Du ciel et de la terre

20.11.2006

Actualité martienne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:58

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Le dernier fleuron de la Nasa, la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a réussi a entrer en communication grâce à un programme spécifique, avec les deux robots martiens et à servir de relais radio avec la Terre. Ce genre d’expérience est important pour l’harmonisation du programmespatial martien, d’autant que MRO devra servir aussi de relai aux futures sondes et robots qui vont arriver dans les années à venir.

D’autre part il a été décidé que MRO photographie la sonde Mars Global Surveyor (MGS) pour connaître sa configuration exacte dans l’espace, l’orientation de son antenne et de ses panneaux solaires, afin de décider du mode opératoire à mettre en oeuvre pour sa « reprise en main » par la Terre.

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Le 12 octobre 2006, la caméra MOC de MGS a pris ce cliché par 40,4° S et 155,3° O. L’hémisphère sud est en saison hivernale ce qui rend l’atmosphère de la région plus pure et accentue les contrastes. Ces ravines ont été creusées par de l’eau liquide érodant les flancs d’un cratère lui-même situé sur le bord du cratère Newton. L’image correspond à une largeur de trois kilomètres. L’arête du cratère est à droite, son plancher se poursuit vers la gauche.

Sources :

JPL

Malin Space Science Systems

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19.11.2006

Galaxie elliptique NGC 5128 ou Centaurus A

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:24

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Le 15 octobre 2006 Hawaï enregistrait trois séismes successifs de magnitude 6,6 5,8 et 4,2. Heureusement il n’y eut pas de conséquences graves pour la population.

En ce qui concerne l’astronomie, rappellons-nous que ces îles volcaniques abritent plusieurs des plus grands télescopes internationaux.Ainsi le CFHT (Canada France Hawaï Telescope) au miroir de 3,6 m de diamètre a subi lui aussi quelques dégats.

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Mais ils ne sont pas catastrophiques. Après remise en état, les astronomes ont pu vérifier que la stabilité même du télescope n’avait pas été remise en question. Il reste encore quelques travaux à effectuer, le travail de ce télescope va pouvoir reprendre.

Au vu de la taille de son miroir, le CFHT pourrait paraître obsolète par rapport aux nouveaux télescopes de 8 m et plus encore pour ceux à venir. Mais ces derniers par leur puissance ont un champs de vision très réduit. Le CFHT a lui un champs de vision équivalent à celui d’une pleine lune. De plus, à la pointe de l’optique électronique et adaptative, il reste très compétitif pour la recherche scientifique. Ses principales missions sont l’observation des objets au-delà de l’orbite de Neptune, des structures de l’univers et des supernovae éloignées en correspondance avec la détermination des processus de formation d’étoiles dans le jeune univers ainsi que la recherche de la répartition de la matière noire.

Bref de quoi occuper les astronomes qui bénéficient de plus d’instruments infrarouge les jours de pleine lune…

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Pour terminer cette note régalons-nous de ce cliché pris par le CFHT. La galaxie NGC 5128, dite Centaurus A, est située à 13 millions d’années lumière de nous. C’est une elliptique géante qui émet un puissant signal radio. Contrairement à d’autres galaxies de ce type, elle contient beaucoup d’étoiles jeunes et nous pouvons voir le disque de poussières important qu’elle contient. Pour les astronomes cet état de fait résulte probablement de l’absorbtion par Centaurus A durant le dernier milliard d’années d’une galaxie spirale équivalente en taille à la notre.

Le signal radio provient d’une zone large d’une dizaine d’années lumière située au coeur de la galaxie. Elle émet un jet de particules de hautes énergie correspondant probablement à la présence d’un trou noir supermassif estimé à 100 millions de masses solaires.

Sources

CFHT

site de Jean-Michel

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18.11.2006

Le long voyage d’Ulysse

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:33

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Ulysse vue d’artiste

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Ulysse n’est pas aussi connu que son homonyme, le héros grec. Pourtant, cette sonde spatiale est aussi une grande voyageuse mais dans l’espace cette fois-ci. Ulysse, né de la coopération de la NASA et de l’ESA, a débuté sa quête directement de l’espace puisque le satellite y a été apporté par une navette spatiale en 1990. De-là il a pris son essor en direction de Jupiter dont la gravité lui a permis d’acquérir une orbite très particulière.

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Orbite d’Ulysse

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Car Ulysse a pour vocation d’étudier l’héliosphère et l’activité du soleil. Mais contrairement au satellite SOHO ou au tout nouveau duo STEREO, il n’évolue pas dans le plan de l’écliptique. C’est là son originalité : Ulysse est amené périodiquement à survoler les pôles du Soleil. Depuis hier, la sonde entame son troisième voyage au-dessus du pôle sud solaire.

Le premier passage a eu lieu en 1994 (pôle sud) et 1995 (pôle nord) période de faible activité solaire. Tandis que le suivant en 2000 (sud) et 2001 (nord) marquait une activité maximale.

L’héliosphère d’abord bien délimitée entre le pôle et l’équateur, était devenue beaucoup plus difficilement localisable.

La sonde a noté d’autre part que l’héliosphère n’était pas homogène autour du Soleil, le champs magnétique étant légérement plus important au sud qu’au nord. Au cycle d’activité de 11 ans, se superpose un autre cycle de 22 ans celui-ci, le changement de polarité du Soleil. Les pôles s’inversent, ce qui arrive périodiquement aussi sur la Terre. La prochaine inversion du sud au nord, aura lieu en 2007 pour le Soleil. Ulysse de part sa position privilégiée est un instrument précieux. Son voyage perdure depuis 17 ans ce qui lui permet de suivre l’évolution de notre astre tout au long de ses cycles.

Source ESA

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17.11.2006

Vue d’artiste

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:52

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Pour une fois cette note n’est pas illustrée par des clichés pris par des télescopes. Du moins ils n’occupent pas la place principale. L’APOD (Astronomy Picture Of the Day) aujourd’hui met en valeur ce pastel de Mark Seibold. L’artiste est aussi astronome. Comme beaucoup d’amateurs, il a observé plusieurs fois le transit de Mercure devant le soleil, transit qui faisait la une de l’actualité astronomique la semaine dernière. (voir note du 11 11 2006)

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Cette vue d’artiste permet aussi de rendre hommage à tous les astronomes amateurs, qui bien avant que les caméras CDD et les appareils photos existent, retransmettaient scrupuleusement par le dessin ce que leur oeil voyait dans leur télescope. D’ailleurs certains continuent d’utiliser cette technique qui permet à l’observateur de s’approprier et de s’interroger intimement sur ce qu’il voit.

 

Hommage donc aux artistes qui nous mettent en scène l’univers et concilient ainsi, par leur talent, l’art et la science.

 

Source APOD

 

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16.11.2006

Cassiopeia A troisième prise

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:18

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Pour compléter les notes du 02 09 2006 et du 27 10 2006 voici une autre vue des restes de la supernova Cassiopeia A située à 10 000 AL de nous. Celle-ci a été élaborée dans la gamme des rayons X par le télescope spatial Chandra.

Les couleurs vertes et rouges correspondent aux rémanents de l’explosion surchauffés à des millions de degrés. En bleu les cercles correspondent à l’avancée de l’onde de choc qui accélère comme dans un flipper les électrons à des niveaux pratiquement maximum et crée des particules de haute énergie.

Pour mémoire la supernova a eu lieu il y a 340 ans à partir d’une étoile de 15 à 20 masses solaires.

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Source Chandra

 

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15.11.2006

Les nuits dorées de Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

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Les nuits dorées de Saturne

 

 

Pour clôturer cette journée, rien de tel que de plonger dans le monde nocturne saturnien, comme l’a fait la sonde Cassini le 28/09/2006. Elle se trouvait alors à 1 400 000 km de Saturne et regarde vers la face nocturne de la géante. Le cliché a été pris au travers de filtres qui reconstituent ce que pourrait voir un oeil humain. Cette magnifique couleur dorée est due à la diffusion de la lumière solaire par rapport à l’angle de prise de vue.

 

Inutile de rajouter des commentaires scientifiques, je laisse votre imagination vagabonder pour ébaucher vos rêves. Bonne nuit.

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source JPL/NASA

 

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14.11.2006

les gaz de la lune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:59

La Lune semble avoir perdu de son mystère depuis que l’homme a posé le pied sur son sol. Mais il ne s’agit là que d’une impression. Si elle paraît avoir cessé toute activité volcanique depuis des milliards d’années, elle pourrait ne pas être aussi morte qu’on le croit habituellement.

Sous cet éclairage est paru le 9 novembre un article dans la revue Nature signé par Peter Schultz et Carlé Pieters, professeurs de géologie à la Brown University. Ils se sont intéressés à une formation géologique repérée par les astronautes du programme Apollo du fait de sa forme particulière, un D ou la marque d’un talon dans le sol. Ina, tel est son nom, de près de 2 kilomètres de long, est située par 19° N et 5° E dans un lac de lave volcanique durcie depuis longtemps : le lac de la félicité (Lacus Felicitatus).

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Ina Lune source NASA

 

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Les chercheurs relèvent trois faits inhabituels concernant INA.

Tout d’abord les arêtes d’Ina sont vives. Or normalement, au bout d’environ 50 millions d’années l’érosion due à la pluie de micrométéorites et au rayonnement cosmique estompe les reliefs lunaires.

Ensuite Ina est faiblement cratérisée. Les chercheurs n’ont dénombré sur la surface d’Ina ( 8 km² que deux cratères de 30 m de diamètre. En toute logique, plus une surface est cratérisée, plus elle est ancienne.

Enfin, les couleurs de la zone sont très différentes de celle habituellement décelées sur la lune. Sur l’image suivante prise en fausses couleurs par le spectromètre de la sonde Clementine, les couleurs d’Ina sont aussi brillantes que celles des cratères d’impacts les plus jeunes.

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Ina Lune fausses couleurs

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Or Ina n’est pas un cratère d’impact. Pour les chercheurs, il s’agirait d’une zone de dégazage lunaire. Elle n’est peut-être pas liée à un volcanisme actif, aucune trace d’éjection de magma n’est visible, mais plutôt à la remontée rapide de poches de gaz depuis le sous-sol. Celui-ci enfoui depuis des millions ou des milliards d’années aurait pu profiter d’un séisme pour remonter brutalement à la surface. Hypothèse d’autant plus vraisemblable, qu’Ina est situé à l’intersection de deux longues vallées appellées rilles sur Terre et qui sont associées à des zones géologiquement actives.

Peter Schultz note que depuis de nombreuses années des astronomes amateurs affirment avoir observé des éclairs et des lumières colorées sur la lune, observations toujours dédaignées par les astronomes professionnels pour qui la lune est inactive depuis longtemps. Les auteurs de l’articles pensent avoir trouvé au moins quatre zones similaires à celle d’Ina basées aussi sur des rilles et d’autres à leur proximité.

Le champs d’investigation lunaire s’élargit. Pour Schultz il serait bon qu’amateurs et professionnels unissent leurs efforts pour authentifier sa théorie. Si un éclair ne dure qu’une seconde, le panache de poussières déplacées lui peut perdurer une bonne trentaine de secondes, temps suffisant pour qu’un télescope professionnel alerté enregistre l’événement.

De telles zones vont aussi intéresser grandement les futures expéditions lunaires dont les robots, car si des gaz et de la vapeur d’eau peuvent être récupérés directement, ils seront précieux pour la future activité humaine lunaire.

Source principale : SCIENCE@NASA

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13.11.2006

Mort d’une comète

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:55

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Beaucoup de comètes lorsqu’elle s’approchent trop près de notre soleil, finissent leur vie en se précipitant sur lui. Ainsi le satellite SOHO, qui étudie le soleil en permanence, enregistre-t-il périodiquement de tels événements. Sur cette vidéo prise le 03 novembre (cliquez ici) une de ces comètes est filmée dans ses derniers instants.

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Celle-ci est dite du groupe de Kreutz. Cet astronome allemand (1854 1907) avait remarqué que certaines comètes avaient des similitudes orbitales. Elles seraient toutes issues d’une comète primordiale d’environ 120 km de diamètre qui s’est désagrégée lors de ses passages successifs près de notre astre.

 

Source principale

 

PGJ Astronomie

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12.11.2006

Mars Global Surveyor ne répond plus.

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:34

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Mars est sortie de son opposition par rapport à la Terre. Les sondes et robots martiens ont repris contact normalement avec leur base terrestre. La note du 8 novembre était consacrée aux 10 ans de vie dans l’espace de Mars Global Surveyor. Mais, la plus ancienne des sondes martiennes encore en activité ne répond plus.Il semble qu’après la panne d’un des moteurs dirigeant le mouvement d’un panneau solaire, la sonde se soit mise d’elle-même en mode sécurisé. Elle s’est alors positionnée de façon telle que ses panneaux solaires puissent recevoir le maximum d’intensité lumineuse, ce qui fait que son antenne ne pointe plus vers la Terre.

Pour Tom Thorpe responsable de la mission Mars Global Surveyor au JPL de la NASA, la sonde possède de multiples systèmes qui permettent de la rendre de nouveau fonctionnelle; le problème pour l’instant est d’arriver à renouer le contact avec elle.

En attendant de plus amples nouvelles, regardons cette image envoyée par une autre sonde de la NASA, Mars Odyssey, le 9 novembre 2006. Il s’agit d’un des nombreux cratères qui ponctuent les grandes plaines de l’hémisphère nord martien. L’image couvre une zone de 20 sur 70,7 km par 52,5° N et 186,3° E. La résolution est de 20 m par pixel.

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Sources principales :

JPL

Mars Odyssey Mission

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11.11.2006

Transit de Mercure du 09 11 2006

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:21

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Le transit (le passage) de Mercure devant le soleil du 09 novembre 2006 n’était pas visible de l’Europe. Les astronomes amateurs peuvent se consoler en se régalant des vues prises par un observateur privilégié : le satellite spatial Hinode (voir note du 05 11 2006)

Cette première série de 3 clichés ont été enregistrés par l’instrument SOT, le télescope optique, à l’aide d’un filtre.

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L’instrument XRT lui a enregistré l’approche de Mercure aux rayons X lors de son entrée au niveau de la couronne solaire en arrière plan. L’image suivante est un zoom de l’avancée de Mercure juste avant son arrivée devant le disque solaire.

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Ces différentes images ont été prises alors que les astronomes sont encore en train de calibrer les instruments du satellite. Voilà un banc d’essai de fort bon aloi pour la future utilisation fonctionnelle du téléscope.

Source ISAS JAXA

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