Du ciel et de la terre

31.10.2006

le cycle de l’eau

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:39

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En ce moment, les petits robots et les sondes martiennes sont pratiquement sans contacts avec la Terre, Mars se trouvant par rapport à nous à l’opposé du Soleil.


Pour nous faire patienter, en attendant des nouvelles fraîches, voici un cliché pris le 14 juillet 2006 par la sonde Mars Global Surveyor. Elle survolait Aureum Chaos par 3,8° S et 26,2° O. Le cliché couvre une superficie de 7,7 km sur 3 km. Nous pouvons voir un affleurement rocheux d’origine sédimentaire, entouré de sable déposé par le vent.

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L’eau est plus que jamais vitale pour les voyageurs du désert. Tous les amoureux des livres de Frank Herbert, la saga des Dunes, se souviennent des dystilles recouvrant le corps des Fremen et récupérant la moindre goutte d’eau possible. L’eau est aussi précieuse que le sang humain ! Plus prosaïquement les scientifiques russes et américains étudient des systèmes permettant de récupérer le plus d’eau possible. Dans l’optique d’un long voyage vers Mars, par exemple, il ne sera pas possible d’emporter les tonnes d’eau nécessaires à la survie de l’équipage. L’eau devra être autant que possible recyclée.

Les américains sont en train de mette au point un nouvel instrument de recyclage de l’eau qui sera expérimenté à bord de la station spatiale internationale à partir de 2008. D’un poids d’environ une tonne et demie, ECLESS (prononcez I-Claïsse) sera capable de fournir 1,9 litre d’eau par heure, ce qui est suffisant aux besoins d’un équipage de six personnes. Non seulement il récupérera la vapeur d’eau contenue dans l’air, mais aussi l’eau contenue dans l’urine de l’équipage. L’urine est bouillie, la vapeur d’eau qui se dégage est distillée, laissant un dépôt peu ragoutant. La distillation dans l’espace oblige à rétablir une gravité locale pour que la vapeur d’eau se dégage de la saumure. Pour cela , l’ensemble du système est mis en rotation. De même le système de filtres destinés à purifier l’air est très impressionnant pour éviter la prolifération des bactéries. Selon les concepteurs du projet, l’eau obtenue sera plus pure que celle fournie par les services des eaux sur Terre.

ECLESS sera capable de récupérer 100 % de l’humidité de l’air et 85 % de celle de l’urine, ce qui lui donne une efficacité globale de 93 % . Pour les voyages au long cours, il faudra mettre au point des systèmes permettant de récupérer pratiquement 100 % de l’eau. Dans l’immédiat, ECLESS sera déjà rentable puisque le coût de l’eau produite est inférieur à celui de l’eau apportée par les vaisseaux de ravitaillement jusqu’à la station spatiale internationale.

Sur Terre des systèmes plus simples sont déjà en activité pour permettre le retraitement des eaux des puits et des sources à un coût très réduit. Si l’idée du recyclage était déjà dans l’air sur la Terre, elle devient indispensable dans l’espace.

Sources :

Malin Space Science Systems

Ciel des Hommes

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29.10.2006

Comète C/2006 M4 SWANN

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:49

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Parmi les nombreuses comètes qui hantent nos cieux, l’une d’elle a attiré tout récemment l’attention des astronomes. C/2006 M4 SWANN est passée au plus près du soleil le 28 septembre 2006 à une distance de 0,78 UA (1 UA = 1,5 millions de km soit la distance moyenne Terre-Soleil). De magnitude 8 elle s’en éloigne et est visible maintenant de l’Europe avec des bonnes jumelles au crépuscule. Elle est passée au plus près de la Terre le 26 octobre (0,94 UA).

De manière inexpliquée C/2006 M4 SWANN a connu un premier accès de luminosité le 5 octobre puis un second le 21 qui s’est accentué le 24 lui donnant une magnitude de 4,8. (Plus la magnitude est faible, plus la luminosité est grande. Par exemple celle du soleil est de – 26, celle de la pleine lune -12).

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Ce sursaut d’activité a valu à la comète l’honneur de figurer sur l’Astromy Picture Of the Day pour la troisième fois depuis un mois. Cette image-ci a été enregistrée le 25 octobre par Paolo Candy lors d’une pause de 8 minutes. Elle nous permet d’admirer ce signe de la belle étrangère dévoilant ses charmes avant son long voyage sans retour. Sa trajectoire, en effet, laisse supposer qu’elle ne reviendra jamais plus croiser nos cieux….

Sources principales :

PGJ Astronomie

APOD

Paolo Candy

 

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28.10.2006

Halloween : un serpent dans le Sagittaire

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:17

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Vue artistiquement modifiée plan large

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Après l’équipe d’astronomes du télescope spatial Chandra qui observe le ciel aux rayons X (voir note du 24/10/2006), c’est au tour de ceux du télescope infrarouge Spitzer de présenter leur vision d’Halloween.

Ici nous nous transportons dans le plan galactique dans la direction du Sagittaire à 10 800 AL de nous. Les télescopes traditionnels ne peuvent rien distinguer car l’espace est encombré de poussières. D’où l’avantage de pouvoir observer en infrarouge les poussières chauffées par les étoiles environnantes.

C’est ainsi que sont discernables ces deux nuages noirs dont celui de gauche a la forme d’un serpenSpitzer NASAt. Il est si dense que situé dans son coeur, aucune étoile ne luirait pour un observateur. Les taches jaunes et oranges qui parcourent son corps sont de jeunes étoiles qui émergent de leur cocon. Celle rouge sur son dos correspond à un monstrueux bébé stellaire de 20 à 50 masses solaires !

La bulle rouge sous le ventre du serpent est constituée des rémanants d’une supernova. Les astronomes pensent d’ailleurs que l’onde de choc de l’explosion de l’étoile a précipité la formation du serpent; c’est l’impulsion nécessaire pour que les nuages denses de poussières et de gazs froids s’effondrent sur eux-mêmes et créent les nouvelles générations d’étoiles.

Les points bleus qui parsèment l’écran sont les étoiles de premier plan. Bien sur les couleurs correspondent aux différentes longueurs d’ondes observées. Les grands nuages de poussières sont illuminés par la lumière des jeunes étoiles. Elle varie selon leurs densités en nous offrant ce flamboiement fantasmagorique!

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image originale plan large

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source Spitzer NASA

 

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27.10.2006

Le dernier souffle de Cassiopeia A

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:37

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Cassiopeia A (Cas A) était une étoile d’environ 15 à 20 masses solaires située à 11 000 AL de nous dans la constellation de Cassiopée. Etait, car il y a environ 340 ans, elle explosa en supernova. Le téléscope spatial Spitzer a analysé ses rémanants (ses restes) dans le spectre infrarouge.

Dans l’édition du 20 novembre de l’Astrophysical Journal, paraîtra un article relatif à cette étude signé par Lawrence Rudnick (University of Minnesota), Jessica A. Ennis (University of Minnesota),

William T. Reach (Spitzer Science Center/Caltech), J. D. Smith (Steward Observatory/ University of Arizona), Jeonghee Rho (Spitzer Science Center/Caltech), Tracey DeLaney (Harvard Smithsonian Center for Astrophysics), Haley Gomez (School of Physics and Astronomy, University of Wales), Takashi Kozasa (Hokkaido University, Japan).

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Une étoile ressemble un peu à un oignon dans sa structure interne. Elle est composée de différentes couches superposées, les plus légères à l’extérieur (hydrogène), les plus denses au centre (fer). Les astronomes en analysant les chaos observés dans les rémanants des supernovae essaient de percer les processus de ces explosions cataclysmiques. Dans le cas de Cas A, ils pensent que l’étoile a expulsé ses couches successivement mais à des vitesses différentes.

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Vue d’artiste Cassiopeia A

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La première onde de choc de l’explosion heurte l’environnement de l’étoile à la vitesse de 7 500 km/s. Elle expulse les matières lourdes du coeur de l’étoile dans un brasier extraordinaire détectable en lumière visible et X. La deuxième onde de choc est celle observée par Spitzer. De température moins élevée, elle est aussi moins rapide et correspond au plus gros du matériau de l’étoile, les couches intermédiaires. Ainsi sur le cliché obtenu par Spitzer, nous pouvons voir en fausses couleurs bien sur, ces matériaux composés principalement de néon, d’oxygène et d’aluminium.

La puissance des télescopes associée au raisonnement scientifique, permettent peu à peu de comprendre les processus complexes générés dans le coeur des étoiles. Au vu de ses restes, les chercheurs arrivent à autopsier l’étoile.

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Source Spitzer NASA

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26.10.2006

V838 Monocerotis, le rubis de la Licorne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:42

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V838 Monocerotis est une étoile située à 20 000 AL de nous dans la constellation de la Licorne, en périphérie de notre galaxie. Elle a attiré l’attention des astronomes fin janvier 2002 lorsque sa luminosité a brusquement augmenté d’un facteur de 10 000 en devenant 600 000 fois plus brillante que notre soleil. Il ne s’agissait pas là d’une nova classique (explosion thermonucléaire et rejet dans l’espace des couches externes de l’étoile) mais plutôt d’un gonflement exagéré avant qu’elle se refroidisse pour devenir une supergéante rouge. V838 est donc une étoile variable dont le comportement étrange est associé à la présence d’un compagnon.

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Ces clichés pris par le télescope spatial Hubble nous montre un autre phénomène très rare : la réverbération de la lumière émise par l’étoile lors de son paroxisme. Elle se reflète sur les poussières environnantes émises lors de précédentes crises ou situées dans l’axe de visée comme l’écho de la voix se répercutant de flanc à flanc de montagne. Selon les astronomes cet « écho lumineux » devrait être visible jusqu’en 2010. Chaque cliché couvre une largeur de 14,5 AL. Les tourbillons visibles dans les poussières sont vraisemblablement dus à la présence de champs magnétiques.

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V838 Monocerotis novembre 2005

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V838 Monocerotis septembre 2006

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sources principales :

Hubblesite

Imago Mundi, cosmovisions.com

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25.10.2006

Amas globulaire 47 Tucanae ou NGC 104

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:19

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47 Tucanae ou NGC 104 est un amas globulaire, un rassemblement d’étoiles situé dans la constellation du Toucan à 15 000 AL de nous. Il regroupe la bagatelle d’un million d’étoiles toutes nées il y a 10 milliards d’années!

Sur le cliché ci-dessus l’image de gauche a été enregistrée par le VLT ( Very Large Télescope de l’ESA) au Chili. Les étoiles sont liées entre elles par leur gravité commune. La théorie prévoit que les étoiles les plus massives migrent vers le centre de l’amas, tandis que les plus lègères s’étendent sur ses bords. La densité est telle au centre qu’il arrive que deux étoiles entrent en collision pour former des géantes bleues dites retardataires car issues de la fusion de deux étoiles très agées. La couleur bleue dans ce cas n’est pas l’apanage d’une toute jeune étoile supermassive mais la singularité d’une nouvelle étoile construite à partir de deux étoiles très âgées..

A titre d’exemple, l’étoile la plus proche du soleil est alpha du Centaure qui se trouve à 4,3 AL de nous. Si notre soleil se trouvait dans le centre de l’amas, nos nuits seraient éclairées par 10 000 étoiles situées à environ une demie année-lumière!

L’image de droite du cliché en frontiscipe a été prise par le télescope spatial Hubble. Elle concerne le centre de 47 Tucanae. L’acuité d’Hubble permet de distinguer les étoiles du centre, ce qui est très difficile à réaliser depuis la Terre. Une équipe d’astronomes dirigée par le Docteur Georges Meylan de l’école polytechnique de Lausanne (Suisse) a utilisé des clichés du télescope pour suivre les infimes trajets des étoiles du centre pendant près de 7 ans. Un tel travail, en utilisant les plus gros télescopes terrestres aurait pris une centaine d’années.

Ainsi plus de 15 000 étoiles ont été suivies dont 23 géantes bleues dans des déplacements tellement infimes qu’il a fallu inventer de nouvelles méthodes d’analyse des données. Les résultats corroborent la théorie, les étoiles les plus massives sont bien au centre de l’amas. Celui-ci par contre est dépourvu de trous noirs massifs..

Source Hubblesite

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24.10.2006

L’esprit d’Halloween

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:03

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Credit: X-ray: NASA/CXC/ASU/J.Hester et al.; Optical: NASA/ESA/ASU/J.Hester & A.Loll; Infrared: NASA/JPL-Caltech/Univ. Minn./R.Gehrz

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Puisqu’Halloween est à l’ordre du jour, les astronomes ont pensé aux fantômes, à l’esprit des morts venant hanter nos cieux. Une lumière est venue illuminer nos nuits en 1054, elle était l’ultime soubresaut d’une étoile mourante : une supernovae située à 6 000 AL de nous. Depuis ses cendres et ses feux se propagent dans l’espace dans la constellation du Taureau pour dessiner ce qu’il est maintenant convenu d’appeller la Nébuleuse du Crabe.

Cette image est extraordinaire à plus d’un titre. En fait aucun oeil humain ne pourra jamais contempler ce chatoiement de couleurs. Il s’agit d’une image composite, résultat des observations de trois télescopes spatiaux : Hubble dans le visible (vert et bleu foncé, Spitzer dans l’infrarouge (rouge), et Chandra dans la gamme des rayons X (bleu clair).

 

L’ étoile moribonde s’est transformée en une boule d’énergie (une étoile à neutrons) ramassée dans un diamètre de quelques dizaines de kilomètres. Elle est parfaitement visible, (le point blanc) au centre de la nébuleuse. L’esprit de sa mort resplendit dans ses draperies de feux.

 

Source : Chandra NASA

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22.10.2006

pôle nord martien vu par Mars Global Surveyor

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:36

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Voici une vue prise près du pôle nord martien le 22 septembre 2006 par la sonde Mars Global Surveyor. L’image couvre un secteur de 3 x 10 km par 82,5° N et 118,6° O. L’été bat son plein dans cette région. Cette année beaucoup plus de glace de dioxyde de carbonne a été sublimée par rapport aux années précédentes et ce depuis 1999 date du début de la mission de Mars Global Surveyor. Les couches que nous pouvons voir ici correspondent aux différents dépots de glaces et de poussières qui se sont accumulées au fil du temps. Comme dans une coupe chronologique, les chercheurs peuvent repérer, à d’autres endroits dans certaines couches, des modifications météorologiques importantes pouvant remonter jusqu’à des centaines de milliers d’années martiennes.

Source NASA/JPL/Malin Space Science Systems

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21.10.2006

Andromède et M32 : une collision galactique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:26

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Après M110, voir note du 19/09/2006, c’est une autre galaxie satellite d’Andromède M32 qui fait la une de l’actualité.

J’ai déjà relaté dans la note du 06/06/2006, le résultat de l’observation d’Andromède (M31) par le télescope spatial Spitzer. Une équipe internationale d’astronomes a analysé plus en détail les clichés et a découvert un anneau interne décalé par rapport au centre galactique.

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Pour les astronomes, cet anneau est le résultat d’un choc colossal qui s’étend comme une onde de l’intérieur vers l’extérieur d’Andromède. Ils ont réalisé une simulation numérique pour déterminer qu’elle autre galaxie pouvait être entrée en collision avec M31.

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La flèche rouge représente la trajectoire de la galaxie percutante, t est en millions d’années. L’événement aurait eu lieu il y a 235 millions d’années. Logiquement, c’est M32, dont la position actuelle correspond à celle de la simulation, qui serait la galaxie recherchée.

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Sur ce cliché sont visibles Andromède (M31), M110 en bas et M32 juste au-dessus du dique à gauche.

Depuis longtemps les astronomes savaient que M32 était soumise à l’influence de M31. C’est une galaxie elliptique mais naine s’étendant sur 8 000 AL et possédant 3 milliards de masses solaires. Ses étoiles sont en grande majorité très vieilles, comme si elles étaient le coeur restant d’une galaxie elliptique bien plus grande. M32 devrait au cours des milliards d’années à venir se perdre complétement dans Andromède.

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M32 en fausses couleurs vue par le télescope spatial Hubble.

Source principale Observatoire de Paris.

 

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20.10.2006

de l’eau sur la lune ?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:15

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Bien que la sonde Smart 1 n’existe plus, les données accumulées par sa caméra AMIE continuent d’être dépouillées.

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Ce cliché a été pris le 13 janvier 2006 à une altitude de 946 km.avec une résolution de 60 m par pixel. La sonde survolait le pôle sud lunaire et plus particulièrement le cratère Shackleton, par 89,54° de latitude Sud et 0° de longitude Est. Le cratère est dénommé ainsi en l’honneur d’Ernest Shackleton (1874-1922), explorateur célèbre pour ses expéditions en Antartique. D’un diamètre de 19 km, il est perpétuellement plongée dans l’obscurité.

Des mesures prises par des sondes précédentes de la NASA et des radiotélescopes depuis la Terre avaient enregistré un excédent d’hydrogène dans cette région ce qui laissait à penser aux astronomes que l’obscurité avait peut-être permis de piéger de la glace d’eau. Une telle possibilité est très importante en perspective de la future présence permanente de l’homme sur la Lune.

La sonde Smart 1 au cour de ces nombreux passages n’a jamais pu démontrer grâce à son spectographe, la présence de glace d’eau en grande quantité. L’hydrogène détecté peut très bien avoir été accumulé par le vent solaire. Il est possible aussi que de l’eau ait été apportée par la chute de comètes et piègée sous forme de glace à environ 1 m sous la couche de poussières lunaires. Pour Bernard Foing, scientifique de la mission Smart 1, « les futures missions lunaires vont faire des investigations approfondies pour la recherche de l’eau. Mais de toute façon, il sera un jour indispensable d’extraire l’hydrogène et l’oxygène nécessaires à la fabrication d’eau directement de la roche lunaire, comme c’est déjà expérimenté dans les laboratoires terrestres ».

Source ESA Smart 1

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