Du ciel et de la terre

19.12.2006

Premières images de STEREO

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:52

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Premières images de STEREO

L’actualité de l’espace et du ciel est très riche en cette période, au point de ne plus savoir dans quelle direction regarder. Alors, quitte à revenir plus tard sur certains sujets, et puisque les nuits sont les plus longues de l’année, que les journées deviennent froides, autant diriger notre regard vers le soleil !

Le couple de satellites STEREO (voir note du 03/11/2006) vient d’envoyer ses premières images vers la Terre. Les quatres premiers clichés ont été pris le 4 décembre 2006.

Sur les trois première images l’atmosphère du soleil est vue au travers de filtres aux températures respectives de 60 000 à 80 000 ° (rouge), 1 million de degrés (bleu) et 1,5 millions de degrés (vert)

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Sur la photo suivante, nous nous attardons sur une zone particulièrement active du soleil, dont est issue la gigantesque éjection du 9 décembre 2006 qui a occasionné des perturbations en particulier au niveau des satellites et obligé les astronautes de l’ISS à se réfugier pendant quelques heures dans une zone relativement plus protégée de la station spatiale internationale. De la Terre de magnifiques aurores ont pu être observées par les amateurs.

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Enfin, cette dernière image nous montre l’éjection du 9 décembre mise en valeur par le coronographe. Celui-ci obture la source lumineuse du soleil pour permettre la vision de l’environnement solaire.

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Source STEREO NASA

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18.12.2006

W3 étoiles en formation

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

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W3 est une région de forte naissance d’étoiles située dans la constellation de Cassiopée, à 6000 AL de nous. Elle fait partie du bras de Persée de notre Voie Lactée.

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plan large (Crédit : Pal Obs. SAD)

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W3 (en rouge sur ce cliché pris dans la gamme du visible) appartient à un vaste nuage moléculaire comprenant aussi une autre zone de création d’étoiles appellée W4. Cette dernière semble accélérer par son rayonnement la formation d’étoiles dans W3.

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plan large (Crédit : NASA/CXC/Penn State/L.Townsley et autres.)

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Les astronomes ont braqué le télescope spatial Chandra qui observe l’espace dans la gamme des rayonx X pendant 22 heures en 2000 et 2005 pour obtenir l’image ci-dessus.

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Et voici le résultat de la combinaison après traitement des deux clichés précédents. La couleur verte correspond aux rayonnements de basse énergie, la bleue aux rayonnements de haute énergie et la rouge au visible.

Chandra permet de révéler la présence d’une centaine d’étoiles invisibles même pour beaucoup d’entre elles au rayonnement infrarouge. Ces étoiles sont fort disparates, de toutes catégories avec des âges et des masses différents. Ce qui fait de W3 un laboratoire idéal pour l’observation en continu du phénomène de création d’étoiles dans un des bras spiraux de notre galaxie. C’est dans les bras de la Voie Lactée qu’a lieu maintenant l’apparition des jeunes étoiles, le bulbe étant lui composé principalement d’étoiles très âgées.

Source Chandra

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17.12.2006

Des myrtilles cueillies sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

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Voici deux images de sphérules d’hématite enregistrées par les caméras à vue microscopique des deux petits robots martiens. Spirit et Opportunity se trouvent presque aux antipodes martiens l’un par rapport à l’autre.

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Pour la première, Spirit s’est attardé près d’un rocher dénommé par l’ équipe au sol « King George Island ». Elle a été prise le 27 novembre 2006. Le champs étudié correspond à une longueur de 6 cm. La zone a été nettoyée préalabrement par la brosse abrasive du robot. Chaque grain d’hématite à une largeur d’environ 1 mm.

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La seconde image a été prise le 30 août 2006 alors qu’Opportunity se trouvait à 200 m de sa position actuelle, le cratère Victoria. Les sphérules d’hématite aussi appellées « myrtilles » ont ici une largeur de 5 mm.Les savants pensent qu’elles se sont formées dans le sous-sol martien gorgé d’eau et qu’elles ont été excavées par l’impact qui a créé le cratère Victoria. Ainsi, Opportunity, qui doit maintenant descendre dans les profondeurs du cratère, rencontrera peut-être de nouveau ce type de matériau sur son chemin.

Source Mars Exploration Rover Mission

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16.12.2006

Comment se forment les systèmes d’étoiles multiples ?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:56

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La plupart des étoiles ne vivent pas en solitaire comme notre soleil mais dans des systèmes complexes d’étoiles. Les astronomes sont plutôt divisés sur les origines de tels systèmes. Pour les uns les étoiles naissent d’un même nuage en rotation, pour d’autres elles sont capturées au cours de rapprochements d’orbites.

Deux astronomes Jeremy Lim, (Institute of Astronomy & Astrophysics, Academia Sinica, Taipei, Taiwan) et Shigehisa Takakuwa (National Astronomical Observatory of Japan) ont publié un article sur ce sujet dans l’Astrophysical Journal du 10 décembre. Ils se sont intéressés à un objet dénommé L1551 IRS5 situé à 450 années lumière de nous dans la constellation du Taureau.

Ce nuage de gaz et de poussière renfermant des proto-étoiles est invisible aux télescopes optiques. Il a été découvert en 1976 dans le spectre infrarouge. Déjà en 1998 une étude menée grace au VLA (Very Large Array, au Nouveau Mexique, ( un radiotélescope formé de 27 antennes de 26 m de diamètre disposées en forme de Y , dont les deux branches ont chacune une longueur de 21 km et la base 19 km)) avait démontré la présence de deux jeunes étoiles en formation, chacune étant entourée d’un disque de poussière favorable à l’existence possible de futures planètes autour d’elles.

Lim et Takakuwa ont réexaminé L1551 IRS5 toujours à l’aide du VLA, dont les possibilités techniques ont été grandement accentuées depuis 1998. Les deux disques de poussières entourant les deux proto-étoiles sont alignés l’un par rapport à l’autre, et alignés aussi avec le nuage de gaz dont elles sont issues; leur mouvement orbital est de même similaire à celui du nuage de gaz primordial. Ce qui tend à cautionner la thèse de la fragmentation d’un nuage primordial en différents nuages plus petits dans lesquels se créent, par l’effondrement de la matière, les futures étoiles.

Mais les deux astronomes ont aussi découvert l’existence d’une troisième proto-étoile dont le disque de matière est mal aligné avec les deux autres. Lim et Takakuwa projettent de nouvelles études de L1551 IRS5. En attendant, ils supposent que le disque de la troisième étoile a été déformé par la gravité plus grande des deux autres. Il est possible que cette proto-étoile soit née plus loin que les deux autres et qu’elle ait été capturée.

En attendant les futurs résultats, l’objet L1551 IRS5 semble l’endroit idéal pour démontrer la coexistence possible des deux théories de formation des systèmes multiples d’étoiles : la fragmentation d’un nuage primordial et la capture d’étoiles par effet de gravitation.

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Sur les représentations ci-dessus l’artiste (Bill Saxton) représente les différentes étapes de la formation des proto-étoiles dans L1551 IRS5: le nuage primordial en rotation se fragmente pour former deux futures étoiles, une troisième (en rouge) plus petite, issue du même nuage ou de l’extérieur, vient s’incorporer au système binaire.

 

 

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Pour votre information, voici les documents scientifiques présentés par Lim et Takakuwa en résumé de leurs travaux. Pour le grand public, les vues d’artistes sont indispensables.

Source principale : NRAO

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15.12.2006

Echographie de la petite enfance martienne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:58

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Les scientifiques peuvent élaborer toutes les théories qu’ils veulent, tant qu’elles ne sont pas corroborées par des faits, elles restent paroles de rêves. Pour ce qui concerne Mars, un article paru hier dans le journal américain Nature, vient d’expliquer une des vieilles énigmes concernant la géographie de la planète rouge. En effet si l’hémisphère nord, à part la région des grands volcans, est principalement composé de grandes plaines, l’hémisphère sud lui est très accidenté, cratères d’impacts, failles tectoniques, etc.

 

Pour expliquer cette dichotomie par les faits, il a fallu utiliser l’instrument MARSIS installé sur la sonde Mars Express de l’ESA. MARSIS est un radar qui, par réverbération des ondes radio, permet de « voir » jusqu’à 5 km sous la surface. Les différents « sondages » effectués par le radar ont mis en évidence de nombreux anciens cratères d’impacts dont les plus grands varient entre 130 et 470 km de diamètre.

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Sur cette image sont reproduites les zones observées par Marsis. Les échos correspondants aux bords des cratères enfouis sont tracés en noir, en blanc sont dessinés les cratères d’impacts supposés à la vue de subtiles modifications de l’altitude des terrains.

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Cette image montre l’écho reçu par MARSIS le 6 juillet 2005 alors qu’il survolait cette partie de la grande plaine Chryse Planitia. Dans l’encart nous pouvons voir les paraboles correspondant aux arcs ciculaires d’un bassin d’impact enfoui.

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Cette dernière image représente deux échos projetés et analysés sur la carte de Mars. A gauche, le 4 juillet et le 7 juillet à droite. Les pointillés blancs sont les simulations obtenues à partir des données de MARSIS, des cratères respectivement de 210 et de 140 km de diamètre.

 

Ces grands bassins d’impacts sont datés par les planétologues de la période dite du naochien, soit allant du tout-début de la création de Mars jusqu’à il y a déjà 4 milliards d’années. Les terrains sous-jacents de la surface sont donc très anciens. Par contre ils affleurent en certains endroits élevés de l’hémisphère sud. La différence d’aspect entre le nord et le sud est donc intervenue très tôt dans l’histoire martienne. Sur l’hémisphère nord, ils ont été recouverts par d’immenses dépots de lave.

 

Ce bombardement de gros météorites s’est produit partout dans les premiers âges du système solaire. La Terre n’en garde pas de traces car sa croûte est en perpétuel renouvellement. Sur notre lune, ils sont encore visibles à l’oeil nu.

Source ESA

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14.12.2006

Venus Express cartographie l’enfer vénusien

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:22

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Venus Express, la sonde de l’ESA est au travail depuis avril 2006 (voir note du 14 04 2006) dans une relative discrétion. Vénus bien au chaud sous son épaisse couverture de nuages doit se laisser longuement apprivoisée avant de montrer ses secrets.

Ainsi au mois d’août 2006, l’instrument VIRTIS, un spectromètre thermique infrarouge, lors d’une orbite normale (112) a-t-il débuté une cartographie thermique de Vénus.

Sur l’image suivante les données recueillies par Venus Express sont à gauche, celles par la sonde Magellan dans les années 90 à droite. Le travail de VIRTIS va affiner les données de cette carte au fur et à mesure de ses survols.

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La sonde survolait alors l’hémisphère sud de la jumelle de la Terre et plus particulièrement les régions de Themis et de Phoebe. Themis Regio est une zone de plateaux montagneux où l’activité volcanique fut intense dans le passé, à l’image d’un point chaud sur notre Terre ou sur Mars. Les astronomes soupçonnent d’ailleurs que le volcanisme y est toujours actif. La chaîne de volcans court ainsi du nord-ouest au sud est. Phoebe Regio est une zone de montagne. C’est dans cette région que les sondes soviètiques Vénéra se sont posées (voir note du 09 11 2005 ).

Voici les mêmes zones de Venus visibles sur cette carte radar enregistrée par la sonde Magellan au début des années 90.

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Source ESA

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13.12.2006

Une chaîne de montagne sur Titan

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:03

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Les astronomes apprennent au fil des différents survols de la sonde Cassini à mieux connaître la surface et le « métabolisme » de Titan, le plus gros satellite de Saturne. Tous les instruments de la sonde sont mis à contribution pour tenter de percer les mystères cachés sous l’atmosphère de Titan.

Ainsi en est-il de cette vue prise par Cassini le 25 octobre. L’image est composite (radar et infrarouge), la précision est de l’ordre de 400 mètres.

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Se dessine sous nos yeux une chaîne de montagne longue de 150 km, large de 30 et culminant à 1500 m de hauteur située juste au sud de l’équateur de Titan.

Pour le Dr Larry Soderblom, ces montagnes sont probablement aussi dures que de la roche, faites de matière glacée enduite de différentes couches de produits organiques qui tombent en pluie de l’atmosphère de Titan..

Pour les géologues, cette chaîne de montagne et d’autres plus petites ressemblent fortement à celles créées sur Terre par remontée de matériel sous-jacent lors de la séparation de deux plaques tectoniques. Ils croient aussi pouvoir interpréter un dispositif en forme d’hélice vu lors d’un survol précédent dans la même région comme une zone comportant les restes d’écoulements volcaniques.

Le prochain survol de Titan par Cassini aura lieu le 28 décembre à une altitude de 1300 km.

Source Cassini JPL NASA

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12.12.2006

Quand les lunettes voient double (Pismis 24-1 dans NGC 6357)

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:13

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NGC 6357 est une nébuleuse se situant à 8000 années lumière de nous dans la constellation du Scorpion. Sur ce cliché (à gauche) pris par le satellite spatial Hubble en avril 2002 est visible l’amas d’étoile ouvert Pismis 24 dont l’étoile la plus brillante, Pismis 24-1, intriguait depuis longtemps les astronomes. En effet, elle était supposée avoir entre 200 et 300 masses solaires alors que la masse théorique d’une supergéante ne peut dépasser les 150 masses solaires.

En avril 2006, la caméra avancée (ACS) de Hubble a examiné de plus près Pismis 24-1. Son grand pouvoir de résolution a permis de prouver que Pismis 24-1 est en réalité un couple d’étoiles, chacune ayant la bagatelle de 100 masses solaires ! (cadre en bas à droite).

Sources : Hubblesite ( NASA, ESA, Maíz Apellániz : Instituto de Astrofísica de Andalucía, Spain )

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11.12.2006

E-ELT European Extremely Large Telescope

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 22:28

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Après une première présentation à Marseille, il y a quinze jours, c’est maintenant officiel . Le conseil de l’ESO (European Southern Observatory qui regroupe 11 pays européens) vient d’adopter le principe de construction de la future génération de télescopes géants. Son nom : E-ELT (European Extremely Large Telescope).

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Les premières études étaient basées sur un télescope de 100 m de large, mais sa conception est trop difficile et trop onéreuse. L’ESO réaffirme sa volonté de présence à la pointe de l’astronomie moderne au sol on optant pour ce télescope de 42 m de diamètre. Il sera composé de 906 segments hexagonaux larges chacun d’1,45 m, assemblés pour former un miroir unique. Le miroir secondaire recueillant la lumière aura lui un diamètre de 6 m. Une telle surface au sol implique une optique adaptative extraordinaire pour corriger les turbulances atmosphériques et les dilatations des miroirs. Ainsi un miroir tertiaire de 4,2 m de diamètre servira de relais aux deux miroirs du systéme adaptatif, le premier de 2,5 m soutenu par 5000 adapteurs capables de le modifier plusieurs milliers de fois par seconde et un dernier miroir de 2,7 qui effectura les corrections finales.

C’est donc à un chantier colossal que s’attaque l’ESO. Un premier budget a été débloqué pour continuer les études de faisabilité et le choix de l’emplacement du futur ELT sur trois ans. Avant la construction proprement dite du télescope pour un budget total de 800 millions d’euros. Si tout va bien l’ELT sera opérationnel vers 2018 et sera le digne successeur de l’actuel VLT situé au Chili qui regroupe quatre télescopes de 8,20 m de diamètre. L’ELT aura une sensibilité plus de cent fois supérieure à celle du VLT ou des deux plus grands télescopes au monde les Keck de 10 m de diamètre.

Source ESO

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10.12.2006

Un pélican dans le cygne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:46

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Voici une note dédiée à Patriarch, qui nous présente sur son blog bien des renseignements étonnants sur la faune mondiale. Le titre du sujet, un pélican dans le cygne, me paraît bien en phase avec son site..

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Les nébuleuses sont nommées familièrement en fonction de leur ressemblance avec ce que nous connaissons déjà. Ainsi en est-il de ce Pélican qui pour les scientifiques porte le nom plus sérieux de IC 5070. A l’origine, le cliché était en noir et blanc pris par le télescope Samuel Oschin du mont Palomar aux Etats Unis. Il a été digitalisé par Charles Chahar.

Le Pélican se trouve dans la constellation du Cygne a 2000 années lumière de nous. Il s’étend sur une trentaine d’années lumière. C’est l’étoile 56 Cygni, une géante bleue, qui illumine les poussières et gaz interstellaires leur donnant cette forme fantasmatique.

Source APOD DSS2

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