Du ciel et de la terre

31.12.2006

Analemmes

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 0:38

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L’année 2006 se termine, période propice pour un regard en arrière sur les événements qui ont marqué ces douze derniers mois. De tous temps, l’homme s’est inspiré du soleil pour mesurer le temps. Il a consigné ses observations et inventé le calendrier solaire.

Pour cette fin d’année, découvrons ici un nouveau concept : l’analemme. Autrement dit, c’est la représentation de la course du soleil dans le ciel vue du même point terrestre et à la même heure tout au long de l’année.

Le site de la NASA, Astronomy Picture Of the Day (APOD) vient pour cette fin d’année d’éditer deux analemmes.

La course du soleil dans le ciel, prend la forme d’un huit. Anthony Ayiomamitis a photographié le soleil du 30 mars 2003 au 30 mars 2004 sur fond de ces colonnes corinthiennes, vestiges du temple de Zeus à Athènes.

Cette gracieuse courbe est le résultat du changement de position de l’axe de la Terre lors de son orbite autour du soleil.

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Tout aussi surprenant est cet analemme martien. L’image de fond est réalisée à partir du panorama entourant la sonde Mars Pathfinder arrivée sur Mars le 4 juillet 1997. Le petit robot Sojourner est au pied d’un rocher baptisé Yogi. Cette simulation de l’emplacement du soleil tous les 30 sols (jours) martiens en fin d’après midi a été numérisée par Dennis Mammana (Skyscapes) .

Vu de Mars le soleil ne représente plus qu’un tiers de sa taille vue de la Terre. L’atmosphère martienne prend cette couleur ocre par la présence de poussières en suspension qui dispersent aussi la lumière bleue sous forme de halo tout autour du soleil.

Pour mémoire, une journée martienne (sol) dure 24h 39mn, et une année martienne 668,5 sols soit un peu moins de 687 journées terrestres.

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Ne me reste plus qu’à vous souhaiter de douces heures pour cette dernière journée de 2006. Les voeux, comme le veut la coutume, se feront plus tard…

Sources :

APOD

Ciel des hommes

Wikipédia

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29.12.2006

Mimas suite en faux semblant

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:47

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Dans la note du 3 décembre 2006 j’avais eu le plaisir de vous montrer ce cliché pris par la sonde Cassini du satellite de Saturne Mimas, tel qu’il avait été reçu par la Terre.

Depuis, et ce assez rapidement par rapport aux prévisions de délai, il a été calibré et validé par les astronomes du JPL.

Voici le résultat :

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Mais les astronomes ont été beaucoup plus loin dans leur démarche. Ils ont retravaillé l’image en la combinant avec d’autres, prises en ultraviolet, filtre vert et infrarouge, et en harmonisant les couleurs pour homogénéiser l’ensemble.

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Le résultat est donc cet étrange cliché en fausses couleurs de Mimas. Celles-ci ne sont pas uniformes sur la surface du satellite en particulier sur son bord haut-droit. Les scientifiques ne connaissent pas les raisons exactes de cette singularité, mais, selon toute vraisemblance, elle est le reflet de différences de textures entre les terrains composant la surface de Mimas.

Pour information, la sonde Cassini se trouvait le 20 novembre 2006 à 150 000 km de Mimas (397 km de diamètre). Elle regarde son hémisphère sud opposé à Saturne. La résolution est de l’ordre de 898 mètres par pixel.

Souce Cassini NASA JPL

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28.12.2006

L’appétit d’un trou noir mis en pleine lumière par GALEX

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:51

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Dans un article paru le 10 décembre 2006 dans la revue Astrophysical Journal, Suvi Gezari chercheuse du Caltech, associée au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (CNRS), a présenté un travail décrivant pour la première fois toutes les étapes de l’absorption d’une étoile par un trou noir.

Leur outil d’observation a été le satellite GALEX de la NASA développé en collaboration avec le CNES et le CNRS. Il étudie le ciel dans la gamme des rayonnements ultraviolets. Leur cible : une galaxie elliptique sans nom située à quatre milliards d’années lumière de nous dans la constellation du Bouvier.

Chaque galaxie, explique Suvi Gezari, abrite en son coeur un trou noir supermassif. Souvent, comme celui situé dans notre Voie Lactée, ils sont « dormants » c’est à dire qu’ils sont difficiles à repérer n’émettant pas de rayonnements sauf lorsqu’il leur arrive d’ingérer une étoile de passage.

C’est ce rayonnement ultraviolet qui a été enregistré par GALEX qui continue de surveiller périodiquement la baisse de luminosité du flash émis par le trou noir finissant d’avaler les dernières miettes de l’étoile. GALEX devient donc un outil précieux dans l’avenir ( son espérance de vie est prévue jusqu’en 2010) ajoute Christopher Martin (Caltech) pour mieux comprendre l’activité des trous noirs et leur croissance dans l’histoire de l’univers.

Ce que confirme Bruno Milliard, co-auteur de l’article et directeur adjoint du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille, ce résultat est le premier de ce genre alors qu’au départ GALEX était construit pour étudier dans la gamme ultraviolette favorable les processus de formation d’étoiles. GALEX, depuis trois ans, a mesuré plus de 30 millions d’objets célestes différents.

Mais ces longs calculs sont incompréhensibles pour nous. Cette vue d’artiste illustre le phénomène enregistré par GALEX.

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L’étoile à gauche, semblable à notre soleil, s’est trop approchée du trou noir supermassif (plusieurs dizaines de millions de masses solaires). Sous l’effet de sa gravité, elle se distord (tache jaune au centre) pour finir par se briser en miettes stellaires. Les morceaux sont entraînés autour du trou noir dans un disque d’accrétion (anneau bleu clair à droite). Ils s’échauffent en émettant une lumière ultraviolette avant d’être définitivement happés par le trou noir. A noter, dans l’entourage immédiat du trou noir, la lumière en arrière plan est elle aussi distordue. Le trou noir agit comme une lentille gravitationnelle sur l’espace-temps, courbant et déformant le trajet de la lumière.

 

Sources :

INSU

GALEX

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27.12.2006

COROT envol vers la lumière des étoiles

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:22

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Bonne nouvelle ! Le satellite COROT (voir note du 03/04/2006) s’est envolé à 15h23 aujourd’hui de la base de Baïkonour au Kazakhstan à bord d’une fusée Soyouz 2.1b. 50 minutes plus tard, il a rejoint son orbite à une altitude de 826 km. Il va falloir maintenant atteindre plusieurs mois avant que le satellite, d’une durée de vie prévue de deux ans et demi, ne soit pleinement opérationnel.

COROT emporte avec lui bien des espoirs des scientifiques. Outre l’étude des étoiles, il est particulièrement conçu pour rechercher d’éventuelles exoplanètes de type terrestre ( soit entre 2 et 10 masses terrestres) et éventuellement leur environnement.

A son programme les variations lumineuses d’environ 50 000 étoiles par an !

Si tout se passe bien, de nouvelles exoplanètes de type « Jupiter chaud » seront découvertes à partir du printemps et peut-être pour la fin de l’année 2007 les premières exoplanètes de type terrestre.

La liste officielle des exoplanètes reconnues (environ 220 à ce jour) va bientôt être considérablement allongée !

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Sources principales :

Flashespace.com

ESA

CNRS

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26.12.2006

Une brève histoire de l’univers

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

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Lorsque l’article a été édité le 18 décembre, j’ai délibérément attendu le moment opportun pour le présenter ici. Nous sommes maintenant en période de fête, celle de la nativité, et il me semble bon de remonter loin dans le temps pour observer une naissance, non celle de l’univers, mais celle de la lumière!

Les scientifiques se sont attachés au rayonnement diffus infrarouge qui baigne l’ensemble de l’espace. L’équipe dirigée par le Dr. Alexandre Kashlinsky du centre spatial Goddart de la NASA a analysé une partie de l’espace correspondant au Hubble Deep Field, cette petite portion du ciel située dans la constellation de la Grande Ourse dégagée d’étoiles trop proches et des nuages de gaz et de poussières de notre Voie Lactée.

Sur l’image suivante, (large d’environ 100 années-lumière), à droite figure la zone du Hubble Deep Field telle qu’elle apparaît en matière visible. Pour permettre de mieux comprendre le rayonnement infrarouge enregistré par le télescope spatial Spitzer, ont été masquées à gauche les parties correspondantes à la lumière émises par les étoiles et les galaxies. Ainsi est obtenu cette image où les couleurs jaunes et blanches correspondent aux régions les plus lumineuses de l’univers primitif.

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Sur la deuxième vue sont présentées les différentes phases de l’histoire de l’univers. A partir du mystérieux « Big bang » la « naissance » proprement dite de l’univers il y a 13,7 milliards d’années, il faut atteindre 400 000 ans pour que le premier rayonnement fossile apparaîsse, enregistré ici dans la gamme des micro-ondes par le satellite COBE ( à gauche). Suivent les temps sombres où se créent les premières étoiles, leur lumière, bien que libérée de la soupe originelle, n’est discernable pour nous qu’au bout de plusieurs centaines de millions d’années, décalée, vue la distance, dans la gamme infra-rouge enregistrée ici par Spitzer. Enfin à droite, l’univers que les télescopes scrutent en remontant de plus en plus loin dans le temps.

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Les astronomes sont divisés sur la nature des premiers objets qui resplendissent dans l’univers primordial. Des étoiles instables de plus de mille masses solaires, des quasars abritant d’énormes trous noirs ? Les mini-galaxies primaires vont très rapidement fusionner pour former nos galaxies actuelles. Le Dr. Kashlinsky conclut : la grande sensibilité du télescope spatial Spitzer est poussée à la limite de ses possibilités. Il va falloir attendre la prochaine génération de télescopes comme le futur remplaçant de Hubble, James Webb, pour pouvoir mieux identifier la nature de cette jeune mais si lointaine lumière de l’univers.

Source Spitzer NASA

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25.12.2006

De l’utilité du four micro-ondes pour observer l’espace

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:38

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Les télescopes sondent l’espace dans d’autres champs que celui de la lumière visible. Nous avons souvent pu admirer ici les clichés réalisés dans le domaine infrarouge, ultraviolet ou dans celui des rayons X. Il existe une autre gamme d’onde qui peut servir à scruter des objets comme les astéroïdes ou les lunes de Saturne par exemple, celle qu’émet votre four à micro-onde. Seuls deux télescopes au monde en sont capables : Arecibo à Portorico et Goldstone, une antenne de 70 m installée dans le désert de Mojave en Californie. Les deux instruments sont complémentaires : Arecibo n’est pas orientable mais est d’une plus grande sensibilité que Goldstone.

Le principe de fonctionnement de ces télescopes radar est simple dans sa conception : un faisceau d’ondes micro-ondes est envoyé vers une cible, les télescopes enregistrent l’écho renvoyé par l’objet vers la Terre. Pour Steve Ostro, astronome au JPL, cette technique radar permet de se dégager des observations de nuit car le radar est indépendant de la luminosité extérieure. Plus la cible est petite, meilleurs sont les résultats, permettant d’avoir une résolution de la source de l’ordre de 10 mètres.

Cette technique est très adaptée à l’étude des astéroïdes. Ainsi plus de 190 ont été observés, chacun ayant sa propre physionomie, surface douce ou abrupte, solitaire ou ayant son propre satellite.En 2004 cette technique a permis d’examiner très précisément un astéroïde de 400m de diamètre, Apophis, dont les premières observations par les télescopes optiques prédisaient une collision avec la Terre en 2029 ! Poursuivi pendant plusieurs jours depuis Arecibo, Apophis, s’est révélé posséder une orbite ne l’amenant pas à rencontrer celle de notre planète.

A titre d’illustration, voici les images reçues en 1999 par Arecibo d’un autre astéroïde 1999 JM8, découvert la même année, d’un diamètre de 3,5 km. Il présente une surface assymétrique avec des cratères atteignant 100 m de large.

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source principale : JPL NASA

autre source : astronomie-astronautique.com

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23.12.2006

Noël

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:23

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Noël

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Noël est traditionnellement associé à l’apparition d’une étoile dans le ciel guidant les rois mages lors de leur long voyage vers Bethléem ! Pour illustrer l’arrivée de Noël, j’ai trouvé ce cliché pris par Stefan Seip en mai 2004 en Namibie.

L’appareil photo ouvert est posé sur un trépied ; les étoiles avancent sur le fond du ciel du fait de la rotation de la Terre. L’astrophotographe a au cours de la pose changé progressivement la focale de l’objectif ce qui donne cette impression de queue colorée.

Stefan Seip a donc obtenu cette extraordinaire photo de la Croix du Sud. Les halos reflétent les vraies couleurs des étoiles, rouges pour les géantes rouges en fin de vie, bleues pour les massives jeunes étoiles.

Ne me reste plus, après ces précisions techniques, que de revenir à mon idée principale : vous souhaiter un joyeux Noël sous le chant des étoiles.

 

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Sources :

APOD

Stefan Seip

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22.12.2006

Météo martienne, étude des couches de gel

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:17

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Ces clichés de Mars ont été pris par le spectromètre (CRISM) de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter le 25 octobre 2006 par 38.9° latitude S et 195.9 ° longitude E. Ils nous montrent le flanc d’un cratère de la région de Terra Sirenum. La résolution du plus petit détail visible avec cet instrument est de l’ordre de 18 m. C’et l’hiver sur l’hémisphère sud martien, et le spectromètre s’est attaché à rechercher les couches de gel déposées sur la surface à cette saison.

Les images sont en fausses couleurs, correspondant à différentes longueurs d’ondes infrarouge. Sur la première photo sont accentuées en bleu les zones où se déposent le gel. Sur la deuxième, le bleu correspond au spectre d’absorption de l’eau, le vert à celui du gaz carbonique.

Au premier regard, il est évident que le gel se retrouve sur le flanc ombragé du cratère. Le gaz carbonique se sublimant (passage de l’état solide directement à l’état gazeux) à une température plus basse que celle de l’eau, on le retrouve sur le second cliché uniquement sur les zones les plus éloignées du rayonnement solaire.

Source MRO NASA

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21.12.2006

Nébuleuse de la Tarentule

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:13

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Nous avons déjà pu découvrir « cliquez ici » la nébuleuse de la Tarentule située à 170 000 années lumière de nous dans le Grand Nuage de Magellan. L’ ESO (European Southern Observatory) nous propose une nouvelle vue de cette extraordinaire pouponnière d’étoile appellée aussi 30 Doradus, car située dans la constellation australe de la Dorade. Cette fois, l’image a été enregistrée au foyer du télescope de 2,2 m installé à La Silla au Chili.

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L’image finale réalisée à partir de filtres qui soulignent l’oxygène en vert et l’hydrogène en rouge, comprend la bagatelle de 256 millions de pixels ! Les versions à très haute définition sont inaccessibles pour des ordinateurs ordinaires, mais vous pouvez visionner ou télécharger une version de 16 M en cliquant « ici ».

L’ensemble de la Tarentule est estimée posséder plus de 500 millions de masses solaires. Large de plus de 1000 années lumière, si elle occupait la place de la nébuleuse d’Orion (à 1500 années lumière de nous et déjà gigantesque), elle s’étendrait sur un quart du ciel et serait visible même en plein jour.

Les nuages bruns ou sombres sont très denses en poussières et gaz. Très froids, (-260°C° ils peuvent contenir des millions de masses solaires. Ce sont ces nuages qui lorsqu’ils s’effondrent sur eux-mêmes, permettent la création des nouvelles générations d’étoiles.

Source ESO

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20.12.2006

Objet Volant Finalement Identifié.

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 22:53

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Les astronomes, s’ils ont la tête dans les étoiles, doivent avoir les pieds bien sur Terre. A témoin cette anecdote amusante arrivée dans la nuit du 18 décembre au VLT (Very Large Telescope) de l’ESO situé à Cerro Paranal au Chili.

Il était 4h du matin quand Christian Esparza, opérateur au télescope Antu, l’unité 1 des 4 télescopes du VLT, a donné l’alerte. Regardant les clichés pris par l’outil MASCOT, qui photographie l’ensemble du ciel tous les trois minutes, il aperçut une nébulosité étrange. Il les montra à Thomas Rivinius. Celui-ci perplexe examina le ciel directement pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un effet d’optique. « Quand je l’ai vu, raconte-t-il, l’objet ressemblait à un nuage aussi lumineux et vaste que le Grand Nuage de Magellan », la galaxie satellite de la nôtre, visible de l’hémisphère Sud. Intrigués sur l’origine de l’événement, les deux hommes consultèrent un autre astronome présent, Emmanuel Jehin, spécialiste des comètes. Pour ce dernier, il ne pouvait s’agir d’un météore ou d’une comète, le déplacement étant bien trop lent dans le ciel. De plus aucun satellite ni la station spatiale internationale n’était prévu dans cette zone du ciel. D’ailleurs pourquoi un satellite ou l’ISS termineraient leur course sous forme de nuage?

Consultant un site internet spécialisé, les chercheurs s’aperçurent qu’un enregistrement identique avait été réalisé par l’équivalent de MASCOT 600 kilomètres plus au sud à Cerro Pachon, aussi au Chili, sur le site du télescope GEMINI Sud. Par calcul de triangulation, simple pour des astronomes, ils purent déterminer la trajectoire de l’objet. La première observation lui donnait 6 000 km d’altitude pour finir à la hauteur de 12 000 km, le point lumineux s’éloignant de la Terre à haute vitesse.

Restait à trouver l’origine de l’OVNI. Seule explication logique, l’objet devait être la signature d’une trajectoire de fusée. La réponse fut vite trouvée en consultant l’actualité spatiale. Moins d’une heure avant le début de l’observation une fusée H-IIA F11 s’était envolée de la base Tanegashima de la JAXA (agence spatiale japonaise) emportant un des plus gros satellite géostationnaire au monde KIKU N°8 vers l’espace. La trace lumineuse correspondait certainement à la trajectoire du second étage de la fusée et la fin de l’observation à une décharge du surplus du carburant pour éviter son explosion en des centaines de morceaux.

Le mystère résolu, les astronomes ont pu aller se coucher l’esprit en paix, l’objet volant était identifié.

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Voici une image de l’événement prise par MASCOT, la trace lumineuse est très visible. Pour suivre le film réalisé à partir de l’ensemble des clichés cliquez « ici » La Voie Lactée est magnifiquement mise en valeur sur cette vision plein ciel de MASCOT.

Sources :

ESO

JAXA

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