Du ciel et de la terre

31.5.2006

Aram Chaos

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:08

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Ce cliché de Aram Chaos a été pris le 14 octobre 2004 par la caméra haute résolution de la sonde Mars Express le 14 octobre 2004 avec une résolution au sol de 14 m par pixel.

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Aram Chaos est une structure circulaire de 280 km de diamètre certainement issue à l’origine d’un impact météorique. Située par 2° N et 340° E, elle se trouve entre le canal Ares Vallis et le Chaos Aureum, à l’est de Villa Marineris. Toute cette région est caractérisée, comme les noms l’indiquent, par des reliefs très chaotiques.

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Cette image en fausses couleurs permet de mettre l’accent sur les différences morphologiques des terrains. Les grands blocs de la structure circulaire originelle, qui dominent de plus de 1000 m les « vallées », semblent avoir été soulevées et sont fortement érodées. Les régions plus brillantes, à l’aspect feuilleté ou en terrasses, correspondent certainement à des matériaux de sédimentation.

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Certains scientifiques pensent que toutes ces régions chaotiques placées dans la partie orientale de Valles Marineris, étaient le point de départ des glaces et des eaux qui ont formé les vallées de Chryse Planitia.

Source ESA Mars Express.

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30.5.2006

Le voyage des Voyagers

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:55

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Vous souvenez-vous des sondes Voyager 1 et 2 ? Parties en 1997 du Cap Canaveral elles nous ont enchantées des années durant en nous offrant des vues époustouflantes du système solaire que nous connaissions alors bien mal.

Les sondes se trouvent maintenant respectivement à 14 et 10,5 milliards de km de nous, franchissant allégrement 3,6 et 3,3 unités astronomiques par an ( soit 150 millions de km, la distance moyenne Terre Soleil).

Elles traversent la frontière finale du système solaire, là où le vent solaire se trouve freiné par les gaz interstellaires. Or il apparaît que cette zone frontalière se trouve plus éloignée vers le nord, direction prise par Voyage 1, d’1,6 milliards de km que vers le sud où se dirige Voyager 2.

Ce décalage s’expliquerait par l’existence d’un champs magnétique interstellaire.

 

 

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Sur ce schéma, l’héliosphère est la zone de progression du vent solaire ( de 300 à 700 km/s). Sa forme décentrée s’explique par le mouvement du soleil dans l’espace, plus courte en avant de lui et logiquement plus longue sur son arrière course.

Le choc de terminaison (termination schock) est le moment où le vent solaire se trouve brusquement freiné par la présence de gaz interstellaires. Son ralentissement entraîne une augmentation du flux, comme dans un bouchon de la circulation automobile, et le réchauffement de cette partie de l’espace jusqu’à l’héliopause ou il est en équilibre avec les radiations extérieures. Il sera alors rabattu vers la queue de l’héliosphère.

Les batteries nucléaires des sondes, qui permettent encore la réception d’un faible signal vers la Terre, devraient perdurer jusqu’en 2020. A cette époque, Voyager 1 sera peut-être le premier objet terrestre ayant atteint l’espace interstellaire.

Voici quelques clichés résumant l’extraordinaire odyssée des sondes Voyager 1 et 2.

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Jupiter 1979 avec devant la tache rouge Io et à sa droite Europe, la révélation époustouflante du volcanisme sur Io, Europe, Jupiter vue de sa face dans la nuit avec la révélation d’un anneau très fin.

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Saturne 1980-81 avec Encelade, Titan et en fausses couleurs la grande tache sombre.

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Uranus 1986 et des détails de la surface tourmentée de la lune Miranda.

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Neptune 1989, ses anneaux et Triton

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Sources:

Astrocosmos.net

NASA JPL

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29.5.2006

AIM et les noctulescents clouds

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:55

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En anglais ils sont appelés « noctulescents clouds ». Un bien joli terme que noctulescent pour désigner ces nuages nacrés qui peuvent s’observer dès l’aurore et au crépuscule, même en l’absence de lumière solaire, sous les hautes latitudes.

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source M Gadschen P Parvianen IAGA 1995

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Observés pour la première fois en 1885 pas l’astronome amateur Robert Leslie, les scientifiques pensaient qu’ils étaient liés à l’explosion du Krakatoa. Mais leur nombre augmentant avec les années ainsi que leurs latitudes de visibilité, ils supposent que leur présence dépend de l’activité humaine et du réchauffement climatique.

Ces nuages se situent à plus de 80 km d’altitude dans la mésosphère.

D’une part, les gaz à effet de serre refroidissent les hautes couches de l’atmosphère. D’autre part, les molécules de méthane, qui s’accroissent dans l’atmosphère avec l’activité humaine, sont transformées par le rayonnement solaire en hydrogène. Celui-ci se combine facilement avec l’oxygène pour former de l’eau. Les molécules d’eau glacée peuvent ainsi se condenser autour de particules de poussière pour former les nuages nacrés.

Mais d’où proviennent ces particules ?

Certains pensent qu’elles seraient au sens propre du terme extraterrestres. Rien que pour celles d’origine météorique, on estime que plus de 1000 tonnes de poussières tombent tous les jours sur la Terre.

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La NASA va bientôt lancer un satellite destiné à étudier ces étranges nuages nacrés.

Baptisé AIM (Aeronomy of Ice in the Mésosphère) son lancement sera original. Une fusée PEGASUS s’envolera du ventre d’un avion commercial spécialement aménagé à 12 km d’altitude. Elle s’élancera vers l’espace pour déposer AIM sur une orbite polaire.

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AIM comportera 3 instruments :

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CIPS composé de 4 caméras qui fourniront une vue panoramique des régions polaires et des nuages nacrés.

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SOFIE destiné à analyser la composition chimique des nuages

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CDE film plastique qui enregistrera sur sa surface le choc avec les particules extraterrestres.

Lancement prévu décembre 2006.

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Sources

Futura Science

AIM NASA