Du ciel et de la terre

24.11.2005

Hayabusa

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:56

Dernière mise à jour le 24.11.2005

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Itokawa

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Itokawa, voilà un nom qui ne vous dit rien. Il s’agit d’un petit astéoride de 500 m de long sur 180 m de diamètre qui gravite à 16 milliards de kilomètres de la terre. Quelconque. Itokawa est ainsi nommé en l’honneur de l’homme qui a lancé le programme spatial japonais.

Le 9 mai 2003 est partie du Japon une sonde Hayabusa (Muses C) dont le nom signifie Faucon en japonais. 530 kilos dont seulement 50 de carburant. Elle est novatrice de part son moyen de propulsion, un moteur à ions, et d’autre part par son navigateur autonome.

La sonde est arrivée à proximité de l’astéroïde. Elle a déjà lancé un petit objet Minerva, destiné à rebondir sur la surface de Itokawa, pour y accoster, difficile d’employer un autre nom tellement la gravité est faible sur l’astéroïde. Apparemment , elle serait perdue.

Mais la tâche principal de Hayabusa est en train de se dérouler actuellement. Atterrir pour y recueillir un peu de matière avant de revenir sur la terre. Si l’opération réussit ce serait la première fois depuis les expéditions lunaires que des matériaux extraterrestres serait prélevés par des instruments humains et ramenés sur notre planète.

Challenge extraordinaire pour cette petite sonde sans prétention.

Les communications de la Jaxa (agence spatiale japonaise) sont rares et peu précises. Il faut dire que je ne suis pas très doué en anglais et encore moins en japonais.

Aux dernières nouvelles la sonde s’est approchée de 40 mètres de l’astéroïde, mais pour l’instant je n’ai pas d’autres nouvelles. Cela fait plusieurs jours que je suis le déroulement des événements, alors voici quelques photos que j’ai réussi à glaner un peu partout.

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Itokawa

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Itokawa

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Les points A et B correspondent au sites d’atterissages choisis pour leur manque de relief. Les zones entourées de bleu correspondent aux “montagnes” de Itokawa et aux rares cratères d’impact repérés. Ce qui tend à suggérer, que Itokawa est constitué de matériaux hétéroclites qui ont pu se briser et se reconstituer récemment. ( à l’échelle astronomique bien sur)

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Module Minerva largué par Hayabusa

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Le petit module Minerva, largué le 14 novembre muni de deux caméras. Le contact semble perdu.

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L'ombre d'Hayabusa sur Itokawa

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Photo prise le 19 par Hayabusa, à une altitude de 380 mètres.

La “croix” au centre est l’ombre de la sonde.

Dernières nouvelles le 21/11 au matin : la tentative de prélévement a échoué.

Selon la conférence de presse de la Jaxa, à 21h20 heure française, la sonde est passé en mode autonome à 250 m de la surface. La descente a lieu à la vitesse de 10m par seconde. A 21h45 la sonde n’est plus qu’à 70 m. A 22h03 la sonde largue la balise destinée aux prélévements. A partir de ce moment, elle semble dévier et survoler la surface à une hauteur de 10 à 17m pendant une demie heure. La lumière réverbérée par Itokawa augmentant dangeureusement la chaleur des panneaux solaires, les techniciens japonais décident de la faire remonter. Depuis elle s’est mise en protection automatique et se trouve actuellement à 100 km de l’astéroïde.

Il est possible pour la sonde de lancer une deuxième voir une troisième balise sur la surface. Reste un problème de temps. Car la fenêtre de lancement pour le retour vers la terre est prévu pour le 25 novembre. Vu la distance actuelle de la sonde un deuxième prélévement semble compromis. A suivre.

Dernière nouvelle

L’agence japonaise a analysé les données transmises par Hayabusa, dans la nuit du 19 au 20. L’information est confirmée par la Nasa. Muses C n’a pas survolé Itokawa a une distance de 17 m pendant une demie heure comme annoncée, mais s’était bel et bien posée à 22h30 heure française après un premier rebond à 22h10. Par manque de chance, à ce moment-là, le réseau de surveillance changeait d’antenne de réception sur la Terre.

La sonde ayant détecté un obstacle à 17 m de la surface (elle travaille en mode autonome) la phase de prélévement avait été annulée automatiquement. Le temps de communication entre Hayabusa et la Terre à cette distance de 288 millions de kilomètres est de 32 minutes aller et retour. Les ingénieurs pensant que la sonde survolait le satellite lui donnent alors ordre de s’éloigner ce qui bien sur l’a fait redécoller.

Muses S se rapproche maintenant de nouveau de Itokawa. La prochaine tentative de prélévement est prévue pour le 25 novembre.

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Hayabusa à 40 mètres d'Itokawa

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L’ombre de Hayabusa survolant Itokawa à 40 m du sol. Dans le cercle la balise de répérage laser lancée par la sonde.

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les trois balises de repérage

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Les trois balises de contact prêtes à être larguées

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collecteur d'échantillons

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Le collecteur d’échantillons

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principe de récupération d'échantillons

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Ne connaissant pas la nature du terrain à prélever, les japonais ont mis au point ce sytème qui prévoit de lancer une bille de 5 g à 300 m/s sur le sol et d’aspirer les poussières et débris dégagés dans un cornet spécial.

La sonde peut effectuer trois prélévements qui ne durent pas plus d’une seconde.

Reste donc à patienter en espérant que la sonde n’ait pas trop souffert lors de son premier ” touch down “

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