Du ciel et de la terre

21.8.2006

Des nouveaux nés chambre M 42

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:36

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Tous les astronomes amateurs connaissent la nébuleuse d’Orion située dans la constellation du même nom. Elle apparaît aux jumelles ou dans un petit télescope comme une tache floue mais, en réalité, elle fait partie d’un nuage (le nuage d’Orion) bien plus vaste. Celui-ci est situé à 1450 AL de nous et s’étend sur 240 AL, soit l’équivalent de 28 pleines lunes.

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Sur ce cliché Orion apparaît à gauche vu d’un petit télescope et à droite en infrarouge par IRAS, un prédécesseur de Spitzer.

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Ici est montrée une comparaison entre l’infrarouge par Spiter cette fois et le visible par le NOAO situé à Tucson, Arizona. Les images en infrarouge sont par définition en fausses couleurs ; elles correspondent aux longueurs d’ondes enregistrées, soit rouge orange pour les poussières chauffées par la lumière des étoiles, vert pour les gaz chauds et poussières, bleu pour la lumière des étoiles.

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Cette image nous montre le centre du nuage d’Orion, équivalant à une surface d’envion 4 pleines lunes. La nébuleuse d’Orion proprement dite correspond à la moitié basse de ce cliché. Elle comprend plus de 1000 jeunes étoiles qui illuminent leur environnement. En son centre (encart du bas) resplendissent 4 étoiles supermassives. Appelées le Trapèze, elles sont 100 000 mille fois plus lumineuses que notre Soleil. Leurs vents stellaires chassent les nuages de gaz et de poussières qui s’accumulent sur leurs pourtours. Derrière le Trapèze se forme une nouvelle génération d’étoiles qui baignent leur espace de cette luminosité verte. De même, dans l’encadré supérieur, le réseau de nuages froids est en train de s’effondrer. Le souffle des toutes jeunes étoiles leur permet de resplendir dans leur opalescence bleue verte.

C’est tout l’intérêt de l’observation en infrarouge, celle-ci met en valeur la présence des poussières. Ainsi, pour l’ensemble du nuage, Spitzer a dénombré plus de 2300 jeunes étoiles nimbées d’un disque de poussière, ce qui est impossible dans le domaine du visible.

Pour le docteur Thomas Megeath (Université de Toledo, Ohio), directeur de cette recherche, « c’est le recensement le plus complet jamais réalisé de jeunes étoiles entourées de disques de poussières » Lui, et son équipe, ont constaté que 60 % d’entres elles faisent partie de groupes pouvant aller jusqu’à une centaine d’individus, 15 % vivaient dans de petites communautés et 25 % (ce chiffre est étonnant) préféraient vivre seules. Ce recensement est important pour mieux essayer de comprendre les conditions de la naissance de notre propre Soleil.

Autre surprise, seulement 60 à 70 % des jeunes étoiles sont entourées de disques de poussières. La question se pose alors de comprendre pourquoi les autres étoiles ne le sont pas.

Enfin, autre prouesse de Spitzer, la détection de 200 embryons stellaires qui n’avaient pu l’être auparavant. Bien sur, ceux-ci sont trop jeunes pour être entourés de diques de poussières.

Et pour le bouquet final, cliquez “ici”

 

Source NASA Spitzer.

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20.8.2006

des geysers de dioxyde de carbone sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 1:14

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source Ron Miller (artiste) plan large

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Depuis longtemps les astronomes étaient intrigués par l’apparition, chaque printemps, de taches noires au niveau du pôle sud martien. Ils pensaient que la glace de dioxyde de carbone fondait laissant apparaître à nu le sol. Mais ce dénivelé ne correspondait pas à l’épaisseur normale de la calotte glacière.

Les nombreux clichés pris par les sondes Mars Odyssée et Mars Global Surveyor de la NASA, ont permis à trois chercheurs de résoudre l’énigme. Phil Christensen, Hugh Kieffer et Timothy Titus viennent de publier le 17 août 2006 un article dans la revue Nature donnant une toute autre explication à ce phénomène. Sur un endroit précis du pôle Sud, la surface pouvait rester immaculée pendant plus de 100 jours et seulement le temps d’une semaine naissaient des centaines de taches larges de 15 à 46 mètres. De même des cannelures sur la surface glacée convergeaient au niveau des taches, qui pouvaient réapparaitre d’une année sur l’autre au même endroit.

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NGC 6397” target=”_blank”>Plan large : 604 x 400 pixels

 

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Sur ces deux clichés pris par Mars Global Surveyor (largeur de l’image 3 km) nous voyons le réseau de taches noires sur la glace du pôle sud martien, à droite on distingue les cannelures relient les tâches.

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Ces vues ont été pris par la sonde Mars Odyssée. Ils combinent des images dans le visible et dans le proche infrarouge qui apportent des renseignements sur la température au sol.

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Ce réseau en forme de toile d’araignée se révèle lorsque le manteau de glace de dioxyde de carbone a disparu. C’est à leur point de convergence qu’apparaîtront les taches la saison suivante.

Les chercheurs ont établi le scénario qui permet d’expliquer ces curieuses taches. Pendant l’hiver martien, le pêle sud est plongé dans l’obscurité. Le dioxyde de carbone en suspension dans l’air se dépose alors en couche d’une épaisseur d’un mètre, recouvrant les dépots de sables et de poussières qui surplombent la calotte glacière permanente. Au printemps, la lumière du soleil traverse cette couche fraiche, réchauffe la zone de terre enfouie en-dessous qui à son tour sublime le dioxyde de carbone à son contact en gaz. La pression augmentant, le gaz se faufile dans des canelures, des conduits de passage et atteint la surface en emportant avec lui les poussières, ce qui crée les taches qui ne sont que le dépôt des poussières au sol. Selon Christensen, un astronaute se trouvant sur place sentirait le sol glacé trembler sous ses pieds, puis se verrait entouré de geysers hurlants tout autour de lui. La vitesse d’échappement des gaz est estimée pouvant atteindre 160 km/h ou plus !

Source NASA JPL

 

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19.8.2006

NGC 6397 suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:20

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Pour compléter la note du 15 08 2006, voici un cliché pris par Hubble en mars et avril 2005. Il a fallu plus de cinq jours de pause pour qu’Hubble puisse discerner les étoiles les plus faibles.Il s’agit là du même amas globulaire, NGC 6397, que celui qui a servi de base aux astronomes de l’ESO pour expliquer les différences de répartition du lithium dans l’univers.

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Le 17 août 2006, Harvey Richer de l’Université de Colombie Britannique à Vancouver, a tenu une conférence pour présenter sa découverte à Prague lors du congré de l’Union Astronomique Internationale. Un article a été publié le lendemain dans la revue Science, il vient couronner plusieurs années de travaux pour l’ équipe de Richer.

Leur but était de recenser les étoiles les plus faibles contenues dans un amas globulaire. Deux types de population d’étoiles étaient concernés : les naines rouges qui brûlent leur hydrogène comme notre soleil et les naines blanches, étoiles à neutrons et reliquats d’anciennes supernovae. Ce qui était une gageure, car pour Hubble repérer la lumière d’une naine blanche équivalait à rechercher la lumière d’une bougie de gâteau d’anniversaire sur la Lune.

Admirons d’abord cet étincèlement de joyaux qui s’offre sous nos yeux. L’encadré rouge est agrandi dans le coin droit inférieur. Entouré d’un cercle rouge, c’est bien une naine rouge qui apparaît, beaucoup plus petite que notre soleil. L’encadré bleu, lui, est agrandi dans le coin droit supérieur droit et le cercle bleu souligne la présence de la naine blanche. La logique voudrait que refroidie, elle nous semble rouge, mais de profonds changements de son atmosphère nous la rende bleue. Ce phénomène était connu en théorie, c’est la première fois qu’il est contemplé en lumière visible.

Le refroidissement des naines blanches est bien connu et sert de métronome aux astronomes. Ainsi ils peuvent en déduire l’âge de NGC 6397 : 12 milliards d’années. Les amas globulaires se sont formés en même temps que la Voie Lactée qui les abrite. Ayant très tôt aggloméré la totalité du gaz primordial en étoiles, ils ne contiennent pratiquement que de vieilles étoiles. Ce qui confirme donc en même temps l’âge de notre Voie Lactée et fait concordance avec l’article d’hier où les astronomes du VLT ont pu observer des galaxies massives déjà formées 3 milliards d’années après le Big Bang. Celui-ci aurait eu lieu, il y a approximativement 13,7 milliards d’années.

Petit scoop : la NASA a convoqué une conférence de presse pour le 21 août, la rumeur parle de confirmation de l’existence de la matière noire ( ce qui est déjà établi en théorie) et de pistes sérieuses sur son origine. Toute la cosmologie actuelle (théorie des cordes etc) est très dépendante de l’existence de cette mystèrieuse matière noire.

Que vos rêves soient doux.

Source Hubble ESA

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18.8.2006

SINFONI pour jeunes galaxies

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:47

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Plan large : 800 x 827 pixels

 

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Les astronomes de l’ESO à La Cilla au Chili sont époustouflés par les prouesses de l’instrument SINFONI qui équipe le VLT. SINFONI est un spectographe équipé d’une optique adaptative particulière qui annule les turbulences de l’atmosphère.

Ils ont étudié de très jeunes galaxies, observées quand l’univers n’avait encore que 3 milliards d’années. Première prouesse la résolution angulaire est extraordinaire vu la distance, de l’ordre de 0,15 seconde d’arc soit 4000 AL.

Selon Reinhard Genzel auteur principal d’un article paraissant dans la revue Nature, « nous nous attendions à voir des galaxies irrégulières, des mouvements cahotiques dus au processus de fusion fréquents dans le jeune univers et nous avons trouvé des disques de gaz tournoyants dont les propriétés sont tout à fait semblables à celle de notre Voie Lactée actuelle. Nous avons même pu obtenir des images dimensionnelles des mouvements de gaz dans les proto-galaxies. »

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Plan large : 800 x 1 024 pixels

 

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Voici à titre d’ exemple un cliché de la galaxie BzK-15504 montrant l’émission de gaz d’hydrogène ionisé (H-alpha). En rouge, il s’éloigne de nous, en bleu, il se rapproche et en vert il est stationnaire. L’axe jaune représente l’axe de la rotation galactique, qui est de 230 km/s, et la croix blanche le centre galactique. Pour la première fois, les astronomes ont pu observer à une telle distance le mouvement du gaz qui se canalise vers le bombement central en pleine croissance. Le taux de naissance des étoiles est 100 fois plus élevé que dans notre galaxie.

Ces observations sont identiques pour d’autres proto-galaxies. Pour Andrea Cimatti, université de Bologne (Italie), autre membre de l’équipe : « nous avons là un ensemble de preuves de la formation très rapide des galaxies massives ».

Pour les astronomes de l’ESO, cette technique particulière concrétisée par SINFONI est la spectaculaire démonstration de ce qui va pouvoir être fait pour la dizaine d’années à venir dans ce champs d’investigation.

Source ESO

 

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17.8.2006

des nouvelles planètes à l’horizon

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:37

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Comme je l’ai sous-entendu dans la note hier, les livres d’astronomie vont devoir être réédités.

L’union Astronomique Internationale (IAU) regroupe des astronomes du monde entier. Fondée en 1919, elle se réunit tous les trois ans. Cette année le congrès a lieu à Prague. L’ IAU est traditionnellement l’arbitre des nomenclatures. Depuis 2 ans, le débat est ouvert pour énoncer une nouvelle définition de la notion de planète. Celui-ci a été quelques fois houleux, mais un consensus a enfin été trouvé au sein de la commission spécialisée dont fait partie André Brahic, le célèbre astronome français.

Un projet de résolution final a été présenté le 14 août et le vote définitif par l’assemblée plénière aura lieu le 24 août.

La révision de la notion de planète est devenue indispensable car depuis une dizaine d’années les découvertes astronomiques ont remis en question notre vision de l’univers, confirme Ron Ekers, le président de l’IAU. Il fallait trouver une base scientifique, explique Richard Binzel, membre de la commission de définition. Cela sera la gravité. L’objet candidat au titre de planète doit d’abord, bien sur, être en orbite autour d’une étoile, sans être une étoile lui-même. Il faut qu’il ait une masse suffisante pour que son auto-gravité lui donne une forme homogène (sphérique). Concrètement, une planète doit avoir au minimum 800 km de diamètre mais la commission se réserve le droit de revoir la taille de l’objet en fonction des autres critères.

Dans le cas d’un système double comme Pluton Charon, il est tenu compte de l’orbite des deux objets entre eux. Si les deux compagnons ont la masse suffisante et si le barycentre du système est en dehors de l’objet primaire, les deux compagnons sont considérés comme des planètes. Pour simplifier, Pluton et Charon tournent l’un par rapport à l’autre et non comme la Lune, pourtant plus grosse que Pluton, qui elle tourne autour de la Terre.

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Selon cette définition le système solaire ne compte plus 9 planètes mais 12 : Mercure, Venus, Terre, Mars, Ceres, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton, Charon, et enfin 2003 UB313 (provisoirement appelée Xena voir Index)

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D’autre part, il est tenu compte de l’axe de l’orbite de l’objet autour du soleil. Traditionnellement, les huit planètes historiques jusqu’à Pluton sont à peu près dans le même axe par rapport au Soleil et ont des orbites pratiquement circulaires. A partir de Neptune, les orbites ont une période de plus de 200 ans, sont très elliptiques et très inclinées. La commission pense à Xena par exemple, plus grosse que Pluton, et d’autres objets repérés dans la ceinture de Oort, qui feront bientôt la une de publications scientifiques. En faisant référence à Pluton, ces planètes seront dénommées planètes « plutons »

Dans la nouvelle nomenclature le concept de planète mineure est supprimé, les autres objets (comètes, astéroïdes) seront appelés « petits corps du système solaire »

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Dans les années à venir, d’autres corps auront peut-être le droit d’être considérés comme des planètes. L’illustration ci-dessus nous montre la liste des candidats connus pour l’instant.

Source IAU

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16.8.2006

pouponnière d’étoiles dans le Grand Nuage de Magellan

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:12

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Ce soir, j’ai eu connaissance de nouvelles qui me font particulièrement plaisir.

D’une part j’ai eu le privilège d’assister à la naissance d’un poème inspiré des tourbillons de poussières martiens. Je vous invite à visiter le site de Chrissette, qui a déjà publié deux recueils de poèmes.

D’autre part, en ce moment à lieu à Prague, la réunion annuelle de l’association internationale des astronomes chargée de prendre bien des décisions. Demain, les manuels d’astronomie seront bons à rééditer, de neuf nous passons à 12. Attendons l’annonce officielle…

Enfin, dans le cadre de cette réunion, l’ équipe du télescope spatial Hubble a présenté des clichés d’une pépinière d’étoiles située dans le Grand Nuage de Magellan. Vous savez l’intérêt que j’éprouve pour cette galaxie satellite de la nôtre, qui comme son homologue, le Petit Nuage de Magellan est visible de l’hémisphère Sud. Le grand Nuage, situé à près de 180 000 AL de nous orbite autour de notre galaxie en 1,5 milliard d’années.

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Ce cliché est tout à fait exceptionnel. Jusqu’à présent, les précédents montraient les géantes bleues. Sur celui-ci, sont aussi visibles les jeunes étoiles de faible masse. L’ensemble de la nébuleuse s’appelle DEM L 252, la partie centrale LH 95. Le souffle des jeunes géantes bleues, leur vent stellaire, chasse et ionise le nuage environnant.D’autres parties du nuage sont visibles comme des filaments.

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Hubble permet de discerner les jeunes étoiles et deux nuages en train de s’effondrer à droite au centre et à l’extrême gauche de l’image.

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Sur ce dernier cliché , en haut à gauche est visible une partie dense du nuage primordial, à droite un groupe compact de jeunes étoiles de faibles tailles, en bas à gauche la partie centrale de LH 95 où coexistent étoiles massives et de faibles masses et à sa droite une des galaxies du fond. A ce sujet, en me promenant sur le plan large de l’image 1 j’ai admiré beaucoup de galaxies spirales, irrégulières ou elliptiques visibles de face ou par la tranche.

Je vous souhaite de douces rêveries.

Source HUBBLE ESA .

 

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15.8.2006

A la recheche du lithium perdu

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 8:01

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Si l’on sait que l’univers primitif a synthétisé l’hélium et l’hydrogène, il est moins connu qu’il a fabriqué aussi, en d’assez importantes quantités, des éléments plus lourd comme le lithium. Or depuis que les astronomes analysent, grace au spectographe, les atmosphères des étoiles, la quantité de lithium observée est de deux à trois fois plus faible que ne le prévoit la théorie.

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Source Hubble NASA, plan large

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Une équipe menée par le professeur suédois Andreas Korn ( université d’Uppsala) à utilisé le spectographe du VLT ( La Silla au Chili, ESO) pour étudier les étoiles d’un amas globulaire NGC 6397 situé à 7200 AL dans la constellation de l’Autel (hémisphère Sud)

Notre galaxie comprend plus de 100 de ces amas qui peuvent compter jusqu’à un million d’étoiles. Ils se sont formés en même temps que la Voie Lactée, soit environ 13,4 milliards d’années, quelques centaines de millions d’années après le Big Bang. Leurs étoiles sont donc très anciennes et présentent une composition chimique homogène.

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source ESO, plan large

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Sur ce cliché les cadres jaunes indiquent les étoiles observées. NGC 6397 est l’un des amas globulaires les plus proches de nous.

Dans un article publié dans la revue Nature, au vu des observations, Andréas Korn explique la destinée du lithium. Etant un élément lourd, il a tendance à migrer avec le temps vers le coeur des étoiles. Or la composition de ce coeur dépend de sa température. Selon Korn, le lithium se décompose lorsqu’il est chauffé à plus de deux millions de degrés. La déperdition du lithium dans les étoiles serait ainsi de l’ordre de 78% de sa masse primordiale ; ce qui correspondrait alors à sa proportion originelle prévue par les théoriciens du Big Bang.

Sources :

Sciences et Avenir

ESO

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14.8.2006

Atoll de Nukuoro

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:42

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Bien que le ciel ici soit sombre et pluvieux, nous sommes encore en été. Que diriez-vous de vous rendre par 3.85° Nord et 154.9° Est, soit juste au-dessus de l’équateur, en plein Océan Pacifique, au Nord Ouest de la Papouasie Nouvelle Guinée ?

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Cette vue a été prise le 31 mai 2006 du bord de l’ISS, la station spatiale internationale.

Il s’agit de l’atoll de Nukuoro sur lequel vivent 900 personnes de la pêche, de l’agriculture et depuis peu d’une exploitation de perles noires. L’atoll qui a 6 km de diamètre n’a pas d’aéroport. Un bateau vient irrégulièrement, environ une fois par mois, emmener et ramener les habitants, l’école étant assurée sur place jusqu’à l’âge de 14 ans. Autre particularité, ses micronésiens sont originaires de Polynésie et parlent une langue qui leur est propre.

Donc pas de tourisme sur l’atoll, mis à part la visite des yachts de passage.

Source NASA

 

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13.8.2006

Hyperion

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:19

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La plupart des satellites ou des astéroïdes ont un aspect grisâtre comme notre Lune. Hypérion, comme vous pouvez le voir sur ce cliché pris le 28 juin 2006 par la sonde Cassini à 291 000 km de distance, se présente sous une couleur rosâtre. D’une taille de 360 x 280 x 225 km, il a un aspect très bosselé et irrégulier preuve d’un bombardement par d ‘énormes météorites. Le plus grand cratère à un diamètre de 120 km pour une profondeur de 10 km. De tous les satellites de Saturne, c’est celui qui doit avoir la surface la plus ancienne. Comme pour le satellite Iapetus qui est rouge sombre, les scientifiques pensent que la couleur actuelle d’Hypérion provient de sa rencontre avec une des anciennes lunes de Saturne. Hypérion qui fut découvert par W et G Bond (Cambridge) et W Lassel (Liverpool) en 1848 a par ailleurs une orbite très excentrique par rapport à Saturne. Sur ce cliché la résolution sur la surface est de l’ordre de 2 km par pixel.

 

Source Cassini NASA

 

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12.8.2006

Espagne

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 0:11

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Vous auriez aimé passer vos vacances aux Baléares ? Les réservations et les “dance floor” sont complets. Alors voici une vue du ciel de ces îles méditerranéennes au large de l’Espagne par le satellite de l’ESA Envisat le 01 août 2006. En l’occurrence son rôle était d’étudier l’augmentation de la température de l’eau.

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Les deux clichés suivants ont été pris les 6 et 9 août 2006. Ils nous montrent la progression et l’effet des feux sur l’atmosphère par les incendies qui ravagent le nord ouest de l’Espagne et du Portugal.

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Sur ces trois clichés la résolution au sol est de 300 m par pixel.

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Source ESA Observing the Earth

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