite en France.

On estime à plus de 100 000 tonnes le poids des poussières cosmiques tombant sur Terre chaque année. Les hexahédrites sont très rares.

La teneur en métal implique que la pierre provient du noyau d’un gros astéroïde et qu’elle fut probablement libérée à la suite d’une collision avec un autre, quelque part entre Mars et Jupiter où ils sont légions.

La dernière météorite retrouvée en Alsace remonte à 1492 quand une pierre de 127 kg était tombée au sud du village d’Ensisheim.

Ensisheim

Didier Mathieu garde secret l’endroit exact de la trouvaille dans l’espoir d’y recueillir d’autres fragments. Mais ils sont certainement recouverts par la végétation…

26.11.2005

Succès

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 15:17

.

salle de contrôle d'Hayabusa

.

des japonais heureux !

Hier soir, le 25/11/2005, 21h10 heure française, la sonde Hayabusa, amorçait sa descente vers le sol. 10 minutes plus tard, elle redécollait. Les scientifiques sont sur que le cornet de prélévement d’échantillons a bien touché le sol et que l’impacteur a tiré deux fois en un dixième de seconde.

Seule ombre au tableau, la télémétrie indique un fonctionnement saccadé des propulseurs, peut être endommagés lors de l’accostage précédent. Reste à attendre la prochaine conférence de presse…

Le but principal de la mission est atteint.

A suivre ici…

24.11.2005

Hayabusa

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:56

Dernière mise à jour le 24.11.2005

.

Itokawa

.

Itokawa, voilà un nom qui ne vous dit rien. Il s’agit d’un petit astéoride de 500 m de long sur 180 m de diamètre qui gravite à 16 milliards de kilomètres de la terre. Quelconque. Itokawa est ainsi nommé en l’honneur de l’homme qui a lancé le programme spatial japonais.

Le 9 mai 2003 est partie du Japon une sonde Hayabusa (Muses C) dont le nom signifie Faucon en japonais. 530 kilos dont seulement 50 de carburant. Elle est novatrice de part son moyen de propulsion, un moteur à ions, et d’autre part par son navigateur autonome.

La sonde est arrivée à proximité de l’astéroïde. Elle a déjà lancé un petit objet Minerva, destiné à rebondir sur la surface de Itokawa, pour y accoster, difficile d’employer un autre nom tellement la gravité est faible sur l’astéroïde. Apparemment , elle serait perdue.

Mais la tâche principal de Hayabusa est en train de se dérouler actuellement. Atterrir pour y recueillir un peu de matière avant de revenir sur la terre. Si l’opération réussit ce serait la première fois depuis les expéditions lunaires que des matériaux extraterrestres serait prélevés par des instruments humains et ramenés sur notre planète.

Challenge extraordinaire pour cette petite sonde sans prétention.

Les communications de la Jaxa (agence spatiale japonaise) sont rares et peu précises. Il faut dire que je ne suis pas très doué en anglais et encore moins en japonais.

Aux dernières nouvelles la sonde s’est approchée de 40 mètres de l’astéroïde, mais pour l’instant je n’ai pas d’autres nouvelles. Cela fait plusieurs jours que je suis le déroulement des événements, alors voici quelques photos que j’ai réussi à glaner un peu partout.

.

Itokawa

.

Itokawa

.

Les points A et B correspondent au sites d’atterissages choisis pour leur manque de relief. Les zones entourées de bleu correspondent aux “montagnes” de Itokawa et aux rares cratères d’impact repérés. Ce qui tend à suggérer, que Itokawa est constitué de matériaux hétéroclites qui ont pu se briser et se reconstituer récemment. ( à l’échelle astronomique bien sur)

.

Module Minerva largué par Hayabusa

.

Le petit module Minerva, largué le 14 novembre muni de deux caméras. Le contact semble perdu.

.

L'ombre d'Hayabusa sur Itokawa

.

Photo prise le 19 par Hayabusa, à une altitude de 380 mètres.

La “croix” au centre est l’ombre de la sonde.

Dernières nouvelles le 21/11 au matin : la tentative de prélévement a échoué.

Selon la conférence de presse de la Jaxa, à 21h20 heure française, la sonde est passé en mode autonome à 250 m de la surface. La descente a lieu à la vitesse de 10m par seconde. A 21h45 la sonde n’est plus qu’à 70 m. A 22h03 la sonde largue la balise destinée aux prélévements. A partir de ce moment, elle semble dévier et survoler la surface à une hauteur de 10 à 17m pendant une demie heure. La lumière réverbérée par Itokawa augmentant dangeureusement la chaleur des panneaux solaires, les techniciens japonais décident de la faire remonter. Depuis elle s’est mise en protection automatique et se trouve actuellement à 100 km de l’astéroïde.

Il est possible pour la sonde de lancer une deuxième voir une troisième balise sur la surface. Reste un problème de temps. Car la fenêtre de lancement pour le retour vers la terre est prévu pour le 25 novembre. Vu la distance actuelle de la sonde un deuxième prélévement semble compromis. A suivre.

Dernière nouvelle

L’agence japonaise a analysé les données transmises par Hayabusa, dans la nuit du 19 au 20. L’information est confirmée par la Nasa. Muses C n’a pas survolé Itokawa a une distance de 17 m pendant une demie heure comme annoncée, mais s’était bel et bien posée à 22h30 heure française après un premier rebond à 22h10. Par manque de chance, à ce moment-là, le réseau de surveillance changeait d’antenne de réception sur la Terre.

La sonde ayant détecté un obstacle à 17 m de la surface (elle travaille en mode autonome) la phase de prélévement avait été annulée automatiquement. Le temps de communication entre Hayabusa et la Terre à cette distance de 288 millions de kilomètres est de 32 minutes aller et retour. Les ingénieurs pensant que la sonde survolait le satellite lui donnent alors ordre de s’éloigner ce qui bien sur l’a fait redécoller.

Muses S se rapproche maintenant de nouveau de Itokawa. La prochaine tentative de prélévement est prévue pour le 25 novembre.

.

Hayabusa à 40 mètres d'Itokawa

.

L’ombre de Hayabusa survolant Itokawa à 40 m du sol. Dans le cercle la balise de répérage laser lancée par la sonde.

.

les trois balises de repérage

.

Les trois balises de contact prêtes à être larguées

.

collecteur d'échantillons

.

Le collecteur d’échantillons

.

principe de récupération d'échantillons

.

Ne connaissant pas la nature du terrain à prélever, les japonais ont mis au point ce sytème qui prévoit de lancer une bille de 5 g à 300 m/s sur le sol et d’aspirer les poussières et débris dégagés dans un cornet spécial.

La sonde peut effectuer trois prélévements qui ne durent pas plus d’une seconde.

Reste donc à patienter en espérant que la sonde n’ait pas trop souffert lors de son premier ” touch down “

9.11.2005

Venus Express suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 9:15

Bonne nouvelle, le lancement de la sonde Mars Express ce matin à Baïkonour vers 3h30 est un succès.

Comme promis à Cendrinox, et pour ceux qui s’y intéressent, j’ai trouvé quelques photos prises par les sondes soviétiques directement de la surface de Vénus.

En russe Venus se traduit par Venera. L’union soviétique a lancé ce programme d’exploration de Venus par une campagne de sonde qui vont de Venera 2 à Venera 16 entre 1962 et 1983. Toutes ne se sont pas posées sur le sol Vénusien.

Voici les clichés de l’époque.

La température au sol est de l’ordre de 480 ° , la pression de 90 fois celle de la terre dans une atmosphère composée à 96 % de gaz carbonique. Pour résister à la pression l’objectif de l’appareil photo de Venera 13 était protégé par une glace de mica de plus d’un centimètre d’épaisseur. Dans ces conditions cette sonde, par exemple, a résisté pendant deux heures avant de cesser d’émettre.

.

Venera 9-10

.

Plan large : 980 x 486 pixels

.

Venera 9 - 10

.

Venera 13

.

Venera 13

.

Venera 13

.

Venera 13

.

Venera 13

.

Plan large : 754 x 163

.

Venera 13

.

Venera 14

.

Plan large : 983 x 492 pixels

.

Venera 14

Venera 15

.

Venera 15

.

Les clichés montrent des roches basaltiques. Certains pensent que le sol correspond par la pression existante sur Venus à celui qui se trouve dans les profondeurs des océans terrestres. La croûte de Venus est relativement récente, 500 millions d’années, ce qui implique un volcanisme puissant. Venus Express va entre autre rechercher si ce volcanisme est encore actif.

L’atmosphére de Venus filtrant la lumière bleue, il est difficile de se faire une opinion sur la vraie couleur des roches en regardant ces images.

5.11.2005

Venus Express

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:42

Venus Express

.

Petite nouvelle de l’actualité astronomique européenne.

Pour la première fois, l’Europe va envoyer dans l’espace une sonde vers Venus. Son départ de Baïkonour est prévu pour le 9 novembre 2005. Venus Express, tel est son nom s’élancera pour un voyage de 5 mois avant de rejoindre Vénus qu’elle étudiera à l’aide de ses 7 instruments pour une durée de 500 jours terrestres.

Le projet a été bouclé en 18 mois car il bénéficie de l’expérience de Mars Express, à la conception similaire.

Ses instruments vont analyser l’épaisse couche atmosphérique de Venus, planète volcanique active et tenter de mieux comprendre pourquoi Vénus et la Terre pourtant semblables ont connu des évolutions si différentes.

 

Sources ESA , Venus2004.org

2.11.2005

Pluton deux nouveaux satellites ?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:16

.

Hubble, le télescope spatial, bien que vieillissant n’est pas encore à la retraite. Braqué sur Pluton, agglomérat glacé de 2300 km de diamètre fort éloignée du soleil, Hubble vient de découvrir en gardant longtemps la pause, la trace de deux nouveaux satellites possibles se rajoutant à Charon. Un système complexe donc aux confins de notre système solaire, ce qui donne accessoirement, si la découverte est vérifiée, confirmation du statut de planète à cet objet , longtemps mal considéré par une partie des astronomes.

.

système plutonien

.

 

Sources Nasa et futura-sciences

Développé par WordPress