Des nouveaux nés chambre M 42
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Tous les astronomes amateurs connaissent la nébuleuse d’Orion située dans la constellation du même nom. Elle apparaît aux jumelles ou dans un petit télescope comme une tache floue mais, en réalité, elle fait partie d’un nuage (le nuage d’Orion) bien plus vaste. Celui-ci est situé à 1450 AL de nous et s’étend sur 240 AL, soit l’équivalent de 28 pleines lunes.
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Sur ce cliché Orion apparaît à gauche vu d’un petit télescope et à droite en infrarouge par IRAS, un prédécesseur de Spitzer.
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Ici est montrée une comparaison entre l’infrarouge par Spiter cette fois et le visible par le NOAO situé à Tucson, Arizona. Les images en infrarouge sont par définition en fausses couleurs ; elles correspondent aux longueurs d’ondes enregistrées, soit rouge orange pour les poussières chauffées par la lumière des étoiles, vert pour les gaz chauds et poussières, bleu pour la lumière des étoiles.
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Cette image nous montre le centre du nuage d’Orion, équivalant à une surface d’envion 4 pleines lunes. La nébuleuse d’Orion proprement dite correspond à la moitié basse de ce cliché. Elle comprend plus de 1000 jeunes étoiles qui illuminent leur environnement. En son centre (encart du bas) resplendissent 4 étoiles supermassives. Appelées le Trapèze, elles sont 100 000 mille fois plus lumineuses que notre Soleil. Leurs vents stellaires chassent les nuages de gaz et de poussières qui s’accumulent sur leurs pourtours. Derrière le Trapèze se forme une nouvelle génération d’étoiles qui baignent leur espace de cette luminosité verte. De même, dans l’encadré supérieur, le réseau de nuages froids est en train de s’effondrer. Le souffle des toutes jeunes étoiles leur permet de resplendir dans leur opalescence bleue verte.
C’est tout l’intérêt de l’observation en infrarouge, celle-ci met en valeur la présence des poussières. Ainsi, pour l’ensemble du nuage, Spitzer a dénombré plus de 2300 jeunes étoiles nimbées d’un disque de poussière, ce qui est impossible dans le domaine du visible.
Pour le docteur Thomas Megeath (Université de Toledo, Ohio), directeur de cette recherche, « c’est le recensement le plus complet jamais réalisé de jeunes étoiles entourées de disques de poussières » Lui, et son équipe, ont constaté que 60 % d’entres elles faisent partie de groupes pouvant aller jusqu’à une centaine d’individus, 15 % vivaient dans de petites communautés et 25 % (ce chiffre est étonnant) préféraient vivre seules. Ce recensement est important pour mieux essayer de comprendre les conditions de la naissance de notre propre Soleil.
Autre surprise, seulement 60 à 70 % des jeunes étoiles sont entourées de disques de poussières. La question se pose alors de comprendre pourquoi les autres étoiles ne le sont pas.
Enfin, autre prouesse de Spitzer, la détection de 200 embryons stellaires qui n’avaient pu l’être auparavant. Bien sur, ceux-ci sont trop jeunes pour être entourés de diques de poussières.
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Source NASA Spitzer.
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