Du ciel et de la terre

31.1.2006

Thor

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:37

Souvenons-nous.

Début juillet 2005, la sonde Deep Impact lançait un impacteur sur la surface de la comète Temple 1.

Le bolide arrivant à une vitesse de 37 000 km/h sous un angle de 25° creusait un diamètre d’au moins 50 m sur la comète et libérait des dizaines de tonnes de poussières dans le vide. Celles-ci ont été longuement analysées et ont permis de mieux comprendre la structure de ces comètes, reliquats du système solaire primitif.

Voici un cliché de Temple 1 67 secondes après l’impact, pris de la sonde Deep Impact à 550 km de distance.

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Plan large : 900 x 900 pixels

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L’équipe de Deep Impact a soumis à la Nasa l’idée d’un projet similaire.

Baptisé Thor cet impacteur, d’une dizaine de kilos en cuivre devrait creusé à la surface de Mars un cratère d’une profondeur d’une dizaine de mètres.

Le but de cette mission est de pouvoir étudier dans des conditions réelles et sur plusieurs années le sous-sol de Mars, en particulier les couches situées justes sous la surface recouvertes de poussières et qui contiennent de la glace d’eau.

L’endroit choisi sera donc une zone médiane de la planète, potentiellement habitable dans le futur et permettant l’atterrisage d’un rover martien, spécialement destiné à parcourir et à étudier les lieux. Les sondes en orbites participeront activement à l’analyse des résultats.

Date prévue 2011.

Ce projet m’a paru un peu farfelu au premier abord, mais il est tout à fait sérieux. Il fait partie des jalons nécessaires à l’étude de la faisabilité de l’arrivée de l’homme sur le sol martien. Bien des obstacles sont encore à franchir. Je ne crois pas pouvoir “connaître” cet événement de mon vivant. Pourtant je m’aperçois que petit à petit l’idée prends forme…

Source FLASHESPACE

30.1.2006

Météosat 2

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:50

Les satellites ne se tournent pas tous vers l’espace. Ils sont indispensables pour l’observation de la Terre.

Nous avons maintenant l’habitude de voir les cartes météos dans les journaux télévisés. Et donc le nom de Météosat ne doit pas vous être inconnu.

L’ ESA (european space agency) a lancé le 21 décembre 2005 depuis la base de Kourou un nouveau satellite Météosat 2 (pour seconde génération) Voici la première photo noir et blanc reçue le 25 janvier 2006 suivie du premier cliché couleur reçu lui le 26 janvier 2006.

La Terre vue du ciel est aussi un spectacle grandiose…

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Sources PGJ astronomie

ESA

 

29.1.2006

Aigle et Oméga

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 11:27

Je vous invite, puisque nous sommes dimanche, à une promenade sous la voûte du ciel. Direction la constellation du Serpent située à 7000 années-lumière de notre soleil.

Tout d’abord voici une vue de la région : en haut la nébuleuse de l’aigle ( M 16 ) et en bas celle baptisée Oméga ( M 17) Ces deux nébuleuses font en fait partie de la même région de gaz mais sont visibles par la forte luminescence émise par leurs jeunes étoiles.

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nébuleuses de l'Aigle et d'Oméga, M16 et M17

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Hubble a photographié deux fois la nébuleuse de l’Aigle.

La première en 1995. C’est l’une des photos les plus célèbres du téléscope spatial. Ces piliers de gaz s’étendent sur une distance de 4 années lumières.

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Plan large : 800 x 788 pixels

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La seconde date de 2004. Ce pilier de gaz s’étend lui sur presque 9 années-lumières.

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Ces spectaculaires vues sont dues à la lumière ultraviolette issue des jeunes soleils en formation. Elle lui donne cet effet de relief saisissant. Il s’agit bien sur d’une immense pouponnière d’étoiles qui se développe à partir du nuage de gaz primordial. Les radiations émises par ces soleils sont tellement puissantes qu’au fil des milliers d’années le nuage est chassé, laissant ainsi en place ces piliers. Eux aussi un jour se volatiliseront coupant ainsi les étoiles de leur matière première. S’arrêtera alors le processus de création d’étoiles dans cette région. Les scientifiques distinguent même aux sommets des piliers des nodules correspondant aux cocons des systèmes solaires en formation. Bonne promenade dominicale dans les tourbillons de la gestation stellaire.

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sources

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Hubble

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Atlas de l’univers

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Flashespace

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27.1.2006

Ogle

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:32

C’est une grande première.

Non, il ne s’agit pas la publication de ma première note sur 20six nouvelle mouture. Beaucoup plus importante est, pour la science et notre imaginaire, la divulgation de la découverte de la première exoplanète solide!!!

Inutile de réserver un billet pour la prochaine fusée. Cette planète se situe à 20 000 années lumière de nous, près du centre de la galaxie. Elle orbite en 10 ans autour d’une naine rouge , une étoile cinq fois moins grande que notre soleil, à une distance correspondant à l’équivalent de la position de Pluton dans notre système solaire. Mais il ne s’agit pas d’un vulgaire cailloux, puisque OGLE-2005-BLG-390Lb , tel est son nom officiel, représente une masse de 5 fois celle de la Terre pour un volume d’une fois et demie. Son âge, estimé par rapport à celui de son étoile, est de 9 à 10 milliards d’années. La température à bord étant de l’ordre de - 220 ° celsius, on peut facilement l’imaginer entourée de glaces avec une très faible atmosphère vu la distance de son soleil peu lumineux.

Outre son symbole, qui permet d’entrevoir l’existence de beaucoup de planètes du même style, cette découverte, issue de l’observation des changements lumineux de son étoile observés par l’intermédiaire d’une lentille gravitationnelle, est la première du genre. Ce n’est pas une grosse boule de gaz, comme étaient les autres exoplanètes répertoriées jusqu’à maintenant. Celles-ci faisaient penser plus à des soleils ratés, leurs positions par rapport à leurs étoiles étant pour le moins étonnantes. L’une d’elle, bien plus grosse que Jupiter orbite à une distance correspondant à celle de Mercure autour de son soleil. Ce système semble pour le moins instable… Ici Ogle a une position tout à fait prévisible dans son système solaire.

Un grand pas vient d’être franchi dans la recherche des exoplanètes. Cette science a débuté avec la découverte du premier objet par l’équipe suisse du Pr Mayor en 1995 seulement. Ogle a été détecté par un réseau de téléscopes installés un peu partout dans le monde. Ce réseau Planet est dirigé par le Pr Beaulieu de l’institut d’astrophysique de Paris. A mon avis, dans les années à venir, beaucoup d’autres Ogle vont venir enrichir nos connaissances, ce qui, vu leur taille, reste une prouesse technique.

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 Exoplanète Ogle 2005

sources AFP, Flashespace

En complément de cette note, j’ai découvert sur le site Futura-sciences cette photo de l’assemblage du satellite Corot à Cannes. Il sera lancé en octobre par un Soyouz à Baïkonour. Son but, grâce à un miroir de 30 cm, étudier la structure interne de centaines de milliers d’étoiles et rechercher la présence d’exoplanètes autour d’elles.

22.1.2006

Herbig Haro

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 11:13

En faisant ma promenade dominicale sur les sites d’astronomie, j’ai trouvé cette photographie impressionnante d’une tornade cosmique prise dans l’infrarouge par le télescope Spitzer :

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Herbig Haro 49/50

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Cet objet dit de Herbig Haro 49/50 est le résultat de l’expulsion par une jeune proto-étoile d’un jet de particules perpendiculaire à son disque d’accrétion, de chaque côté de celui-ci. Il vient ioniser les nuages de gaz environnants et, vu dans l’infrarouge, apparaît sous ces magnifiques couleurs qui varient en fonction de l’éloignement de leur source, située à 480 années lumières, dans la région du Caméléon L, une pouponnière d’étoile, invisible ici à nos yeux..

Cette forme de spirale semble entretenue par le champs magnétique issu du jet de particules. Certains objets de Herbig Haro sont estimés équivalent en distance au diamètre de notre galaxie…Source Nasa Spitzer Telescope

http://www.spitzer.caltech.edu/spitzer/index.shtml

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21.1.2006

Stardust suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 18:02

De nos jours, le suivi des évènements scientifiques est possible rapidement, alors qu’auparavant il fallait de longs mois avant que ne soient publiés officiellement les processus et les résultats.

La capsule Stardust contenant les poussières de la comète Wild 2 n’a pas été enfermée dans de sombres laboratoires mystérieux et laissée au bon vouloir de scientifiques jaloux de leur trésor.

Il est déjà possible sur internet de voir l’examen du contenu de la capsule, de vérifier de visu la réussite de l’expérience.

Ce souci de transparence est très positf. La Nasa, inspirée du programme Seti, qui recherche parmi les milliards de signaux reçus par le radiotéléscope de Paracétibo la possibilité d’un message extraterrestre, va plus loin. Consciente du travail long et minutieux de l’examen de chaque poussière ( leur nombre est estimée à un million) par des équipes spécialisées et onéreuses, la Nasa décide de rechercher 30 000 volontaires, qui par l’intermédiaire d’un microscope virtuel, vont pouvoir examiner les structures de l’aerogel renfermant les prélèvements. Un examen de qualification sera demandé aux volontaires. Si vous êtes intéressé, voici l’adresse de la page d’accueil du site spécialement ouvert à cet effet : ici

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http://stardustathome.ssl.berkeley.edu/background.html

Source Flashespace

19.1.2006

Brèves

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:39

Eh eh, New Horizon est partie ce soir à 20h de Cap Canaveral. 42 minutes plus tard, la sonde s’est séparée du premier étage de la fusée Atlas et entame maintenant un périple de neuf années et plus si affinités…

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La Nasa recherche 30 000 volontaires parlant anglais et possédant un ordinateur pour l’aider à examiner les plaques contenant les précieuses poussières rapportées par la sonde Stardust. Une épreuve de qualification sera exigée.

Le CNRS nous offre un site spécial consacré au Big Bang conçu pour tous les amateurs. Il contient plus de 1000 pages internet, des vidéos, des animations etc. En voici le lien Big Bang

Big Bang

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En Alaska le volcan Augustine s’est réveillé formant lors de son éruption un panache de cendres et de vapeur d’eau de 11 km d’altitude. Un autre volcan, le Mont Martin semble vouloir faire de même. Il est à noter que depuis quelques temps notre Terre est parcourue de frémissements sismiques un peu partout dans le monde.

18.1.2006

Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:06

En attendant le départ de la sonde New Horizon, Cassini, quand à elle, continue de nous envoyer des images. Celle-ci, est la recomposition de deux clichés, vu la taille de Saturne, prise le 12 12 2005, à une distance de 3.2 millions de km.

J’apprécie particulièrement l’ombre portée des anneaux sur la planète….

Sources PGJ et Nasa

PGJ

16.1.2006

Mandrill

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 11:04

Dans la série les belles images, Ciel et Espace offre à sa une ce cliché pris par l’observatoire de 2.2 m de l’Eso au Chili, de l’amas d’étoiles NGC 2467 dans la constellation de la Poupe. Cet amas de jeunes étoiles est apparu il y seulement 40 000 ans. Situé à une distance de 30 000 années-lumière, il s’étend sur 2.5 années lumières. Certains y voient un mandrill, d’autres un fantôme interstellaire. Laissez aller votre imagination.

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Plan large : 800 x 800 pixels

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source Ciel et Espace

Ciel et Espace

15.1.2006

Poussières d’étoiles: le retour

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 16:17

 

la capsule file ves la Terre (vue d’un DC8 de la Nasa)

 

La capsule contenant les poussières les plus chères au monde a pénétré notre atmosphère ce matin, à la vitesse de 12.7 km/s, ce qui lui donne le titre éphémère, avant le prochain lancement de la sonde New Horizon, d’engin le plus rapide depuis le retour d’Apollo 10. Son bouclier a bien supporté la poussée de fièvre de 2700 ° Celsius occasionnée par le voyage. Après s’être débarrassée de son parachute, et avoir rebondi trois fois sur le sol, la capsule a atterri dans le désert de l’Utah, où les hélicoptères de la Nasa l’ont récupérée apparemment en bon état.

Les poussières sont d’abord issues de l’espace interplanétaire , puis de celles laissées par le sillage de la comète Wild 2. Cette comète est particulière car jusqu’en 1974 elle demeurait aux confins du système solaire, parmi les débris initiaux de la création de notre monde. Perturbée par la gravitation de Jupiter, elle est venue se rapprocher de la Terre, ce qui a rendu son approche possible. Elle est donc précieuse source de renseignement, pour mieux connaître la genèse de notre système solaire. D’autant que beaucoup de spécialistes pensent que la Terre a été enrichie de ses matières organiques et d’eau par la pluie de comètes qui s’est abattue sur elle à cette époque.

La sonde Stardust, quand à elle, poursuit sa route qui va l’amener en orbite autour du soleil. Maintenant commence le travail d’analyse, il devrait durer 10 ans.

Sources Futura-Sciences où la descente de Stardust était suivie en direct et Nasa site de Stardust

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