Une brève histoire de l’univers
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Lorsque l’article a été édité le 18 décembre, j’ai délibérément attendu le moment opportun pour le présenter ici. Nous sommes maintenant en période de fête, celle de la nativité, et il me semble bon de remonter loin dans le temps pour observer une naissance, non celle de l’univers, mais celle de la lumière!
Les scientifiques se sont attachés au rayonnement diffus infrarouge qui baigne l’ensemble de l’espace. L’équipe dirigée par le Dr. Alexandre Kashlinsky du centre spatial Goddart de la NASA a analysé une partie de l’espace correspondant au Hubble Deep Field, cette petite portion du ciel située dans la constellation de la Grande Ourse dégagée d’étoiles trop proches et des nuages de gaz et de poussières de notre Voie Lactée.
Sur l’image suivante, (large d’environ 100 années-lumière), à droite figure la zone du Hubble Deep Field telle qu’elle apparaît en matière visible. Pour permettre de mieux comprendre le rayonnement infrarouge enregistré par le télescope spatial Spitzer, ont été masquées à gauche les parties correspondantes à la lumière émises par les étoiles et les galaxies. Ainsi est obtenu cette image où les couleurs jaunes et blanches correspondent aux régions les plus lumineuses de l’univers primitif.
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Sur la deuxième vue sont présentées les différentes phases de l’histoire de l’univers. A partir du mystérieux « Big bang » la « naissance » proprement dite de l’univers il y a 13,7 milliards d’années, il faut atteindre 400 000 ans pour que le premier rayonnement fossile apparaîsse, enregistré ici dans la gamme des micro-ondes par le satellite COBE ( à gauche). Suivent les temps sombres où se créent les premières étoiles, leur lumière, bien que libérée de la soupe originelle, n’est discernable pour nous qu’au bout de plusieurs centaines de millions d’années, décalée, vue la distance, dans la gamme infra-rouge enregistrée ici par Spitzer. Enfin à droite, l’univers que les télescopes scrutent en remontant de plus en plus loin dans le temps.
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Les astronomes sont divisés sur la nature des premiers objets qui resplendissent dans l’univers primordial. Des étoiles instables de plus de mille masses solaires, des quasars abritant d’énormes trous noirs ? Les mini-galaxies primaires vont très rapidement fusionner pour former nos galaxies actuelles. Le Dr. Kashlinsky conclut : la grande sensibilité du télescope spatial Spitzer est poussée à la limite de ses possibilités. Il va falloir attendre la prochaine génération de télescopes comme le futur remplaçant de Hubble, James Webb, pour pouvoir mieux identifier la nature de cette jeune mais si lointaine lumière de l’univers.
Source Spitzer NASA
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