Du ciel et de la terre

18.4.2006

Collisions en série

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:20

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Les missions d’impact sont à la mode en ce moment.

Après le succès de Deep Impact, l’étude de faisabilité du crash de Thor sur Mars va bon train, et la Nasa vient d’annoncer deux futures collisions sur le Pôle Sud de la Lune.

Quelques précisions s’imposent.

Dans l’objectif lointain de l’arrivée de l’homme sur Mars, la Lune retrouve l’importance stratégique qu’elle aurait du toujours avoir.

Plus concrètement, l’homme va retourner sur la Lune vers 2018. Pour préparer sa venue, plusieurs sondes automatiques vont explorer la Lune de fond en comble : étude des terrains, des ressources lunaires susceptibles d’être utilisées sur place par les futurs sélénes.

Dans ce cadre s’envolera en automne 2008 la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter.

 

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Lunar Reconnaissance Orbiter, vue d’artiste (plan large)

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La charge utile de la mission laisse 1000 kg de libres qui vont être mis à profit par l’ajout d’une seconde sonde Lunar Crater Observation and Sensing Satellite (LCROSS).

 

Lancées simultanément, elles arriveront séparément.

 

LCROSS aura le loisir d’étudier la chute de EDUS (l’étage devenu inutile qui l’aura transportée jusqu’à la Lune) dans un cratère du Pôle Sud plongé en permanence dans l’obscurité. Edus, avec sa charge cinétique de 2000 kg provoquera un panache de 70 km d’altitude qui sera analysé en détail pour connaître sa composition et vérifier ce que laisse présager des observations antérieures : la présence d’eau liquide dans cette zone de la Lune qui ne voit jamais le soleil.

 

Puis à son tour LCROSS plongera vers la Lune. Son crash sera alors observé par les autres satellites spatiaux et les télescopes Terriens.

 

Pour en revenir à Deep Impact, le satellite infra-rouge Swift a étudié la collision entre l’impacteur et la comète P9/Tempel 1 de juillet dernier.

 

L’activité “vue” aux rayons X a duré 12 jours soit plus longtemps que celle observée dans le visible. De même le panache contenait 250 000 tonnes d’eau, soit bien plus que ce qui était estimé jusqu’à maintenant.

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la comète P9/Tempel 1 lors de la collision (plan large)

 

 

Sources :

Techno-Science

Flashespace

PGJ Astronomie

Lunar Reconnaissance Orbiter

Deep Impact NASA

Royal Astronomical Society

 

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