Du ciel et de la terre

31.3.2006

pendant le vol de Cassini les données sortent du nid

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:23

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La sonde Cassini continue jours après jours d’envoyer ses données vers la Terre. Pendant ce temps les hommes les disséquent, les distillent pour en tirer leur quintessence. Le matériel enregistré par cette mission mettra des dizaines d’années pour être complétement traité.

Voici deux exemples.

En décembre 2000, la sonde Cassini en route vers Saturne a pris 36 photos de Jupiter. Celles-ci viennent d’être combinées pour dresser les premières cartes précises de Jupiter. Chaque pixel représente une résolution de 120 km.

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carte de l’hémisphère Nord

Carte de l’hémisphère Sud; à cette époque, il n’y avait bien sur qu’une seule tâche rouge sur Jupiter

 

Carte de Jupiter en projection cylindrique

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Autre publication: ces photos prises par Cassini le premier juillet 2004. (plan large)

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Sur le deuxième cliché la résolution est poussée à l’extrême puisque chaque pixel est d’une précision de 57m.

On y voit le sillage dû à la gravité provoquée par l’existence de petites lunes inserrées dans le plan des anneaux. Ces lunes ont 100 m de diamètre et ne sont pas visibles car trop petites.

Les trainées blanches ont 5 km de long, le reste des points ne sont que la représentation du bruit de fond électronique. Le traitement de l’image atteint là son extrême limite.

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Source: Cassini

 

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30.3.2006

Dawn, le retour

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:04

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Une bonne nouvelle est parvenue de la NASA. Le projet Dawn, d’abord abandonné, vient de renaître de ses cendres.

La NASA après le succès des sondes Mariner, Vicking etc, avait décidé, du temps de sa splendeur, d’envoyer des missions explorer tous les objets importants du système solaire. Restaient Pluton (la sonde New Horizon se dirige actuellement vers elle) et la ceinture d’astéroïdes.

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Celle-ci s’étend entre Mars et Jupiter. Elle comprend plus de 100 000 petits corps orbitant entre 2 et 3 unités astronomiques (distance moyenne de la Terre au Soleil).

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Ceres en est l’élément le plus important. D’un diamètre de 960 km, sa révolution autour du soleil se fait en 4.6 années.

 

Hubble l’a observé pendant 2h20 alors que sa “journée” est de 9h. Nul ne connait l’explication du point brillant que l’on voit se déplacer au fil du temps.

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Vesta, (plan large) quand à lui, a un diamètre de 530 km; sa révolution dure 3.6 années et sa rotation 5.3 heures.

 

Ces deux astéroïdes sont considérés comme des protoplanètes dont la formation a été interrompue par celle de Jupiter.

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Revenons à la mission Dawn (plan large).

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Elle prévoyait d’envoyer une sonde se satelliser autour de Ceres et de Vesta pendant 11 mois chacune.

 

 

Le lancement était prévu en juin 2006 mais des problèmes techniques et des surcoûts budgétaires considérables avaient incité la NASA a abandonné le projet.

 

Finalement la NASA est revenue sur sa décision. Dawn s’envolera en juillet 2007, propulsée par un moteur à ions, testé avec succès par la sonde Deep Space One.

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D’un point de vue scientifique, cette mission a pour but supplémentaire de mieux comprendre la formation du système solaire et l’importance qu’à pu y avoir l’eau. En effet les astéroïdes sont soupçonnés être recouverts d’une couche glacée contenant de l’eau.

Sources:

Flashespace

Dawn NASA

le site de Jean-Michel

Wikipedia NASA

 

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29.3.2006

Pour le plaisir…

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:34

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Pour le plaisir et pour nous consoler de n’avoir pu observer cette éclipse de soleil dans sa totalité, voici quelques photos toutes fraiches que j’ai glanées sur le net.

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Pour ma part, après avoir brièvement entrevue l’éclipse partielle entre deux nuages, je me suis connecté sur NASA TV où le soleil était suivi en permanence par des téléscopes situés en Turquie.

 

Sur ce cliché, pris par Jay Pasachoff, la couronne solaire est bien mise en valeur.

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Sur celui-ci, (Anthony Ayiomanitis), outre la couronne, une éruption en gris rosé est très visible.

 

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Plan large : 640 x 537 pixels

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Des hommes ont eu une vue privilégiée de l’éclipse. Ce cliché a été pris à bord de la Station Spatiale Internationale.

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Enfin, les satellites étaient eux aussi très bien placés pour suivre l’événement. Cette photo a été retransmise du satellite Eumetsat, elle montre l’ombre de la lune au-dessus du Sahara.

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Sources :

NASA TV

Sky Telescope

Eumetsat

28.3.2006

Lybia Montes

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:07

Après la note un peu technique d’hier, allons nous promener sur Mars.

Les photos qui suivent ont été prises par Mars Express de l’ESA le 7 octobre 2004. Chaque pixel représente une résolution de 14.3 m.

La zone concernée est longue de 400 km au niveau équatorial de Mars, par 81° longitude Est, au sud de l’Isidis Planitia qui est un large bassin d’impact.

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carte de la région (plan large)

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Partie centrale de la vallée (plan large)

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Il s’agit d’une vallée serpentant dans les “Lybia Montes”. Ces terrains remontent aux premiers âges de Mars puisqu’ ils sont estimés avoir déjà 3.5 milliards d’années.

 

La vallée a été créée à une époque plus humide de la vie martienne pendant environ 350 millions d’années. Au vu des données enregistrées par la caméra haute résolution de Mars Express, le débit du fleuve correspondait à celui du Mississipi. Mais l’érosion a eu lieu plus par à-coups que par un débit régulier comme sur Terre.

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vue en perspective de la même région (plan large)

vue en pespective de la zone (plan large)

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Pour voir l’animation réalisée par l’ESA, cliquez “ici

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Source : ESA Mars Express

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27.3.2006

Antares immergé

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:53

Dans la note du 23/03/2006 était évoqué l’expérience Edelweiss II destinée à révéler l’existence de la matière noire.

Depuis le 02 03 2006 un autre détecteur, Antares a vu sa première lumière. Son occupation : rechercher la présence de particules de hautes énergies, les neutrinos.

Pour s’éloigner des rayons cosmiques il faut soit s’enfoncer dans le centre de la Terre comme pour Edelweiss, soit, et c’est l’originalité d’Antares, profiter du blindage naturel des profondeurs de la mer.

Antares est installé à 2500 m de profondeur au large de Toulon.

Un peu de théorie.

Les neutrinos sont des particules considérées comme presque sans masse qui interagissent très faiblement avec la matière. Ils naissent dès l’origine de l’univers, lors de cataclysmes comme les supernovae ou au centre de notre soleil.

Traversant la Terre, ils peuvent interférer avec certains éléments de la croûte terrestre libérant des muons (particules semblables à l’électron)

Au-delà d’une certaine vitesse les muons produisent dans l’eau une signature lumineuse (le rayonnement Tcherenkov).

L’obscurité des abysses permet de mesurer ce rayonnement lumineux issu des neutrinos.

Antares observe le ciel de l’hémisphère Sud et donc le centre galactique au travers de la Terre.

Lorsqu’Antares sera complétement terminé en 2007, il occupera un quadrilatère de 200 m sur 200 m où sur 12 lignes de 450 m de hauteur seront répartis 900 photodétecteurs. Chaque ligne est reliée par une boite de jonction à un cable sous-marin long de 40 km jusqu’à l’institut Michel Pacha à La Seyne sur Mer.

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Antares vue en 3 D (plan large)

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Cette expérience a débuté depuis dix ans avec l’aide de l’IFREMER. Il a fallu tout ce temps pour mettre au point les outils et les techniques d’assemblage en haut profonde. Elle sert aussi à de nombreuses recherches océanographiques comme l’étude de la bioluminescence ou la géophysique en haut profonde.

Cerise sur le gâteau, Antares peut aussi enregistrer la trace des neutrinos de basse énergie.

La théorie prévoit que la matière noire, les WIMPS, s’accumule au centre d’objets massifs comme les galaxies, le soleil ou notre Terre. Etant à la fois particules et antiparticules, les WIMPS finissent par s’annihiler en libérant une bouffée d’énergie et des neutrinos de basse énergie qui pourront alors eux aussi être détectés par Antares.

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un photodétecteur (plan large)

une grappe de 3 photodétecteurs (plan large)

Antares une ligne en cours d’assemblage (plan large)

 

Antares la première ligne sur le Castor (plan large)

 

Sources :

PGJ Astronomie

CNRS

Antares

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26.3.2006

P 73 Schwassmann Wachmann

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:13

P 73, tel est le nom de cette comète, a été découverte par Schwassmann et Wachsmann de l’observatoire de Hambourg en Allemagne le 2 mai 1930.

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cliché pris le 16 novembre 1995 Akimasa Nakumara (Japon)

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Lors de son passage en 1995, les astronomes ont pu observer un événement rare en direct. Intrigués par la forme de sa queue, ils se sont aperçus que la comète s’était brisée au moins en deux fragments. Ils sont visibles sur ce cliché pris le 27 décembre 2005 par Jim V Scotti.

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D’abord 3, sont maintenant répertoriés au moins 8 fragments. Ce cliché date du 26 février 2006 enregistré par Sostéro et Guido, (Observatoire Remanzacco Italie) au Nouveau Mexique. (plan large)

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Le prochain passage de P 73 est attendu à environ 25 fois la distance Terre-Lune en mai 2006.

 

L’origine de son éclatement ne peut être affirmé avec précision.

 

Logiquement, une comète se “réchauffe” en approchant du soleil. Sa glace se sublime, c’est à dire qu’elle passe directement de l’état de glace à celui de vapeur. C’est l’origine des queues cométaires observées depuis la nuit des temps par l’homme. Ce processus ajouté aux tensions dues à l’augmentation de l’attraction du soleil lors de son périple (ou d’autres planètes comme Jupiter), explique la désintégration de beaucoup de comètes.

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Les astronomes se demandent si le retour de P 73 va coincider avec une pluie de météores comme cela s’est produit après l’éclatement de la comète Biela en 1846. Lors des passages suivants ont été vues des pluies d’étoiles filantes allant de 3000 à 15 000 par heure.

 

Selon le professeur Wiegert de l’université de l’Ontario Occidental si le démantélement de P 73 est du à un choc thermique, le nuage de poussière induit s’étendra lentement. Il faudra attendre 2022 pour observer une augmentation des météores qui restera très secondaire.

 

Par contre si P 73 s’est brisée par suite d’un choc avec un rocher interplanétaire, la collision violente produira un déplacement plus rapide des poussières et les météores seront visibles dès 2006.

 

Début de réponse à partir du 12 mai…

 

Sources :

Science&Nasa

Comet 73 P

Météores de P 73

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25.3.2006

Mars Reconnaissance Orbiter : premières images

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:09

On l’a vu, Mars Reconnaissance Orbiter ( MRO ) ( voir note du 12/03/2006 ) entame la longue période de stabilisation de son orbite autour de Mars.

Sa caméra haute résolution HiRISE vient de transmettre sa première vue recombinant 10 clichés pris avec un filtre rouge le 24/03/2006 à une altitude de 2 489 km. (plan large)

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Cette zone représente une surface de 49.8 sur 23.6 km. La résolution est de 2.49 m par pixel, chaque détail visible est donc de 7.5 m au sol.

L’endroit se situe dans l’hémisphère Sud ( 34 ° de latitude Sud pour une longitude de 305° Est ).

On distingue au centre un ancien cratère partiellement remblayé, à sa gauche et droite des “canaux” ainsi que des dunes de sables créées par le vent.

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Ce deuxième cliché (plan large) est un agrandissement de l’encadré sur la photo précédente. La photo n’a pas été retravaillée et les détails sont déjà époustouflant.

Lorsque MRO aura stabilisé son orbite en octobre, son altitude définitive sera de 280 km. Sa caméra HiRISE pourra alors prendre des clichés sur lesquels chaque pixel aura une résolution de l’ordre de 28 cm.

 

Sources:

Futura-Science

HiROC

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24.3.2006

Le soleil a rendez-vous avec la lune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:42

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Le 29 mars 2006 , l’éclipse totale du soleil sera la IVème du XXI ème siècle. Elle débutera au Brésil pour finir 3 heures douze minutes plus tard en Asie Centrale parcourant 0.41 % de la surface terrestre.

 

Dans cette zone, l’éclipse sera totale, les diamètres apparents de la lune et du soleil étant identiques

 

 

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Pour la France l’éclipse ne sera que partielle.

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Par exemple à Paris la totalité aura lieu à 12h 32 heure locale pour un obscurcissement de 23 % du soleil. Il sera quand même de 43 % à Ajaccio à 12h31.

Voici une carte (plan large) plus précise de la configuration de l’éclipse vue de la France.

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Elle ne sera donc pas très spectaculaire, mais n’oubliez pas de mettre des lunettes spéciales si vous voulez regarder le soleil .

Sources :

Futura-Science

 

PGJ Astronomie

 

IMCCE P.Rocher

 

23.3.2006

Des fleurs blanches pour de la matière noire

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:30

L’actualité scientifique permet de prolonger la note du 21 03 2006.

L’univers est composé de 4% de matière commune, de 22 % de matière noire, et de 74 % d’énergie sombre.

Ici nous nous intéressons à la matière noire.

La matière noire, annonce la théorie, est portée par une particule non encore observée baptisée WIMPS (acronyme anglais signifiant particules massives interagissant très faiblement). Elle intervient si faiblement, que pour tenter de la détecter, il faut s’enfoncer profondément dans les entrailles de la Terre, loin des rayons cosmiques, de la radioactivité naturelle etc.

Tel est le but de l’expérience Edelweiss II, située au milieu du tunnel de Fréjus, à 1700 m de profondeur.

Il s’agit de détecter les chocs possibles entre les WIMPS et des noyaux de germanium ( métal gris blanc que l’on trouve dans les couches de charbon).

S’ils se produisent une infime variation de température de l’ordre d’un millionème de degré est enregistrée.

Un cryostat de 100 litres permet de refroidir à une température proche du zéro absolu une quarantaine de kilos de germanium. Dans un premiers temps 28 détecteurs pour une masse d’environ 9 kilos seront intallés avec pour horizon 2007-2001 où 120 détecteurs pour une masse de 40 kilos seront opérationnels.

En 2002, la première expérience Edelweiss I a permis de mettre au point cette technique, sans résultats probants.

Edelweiss II augmentera d’un facteur 100 la sensibilité des détecteurs. Les premiers essais ont été concluant, la radioactivité naturelle des roches ou des techniciens proches de l’installation a été enregistrée. Une fois entourée de sa protection de 100 tonnes de plomb et de polystyrène, Edelweiss II fera du Laboratoire Souterrain de Modane, le leader mondial en ce domaine.

Inauguration le 31 mars 2006 à Modane. Voici quelques clichés de l’installation :

 

Une partie de l’équipe autour du cryostat (plan large)

 

 

 

 

Montage d’un détecteur (plan large)

 

 

 

 

Le “château” d’installation d’Edelweiss II (plan large)

 

 

 

 

Le montage dans le tunnel prend forme (plan large)

 

 

Sources :

PGJ Astronomie

INSU

Edelweiss II

 

22.3.2006

Les galaxies se ramassent à l’appel

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:03

En écho de la note d’avant-hier, voici une série de quatre clichés pris par le télescope spatial infrarouge. Pour le plan large cliquez “ici”

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Les tâches vertes sont les étoiles de la Voie Lactée, les points bleus les galaxies intermédiaires, (ces deux catégories correspondant aux spectres de la lumière visible), enfin les points rouges, les galaxies éloignées, très brillantes en infra-rouge, formant des amas.

 

L’équipe du professeur Eisenhardt du Jet Propulsion Laboratory avait déja localisé par hasard et par chance en 1997 un amas de galaxies situé à 8.7 milliards d’année.

Pour cette étude, elle a épluché les cartes connues du ciel. La chasse a été bonne puisqu’elle a répertorié 25 nouveaux amas dont certains sont peut-être encore plus éloigné que celui vérifié à 9.09 milliards d’années.

Le professeur Eisenhardt en est encore sidéré : “il est vraiment étonnant que Spitzer avec son miroir de 85 centimètres puisse remonter aussi loin dans le temps”.

Les amas (et les super-amas de galaxies) sont les plus grandes structures connues de l’univers. Ils peuvent contenir des milliers de galaxies et des trillions d’étoiles. Ils grandissent au cours des milliards d’années capturant par l’attraction gravitationnelle de nouvelles galaxies.

Donc plus on remonte dans le temps, plus ils deviennent rares. C’est d’ailleurs le but de cette recherche : connaître le moment où les galaxies ont commencé à se regrouper en amas.

A titre de comparaison, l’univers avait à cette époque, seulement l’âge de notre système solaire….

Source : Spitzer

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