Du ciel et de la terre

20.4.2006

Deep 3

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:13

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Beaucoup d’articles très sérieux font la une de l’actualité de l’astronomie, mais ce soir, j’ai envie de vous emmener dans le ciel profond de l’hémisphère Sud.

Si vous regardiez l’endroit précis du ciel dont il va être question, vous ne verriez rien. Pas une étoile ne vient enluminer ce petit coin d’obscurité.

Un peu au hasard, les astronomes de l’ ESO ( La Silla au Chili) ont pointé le télescope de 2.2 m sur cette zone pendant 64.5 heures à l’aide de 4 filtres. Elle se trouve dans la constellation de la Poupe entre les constellations de la Vierge, du Corbeau et de l’Hydre femelle.

Le résultat est ce cliché (l’original a 300 millions de pixels) qui nous ouvre les portes vers l’espace profond.

 

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Deep 3 ESO (plan large)

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Les plus petits objets visibles sont 100 millions de fois moins visibles que ceux qui peuvent être observés à l’oeil nu.

 

Par exemple l’étoile située en haut au centre droit ( UW Crateris, une géante rouge) est 8 fois moins visible que la perception humaine ; la “grande” galaxie un peu à sa gauche se trouve à 60 millions d’années lumière de nous. Tout à fait à l’extrême droite, l’étoile HD 98081 est un peu plus grande que notre soleil.

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Dans un catalogue astronomique (SIMBAD) seulement une cinquantaine d’objets de cette zone ont déjà été référencé. Une peccadille par rapport à tous ceux qui sont visibles ici.

 

Une première observation montre que certaines étoiles semblent en interaction ou former des amas. Voilà de quoi alimenter l’objet de nouvelles recherches !

 

En attendant, il est bon de se promener dans cet espace infini !

 

Sources :

 

Techno-science

 

ESO

 

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19.4.2006

Alerte au Merapi

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:35

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L’indonésie est en alerte.

 

L’un des volcans les plus actifs du monde, le Merapi, montre des signes d’activités inquiétants.

 

Situé sur l’île de Java, c’est un stratovolcan qui culmine à plus de 2900 mètres. Il fait partie des volcans de la ” ceinture de feu “.

 

Le Merapi produit des laves très visqueuses qui forment un dôme sur le sommet. Périodiquement le dôme s’effondre libérant des nuées ardentes.

 

Près de 30 000 personnes vivent directement aux alentours car la terre y est très riche, et plus d’un million dans une zone de 50 kilomètres.

 

Ce que craignent surtout les scientifiques est une explosion paroxysmale du volcan comme au Mont St Helens.

 

Depuis 1672 près de 10 000 personnes y ont trouvé la mort.

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Paysans javanais au pied du Merapi

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Source photos AFP

 

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18.4.2006

Collisions en série

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:20

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Les missions d’impact sont à la mode en ce moment.

Après le succès de Deep Impact, l’étude de faisabilité du crash de Thor sur Mars va bon train, et la Nasa vient d’annoncer deux futures collisions sur le Pôle Sud de la Lune.

Quelques précisions s’imposent.

Dans l’objectif lointain de l’arrivée de l’homme sur Mars, la Lune retrouve l’importance stratégique qu’elle aurait du toujours avoir.

Plus concrètement, l’homme va retourner sur la Lune vers 2018. Pour préparer sa venue, plusieurs sondes automatiques vont explorer la Lune de fond en comble : étude des terrains, des ressources lunaires susceptibles d’être utilisées sur place par les futurs sélénes.

Dans ce cadre s’envolera en automne 2008 la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter.

 

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Lunar Reconnaissance Orbiter, vue d’artiste (plan large)

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La charge utile de la mission laisse 1000 kg de libres qui vont être mis à profit par l’ajout d’une seconde sonde Lunar Crater Observation and Sensing Satellite (LCROSS).

 

Lancées simultanément, elles arriveront séparément.

 

LCROSS aura le loisir d’étudier la chute de EDUS (l’étage devenu inutile qui l’aura transportée jusqu’à la Lune) dans un cratère du Pôle Sud plongé en permanence dans l’obscurité. Edus, avec sa charge cinétique de 2000 kg provoquera un panache de 70 km d’altitude qui sera analysé en détail pour connaître sa composition et vérifier ce que laisse présager des observations antérieures : la présence d’eau liquide dans cette zone de la Lune qui ne voit jamais le soleil.

 

Puis à son tour LCROSS plongera vers la Lune. Son crash sera alors observé par les autres satellites spatiaux et les télescopes Terriens.

 

Pour en revenir à Deep Impact, le satellite infra-rouge Swift a étudié la collision entre l’impacteur et la comète P9/Tempel 1 de juillet dernier.

 

L’activité “vue” aux rayons X a duré 12 jours soit plus longtemps que celle observée dans le visible. De même le panache contenait 250 000 tonnes d’eau, soit bien plus que ce qui était estimé jusqu’à maintenant.

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la comète P9/Tempel 1 lors de la collision (plan large)

 

 

Sources :

Techno-Science

Flashespace

PGJ Astronomie

Lunar Reconnaissance Orbiter

Deep Impact NASA

Royal Astronomical Society

 

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17.4.2006

la nébuleuse de la Tarentule

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:05

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Pour compléter la note précédente voici quelques clichés de la nébuleuse de la Tarentule dans le Grand Nuage de Magellan,pris les 10/02/2002 et 22/03/2003 pour une pause totale de trois minutes, sur trois longueurs d’ondes par l’instrument FOR-S1 du Very Large Télescope de l’ESO.

Nébuleuse de la tarentule (plan large)

Amas d’étoiles R 136 (plan large)

Amas d’étoiles Hodge 301 (plan large)

Piliers de gaz (plan large)

 

 

La nébuleuse de la Tarentule est une pouponnière d’étoiles. Elle comporte en son sein des étoiles très massives pouvant égaler jusqu’à 200 masses solaires qui donneront à leur tour, des supernovae dans le million d’années à venir.

 

Sources :

 

PGJ Astronomie

 

ESO

 

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16.4.2006

SN 1987A, quand la mort d’une étoile raconte la genèse de notre histoire

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:23

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Avant-propos.

La note d’hier était consacrée à une nova récurrente, celle d’aujourd’hui le sera à une supernova. J’ai essayé de simplifier les considérations techniques au maximum.

L’action se passe dans le Grand Nuage de Magellan, galaxie satellite de la nôtre. Plus précisément, dans la constellation de la Dorade, au bord de la nébuleuse de la Tarentule. Distance 163 000 années lumière d’ici.

En février 1987, au Chili, Oscar Duhalde, regarde la nuit distraitement le ciel, lorsqu’il s’aperçoit qu’une nouvelle étoile brille sous ses yeux. SN1987A vient d’être détectée.

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SN1987A avant et après

source Anglo Australian Observatory

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L’origine de SN1987A est une étoile dénommée Sanduleak, une super géante bleue de 7 à 20 masses solaires, et cinquante fois plus massive que le soleil.

Elle vécut plus de 10 millions d’années avant d’entrer dans sa phase pré-supernova.

Il y a 30 000 ans, Sanduleak commence à épuiser son énergie, l’hydrogène, et se transforme en géante rouge, consommant son hélium puis son néon. Les réactions nucléaires s’intensifiant, son coeur atteint 1.5 milliards de degrés. Elle libére dans l’espace les couches externes de son atmosphère.

Entre temps, il y a 20 000 ans, le compagnon binaire de Sanduleak devient lui-aussi une géante rouge. Ses couches externes sont attirées par la gravité plus importante de Sanduleak. Elles s’entourent autour de lui sous forme d’une anneau elliptique.

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Chronologie de SN1987A

Sources Luxorion/STSCI

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Lors de ces soubresauts, grâce à l’accroissement de sa matière, (Sanduleak est redevenue une super géante bleue), l’étoile envoie dans l’espace un anneau de particules en forme de diabolo.

Lors de l’effondrement final, du à sa propre gravité, quand les réactions thermonucléaires s’arrêtèrent faute de carburant, le coeur de Sanduleak atteint les 6 milliards de degrés.

Elle se transforme en étoile à neutrons et les restes de son compagnon sont désintégrés lors de la supernova.