Du ciel et de la terre

21.3.2006

Des traces de doigts sur les anneaux

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:47

En 1982, la sonde Voyager prenait ce cliché des anneaux de Saturne :

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Ils ressemblent aux sillons d’un disque vinyle sur lesquels sont visibles des traces de doigts. Ces traces, baptisées Spokes intriguent les astronomes.

Lorsque Cassini approcha de Saturne en 2004, ils furent très déçus de leur abscence. Le manque est comblé depuis le 05 septembre 2005.

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Plan large : 1 024 x 262 pixels

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Plan original : 2 022 x 518 pixels

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Cassini se trouvait à 318 000 km de Saturne. Il s’agit de la même région que celle observée par Voyager, l’anneau B. Les spokes sont longs d’environ 3500 km pour une largeur de 100 km. Les trois images correspondent à une observation effectuée pendant 27 minutes.

 

Les spokes ressemblent à des tempêtes de poussières qui se déclenchent sur les anneaux. Les scientifiques, en observant les données recueillies par Voyager, avaient déjà remarqué qu’ils naissaient le matin pour disparaître la “nuit”, plus ou moins en relation avec la présence du soleil.

Ils savent maintenant, par modélisation, que les spokes apparaîssent quand les anneaux sont dans le plan du soleil. Ils pensent aussi que ces tempêtes sont reliées au champs magnétique de Saturne. Leur présence suit un cycle de 8 années de visibilité se continuant par un autre de 6-7 années d’invisibilité.

 

Du fait de son mouvement orbital autour de Saturne, Cassini devrait retrouver les spokes en juillet 2006.

Sources :

 

Flashespace

Futura-sciences

20.3.2006

l’expansion de l’univers, nouvelles données

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

Cet article est un peu ardu, j’ai essayé de simplifier autant que possible. L’important se trouve dans les conclusions des scientifiques, et non dans les moyens par lesquels ils y sont parvenus.

La théorie de l’expansion de l’univers n’est pas nouvelle. Très pratique, elle correspond bien aux différentes observations faites jusqu’à maintenant.

Un satellite de la Nasa, WMAP, lancé en 2001 vient de la concrétiser par des chiffres plus précis.

Les radiations résultantes du big bang sont maintenant décelables, vu le décalage du spectre, dans le domaine des micro-ondes.

WMAP a dans un premier temps étudié les infimes variations de température (0.00001 ° Celsius) du fond diffus des micro-ondes.

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Plan large : 640 x 318 pixels

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Les tâches plus chaudes correspondent à des zones où la matière était plus dense (qui donneront les amas de galaxies) par rapport aux zones froides contenant de grands “vides”

 

Une deuxième campagne rassemblant trois années de données a permis d’affiner la première carte.

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Plan large : 640 x 320 pixels

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Les barres blanches montrent la polarisation de la lumière micro-onde ( sa direction pour simplifier) pendant son long voyage dans l’univers.

En combinant les mesures de polarisation et de chaleur des micro-ondes, les scientifiques en déduisent deux chiffres important :

-les premières étoiles ont surgit du brouillard primordial 400 millions d’années après le big-bang au lieu des 200 millions estimés jusqu’alors;

-l’univers est âgé de 13.7 milliards d’années à 2 % près.

Ces chiffres viennent conforter les théories les plus récentes de la cosmogénèse.

 

Après des calculs compliqués qui me dépassent, les scientifiques en déduisent aussi que l’univers contient 4 % d’atomes qui composent les étoiles et les planètes.

La matière sombre, qui n’est composée ni d’atomes ni de particules connues, n’émet ni ne refléte de lumière mais qui est détectée par sa pesanteur, représente 22 % de l’univers.

Enfin, les 78 % restant se composent d’”énergie sombre” encore plus énygmatique. Elle agit comme une sorte d’anti-gravité, responsable de l’accélération actuelle de l’expansion de l’univers.

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Plan large : 607 x 440 pixels

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Cette ligne du temps symbolise l’expansion de l’univers. L’expansion extraordinaire primordiale a lieu dés le trillionième de trillionième de la première seconde du big bang. Elle se poursuit et s’accélère depuis un milliard d’années sous l’influence de “l’énergie sombre”.

Les données de WMAP vont permettre de faire le tri dans les différents scénaries existant de l’expansion de l’univers et de son avenir.

Une nouvelle génération de satellites est attendue pour pouvoir affiner encore les données recueillies par WMAP. L’agence spatiale européenne prévoit d’envoyer en 2008 une mission baptisée Planck et la Nasa a un projet similaire dans ses cartons.

Sources :

PGJ Astronomie

Sky and Telescope

NASA

Note dédiée à Véronique et à Jean

 

19.3.2006

Tremblements de lune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:04

Alors que les autorités politiques avaient annoncé comme but principal dans l’avenir l’arrivée de l’homme sur Mars, la lune, paradoxalement, retrouve un intérêt primordial pour la réalisation de ce projet.

Il devient indispensable d’installer une présence quasi permanente de l’homme sur la lune pour permettre l’installation d’une base avancée avant le grand départ vers Mars.

Dans cette optique chaque détail acquiert son importance.

Le professeur Clive R. Neal, assisté d’une quinzaine de planétologues, a épluché les rapports des missions Apollo qui se sont succédées sur la lune.

Entre 1969 et 1972, les missions Apollo 12, 14, 15 et 16 ont installé des sismomètres qui ont envoyé par radio les vibrations enregistrées jusqu’en 1977.

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Cliquez “ici” pour le plan large

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Les données ont révélé qu’il existe quatre types de tremblements de lune :

- les séismes profonds à environ 700 km de la surface

- les chocs dus aux impacts des météorites

- les séismes thermiques dus à l’alternance de chaleur entre les jours et les nuits lunaires qui affectent la croùte

- enfin les séismes ayant lieu à faible profondeur (entre 20 et 30 kilomètres sous la surface.

 

Ce sont ces derniers qui posent problème. Les sismomètres en ont dénombré 28 de 1972 à 1977 allant jusqu’à 5.5 sur l’échelle de Richter. ( les murs se lézardent, les objets lourds se déplacent)

 

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Sismogrammes obtenus depuis la station Apollo 16, à gauche les séismes profonds; à droite les superficiels

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Sur Terre les séismes ne durent généralement pas longtemps, 30 secondes, au plus deux minutes, car les vibrations sont absorbées par l’eau qui imprégnent les roches et qui agit comme un tampon.

 

Sur la lune les séismes de faible profondeur, peuvent durer jusqu’à dix minutes. Le sol lunaire est complétement rigide et vibre comme une cloche sous les vibrations. Le danger provient alors plus de la durée du tremblement lunaire que de son intensité intrinséque.

 

L’équipe du professeur Neal insiste dans son rapport sur les développements de recherche nécessaires avant l’installation d’une base lunaire.

 

Connaître parfaitement la flexibilité des matériaux pour qu’aucune fissure ne les pénétre ainsi que leur degré de résistance aux torsions avant leur rupture.

 

Les sismomètres ont été installés autour des missions Apollo ce qui ne représente qu’une faible superficie de la lune. Particulièrement la zone polaire sud, lieu logique de la future implantation humaine est complétement inconnue.

 

L’équipe préconise l’installation d’une douzaine de sismomètres tout autour de la lune avec une période d’observation de trois à cinq ans. Par méthode de triangulation, il sera alors mieux possible de connaître le lieu et l’origine des tremblements de lune.

 

Pour l’instant les scientifiques supposent que les remparts des grands cratères récents seraient à l’origine d’immenses glissements de terrains lunaires.

 

Le professeur Neal remarque d’ailleurs que les autres planètes du système solaire doivent être elles aussi parcourues par des séismes.

“La lune est un banc d’essai pour les futurs réseaux de sismomètres que nous devrons établir sur Mars, et au-delà…”

 

Sources :

Ciel des hommes

Science-Nasa

 

 

18.3.2006

Le cigare qui fume

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:51

Tout d’abord, pour présenter le cadre, voici un cliché montrant deux galaxies : M 81 ou NGC 3070 à gauche et M 82 ou NGC 3034 à droite. Elles sont situées à une distance de 12 millions d’années lumière de nous, dans la constellation de la Grande Ourse.

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M81 et M82

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Ces deux galaxies sont en interaction gravitationelle depuis plusieurs milliards d’années. Les scientifiques estiment que leur combat cessera par une fusion d’ici un milliard d’années.

 

Cette interaction entraîne un regain de création de jeunes étoiles, à tel point que M 82 a été rebaptisée du nom de galaxie du Cigare, vu sa forme. En fait, on la voit par la tranche.

 

L’équipe du professeur Charles Engelbracht de l’université de l’ Arizona, a analysé des clichés pris par le télescope spatial Spitzer en infrarouge les 6 8 et 9 mai 2005 pour une pause totale d’environ une heure. Les couleurs, bleue, vert ou rouge, correspondent au différentes longueurs d’onde infrarouge observées.

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Cliquez “ici” pour le plan large.

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“Il n’y a pas de fumée sans feu”, commente le professeur Engelbracht à propos des nuages de poussière (en rouge) qui s’échappent sur une distance de 20 000 années lumière de part et d’autre de la galaxie.

Les observations précédentes ont permis de dévoiler des cônes de gaz éjectés par les jeunes étoiles de M 82. Là, c’est le hâlo de poussière qui est mis en évidence. Ces nuages contiennent un combiné de carbone appelé hydrocarbure aromatique polycyclique qui se retrouve dans les gaz d’échappement des automobiles ou les fours des pipes ou des barbecues.

Le professeur Leisawitz de la NASA, programme Spitzer, ajoute :

D’habitude nous voyons la fumée avant le feu. Nous connaissions le feu existant dans M 82, Spitzer nous a permis d’en voir la fumée.

Et le professeur Engelbracht de conclure :

Spitzer nous a permis de voir le hâlo de poussière de M 82. Nous ne comprenons pas pourquoi celui-ci n’a pas la forme des cônes déjà observés auparavants. D’où la supposition, que toutes les étoiles de cette galaxie envoient de tels signaux de fumée.

Sources :

Ciel des Hommes

Techno-science

PGJ Astronomie

Spitzer Nasa

 

17.3.2006

la nébuleuse de la double hélice

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:22

Une équipe américaine de l’université UCLA, dirigée par Mark Morris, a utilisé les capacités de sensibilité exceptionnelles du télescope spatial infrarouge Spitzer pour analyser le centre galactique.

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Plan large : 829 x 1 000 pixels

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A environ 25 000 années lumière de nous et seulement à 300 années lumières de l’énorme trou noir central galactique, elle a enregistré ce cliché (en fausses couleurs) d’une nébuleuse (nuage de gaz et de poussières).

Surprise, la nébuleuse a la forme d’une double hélice à l’image de notre ADN. Sur une longueur de 80 années lumière,les deux brins de matière s’entrelacent l’un dans l’autre.

Selon, Mark Morris, l’explication de cette forme inhabituelle serait due à la présence d’un champs magnétique très puissant au centre de notre galaxie.

Le trou noir central, s’il attire la matière, la fait tournoyer autour de lui avant de l’avaler, engendrant des champs magnétiques distordus. Une partie de la matière se trouve entraînée par ces champs, ce qui permet de rendre visible leur distorsion.

Cette nébuleuse-ci n’est pas une pouponnière d’étoile. Le centre galactique possède uniquement des vieilles étoiles. La sensibilité de Spitzer permet sur ce cliché de voir les géantes ou supergéantes rouges. Les autres lui sont invisibles et cachées en visible par les nuages de poussières qui s’interposent entre nous et le trou noir central.

La netteté de cette image est tout à fait extraordinaire. Fort heureusement nous sommes suffisamment éloignés du centre de la galaxie pour ne pas subir son énorme champs magnétique.

Sources :

UCLA

Futura-sciences

16.3.2006

NGC 3314

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:44

Après le sujet un peu compliqué d’hier, accordons-nous une pause détente. Notre escapade nous emmène dans la galaxie de l’Hydre, à 114 millions d’années lumière d’ici.

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Plan large : 1 024 x 768 pixels

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Et oui Hubble nous apporte cette vision non pas d’une mais de deux galaxies: NGC 3314a de face devant NGC 3314 b vue de profil. Il n’y a pas d’interaction entre les deux, la distance les séparant étant de 25000 années lumière. Le point jaune situé à droite près du centre de NGC 3314a serait une supernova. Ce qui nous donne une idée de la puissance émise par une étoile massive en fin de vie.

Sources:

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Astronomie-Astronautique.com

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Hubble

 

15.3.2006

Une danse de 6 milliards d’années

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 11:40

Une équipe internationale d’astronomes dépendant de l’Observatoire de Paris, vient de publier plusieurs résultats importants.

La Voie Lactée, comme sa voisine Andromède, sont deux galaxies spirales (un bulbe d’où partent des bras spiraux, lieu de création de jeunes étoiles). Ce type de galaxie représentant les deux tiers des galaxies actuelles, il est important de chercher à comprendre l’histoire de leur formation.

Ayant atteint un équilibre certain, il devient possible de calculer leur masse. C’est ainsi que dès 1930, il a été remarqué que leur masse totale était 80% supérieure à celle observée. Cette masse manquante, à défaut d’en connaître la nature, a été appelée matière noire.

L’équipe d’astronomes pour mieux comprendre leur formation a décidé de remonter dans le temps, jusqu’à 6 milliards d’années. Notre système solaire, à cette époque, n’existait pas encore.

Grâce à l’instrument FLAMES/GIRAFFE, elle a observé 32 galaxies.

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Plan large : 732 x 472 pixels

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FLAMES/GIRAFFE (surimpression) installé au foyer du téléscope Kuyen du VLT (Very Large Téléscope) de l’ESO (European Southern Observatory)

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FLAMES/GIRAFFES est un spectographe qui permet entre autre d’observer les mouvements internes des galaxies.

Résultat, près de 40% d’entres elles ont des mouvements très perturbés et n’ont donc pas encore atteint leur équilibre étant probablement en période de fusion avec d’autres galaxies.

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Plan large : 750 x 750 pixels

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Sur ce cliché, à gauche, les galaxies vues par Hubble en visible; à droite une cartographie des vitesses internes : en violet la matière se rapproche de l’observateur, en rouge elle s’en éloigne.

En haut CFRS 031353 est une galaxie spirale en rotation normale.

Au milieu CFRS 031349 est une galaxie compacte et lumineuse perturbée par l’autre galaxie visible à droite du cliché et située à 60 000 années lumière d’elle.

En bas, CFRS 030523 est une galaxie compacte très perturbée.

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L’autre résultat concerne la matière noire. Concernant les galaxies spirales équilibrées, le rapport matière stellaire observée / matière totale déduite est inchangé en 6 milliards d’années. Ce qui relance le débat sur l’origine de cette mystérieuse matière noire, sans laquelle les galaxies spirales équilibrées ne pourraient tout simplement pas exister.

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Comparaison entre masse stellaire observée et masse globale de chaque galaxie (y compris matière noire)

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Les points bleus correspondent aux galaxies spirales en rotation normale; les carrés verts, les galaxies en rotation perturbée; les triangles rouges les galaxies en rotation complexe.

La ligne noire représente les observations faites sur les galaxies spirales actuelles.

On remarque la similitude de position des galaxies en équilibre avec la ligne noire. Ce qui implique que le rapport masse totale galactique (y compris matière noire)/masse stellaire observée n’a pas changé en 6 milliards d’années.

Sources:

PGJ Astronomie

INSU

Observatoire de Paris

14.3.2006

Eclipse de lune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:59

Avis aux amateurs.

L’évènement débutera à 22h22 et se terminera à 03h15 heure locale le 15. Il s’agit d’une éclipse de lune dans la pénombre de la Terre.

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La totalité se fera entre 00h18 et 01h18 le 15 mars, et le maximum à 00h48.

 

De telles éclipses sont difficilement observables malheureusement. Je me souviens en avoir observer une où la lune s’était diaprée d’une couleur rouge sombre assez impressionnante.

Difficilement observable et plutôt rare puisque durant tout ce siècle, seulement cinq éclipses complète de lune dans la pénombre auront lieu.

 

Voici la carte du monde indiquant les zones de visibilité de l’éclipse.

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Peut-être cette nuit la lune vous paraîtra encore plus mystérieuse que d’habitude…

 

Source :

Techno-science

 

13.3.2006

le calme avant la tempête

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:39

Voici un cliché du soleil pris par le satellite Soho le 10 février 2006. Cherchez l’erreur…

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 Soleil vu par Soho en février 2006

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Vous ne voyez rien ? En effet, depuis février le soleil ne présente plus aucune tâche noire. Cet état devrait continuer plus ou moins tout au long de cette année.

 

Les tâches solaires, qui peuvent être plus vastes que Jupiter, suivent un cycle de 11 ans.

 

Voici un diagramme dénombrant les tâches solaires observées au fil des siècles.

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Une expérience peut être faite avec les enfants pour démontrer la rotation du soleil sur lui-même. On leur demande de dessiner les tâches qu’ils observent jour après jour sur le soleil. Très rapidement ils s’aperçoivent qu’elles se déplacent.

 

Les tâches avaient déjà été remarquée par les chinois. Pour le plaisir, voici un croquis réalisé par Galilée ( le premier a utiliser une lunette pour regarder le ciel) en juin 1612. Cette époque correspondait à un maximum solaire.

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Plan large : 800 x 800 pixels

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Les tâches sont en fait des points de sortie du champs magnétique solaire. Elles apparaissent plus sombres car plus froides de 1000 ° Celsius par rapport à leur environnement.

 

Ce sont aussi les points névralgiques d’où jaillissent les éruptions solaires.

 

L’abscence de tâche indique donc une activité plus faible du soleil. Encore que chaque épisode d’accalmie est marqué par l’apparition d’une très grosse tempête inhabituelle.

 

 

D’un autre côté, l’équipe américaine du NCAR ( centre national pour la recherche atmosphérique), dirigée par Mausumi Dipkati, annonce que le prochain cycle de 11 ans sera de 30 à 50 % plus fort que le précédent, voir même dépassera le maximum solaire de 1958 où les aurores boréales ont été aperçues jusqu’au Mexique.

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Un peu à l’image des courants marins qui baignent les océans et régulent le climat, les champs magnétiques solaires suivent un parcours interne qui emmène les noeuds magnétiques (les tâches sombres) jusqu’à 200 000 km de profondeur où ils sont amplifiés avant d’entamer leur remontée.

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Ce cheminement, selon les cycles plus ou moins rapides, peut prendre entre 30 et 50 ans.

 

Les chercheurs s’accordent à annoncer une reprise de l’activité solaire fin 2007 et 2008 avec une poussée de fièvre entre 2010 et 2012.

 

Les grosses éruptions précédentes de 1958 ou de 1805, par exemple, n’avaient été que fort peu remarquées. La prochaine le sera beaucoup plus car tous les systèmes électroniques comme l’utilisation des portables, risquent d’être momentanément perturbés. En contrepartie, peut-être auront nous l’occasion d’admirer les aurores boréales jusqu’à nos latitudes…

 

Sources :

 

PGJ Astronomie

Science-Nasa

 

 

 

 

12.3.2006

Mars Reconnaissance Orbiter

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:30

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Plan large : 720 x 540 pixels

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La sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) partie de Floride le 12 Août 2005 s’est satellisée autour de Mars dans la nuit de jeudi à vendredi.

Après un périple de plus de 500 millions de kilomètres elle a rejoint Mars Express de l’Esa, Mars Global Surveyor et Mars Odyssey de la Nasa.

Ses moteurs ont été rallumés pour lui permettre de passer de la vitesse de 3km/s à 1km/s pendant 26 minutes et d’être ainsi capturée par la planète rouge.

Pour l’instant sa trajectoire l’amène à frôler Mars à 400km d’altitude et à s’en éloigner jusqu’à 40 000 km en 35 heures. Au fur et à mesure de ses contacts avec l’atmosphère martienne, elle va freiner naturellement et se stabiliser au bout de 6 mois dans une orbite presque circulaire autour de 300 km d’altitude. Cette procédure a permis d’économiser à la sonde la charge de 70 % de carburant supplémentaire.

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Plan large : 613 x 486 pixels

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A l’approche de Mars, MRO a déjà testé un nouveau système de navigation basé sur la photographie des étoiles pendant son vol. Sur ce cliché est visible Deimos, l’un des satellite de Mars alors distant d’un million de kilomètres. Ce système sera équipé sur les prochaines sondes destinées à atterrir soit sur Mars ou sur des astéroïdes pour en prélever des échantillons.

A ce sujet l’agence japonaise de l’espace JAXA, signale avoir réussi à reprendre contact avec Hayabusa et étudier la possibilité de retour de sa sonde en 2010. (voir notes de décembre 2005)

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MRO va débuter sa mission dès ses approches à basse altitude de Mars. Au programme, étude de l’atmosphère, cartographie des minéraux et des éventuelles poches d’eau tapies sous la surface grâce à son radar. C’est d’ailleurs son but principal : rechercher la présence d’eau. Sa caméra haute résolution lui permettra de prendre des vues avec un détail d’un mètre au sol.

 

Mro est aussi conçue pour servir de relais aux missions qui suivront, elle transmettra, entre autres, les informations des robots qui se poseront dans les années à venir.

 

Son fonctionnement est pour l’instant prévu jusqu’au 31 décembre 2010.

 

Sources:

Techno-science

NASA JPL MRO

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