Du ciel et de la terre

29.12.2005

une étoile en fuite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:14

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Insolite: une équipe d’astronomes allemands a découvert grâce au VLT ( Very Large Telescope ) installé au Chili , une étoile, d’une masse équivalente à 8 fois celle du soleil, filant à la vitesse colossale de 3 millions de km/h. Cet astre se trouve déjà à 200 000 années lumières de notre galaxie, échappe à son attraction et avance vers le vide sidéral. Nul n’est capable d’expliquer les raisons d’une telle vélocité, expulsion d’un trou noir ou autre… L’univers est plein de surprises :-)

Source : Futura-Sciences

Illustration : La comète de Halley sur fond de la Voie Lactée

26.12.2005

Toute fraiche

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 14:54

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Titan

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Brève : vu sur le site de la Nasa ce cliché pris aujourd’hui même par la sonde Cassini survolant Titan à une vitesse de 5.6km/s et à une distance de 10 000 km

25.12.2005

Olympus Mons

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 12:08

Non, non, le Père Noël ne me l’a pas apporté. Alors pour combler le manque, voici une photo extraite du livre de Olivier de Goursac : Vision de Mars.

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Ce volcan s’étale sur une surface équivalente à celle de la France et culmine à 27 km de hauteur par rapport à l’altitude moyenne de Mars. Nonobstant les falaises d’accès hautes de 4 à 6 km, ses pentes sont très faibles, de l’ordre de 5%. La caldeira centrale est large de 90 km…. Des chiffres impressionants….

22.12.2005

Sirius

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:52

A la une de Ciel et Espace , voici cette magnifique photo de l’étoile la plus brillance du ciel : Sirius.

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Les étoiles dans la voie lactée ne sont pas toujours solitaires comme notre soleil. Elles entretiennent souvent d’étranges ballets anthropophages avec une ou plusieurs compagnes. C’est le cas de Sirius A et B, situées à 8.61 années lumières de nous. Sirius B est le petit point situé un peu en bas à gauche de l’étoile. C’est une naine blanche découverte en 1962 qui évolue autour de Sirius A dans une orbite elliptique de 50 ans. Sirius B est de la taille de la terre. Ce cliché réalisé par Hubble est le meilleur qui ait jamais été pris de cette proche voisine.

Sources Nasa, Esa, H.Bond ( STScI), M Barstov (University of Leicester)

21.12.2005

New Horizon

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 13:32

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Pluton et Charon photographiés par Hubble

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Pluton est la seule planète de notre système solaire à n’avoir jamais été visitée par les sondes spatiales. Si tout se passe bien, à partir du 17 janvier 2006, le Cap Canaveral verra s’envoler une puissante fusée Titan. A son bord une sonde de 465 kg baptisée New Horizon.

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New Horizon en cours d’assemblage

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La sonde est composée de 7 instruments. Titan la propulsera à une vitesse de 50 000 km heure. Sa première destination : Jupiter où elle accélérera jusqu’à une vitesse de 75 000 km heure. Elle deviendra ainsi l’objet le plus rapide ayant jamais été lancé. Il le faut car son trajet atteint la bagatelle de 6.4 milliards de kilomètre et l’amènera à destination en juillet 2015.

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Voici la seule carte que nous possédons de Pluton, ellaborée d’après les clichés d’Hubble. Elle est très floue. Les images que fournira New Horizon auront des détails d’une centaine de mètres. Elle approchera Pluton et Charon à une distance de 27 000 km.

Pluton a un diamètre de 2300 km et une densité de deux fois celle de l’eau. La fenêtre de lancement de l’ordre d’une trentaine de jours est importante. Car à son arrivée Pluton sera aussi proche que possible du soleil. Son atmosphère ne sera alors pas complétement gelée, son étude est prévue. Passé ce délai , la sonde ne pourra arriver qu’en 2020. Au-delà de cette date, l’éloignement de Pluton le rend inaccessible.

La sonde New Horizon ne se satellisera pas autour de Pluton. Si elle fonctionne bien, il est prévu qu’elle se dirige vers la ceinture de Kuiper qui renferme des centaines de milliers d’objet glacés de grosses tailles. Un voyage supplémentaire de 3 ans qui apportera de nombreuses surprises.

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sources

Nasa,

Société Astronomique de Rennes ,

Space News,

actualité Wanadoo

20.12.2005

Solstice

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:20

Vu sur le site l’Astronomie, demain 21 décembre, solstice d’hiver. L’hiver débutera à 18h35.

Et en prime cette image de fileté d’étoiles au Manu Kea, le premier plan est éclairé par la pleine lune. Autrement dit cliché bien difficile à réaliser.

Source : Peter Michaud, Gemini Observatiry,

19.12.2005

Saturne et ses satellites

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:33

Pour mieux comprendre les notes relatives à la mission Cassini Huygens, voici une carte représentant les positions et les tailles relatives des satellites de Saturne. Il y manque les derniers découverts car elle date de la période où les sondes voyageurs ont frolé la géante aux anneaux.

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les douches d’Encelade.

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:16

Puisque Cassini continue de naviguer autour de Saturne, profitons de la promenade pour admirer le paysage.

En particulier un des satellites de Saturne, Encelade, découvert par Herschel en 1789. Cette lune a un diamètre de 500 km et est recouverte de glace comme une comète géante.

Voici une photo prise par Voyager en 1981:

Cassini, lui, a pris celle-ci à une distance d’environ 100 000 km.

Voici un détail des “griffes du tigre” les zébrures que l’on peut observer sur la surface sud d’Encelade.

En janvier 2005 Cassini a pris une photo en contre-jour d’Encelade :

Le traitement informatique a permis de découvrir ceci :

La sonde Cassini a traversé ce cône de matière et l’a analysé. Il s’agit de vapeur d’eau et de très petits cristaux de glace de l’ordre de 10 micron de largeur.

Quelques explications s’imposent. Ce que l’on observe est une fontaine de glace qui émerge du pôle Sud d’Encelade jusqu’à la hauteur impressionnante de 180 km d’altitude.

Les scientifiques pensent qu’elle est issue du cryovolcanisme qui régne sur cette lune. Des particules d’eau sont piègées dans des cavités et sont réchauffées par une source de chaleur autre que le soleil. La température au sol est de l’ordre de - 220 ° centigrades. La chaleur est peut-être due à une radioactivité interne et à l’effet de marée que lui impose le puissant Saturne.. Les particules émises par Encelade entretiennent un des anneaux de Saturne. Ils sont classés selon les lettres de l’alphabet. Ici il s’agit du E.

les anneaux de Saturne vu en fausse couleur par Voyageur

Une éruption de glace jusqu’à 180 kilomètres d’altitude, voilà de quoi réchauffer l’attention du promeneur de l’espace…

15.12.2005

Hayabusa dernière

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:29

Brève…
Le site de la
Jaxa confirme ce que je craignais : les communications avec la sonde Muses C ont été coupées et donc Hayabusa ne pourra pas revenir vers la terre, si elle le peut un jour, avant 2010.
Fin de l’édition…

11.12.2005

Huygens, la descente vers Titan

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 10:41

Le premier décembre, l’ESA, agence spatiale européenne, a tenu une conférence de presse, en vidéoconférence avec la Nasa, sur les derniers résultats des missions Cassini et Mars Express.

Ici, c’est la partie consacrée à Huygens, la sonde qui s’est posée le 14 janvier 2005 sur Titan, le plus gros satellite de Saturne, que je résume.

Huygens va rencontrer l’atmosphère de Titan à une altitude de 1270 km et en 3 minutes passer de 22 000 km/h à 1400 km/h, le bouclier thermique atteint alors 1800 ° Celsius. Un premier parachute permet la libération du bouclier thermique arrière, avant qu’un deuxième prenne le relais pour freiner la sonde et la libérer de son bouclier thermique avant. Un quart d’heure plus tard, un troisième parachute, plus petit, de 3 m de diamètre est ouvert. Il permet de ralentir le freinage, pour économiser les batteries. A partir de 60 km, Huygens détermine elle-même son altitude. Pendant la descente la sonde va dériver pendant 2h28 sur une distance de 160km.

Cette courbe montre les températures et les pressions enregistrées dans la descente. L’atmosphère de Titan est très stratifiée.

Par exemple, à la stratopause (limite entre la stratosphère et la mésosphère évaluée à 250 km) la température est de -86° Celsius alors qu’au sol elle est de - 180° Celsius avec une pression de 1.5 fois celle de la Terre.

Huygens a enregistré grace à son instrument Hasi une conductivité électrique entre 40 et 140 km d’altitude, avec des pointes ioniques vers 60 km correspondant certainement à des éclairs zébrant le ciel de Titan.

Titan a une atmosphère composée principalement d’azote et de méthane avec quelques traces de gaz rares, ce qui laisse supposer qu’à l’origine elle était d’ammoniaque est s’est transformée en azote au fil du temps. La proportion de méthane de 1.5% passe à 5% au niveau du sol.

Cette accumulation de méthane à la surface, la présence d’Argon 40 et de composés carboniques, tend à prouver qu’elle est due à un cryovolcanisme (volcanisme froid), et que de grandes réserves de méthane se trouvent dans les profondeurs du sol. Rappelons que l’atmosphère de Titan pour les savants est un peu comme celle de la Terre dans ses premiers ages. Il y en aurait donc de grandes réserves sur notre planète. J’ai déjà lu autre part l’existence d’une telle possibilité, un peu inquiétante en cas de dégazage intempestif de la planète, sous les grands fonds marins.

Enfin, l’azote, je passe les détails chimiques, est fondamental dans la création des molécules organiques non réfractaires, trouvées lors des analyses des aérosols.

Huygens a pris 350 photos lors de sa descente, elles ne sont intéressantes qu’à partir du moment où il a franchi le seuil brumeux des 50 km d’altitude. Le sol de Titan ressemble étonnament à celui de la Terre. Des paysages glacés avec la preuve d’une activité fluviale intense. A l’oeil nu la couleur du sol est brune avec des zones brillantes parcourues de canaux de 200 m de large et de 100 m de profondeur et des zones plus sombres correspondant à des lacs de méthane asséchés.

Là commence la part la plus époustouflante de cette conférence. Les scientifiques pensent que les canaux correspondent à des fleuves de méthane liquide (possible sous cette température). Ils sont alimentés par les pluies d’hydrocarbures et de composés organiques qui s’abattent sur Titan, et ruissellent le long des surfaces pour former des fleuves. Le méthane stagnant dans les lacs s’évapore alors pour former un nouveau cycle.

La couche de composés organiques est estimée à plus d’un kilomètre d’épaisseur.

Un observateur aurait donc l’image d’une région montagneuse terrestres au sol brun, où les cascades seraient des rivières d’hydrocarbures et les étangs des lacs de méthane. L’érosion créant à force de temps les paysages. Le tout baignant dans une atmosphère orangée striée d’éclairs.

Le plus incroyable, Huygens s’est posé sur un caillou, peut-être composé de méthane et de poussières. La chaleur de la sonde lors de l’impact a fait s’évaporer un peu de gaz de méthane. Mais surtout l’analyse a démontré le signal d’un “matériau” nouveau, qui n’a jamais été expérimenté sur Terre.

Les savants, lors de la conférence de presse, ont bien sur répondu à la question que nous nous posons. Il ne croient pas que la vie, du moins comme nous la connaissons sur Terre existe sur Titan. Ou alors à de très grandes profondeurs. Titan est un peu une vision de la Terre dans sa tendre enfance mais beaucoup plus éloignée de la source de chaleur du soleil. Les résultats de l’expérience Huygens (entre autre ce matériau inconnu) ont de quoi alimenter les spéculations et la recherche pour un bon bout de temps…

sources Esa, Futura-Sciences, Astrocosmos pour les principales

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