Du ciel et de la terre

31.7.2006

Au coeur de notre galaxie

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:37

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Le centre de notre galaxie se trouve à environ 26 000 AL de nous dans la constellation du sagittaire. Mais nous trouvant en périphérie de la Voie Lactée, l’observer en lumière visible est tout à fait impossible : comme nous regardons la galaxie par la tranche, il est caché par de nombreux nuages de poussières.

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Ce qui ne peut être fait par les yeux humains peut être délégué à des yeux électroniques.C’est ce qu’à fait pendant plusieurs années, pour une durée totale d’observation de 278 heures, le télescope spatial Chandra dans la gamme des rayons X.

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Sur ce cliché, correspondant à un cadre de 168 AL sur 130 AL, le rouge, le vert et le bleu correspondent à des rayons X de faible, moyenne et haute énergie.

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Nous pouvons observer ici trois amas d’étoiles : Arches, Quintuplet et GC, très proche du trou noir central Sagittarius A.

Le centre galactique est une région très agitée. Les étoiles sont souvent très massives car elles heurtent violemment les nuages froids de gaz et de poussières et finissent alors en supernovae (étoiles à neutrons ou trous noirs) qui viennent enflammer leurs consoeurs. Leur densité est telle qu’il arrive que certaines entrent en collision. Ajouté à cela l’action du trou noir central supermassif, la région ne passe pas inaperçue aux détecteurs de rayons X de Chandra. Ils nous donnent une idée de la violence des événements qui se produisent dans les mystérieux quasars, ces galaxies des premiers âges dont nous recevons le puissant signal malgré les milliards d’ AL qui nous séparent.

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Source principale Chandra NASA.

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30.7.2006

Bal du 14 juillet sur Jupiter.

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:20

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Comme annoncé dans la note du 08/06/2006, les deux taches rouges de Jupiter se sont bien frôlées, avec un peu de retard, le 14 juillet. La rencontre s’est bien passée, les deux ouragans ont continué leur danse jusqu’à leur prochaine rencontre.

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L’événement a, entre autre, été observé par le télescope américain de 8m10 de miroir, Gemini North situé à Hawaï.

Ce qui me fait l’occasion de vous montrer ce superbe cliché de Jupiter, pris dans le proche infrarouge. Sur cette longueur d’onde, les taches rouges deviennent blanches.

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source principale : Ciel & Espace

 

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29.7.2006

Granicus et Tinjar Valles

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:25

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Petit tour sur Mars dans la région d’Utopia Planitia, vaste plaine recouverte d’une couche de laves provenant des flancs Nord-Est du volcan Elysium Mons. Dans cette région, la plaine est entaillée par deux vallées Granicus et Tinjar Valles.

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Ce cliché a été pris par la caméra haute résolution de la sonde Mars Express de l’ESA, le 14 février 2005 avec une résolution au sol de 24 m par pixel. Le Nord est à gauche. Cet endroit, situé par 26,8° Nord et 135,7° Est est formé de fossés tectoniques, les grabens et de canaux vraisemblablement façonnés par des remontées d’eau du sous-sol. Les canaux ont une largeur moyenne de 3 km pour une profondeur de 300 m.

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Source Mars Express ESA

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28.7.2006

baignade interdite (lacs sur Titan)

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:55

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La sonde Cassini est amenée à survoler périodiquement la surface de Titan, satellite de Saturne, où s’est posée la sonde Huygens. Souvenez-vous, dernièrement, (voir note du 06 05 2006), elle nous avait apporté un étonnant paysage de dunes s’étendant sur des centaines de km.

Cette fois-ci, les images radar, prises au niveau du pôle Nord de Titan, nous apportent de nouvelles révélations. Ces deux clichés couvrent des zones de 420 et 475 km de longueur pour une largeur de 150 km.

Les tâches sombres indiquent des surfaces très lisses. Il pourrait s’agir de lacs de méthane liquide. Sur Titan, au vu des conditions de pression et de température, le méthane très abondant dans l’atmosphère, se comporte comme l’eau sur la Terre. Les scientifiques croient même discerner sur ces vues radars des dépots pouvant correspondre à des niveaux d’évaporation ainsi que des réseaux de canaux.

Si cette nouvelle se confirme, Titan sera donc le deuxième corps du système solaire à posséder sur sa surface des lacs.

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Source Cassini NASA JPL

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18.7.2006

Thithonium Chasma

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 11:49

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Voici la note que je vous avais préparé avant que mon ordinateur ne subisse un malaise par suite d’une forte poussée de fièvre due à la canicule.

Que diriez-vous de vacances au bord du Grand Canyon ?

Celui-ci n’est pas sur Terre mais sur Mars. ll s’agit bien sur de Valles Marineris, ou plus exactement de son extrémité occidentale Thithonium Chasma.

Cette vallée atteint jusqu’à 110 km de large. Les dénivelés à cet endroit sont de 3 à 4 km contre 7à 8 km pour Valles Marineris. De quoi faire un peu de sport !

La vallée est le résultat de facteurs tectoniques, volcaniques et glacières, accompagnés d’érosion fluviaire et éolienne.

Ces clichés ont été pris par la sonde Mars Express de l’Esa avec une résolution au sol de 13 m environ. Le liseré qui borde la vallée est la crête d’un immense glissement de terrain.

Mais inutile de prolonger le discours. Je vous laisse vous promener tout au long de ces 5 vues.

Bon dépaysement et bonnes vacances!

Source ESA Mars Express

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PS. J’écris cette note d’un cyber-café. Mon ordinateur dans la nuit de dimanche à lundi, certainement victime de la chaleur ambiante, a connu une hypertension. Il était chaud bouillant quand l’électricité a sauté. Depuis son alimentation a été changé, mais Windows ne veut pas redémarrer. L’ordi est donc entre les mains des experts, diagnostic réservé. Je ne sais si je vais le récupérer, ou en tout cas, j’ai bien peur que son contenu, que je n’avais pas sauvegardé bien sur, soit perdu à jamais, y compris les textes qui avaient survécu et vos adresses.

Le cas échéant on pourra toujours recommencer la liste des adresses. Pour l’instant patience et longueur de temps… Si j’ai l’occasion de repasser dans un cyber, celui-ci vient d’ouvrir et est sympathique, le patron offre le café, je vous dirai un petit bonjour, en attendant de retrouver mon travail. Sinon ben faudra attendre une conjoncture économique meilleure et l’arrivée puis la mise en place d’une nouvelle machine.

A bientôt, je vous embrasse.

Jean-Jacques

15.7.2006

Voulez-vous un cône glacé ?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:01

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Par ces fortes chaleurs un cône glacé nous fait le plus grand bien. Mais celui-ci est un peu particulier.

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Il s’agit d’ne colline en forme de cône sur le pôle nord martien dans la région Hyperboreus Labyrinthius. Largeur de l’image 3 km par 79.5° N et 57.0°O.

Toute la zone est recouverte de glace de dioxyde de carbone. Bien que le sommet du cône fasse penser à un cratère de volcan, on peut y voir un matériau noirâtre, la sonde Mars Global Surveyor, qui a pris ce cliché, n’y a détecté aucune activité volcanique lors de ses 9 années de survol du site.

Source NASA/JPL/Malin

 

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14.7.2006

Hubble retrouve la vue

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:16

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La caméra ACS ( Advanced Camera for Survey) du télescope spatial Hubble , après avoir été basculée sur le système électrique de secours depuis le sol, refonctionne. En voici la preuve :

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Plan large : 800 x 640 pixels

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Dans un programme, conduit par Saul Perlmutter de l’Université de Californie à Berkeley, Hubble revisite périodiquement une vingtaine d’amas de galaxies. Sur l’image de gauche, celui-ci est éloigné d’environ 9 milliards d’ années lumière. Quand Hubble a regardé le même champs en avril 2006, en haut à gauche, rien de spécial, mais en juin il détectait une supernova. L’image en bas à droite a été prise le 5 juillet : la supernova y est toujours visible bien que s’estompant. Elle est située à environ 8 milliards d’années lumière de nous. Comme vous pouvez vous en rendre compte une supernova peut égaler en brillance celle d’une galaxie toute entière.

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Ce programme de surveillance a choisi des galaxies éloignées car inobservables depuis le sol. La recherche de supernovae parmi elles a pour but de mieux mettre en évidence l’énergie sombre découverte en 1998 et qui permet d’expliquer l’expansion toujours plus rapide de l’univers.

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Source Hubblesite

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13.7.2006

Saturne, les anneaux, Mimas et Encelade

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:45

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A gauche, dans l’axe des anneaux, Mimas (397km) présente sa face sombre. A sa droite, Encelade (595km), derrière le plan des anneaux, est éclairée par la lumière solaire reflétée par Saturne. De même, le côté sud de Saturne est éclairé par la lumière réverbérée par les anneaux. La sonde Cassini se trouvait le 11 juin 2006 à 3.9 millions de km de Mimas, 4.1 millions de km de Saturne et 4.3 millions de km d’Encelade. La résolution est de 25 km par pixel au niveau de Saturne

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source NASA Cassini Huygens

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12.7.2006

A la recherche de gaz irrespirable dans une autre galaxie

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:53

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Pour les scientifiques, le spectre de la lumière visible n’est pas le champs d’investigation le plus important pour comprendre les mystères de l’univers.

A la question comment se forment les étoiles, par exemple, ils savent qu’elles naissent de l’effondrement de nuages de gaz denses et froid ( -220 ° Celsius, 50° Kelvin). Pour étudier ces nuages, ils recherchent les molécules qui les composent. L’hydrogène moléculaire H2, leur principal constituant, étant difficilement détectable par les télescopes, ils se sont rabattus sur une molécule qui lui est attachée : le monoxyde de carbone, mais présente en moindre quantité. Celle-ci peut-être observée par les radiotélescopes se trouvant en altitude.

Pour ce qui concerne notre Voie Lactée, les réserves de CO et donc de H2 sont suffisantes pour entretenir la naissance de nouvelles générations d’étoiles pendant encore beaucoup de centaines de millions d’années. Mais quand est-il dans d’autres galaxies ?

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Radiotélescope de 30 m situé au Pic de Veleta Espagne source IRAM

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Pour répondre à cette question, une équipe internationale d’astronomes de l’ Institut Max Planck pour la Radioastronomie (Bonn) et de l’ IRAM (Institut RadioAstronomie Millimétrique de Grenoble) a utilisé le radiotélescope de 30 mètres situé à presque 3000 m d’altitude au Pic de Veleta près de Grenade en Espagne. Direction notre voisine Andromède ( M31) qui se trouve à 2,5 millions d’années de notre galaxie. 800 heures d’observation entre 1995 et 2001 ont permis de collecter plus de 4 millions de chiffres concernant la répartition du CO sur Andromède.

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répartition du CO sur Andromède

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L’observation montre que la répartition du gaz froid se concentre en de très fines structures qui forment deux bras spiraux se déployant entre 25 000 et 40 000 années lumière à partir du centre galactique. Celui-ci étant surtout formé de vieilles étoiles. Du fait de son inclinaison à 78° par rapport à nous, Andromède étant presque vue par la tranche, de nombreux astronomes pensaient, jusqu’à maintenant, que notre voisine était une galaxie elliptique à anneaux.

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Andromède dans le visible source Tautenburg Observatory

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Andromède est donc bien une galaxie spirale. Mais, à la différence de notre Voie Lactée, elle a déjà consommé la plus grande partie des réserves nécessaires à la génération de nouvelles étoiles. Elle se dirige vers nous à la vitesse de 500 km/s. La rencontre est prévue dans deux milliards d’années. D’ici là, notre galaxie ressemblera beaucoup plus à sa voisine que maintenant…

Sources :

INSU

Max Planck Institut für Radioastronomie.

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11.7.2006

Une nébuleuse dans une autre nébuleuse

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:44

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L’action se passe dans le Grand Nuage de Magellan. Cette nébuleuse par réflexion en forme de cacahouète est dénommée N30B. Elle fait partie d’une nébuleuse beaucoup plus importante, DEM L 106, qui occupe la totalité de l’image.

N30B regroupe en son sein de très jeunes étoiles chaudes. L’ensemble est éclairé par la lumière de l’étoile située au-dessus du cocon. Vue de N30B elle apparaîtrait 250 fois plus brillante que Venus de la Terre. Cette étoile, Henize S22 est une supergéante de douze masses solaires. Elle doit son nom à l’astronome Henize qui découvrit S22 en 1950 et qui deviendra plus tard astronaute à la NASA. L’analyse du spectre de S22 laisse à penser qu’elle est entourée d’un disque aplati de gaz expulsé par son équateur.

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Cette image est le résultat de la combinaison de données prises par Hubble en 1998 et 2001.

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Source : Hubblesite

 

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