Du ciel et de la terre

21.5.2006

éclipse de lunes

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:37

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Pour terminer cette semaine, je vous invite à l’observation d’une éclipse. Celle-ci a eu lieu le 14 avril 2006. Ces deux clichés ont été pris à une minute d’intervalle par la sonde Cassini.

Encelade (505 km de diamètre) passe derrière Rhea (1528 km de diamètre).

Bien sur cette éclipse n’est qu’ une illusion d’optique due à la position particulière de la sonde Cassini, à cet instant précis. Elle se trouvait à 3.4 millions de km de Rhea et à 4.1 millions de km d’Encelade.

De telles observations permettent d’affiner les orbites exactes des différents satellites saturniens.

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Plan large : 756 x 361 pixels

 

 

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Source : mission Cassini-Huygens

 

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20.5.2006

Gaia

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:49

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EADS Astrium vient de signer un contrat de 317 millions d’euros avec l’agence spatiale européenne (ESA) pour la construction d’un satellite destiné à remplacer Hipparcos.

Hipparcos fut lancé en 1989 par une fusée Ariane IV et fonctionna jusqu’à 1993. Pendant ce temps il recueillit la position astronomique de 2.5 millions d’étoiles situées jusqu’à 150 parsecs (3.26 années lumière).

Gaia, qui va le remplacer, s’envolera en 2011 vers l’un des points de Lagrange de la Terre, à 150 millions de km dans la direction opposée au soleil. ( les points de Lagrange sont des positions de l’espace toujours en équilibre, ici par rapport à la Terre)

Le but de Gaia est la création d’une carte tridimensionnelle de la Voie Lactée en calculant la position de plus d’un milliard d’étoiles sur une période de cinq ans. Pendant ce temps Gaia aura le loisir d’observer chaque étoile quatre vingt fois, son mouvement propre et son spectre, la présence d’éventuelle planète de la taille de Jupiter et de découvrir, tant qu’à faire, plusieurs milliers de nouvelles comètes et astéroïdes à l’intérieur de notre système solaire. Bref un travail de dépouillement des données qui durera plusieurs dizaines d’années après la fin de la mission…

Son miroir fera 1.4 x 0.5 m ce qui représente un plan focal de un milliard de pixels. Situé sur la Lune, Gaia pourrait “mesurer” la longueur d’un timbre-poste sur Terre. D’une masse de deux tonnes au lancement, ses panneaux solaires seront larges de 10 m .

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plan large

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Sources :

 

Wikipedia

 

EADS

 

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19.5.2006

Neoglyphea neocaledonica

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:23

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Note dédiée à Walter dit le Patriarche qui en connait long sur les animaux de toutes espèces…

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Neoglyphea neocaledonica : une nouvelle espèce vient de s’ajouter à la longue liste des espèces vivantes répertoriées.

Ce crustacé décapode d’une douzaine de centimètres de long peut vous sembler tout à fait banal. Pourtant, comme l’écrivait Darwin, il s’agit d’un “fossile vivant”. Ses grands ancêtres vivaient au Trias il y a 200 millions d’années et ils étaient portés disparus depuis 50 millions d’années à l’ Eocène.

Pour être plus précis, neoglyphea est la deuxième espèce de cette famille.

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En 1908, le navire océanographique américain Albatross pêchait au large des Philippines. Sa récolte fut archivée. Ce n’est qu’en 1975 que Jacques Forest et Michèle de St Laurent reconnurent dans un crustacé mis de côté pour examens futurs, un représentant de la famille des glyphéides depuis longtemps disparue. Il fut baptisé, vue la circonstance de la découverte néoglyphea inopinata. Depuis cette date une dizaine de ses représentants furent pêchés lors de campagnes spécifiques.

En octobre dernier, par 400 m de fond au large des iles Chesterfield dans la mer de Corail, fut remonté à bord de l’ “Alis” un autre crustacé. Etudié par Bertrand Richer de Forges, chercheur à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et Philippe Bouchet (Museum national d’histoire naturelle), il s’est avéré présenter suffisamment de différences avec néoglyphea inopinata pour être considéré comme une nouvelle espèce baptisée neoglyphea neocaledonica. Pour l’anecdote, capturé vivant, malgré la différence de pression, ce spécimen s’est montré très vif et agressif.

Il semblerait que cette région qui part des Philippines jusqu’à la Nouvelle Calédonie, au vu des observations faites d’autres espèces archaïques, ait servi de refuge aux animaux marins qui bordait l’océan primordial Thetis lors de la séparation des blocs continentaux primordiaux : Laurasia au nord et Gondwana au sud.

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Sources nombreuses dont :

compte rendu de Jacques Forest

IRD communiqué de presse

source originelle Bertrand Richer de Forges.

 

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18.5.2006

des flancs ravinés

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:06

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Un passionné d’astronomie possède de petits privilèges. Comme celui de pouvoir plonger son regard chaque jour sur un cliché différent enregistré par la sonde Mars Global Surveyor. Ils sont en noir et blanc, et il vaut mieux les agrandir pour en apprécier toute la subtilité.

A témoin cette photo de ravines labourant les flancs d’un large cratère d’impact situé dans l’hémisphère sud martien près de Hellas Planitia ( 54.0° S - 331.7° O ).

Ces ravines proviennent de l’érosion due à l’écoulement d’eau liquide mélangée avec des débris solides. Les traces sombres entrecroisées sont la preuve du passage de nombreux dust devils ( tourbillons de poussière) dans cette région. Largeur de l’image 3 km.

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plan large

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source NASA/JPL/Malin Science

 

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17.5.2006

le trident de Neptune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:32

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Plan large : 750 x 562 pixels

 

 

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L’équipe de Michel Mayor, qui avait découvert la première exoplanète en 1995, vient d’annoncer l’existence d’un système de trois planètes, baptisé le trident de Neptune, autour de l’étoile HD 69830.

Cette étoile de 0.8 masse solaire, située à 41 années lumière dans la constellation de la Poupe, avait déjà été étudiée par le satellite infrarouge Spitzer. Il y avait déjà discerné un anneau de poussières orbitant à l’équivalent de la distance Soleil-Venus.

On sait maintenant que cette ceinture vraisemblablement d’astéroïdes, comme celui existant entre Mars et Jupiter, s’étend entre les nouvelles deuxième et troisième planètes. Ces trois planètes respectivement de 10, 12 et 18 masses terrestres orbitent autour de leur étoile en 8.6, 31.5 et 197 jours terrestres.

Elles forment un système stabilisé. Les deux premières sont vraisemblablement telluriques, la troisième, peut-être née à une distance plus lointaine avant de migrer sur sa position actuelle, serait gazeuse recouvrant un coeur solide. Celle-ci de la taille de Neptune, serait dans la zone autour de HD 69830 où l’eau, sur une surface stable, pourrait prendre forme liquide.

D’un âge compris entre 4 et 10 milliards d’années, elles ont été mise en évidence par un spectographe installé au foyer du VLT (very large telescope) de l’ ESO (European Southern Observatory) au Chili.

L’équipe du suisse Michel Mayor, à laquelle collaborent des astronomes du CNRS, a de nombreuses découvertes d’exoplanètes à son palmarès. Les astronomes du monde entier en dénombrent maintenant plus de 180. Les premières étaient des géantes gazeuses, presque des soleils ratés. La génération actuelle sont des planètes telluriques nettement plus grosses que la Terre. La prochaine sera certainement des planètes équivalentes en masse à celle de la Terre. Le satellite français Corot, (voir liens) va être prochainement lancé dans ce but.

Sources

Ciel et espace

INSU

Spitzer

 

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16.5.2006

le têtard aura des enfants

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:28

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Si je vous écris que cette galaxie a été surnommée le têtard, la comparaison vous semblera évidente. Son vrai nom est UGC 10214. Elle est située à 420 millions d’années lumière de nous dans la constellation du Dragon.

Sa forme inhabituelle est le résultat de son interaction gravitationnelle avec une autre galaxie. La lumière bleue provient des jeunes étoiles massives en formation.

Sa queue, qui s’étend sur 280 000 années lumières, contient des amas stellaires pouvant regrouper jusqu’à 1 million d’étoiles. Ceux-ci formeront certainement dans le futur des galaxies satellites orbitant autour d’ UGC 10214.

En arrière-plan s’offre à nous des milliers de galaxies qui font plonger notre regard sur plus d’un milliard d’années de l’histoire de notre univers.

A propos des galaxies satellites, notre Voie Lactée s’est vue octroyée deux nouvelles compagnes situées à plus de 600 000 années lumière, l’une dans la galaxie du Grand Chien, l’autre dans celle du Bouvier.

Ce qui porte à 14 le nombre des galaxies satellites recensées. Les théoriciens pensent qu’elles peuvent être plus d’une centaine en réalité.

Sources :

Hubblesite

 

Futura-sciences

 

PGJ Astronomie

 

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15.5.2006

les timidités d’une étoile

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:59

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Dirigeons nos regards vers la voûte du ciel dans la constellation de Céphée près de la Petite Ourse.

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A 30 000 années lumière de nous voici ce que voit un téléscope dans le visible.

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Maintenant, voici la même région du ciel vue par Spitzer dans le proche infrarouge. La lumière bleue provient des étoiles, celles des poussières est en vert.

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Magie de la technologie, l’instrument multibandes infrarouge de Spitzer, MIPS, permet de mettre en évidence cette bulle rouge de gaz riche en oxygène.

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L’équipe du Dr Patrick Morris du centre Herschel de la Nasa situé à l’institut de technologie de Pasadena (Californie) est tombée par hasard sur ce phénomène en 2003. Elle a mis du temps à comprendre son origine.

En général l’agonie d’une étoile massive se termine par un sursaut terrible, une supernova, dont les restes (les rémanants) sont visibles pendant des milliers d’années. Or cette étoile massive là, s’est montrée d’une discrétion extraordinaire.

Timidité, tellement grande que l’équipe du Dr Morris a d’abord cru qu’il s’agissait d’une nébuleuse planétaire , les couches externes d’une étoile en fin de vie mollement lachées dans l’espace. Mais elle ne voyait pas de point brillant au centre, ni beaucoup de poussières.

Au bout de deux ans de tatonnements, une conclusion s’impose : il s’agit bien là des rémanants d’une supernova, une étoile approximativement équivalente à 25 masses solaires.

D’autres recherches sont en cours, mais pour Morris c’est historiquement la première détection d’une supernova uniquement par l’infrarouge, l’étoile à neutron résultante étant l’une des plus petites et des plus jeunes de toute la Voie Lactée.

Morris explique la discrétion de la supernova par son éloignement du centre galactique. Le fleuve de gaz incandescent éjecté très rapidement dans l’espace n’a pas rencontré de nuages de gaz et de poussières autour de lui. L’abscence d’onde de choc n’a pas enflammé l’environnement de l’étoile, privant les astronomes des feux du ciels habituels signalant la présence d’une supernova.

Sources :

Téléscope spatial Spitzer

Wikipédia pour la carte de Céphée

 

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14.5.2006

Saturne &co

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:25

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Note dédiée à Franck, rêveur de Saturne.

La sonde Cassini continue de parcourir l’univers de Saturne et nous envoie de nombreux clichés extraordinaires.

Par exemple cette image, prise le 16 mars 2006 dans l’équivalent de la lumière visible, nous montre Encelade ( 505 km de diamètre) juste au-dessus de l’axe des anneaux. La sonde se trouvait à 2.1 millions km de Saturne où la résolution est de 120 km par pixel. A noter la lumière bleue-azur au-dessus de l’ombre portée des anneaux.

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Située à une distance de 1.4 million de km, Cassini nous offrait ce cliché de Iapetus (1468 km de diamètre) le 04 04 2006. La résolution sur Iapetus est de l’ordre de 9 km par pixel.

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Enfin le 28 avril 2006, Cassini prenait cette image étonnante du ballet de Epimetheus ( 116 km de large), Titan (5 500 km de diamètre) et des anneaux. La résolution est de 4 km par pixel sur Epimetheus et du 11 km sur Titan. La sonde se trouvait alors à 667 000 km du premier et à 1.8 millions de km du second.

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Que vos rêves soient doux.

 

Source Mission Cassini Huygens.

 

 

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13.5.2006

J’ai vu un trou noir !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

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Réputés indétectables directement, vous aimeriez quand même bien voir un trou noir ?

Et bien l’ESO vous en offre un :

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Plan large : 640 x 639 pixels

 

 

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Bien sur il ne s’agit pas d’un trou noir issu de l’effondrement d’une étoile super-massive ! Mais l’impression est tellement saisissante que pendant longtemps les astronomes ont cru à un vide dans l’espace.

Il s’agit d’un nuage de gaz et de poussières tellement dense qu’il absorbe la lumière des étoiles de l’arrière plan. Ce globule de Bok, très froid (16° K) est situé dans la constellation du Sagittaire (Ophiuchus) à 500 années lumière de nous et s’étend sur 7 mois lumière.

Selon les chercheurs, la poussière ne représente que 1 % de la masse du nuage qui équivaut à trois masses solaires. Celui-ci est en train de s’effondrer sur lui-même. D’ici quelques centaines de milliers d’années, apparaîtront peut-être une ou plusieurs jeunes étoiles en lever de rideau de ce coin obscur du ciel.

 

 

Sources APOD 2004 et diverses.

 

 

Dernière heure

 

 

Le gouvernement indonésien a donné l’ordre d’alerte maximum pour l’évacuation des habitants de la zone proche du Merapi. Les 34 000 personnes concernées, paraît-il, sont peu pressées de quitter les lieux.

 

Les vulcanologues ne parlent pas d’explosion possible du dôme mais de nuées ardentes imminentes. A suivre…

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source AFP

 

 

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12.5.2006

Comment capturer un Triton?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:33

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La revue américaine Nature a publié le 11 mai un article signé par Craig Agnor ( University of California at Santa Cruz ) et Douglas Hamilton ( University of Maryland ). Les chercheurs se sont attachés à rechercher les raisons de l’orbite rétrograde du gros satellite de Neptune : Triton.

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Triton est en effet 40 % plus massif que Pluton avec 2700 km de diamètre. Très froid, -235°, la sonde Voyager 2 y a découvert en 1989 une activité cryovolcanique. Triton tourne sur une orbite décalée de 157° du plan de Neptune et dans le sens rétrograde des principaux satellites neptuniens. Ce qui laisse à penser que Triton a été capturé par la gravité de Neptune.

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Jusqu’à présent l’explication la plus courante de cette capture était justifiée par la collision de Triton avec un autre objet. Comme le remarque Craig Agnor, cet objet aurait du être assez grand pour ralentir Triton et assez petit pour ne pas le détruire. Ce qui statistiquement paraît peu probable.

Les deux chercheurs proposent une explication nouvelle. Ils pensent que Triton, originaire de la ceinture de Kuiper, aurait eu un compagnon, à l’image du couple Pluton-Charon.

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Dans un système binaire, les deux objets tournent autour de leur centre commun à des vitesses différentes avec des forces gravitationnelles instables car en perpétuelles transformations. L’attraction de Neptune a très bien pu briser leur lien, capturant Triton, et envoyant l’autre objet se perdre dans l’espace.

Les chercheurs notent que 11% des objets de la ceinture de Kuiper et 16% des astéroïdes forment des couples binaires. Ils pensent que leur explication, somme toute simple, pourrait s’appliquer à bien des autres satellites et astéroïdes qui tournent de manière rétrograde autour de leur planéte ou du soleil.

Je vous invite en cliquant “ICI” à visionner une animation de 1 MO réalisée à partir des clichés pris de Triton par la sonde Voyager 2 en 1989. Cette sonde est la seule à avoir pu approcher Triton.

 

Sources nombreuses dont Techno-science, Futura sciences et Science et Avenir.

Source originelle : University Santa Cruz

 

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