Du ciel et de la terre

28.2.2006

Ausonia Mensa

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:26

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Plan large : 886 x 1 181 pixels

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La caméra haute résolution stéréo (HRSC) embarquée par la sonde Mars Express a pris ce cliché des restes d’une montagne culminant à 3700 m, le 17 mai 2005. La résolution est de 38m par pixel.

Le massif est long de 98 km pour une largeur de 48 km. Son nom Ausonia Mensa. Il se situe dans la région Hesperia Planum, à approximativement 30° Sud, 98° Est, donc dans l’hémisphère sud. C’est la zone délimitée par le rectangle sur la carte ci-dessous.

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Après traitement informatique, voici Ausonia Mensa présenté en perspective.

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Plan large : 938 x 626 pixels

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Le grand cratère situé presque au sommet de la montagne fait 7.5 km de diamètre et 870 mètres de profondeur. Il est partiellement rempli de sédiments et profondément entaillé par l’érosion. De même on peut distinguer très nettement les ravines qui parcourent tout le flanc du massif montagneux.

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Source francaise :

PGJ astronomie

Source originale :

ESA

 

27.2.2006

Antarès

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:13

Au hasard de mes promenades sur la toile, j’ai été intrigué par cette photo prise par l’astrophotographe australien Terry Lovejoy (quel joli nom!)

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Antares

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Alors j’ai voulu en savoir plus sur Antarès, la quinzième étoile la plus brillante du ciel. Elle figure en bas au centre de ce cliché.

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Antares au centre bas, M1 à sa droite

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Antarès signifie “anti Arès”, le dieu de la guerre, la “rivale de Mars” et pour les astronomes arabes, elle est ” Kalb al Akrab”, le “coeur du scorpion”.

Elle se situe à 604 années-lumière de nous. C’est l’étoile Alpha de la constellation du Scorpion.

Antarès est une supergéante rouge, avec un compagnon très proche d’elle, d’un diamètre de 700 fois celui de notre soleil, quinze fois plus massive et dix mille fois plus brillante que lui.

A l’origine, Antarès était une supergéante bleue qui a pratiquement utilisé toute sa réserve d’hydrogène. En fin de vie, elle gonfle et refroidit, expulsant dans l’espace les éléments lourds qu’elle a fabriqué. La nébuleuse qu’elle développe, aux reflets jaunes sur cette dernière photo, s’appelle IC 4666.

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Plan large : 615 x 495 pixels

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Antarès est une étoile variable sur un cycle de cinq ans. Les scientifiques estiment qu’elle perd sa matière à raison de quarante milliards de tonnes par seconde.

Sa fin sera spectaculaire dans l’explosion d’une supernova ! Lors de son effondrement final elle se transformera en naine blanche.

Prévu dans un million d’années, l’événement ne passera pas inaperçu dans notre région de la Voie Lactée.

Sources :

Terry Lovejoy

Club astronomique Antarès de Warwick Canada

société astronomique de Rennes

et diverses…

26.2.2006

La vie sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

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Bien que l’annonce officielle soit prévue mi-mars au Congrès astronomique américain, la nouvelle se répand dans la presse spécialisée.

En 1996, l’équipe de la Nasa du professeur David Mackay avait beaucoup fait parler d’elle en présentant des travaux révélant des traces d’origine bactérienne sur la météorite d’origine martienne ALH840001.

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Aujourd’hui elle récidive après avoir étudié une autre météorite trouvée le 28 juin 1911 à Nakhla en Egypte. D’un poids de 10 kg, elle s’est fragmentée en une quarantaine de morceaux, tuant paraît-il un chien malheureusement situé au mauvais endroit.

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Seules 15 météorites retrouvées sur Terre sont réputées d’origine martienne. La composition des bulles de gaz prisonnières dans les roches étant conforme à l’analyse de l’atmosphère martienne effectuée par les sondes Viking.

Celle de Nakla aurait 1.3 milliards d’année. Elle se trouvait près de la surface, peut-être sur le dome du volcan Tharsis, lorsqu’elle fut éjectée dans l’espace suite à un choc du à un météorite. Son périple a duré 10 millions d’années avant qu’elle ne retombe en Egypte.

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Elle est du typa achondrite comportant 16% de fer. Elle contient des cristaux de diopside verte, d’olivine ferreuse et de feldspath. Leur disposition tend à faire penser qu’elle s’est formée lors du refroidissement du magma.

Selon les scientifiques américains, des traces de carbone sont enfouies dans des veinules argileuses au plus profond de la roche. Le carbone, en lui-même, n’est pas une preuve de vie mais c’est la matière organique associée à celle de la vie. Les veinules argileuses sont déposées par l’eau, or l’eau et le carbone sont les briques élémentaires de la vie bactérienne.

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A première vue, un argument est en faveur de l’équipe du Pr MacKay. Contrairement à la météorite ALH84001, celle de Nakhla n’a pas séjourné longtemps à l’air libre ni été infiltrée par l’eau. Les prélévements proviennent directement de l’intérieur de la roche. Par contre les traces bactériennes sont cent fois plus petites que celles que l’on trouve sur Terre.

Le débat de 1996 va être bigrement relancé. Sources : Flashespace, Futura-Science, BBC, planétarium de Montréal et diverses.

25.2.2006

la nébuleuse de l’Iris ou NGC 7023

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:52

Nébuleuse de l'Iris, source CFHT, Coelum

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Constellation de Céphée, 1300 années lumière de nous. Cette nébuleuse dite de l’Iris ou NGC 7023 déploie ses pétales sur un champs de 6 années lumière.

Les tons bleutés sont le reflet de la lumière naturelle de cette jeune étoile massive. Son rayonnement ultra-violet est lui transformé par certains grains de poussières en luminescence rouge.

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Plan large : 637 x 440 pixels

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La nébuleuse de l’Iris fait partie d’un des cent mille amas ouverts répertoriés dans notre galaxie, les étoiles se regroupant autour d’un point de gravité commun.

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Plan large : 800 x 539 pixels

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De la région de la nébuleuse de l’Iris, a été expulsée, il y a cinq cent mille ans cette étoile variable PV Cephei. Elle n’avait pas encore terminé sa transformation et laisse derrière son passage un objet du type Herbig Haro. (voir note du 22 01 2006) Filant à la vitesse de 18 km/s ( quatre fois la vitesse d’une balle de fusil ), elle se trouve déjà à 30 années lumière de son lieu de naissance.

Sources :

Observatoire CFH

Astrographie d’amateur en provence JP Bousquet

Jay Macneil Astrophotography

Cosmovisions.com

24.2.2006

L’esprit de l’eau

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:16

Spirit.

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Plan large : 1 024 x 395 pixels

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Cet affleurement rocheux, surnommé “Barnhill” présente un empilement de strates. Or certaines d’entres elles ne semblent pas d’origine volcanique mais sédimentaire.

Le site de Gusev avait été choisi par la NASA comme point d’atterrissage car les clichés des satellites avaient montré que sur cet ancien cratère d’impact débouchait une longue vallée naissant dans les terres australes. L’eau en suivant cette vallée pouvait avoir formé un lac dans le cratère, il y a plusieurs centaines de millions d’années.

Or jusqu’ici, Spirit n’ a rencontré que des roches d’origine volcanique. Spirit va donc devoir analyser ces dépots et peut-être confirmer définitivement cette théorie…

Sources :

Ciel et Espace

JPL Rovers

23.2.2006

CharlesLycaon

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 22:14

J’ai reçu, il y a quelques jours de cela une invitation. Il s’agissait de répondre à la définition d’un mot, comme le font, en grande assemblée, les membres de l’académie française.

Sauf que, dans le cas présent, les ors et les artifices ne sont pas de mise. L’hôte du lieu est un poète des idées, qui par de simples mots ou illustrations ouvre de nouveaux univers. Et l’univers, je m’y intéresse…

Alors, ce soir, le Ciel et la Terre se délocalise. Je vous invite à rejoindre un autre espace, une autre dimension.

J’ai tenté de répondre à l’illustration du mot “invité”. Pour moi c’était une incitation au voyage dans les mots et dans le partage.

A mon tour je vous invite à vous rendre sur le site de CharlesLycaon pour y lire la note que j’avais prévu à cette occasion et par là-même à découvrir cet autre monde où je me sens en résonnance. Je vous invite donc à cliquer “ici”

Merci de voyager avec moi…

22.2.2006

Les lunes de Pluton

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:31

Pluton est à la une de l’actualité aujourd’hui.

Comme signalé dans la note du 2 novembre 2005, le couple Pluton-Charon se voit confirmer dans la possession de deux enfants.

Voici un nouveau cliché pris par Hubble : Pluton est au centre, Charon juste en dessous et les deux lunes baptisées provisoirement S/2005 P1 et S/2005 P2 à droite.

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Pluton a un diamètre de 2400 km, Charon la moitié et les deux lunes ont un diamètre estimé entre 60 et 165 km, P2 étant plus petit que P1.

D’autre part, un article paru dans la prestigieuse revue scientifique Nature publie les travaux de l’équipe d’astronomes du Dr Stern.

Celui-ci à partir des données recueillies par Hubble présente une nouvelle thèse:

Charon et les lunes seraient issues de la collision de Pluton avec un autre objet, à l’image de la naissance de notre Lune issue de la rencontre de la Terre avec un objet de la taille de Mars.

Selon cette équipe, il n’est pas impossible que des anneaux éphémères entourent Pluton, alimentés par les chocs des astéroïdes contre ses lunes.

Enfin note l’équipe, il paraît tout à fait probable que de nombreux gros objets de la ceinture de Kuiper (plusieurs dizaines de milliers) aient connu le même sort que Pluton, et soient eux-aussi entourés de nombreuses lunes.

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Peinture de Don Davis

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Sources françaises: AFP et PGJ Astronomie

Sources américaines: Hubble et Spaceref

Je dédie cette note à Doriane qui a concocté avec inspiration la nouvelle bannière du Ciel et de la Terre.

21.2.2006

Stardust

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:39

Vous vous souvenez peut-être du retour de la capsule renfermant des particules de poussières recueillies à proximité de la comète Wild 2 par la sonde Stardust. (notes des 15 et 21 janvier 2006)

Vous vous souvenez peut-être du retour de la capsule renfermant des particules de poussières recueillies à proximité de la comète Wild 2 par la sonde Stardust. (notes des 15 et 21 janvier 2006)

L’analyse des prélèvements se poursuit. Une conférence de presse est prévue mi-mars à Houston ( Texas)

En avant première, et pour le plaisir des yeux, voici deux clichés de ces précieuses poussières.

La première situe la position de ce cristal en forme de coeur dans son enveloppe initiale d’aérogel, tel qu’il a été capturé.

La deuxième est un agrandissement de deux millionèmes de mètre d’un minéral apparenté à du péridot, ou olivine, pierre semi-précieuse ou plus prosaïquement silicate de fer, qui se crée dans les magmas.

Les échantillons sont coupés en fines lamelles. En astronomie, la tradition, depuis les missions Apollo, veut que les prélèvements soient distribués gratuitement à tout établissement présentant un dossier d’analyse sérieux. Certains ont déjà été envoyés dans le monde entier.

Rappelons-nous que les comètes sont considérées comme des fossiles vivant des tous premiers âges de notre système solaire et que leur étude est donc indispensable pour mieux comprendre ces temps reculés. Wild 2 est estimée âgée de 4.5 milliards d’années.

Sources :

AFP

20.2.2006

Double rotation dans un disque planétaire

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:55

Double rotation dans un disque planétaire

Toutes les planètes de notre système solaire tournent dans le même sens.

La théorie veut que pour qu’une étoile se crée, son nuage primitif de gaz et de poussières s’effondre sur lui-même et s’aplatit pour former une sorte de disque en rotation.

Depuis quelques années, une équipe d’astronomes du NRAO examine le jeune disque entourant une proto-étoile, située à 500 années lumières de nous dans le Serpentaire.

Or suprise ! Un composé chimique pris pour cible d’observation ( le monoxyde de silicium ) tourne dans un sens près de la jeune étoile et dans l’autre beaucoup plus loin.

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