Un diamant caché dans le nid du Toucan
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En ce qui concerne les images du ciel, j’ai au fond de moi un petit jardin secret. Peut-être parce que je sais que mes yeux ne contempleront jamais la nuit de l’hémisphère sud, je suis friand des photos des galaxies satellites de notre Voie Lactée, à savoir le petit et le grand nuage de Magellan. J’ai déjà affiché ici les scintillements de pierres précieuses que forment leurs amas globulaires. Aujourd’hui je vous présente un diamant.
Situé dans le petit nuage de Magellan, à 16000 années lumière de nous, son nom scientifique est 47 Tucanae ou NGC 104. Les familiers l’ont baptisé 47 Tuc, c’est l’un des joyaux de la constellation du Toucan.
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Ce cliché a été pris par le VLT en 2001. Il ne représente que le coeur de l’amas qui est quatre fois plus vaste. 47 Tuc a été découvert en 1751 par l’astronome français Nicholas Louis de Lacaille. Dans ce type d’amas, qui peut comporter plusieurs dizaines de millier d’étoiles, les scientifiques pensent qu’elles sont nées en même temps à partir du même nuage de gaz primordial et qu’elles sont liées sous cette forme par leur gravité mutuelle. Très âgées, on y dénombre de nombreuses géantes rouges. Leur densité est telle qu’en son coeur, une étoile n’est séparée d’une autre que par quelques dixièmes d’années lumière, l’équivalent de notre système planétaire. A titre de comparaison, Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du soleil est elle éloignée du 4,22 années lumière.
Cette proximité entraîne de nombreuses interactions entre elles. Les télescopes Spitzer et Chandra y ont trouvé plus d’une vingtaine d’ étoiles à neutrons recevant de la matière d’un compagnon. Pour rappel une étoile à neutron, résultat d’une supernova, tourne très rapidement sur elle-même. Pour un diamètre de 10 à 20 kilomètres elle renferme la masse du soleil. L’équivalent d’une tête d’épingle, soit un millimètre, correspond à une masse d’un million de tonnes de matière.
Autre conséquence de la densité d’étoile : les chercheurs du VLT n’ont décelé aucune planète du type Jupiter chaud. La cohabitation des étoiles dans un espace restreint, ne semble pas favorable à la création ou à la pérennité de systèmes planétaires.
Source ESO
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