Le dernier souffle de Cassiopeia A
.
Cassiopeia A (Cas A) était une étoile d’environ 15 à 20 masses solaires située à 11 000 AL de nous dans la constellation de Cassiopée. Etait, car il y a environ 340 ans, elle explosa en supernova. Le téléscope spatial Spitzer a analysé ses rémanants (ses restes) dans le spectre infrarouge.
Dans l’édition du 20 novembre de l’Astrophysical Journal, paraîtra un article relatif à cette étude signé par Lawrence Rudnick (University of Minnesota), Jessica A. Ennis (University of Minnesota),
William T. Reach (Spitzer Science Center/Caltech), J. D. Smith (Steward Observatory/ University of Arizona), Jeonghee Rho (Spitzer Science Center/Caltech), Tracey DeLaney (Harvard Smithsonian Center for Astrophysics), Haley Gomez (School of Physics and Astronomy, University of Wales), Takashi Kozasa (Hokkaido University, Japan).
.

.
.
Une étoile ressemble un peu à un oignon dans sa structure interne. Elle est composée de différentes couches superposées, les plus légères à l’extérieur (hydrogène), les plus denses au centre (fer). Les astronomes en analysant les chaos observés dans les rémanants des supernovae essaient de percer les processus de ces explosions cataclysmiques. Dans le cas de Cas A, ils pensent que l’étoile a expulsé ses couches successivement mais à des vitesses différentes.
.

.
Vue d’artiste Cassiopeia A
.
.
La première onde de choc de l’explosion heurte l’environnement de l’étoile à la vitesse de 7 500 km/s. Elle expulse les matières lourdes du coeur de l’étoile dans un brasier extraordinaire détectable en lumière visible et X. La deuxième onde de choc est celle observée par Spitzer. De température moins élevée, elle est aussi moins rapide et correspond au plus gros du matériau de l’étoile, les couches intermédiaires. Ainsi sur le cliché obtenu par Spitzer, nous pouvons voir en fausses couleurs bien sur, ces matériaux composés principalement de néon, d’oxygène et d’aluminium.
La puissance des télescopes associée au raisonnement scientifique, permettent peu à peu de comprendre les processus complexes générés dans le coeur des étoiles. Au vu de ses restes, les chercheurs arrivent à autopsier l’étoile.
.
Source Spitzer NASA
.







































































