Exoplanète Epsilon Andromedae b
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Une belle prouesse technique est à mettre au compte du télescope spatial infrarouge Spitzer. Une équipe composée des scientifiques Bradley Hansen (University of California Los Angeles), Joseph Harrington (University of Central Florida), Drake Deming (Goddard Space Flight Center), Sara Seager (Carnegie Institute of Washington), Kristen Menou (Columbia University), James Cho (Queen Mary University of London), L. Jeremy Richardson (Goddard Space Flight Center), Statia Luszcz (University of California Berkeley) vient de signer un article dans la revue Science, relatif à l’observation d’une exoplanète.
Son nom est Epsilon Andromedae b, une planète de type Jupiter chaud, orbitant autour de son étoile à un sixième de la distance Mercure-Soleil en 4,6 jours. Cette exoplanète a été découverte en 1996 autour de l’étoile Epsilon Andromedae située dans la constellation d’Andromède à 40 années-lumière de nous. Deux autres exoplanètes ont été repérées sur des orbites plus lointaines.
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Vue d’artiste plan large
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Jupiter chaud, certes, c’est une géante gazeuse proche de son soleil, mais la surprise a été grande quand les yeux de Spitzer ont suivi l’orbite de l’exoplanète en infrarouge. Ils sont sensibles au rayonnement thermique et ont noté une fluctuation de la courbe des températures enregistrées. La planète possède deux faces, celle exposée à son étoile et l’autre à l’inverse dans la nuit. Les scientifiques ne connaissent pas sa durée de rotation sur elle-même, mais ils pensent que comme notre lune par rapport à la Terre, Epsilon Andromedae b présente toujours la même face devant son soleil.
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Les données enregistrées par Spitzer indiquent que la différence de température entre les deux hémisphères est de l’ordre de 1400° . Le côté chaud atteint entre 1400 et 1650 ° Celsius, le côté froid entre 20 et 230 ° Celsius. En avançant de la nuit au jour un observateur passerait d’une atmosphère froide à la fournaise d’un volcan.
L’étude des exoplanètes est un champs d’investigation qui n’est , et pour cause, qu’à peine ébauché. Les astronomes qui ont mis au point le télescope spatial Spitzer sont très fiers de cette utilisation inattendue car leur télescope n’a pas été du tout conçu pour ce genre de mission.
Source Spitzer NASA
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