le cycle de l’eau
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En ce moment, les petits robots et les sondes martiennes sont pratiquement sans contacts avec la Terre, Mars se trouvant par rapport à nous à l’opposé du Soleil.
Pour nous faire patienter, en attendant des nouvelles fraîches, voici un cliché pris le 14 juillet 2006 par la sonde Mars Global Surveyor. Elle survolait Aureum Chaos par 3,8° S et 26,2° O. Le cliché couvre une superficie de 7,7 km sur 3 km. Nous pouvons voir un affleurement rocheux d’origine sédimentaire, entouré de sable déposé par le vent.
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L’eau est plus que jamais vitale pour les voyageurs du désert. Tous les amoureux des livres de Frank Herbert, la saga des Dunes, se souviennent des dystilles recouvrant le corps des Fremen et récupérant la moindre goutte d’eau possible. L’eau est aussi précieuse que le sang humain ! Plus prosaïquement les scientifiques russes et américains étudient des systèmes permettant de récupérer le plus d’eau possible. Dans l’optique d’un long voyage vers Mars, par exemple, il ne sera pas possible d’emporter les tonnes d’eau nécessaires à la survie de l’équipage. L’eau devra être autant que possible recyclée.
Les américains sont en train de mette au point un nouvel instrument de recyclage de l’eau qui sera expérimenté à bord de la station spatiale internationale à partir de 2008. D’un poids d’environ une tonne et demie, ECLESS (prononcez I-Claïsse) sera capable de fournir 1,9 litre d’eau par heure, ce qui est suffisant aux besoins d’un équipage de six personnes. Non seulement il récupérera la vapeur d’eau contenue dans l’air, mais aussi l’eau contenue dans l’urine de l’équipage. L’urine est bouillie, la vapeur d’eau qui se dégage est distillée, laissant un dépôt peu ragoutant. La distillation dans l’espace oblige à rétablir une gravité locale pour que la vapeur d’eau se dégage de la saumure. Pour cela , l’ensemble du système est mis en rotation. De même le système de filtres destinés à purifier l’air est très impressionnant pour éviter la prolifération des bactéries. Selon les concepteurs du projet, l’eau obtenue sera plus pure que celle fournie par les services des eaux sur Terre.
ECLESS sera capable de récupérer 100 % de l’humidité de l’air et 85 % de celle de l’urine, ce qui lui donne une efficacité globale de 93 % . Pour les voyages au long cours, il faudra mettre au point des systèmes permettant de récupérer pratiquement 100 % de l’eau. Dans l’immédiat, ECLESS sera déjà rentable puisque le coût de l’eau produite est inférieur à celui de l’eau apportée par les vaisseaux de ravitaillement jusqu’à la station spatiale internationale.
Sur Terre des systèmes plus simples sont déjà en activité pour permettre le retraitement des eaux des puits et des sources à un coût très réduit. Si l’idée du recyclage était déjà dans l’air sur la Terre, elle devient indispensable dans l’espace.
Sources :
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, Spitzer dans l’infrarouge (rouge), et Chandra dans la gamme des rayons X (bleu clair).













































































