A la recherche de gaz irrespirable dans une autre galaxie
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Pour les scientifiques, le spectre de la lumière visible n’est pas le champs d’investigation le plus important pour comprendre les mystères de l’univers.
A la question comment se forment les étoiles, par exemple, ils savent qu’elles naissent de l’effondrement de nuages de gaz denses et froid ( -220 ° Celsius, 50° Kelvin). Pour étudier ces nuages, ils recherchent les molécules qui les composent. L’hydrogène moléculaire H2, leur principal constituant, étant difficilement détectable par les télescopes, ils se sont rabattus sur une molécule qui lui est attachée : le monoxyde de carbone, mais présente en moindre quantité. Celle-ci peut-être observée par les radiotélescopes se trouvant en altitude.
Pour ce qui concerne notre Voie Lactée, les réserves de CO et donc de H2 sont suffisantes pour entretenir la naissance de nouvelles générations d’étoiles pendant encore beaucoup de centaines de millions d’années. Mais quand est-il dans d’autres galaxies ?
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Radiotélescope de 30 m situé au Pic de Veleta Espagne source IRAM
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Pour répondre à cette question, une équipe internationale d’astronomes de l’ Institut Max Planck pour la Radioastronomie (Bonn) et de l’ IRAM (Institut RadioAstronomie Millimétrique de Grenoble) a utilisé le radiotélescope de 30 mètres situé à presque 3000 m d’altitude au Pic de Veleta près de Grenade en Espagne. Direction notre voisine Andromède ( M31) qui se trouve à 2,5 millions d’années de notre galaxie. 800 heures d’observation entre 1995 et 2001 ont permis de collecter plus de 4 millions de chiffres concernant la répartition du CO sur Andromède.
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répartition du CO sur Andromède
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L’observation montre que la répartition du gaz froid se concentre en de très fines structures qui forment deux bras spiraux se déployant entre 25 000 et 40 000 années lumière à partir du centre galactique. Celui-ci étant surtout formé de vieilles étoiles. Du fait de son inclinaison à 78° par rapport à nous, Andromède étant presque vue par la tranche, de nombreux astronomes pensaient, jusqu’à maintenant, que notre voisine était une galaxie elliptique à anneaux.
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Andromède dans le visible source Tautenburg Observatory
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Andromède est donc bien une galaxie spirale. Mais, à la différence de notre Voie Lactée, elle a déjà consommé la plus grande partie des réserves nécessaires à la génération de nouvelles étoiles. Elle se dirige vers nous à la vitesse de 500 km/s. La rencontre est prévue dans deux milliards d’années. D’ici là, notre galaxie ressemblera beaucoup plus à sa voisine que maintenant…
Sources :
Max Planck Institut für Radioastronomie.
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