Du ciel et de la terre

10.7.2006

2004 XP 14 suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:16

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Souvenez-vous, (voir note du 02 07 2006), un astéroïde, 2004 XP 14, est passé à l’équivalent de la distance Terre-Lune près de la Terre dans la nuit du 3 au 4 juillet. Des astronomes ont pris le temps de l’examiner : finalement sa taille est de 400 m de large pour 800 m de long. La probabilité de la rencontre entre la Terre et un objet de ce type est de l’ordre de une tous les 85 000 ans.

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Un astronome amateur, Johnny Horse de Fayetteville en Caroline du Nord a pris une série de clichés (exposition 4 secondes par image avec une caméra CDD Meade DSI II pro montée sur un télescope Celestron 11) lorsque 2004 XP 14 passait devant la constellation de Cassiopée. L’astéroïde n’est bien sur qu’un point dans le ciel, c’est la durée de l’exposition par cliché qui lui donne l’allure d’un trait.

Sources :

Techno-Science.net

SKY&TELESCOPE

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9.7.2006

Deux clichés pour un dimanche soir

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:57

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Plan original : 836 x 1 887 pixels

 

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Ce cliché a été pris par la caméra MOC du satellite Mars Global Surveyor lors de l’hiver sur l ‘hémisphère sud martien. Sa largeur correspond à une distance de 3 km.

Elle nous montre le rempart nord d’un cratère anonyme situé à l’ouest de Helias Planitia ( 47° Sud, 322,8° Nord° )

Les ravines sont probablement dues à un écoulement massif de débris riche en eau. Elles sont recouvertes de givre tout comme le champs de dune en contrebas.

Pour profiter pleinement de cette vue extraordinaire, je vous invite à cliquer « ici » pour visionner le plan large. (source NASA/JPL/Malin)

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Souvenez-vous du film Le Magicien d’OZ , l’action débutait au Kansas lors d’une tornade. Alors je n’ai pas pu résister au plaisir d’afficher cette photo impressionnante d’une tornade au Kansas, accompagnée d’un arc en ciel, porte ouverte vers un monde de rêve quand la vie se fait lourde. (image dédiée à Elvire).

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source APOD

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8.7.2006

Quatre supernovae dans le Grand Nuage de Magellan

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:08

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Pour compléter l’article d’hier, voici une composition de quatre clichés pris par le satellite spatial CHANDRA aux rayons X de supernovae situées dans le Grand Nuage de Magellan à 160 000 années lumière de nous.

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En commençant par en haut à gauche, elles sont âgées respectivement de 600, 1500, 10 000 et 13 000 ans.

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Les trois premières sont de type Ia, issues de la déstabilisation d’une naine blanche dans un couple d’étoiles. L’étoile a absorbé une partie de la matière de son compagnon et en guise de digestion explose de matière cataclysmique.

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La dernière est de type II. Quand une étoile d’au moins 8 masses solaires a terminé la combustion de son hydrogène et des autres éléments légers, elle s”effondre sous sa propre gravité, les réactions thermonucléaires de son coeur étant stoppées, pour former une étoile tellement dense qu’elle n’est plus formée que de neutrons. La supernova représente les différentes ondes de choc qui se produisent lors de l’effondrement. Une étoile à neutrons émet un vent de particules hautement énergiques

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source CHANDRA NASA

 

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7.7.2006

Une étoile à neutrons anormalement lente

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

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L’observation du ciel apporte toujours son lot de surprise.

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RCW 103 source ESA plan large

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Vous commencez à avoir l’habitude de voir de tels clichés ici. Il s’agit bien sur des rémanants d’une supernova, datant de deux millénaires. Cet objet a été découvert il y a 25 ans. RCW 103, tel est son nom de code, est situé à 10 000 années lumière de nous dans la constellation de l’hémisphère Sud : la Règle (Norma).

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Une équipe de l’Instituto di Astrofisica Spaziale e Fisica Cosmica (IASF) s’est intéressée au point bleu central, l’étoile à neutron résultant de l’explosion de la supernova. Elle s’est servie du télescope spatial XMM NEWTON, qui observe dans la gamme des rayons X, pendant plus de 24 heures en août 2005.

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L’étoile centrale 1E161348-5055, surnommée 1E, on devine pourquoi, paraissait au premier abord être tout à fait habituelle.

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E1 un ralentissement étonnant plan large

 

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Ce type d’étoile dite à neutrons, effondrée par sa propre gravité, mais non suffisamment massive pour se transformer en trou noir, contient dans un diamètre de 20 kilomètres une masse comparable à celle du soleil et tourne très rapidement sur elle-même.

Andrea de Luca (IASF) fut très embarrassé par les résultats de l’observation apportés par le télescope XMM NEWTON. Au lieu d’une rotation pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers de tours par seconde, E1 tourne sur elle-même en 6.67 heures. Normalement le ralentissement d’une étoile à neutrons ne se fait pas en 2000 ans mais au bout de plusieurs millions d’années. Jamais encore une telle observation n’avait été faite.S’agit-il d’une évolution encore insoupçonnée des étoiles à neutrons ?

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Pour Patrizia Caraveo (Instituto Nazionale di Astrofisica Milan), co-auteur du rapport, deux explications de ce ralentissement sont possibles.

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- Peut-être l’étoile à neutrons s’est transformée en magnetar, une étoile hautement magnétique, qui aurait été freinée par un disque de débris résultants de l’explosion.

- Ou, plus logiquement, la durée de 6.67 heure pourrait correspondre à la période orbital d’un systéme binaire. Le compagnon de E1 devrait avoir moins de la moitié d’une masse solaire. On peut se demander comment il aurait pu survivre à l’explosion de sa compagne. Le ralentissement de E1 pouvant alors résulter d’un échange complexe de matières entre les deux étoiles.

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Et, conclut Giovanni Bignami, autre rapporteur, ( CESR Toulouse) “RCW 103 reste une énigme” . Toujours est-il que cete étrange étoile à neutron est le point de départ de nouvelles découvertes à venir sur l’évolution de ce type de supernova.

Source ESA

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6.7.2006

Un tournesol dans l’espace, avez-vous dit professeur ?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:33

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L’idée peut paraître farfelue, en tout cas elle est ingénieuse. Elle a surgi dans l’imagination de Webster Cash, de l’Université du Colorado à Boulder.

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En astronomie, la course est maintenant lancée pour la détection d’exoplanètes de taille comparable à celle de la Terre. A ce sujet, la NASA prévoit d’envoyer vers 2008, si elle a l’argent nécessaire, le satellite Kepler destiné à cette mission.

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projet Kepler source NASA

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Les exoplanètes, noyées dans la lumière de leurs étoiles, ne peuvent être détectées directement mais sont déduites des perturbations qu’elles entraînent. D’où l’idée de Webster Cash : atténuer la lumière de l’étoile centrale pour pouvoir observer son environnement. L’emploi d’un coronographe comme s’en sert le satellite SOHO pour l’étude de la couronne solaire s’avère inutile devant l’imprécision due à la diffraction de la lumière. La seule solution se trouve dans l’utilisation d’un cache-soleil situé entre l’étoile observée et l’observateur, en l’occurrence un télescope spatial.

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la fleur géante source Techno-science.net

 

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Celui-ci aurait la forme d’une fleur de tournesol, en plastique, large d’une cinquantaine de mètres et pouvant se déplacer en fonction des besoins de l’observation.

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Utilisation du tournesol source Futura-sciences

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Selon Cash, la lumière de l’étoile serait affaiblie de 10 milliards de fois et permettrait l’observation directe d’éventuelles exoplanètes et d’y détecter eau, méthane, oxygène par exemple.

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Concrètement, l ‘écran plié devrait être envoyé en même temps que le télescope spatial, (Cash pense au James Webb qui devrait remplacer Hubble à partir de 2013), à 1,5 millions de km de la Terre. La fleur géante devant se trouver exactement dans l’axe du télescope à une distance approximative de 40 000 km.

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La NASA qui recherche toujours le moyen d’abaisser le coût de ses futurs projets a débloqué une enveloppe de 400 000 dollars pour étudier la faisabilité du projet, et ses réutilisations possibles sous d’autres formes.

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N’empêche, une fleur géante pour observer la vie extraterrestre, qui a dit que les chercheurs n’étaient pas des poètes ?

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Sources nombreuses :

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Sciences et Avenir

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Mission Kepler

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Techno-science.net

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Futura Sciences

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Source originale : University of Colorado at Boulder

 

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Dust Devil sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:48

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Ce cliché à été pris par l’instrument MOC de la sonde Mars Global Surveyor en mars 2006. Elle survolait une plaine cratérisée à l’ouest du cratère Schiaparelli. Sur cette image dont la largeur représente 3 km de surface martienne, nous pouvons admirer au nord-est du grand cratère un tourbillon de poussières très étendu. Il est suffisamment grand pour que son ombre se dessine sur le sol. Cerise sur le gâteau, dans le même axe, en bas de l’image, est visible un tourbillon plus petit qui trace son chemin sur la plaine poussièreuse.

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plan large

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Source Mars Picture of the day, NASA/JPL/Malin

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5.7.2006

Be alpha Arae

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:44

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Des questions posées en astronomie mettent souvent bien longtemps avant de trouver leurs réponses.

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Ainsi en est-il de Be alpha Arae, baptisée Choo (le bâton en chinois). Celle-ci se trouve dans l’hémisphère Sud dans la constellation de l’Autel. Son compagnon, beaucoup plus petit, met 94 000 ans à accomplir son orbite.

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Be alpha Arae tourne très rapidement sur elle-même, 470 km/s, soit 90 % de sa vitesse de libération où sa matière quitterait l’étoile. Elle est donc entourée d’un disque circumstellaire déjà observé en 1866 par le Père Angelo Secchi à Rome.

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Depuis cette époque la question était posée : à quelle vitesse le disque tourne-t-il autour de l’étoile ?

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A la même vitesse que celle de l’étoile ou en conservant le moment angulaire, à l’image du patineur qui voit sa vitesse de rotation augmenter s’il rapproche les bras de son corps ?

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Une équipe du CNRS dirigée par Philippe Stee et A Meilland s’est servie de l’instrument Amber du VLT (ESO) et de sa haute résolution (inférieure à 1 unité astronomique, 150 millions de km) pour donner la réponse définitive. Le disque de matière suit la loi de Kepler, à l’image des planètes tournant autour du soleil. Il n’y a pas conservation de la vitesse angulaire.

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Comme quoi en science chaque question trouve un jour sa solution. Il suffit d’attendre…

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Source principale : INSU

 

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4.7.2006

Un blob dans le champs profond

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:12

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Ajoutons un nouveau mot à notre vocabulaire astronomique : blob, ce qui signifie nuage de gaz primitif. Ce nom est d’ apparition relativement récente, puisque seulement quelques uns ont été observés dans les années précédentes.

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Une équipe d’astronomes de l’ESO (European Southern Observatory) a utilisé le VLT (Very Large Telescope) au Chili pour plonger dans le célèbre champs profond de Hubble et y trouver un gigantesque blob. Celui-ci a un diamètre de 200 000 années lumière soit le double de celui de notre Voie Lactée et une énergie correspondant à deux milliards de soleils. Il se situe à 11,6 milliards d’années lumière de nous, soit à un âge de l’univers estimé à seulement deux milliards d’années.

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Je passe les détails techniques mais l’observation a pu se faire sur une fréquence particulière de l’hydrogène, ce type de nuage étant indécelable dans les spectres infrarouge, visible ou aux rayons X . Le VLT a été mis à contribution pendant 8 heures en 2002 et 5 heures en 2005.

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Selon Kim Nilsson, le rapporteur de l’équipe, l’observation de ce blob permet d’assister en direct à la création d’une galaxie massive comme la notre, le gaz primordial tombant sur un bloc de matière noire… Étonnant non ?

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plan large

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Sources :

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PGJ Astronomie

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ESO

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3.7.2006

des menhirs à Belz

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:32

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Des menhirs à Belz

Avant d’entamer le sujet principal deux brèves :

  • une mauvaise nouvelle : une fissure a été détectée sur la mousse isolante du réservoir principal de la navette Discovery, prochain lancement reporté à ?

  • une bonne nouvelle : le télescope spatial Hubble a retrouvé la vue, sa caméra principale ACS refonctionne après une vingtaine de jours d’interruption.

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    Décidément l’actualité tourne autour des mégalithes. Tout le monde connaît les alignements de Carnac, preuve d’une actualité néolithique aux V ième et III ième millénaires avant notre ère.

    Lors des travaux de nivellement en vue de la construction d’un lotissement à Belz, toujours dans le Morbihan, une fouille d’urgence par l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) a été décrétée. Le motif : la découverte d’une cinquantaine de menhirs. La fouille s’étend pour l’instant sur 3000 m2; des fossés, fondations de murs et semis de pierres y ont été trouvés à côté des blocs de granit ainsi que des silex taillés et des tessons de céramique.

    Ce site se révèle être très précieux, car contrairement à Carnac, le sol original a été conservé. Pour l’instant deux dates d’occupation ont été mises en valeur au Moyen Age et au IIième millénaire avant notre ère.

    Certains menhirs ont été simplement renversés hors de leurs fosses d’origine. D’autres montrent des traces de débitage et ont été déplacés. Au Moyen Age, l’agriculture peut expliquer le déplacement des blocs. Mais, déjà au néolithique, les grands menhirs de Locqmariaquer, par exemple, érigés au V ième millénaire, ont été abattus au IV ième avant d’être réutilisés dans certains dolmens. Le démantèlement de ceux de Belz peut se situer dans la même optique des changements de mentalité au cours du néolithique.

    Toujours est-il, que vu l’importance de la découverte, le Ministère de la Culture a entamé une procédure d’inscription du site sur l’inventaire des monuments historiques.