Du ciel et de la terre

31.1.2007

SN 386

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:16

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Crédit : NASA/CXC/Eureka Scientific/M.Roberts et autres.

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Le site consacré au télescope spatial Chandra, vient de rééditer un cliché datant de 2001 combinant les enregistrements des rayonnements X et radio des rémanents d’une Supernova. Ceux-ci sont les restes des couches externes d’une étoile massive expulsées lors de son explosion finale. Appelés G 11.2-0.3, leur symétrie circulaire parfaite les rend dignes d’illustrer tout manuel d’astrophysique.

L’acuité de Chandra permet de distinguer le coeur recroquevillé de l’étoile originelle. La tache blanche centrale est un pulsar, une étoile à neutrons tournant très rapidement sur elle-même. Les calculs des astronomes ont permis d’identifier cette supernova. Car historiquement, elle n’est pas passée inaperçue. Les chinois ont noté dans leurs annales l’apparition dans le ciel d’une nouvelle étoile très brillante pendant plusieurs mois en 386 de notre ére. L’ étude de la vitesse de propagation des rémanents dans l’espace de même que celle de la rotation du pulsar viennent corroborer la thèse selon laquelle G 11.2-0.3 n’est autre que les restes de SN 386, la supernova consignée par les chinois. G 11.2-0.3 se trouve à environ 16 000 années lumière de nous dans la constellation du Sagittaire.

Source Chandra

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30.1.2007

Aorounga cratère

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 22:40

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A première vue, ce cliché d’un cratère pourrait avoir été enregistré à partir d’une des sondes orbitant autour de Mars. En réalité, c’est un être humain qui l’a photographié. Son nom William McArthur, commandant de la mission 12 à bord de la Station Spatiale Internationale d’octobre 2005 à août 2006.

Il s’agit là des vestiges d’un cratère d’impact datant de moins de quatre cent millions d’années. Il s’étend sur une largeur de 12 km, au Sahara. Plus précisément au nord du Tchad par 19,1° latitude Nord et 19,3° longitude est.

Le cratère Aorounga fut d’abord enseveli sous les sédiments. C’est l’action de l’érosion éolienne, continue depuis des milliers d’années, qui nous le fait réapparaître maintenant découpé en vallées parallèles creusées en suivant le sens du vent.

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Plan très large (1,8 Mo) crédit NASA

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Des images radars prises depuis la navette spéciale ont démontré la présence de deux autres cratères de taille identique encore enterrés, alignés et proches de celui-ci. Il s’agirait donc, à l’image de la comète P 73 Schwassmann Wachmann (voir note du 28/04/2006) des reliquats de la chute de fragments d’une comète qui s’est brisée sous l’action de la gravité terrestre avant de s’écraser au sol.

Source principale : NASA

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29.1.2007

Zeta Leporis : des cailloux pour le lièvre

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:47

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L’étoile Zeta Leporis dans la constellation du Lièvre, près d’Orion, était déjà connue posséder un disque de poussières. Une nouvelle campagne d’observation menée par Margaret Moerchen et Charles Telesco (Université de Floride) à l’observatoire Gemini Sud au Chili, vient de permettre de réaliser un grand pas dans la finesse des résultats.

Etudiant dans la gamme infrarouge le rayonnement des poussières, les chercheurs et leur équipe ont réussi à démontrer que l’étoile Zeta Leporis possédait un disque de poussières éloigné d’environ 3 UA (unité astronomique soit la distance moyenne Soleil-Terre) d’elle. C’est à dire qu’il se situerait dans notre système solaire à la place correspondante à celle occupée par la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter.

Il est pour l’instant difficile d’affirmer l’origine de ce disque : la collision de milliers de petits astéroïdes au cours des millions d’années ou, très récemment, de deux blocs plus importants. Toujours est-il que son existence laisse à penser ( c’est bien tentant) la possibilité de la présence, comme dans notre système solaire, de planètes rocheuses gravitant autour de l’étoile encore jeune.

Jusqu’à maintenant, les télescopes arrivaient à détecter des disques de poussières autour des étoiles à une distance équivalente à la ceinture de Kuiper au-delà de Pluton. Maintenant le pas est franchi, la sensibilité des instruments et la meilleure compréhension des mesures permet de distinguer de tels disques bien plus proches de leurs étoiles. Joli saut quantitatif !

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vue d’artiste en illustration de l’article

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Source principale Gemini Observatory / AURA

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28.1.2007

Brisure dans l’anneau

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:45

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plan large, crédit NASA/JPL/Space Science Institute Boulder Colorado

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Ces deux clichés ont été pris à 8 minutes d’intervalle. La sonde Cassini se trouvait le 23 décembre 2006 à 2 millions de kilomètres de Saturne. La résolution est de 12 km par pixel. Nous pouvons y voir un objet quitter le noyau lumineux de l’anneau F de Saturne et se briser en plus petits morceaux. Depuis déjà maintenant deux ans, les astronomes observent les petites lunes que contient l’anneau F en se demandant si elles sont permanentes ou des agrégats passagers de blocs plus petits.

Source : Cassini Huygens NASA JPL

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27.1.2007

Double occultation d’étoiles par Titan

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:42

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Je suis toujours sidéré, c’est le cas de l’écrire, par la précision des conclusions que peuvent déduire les astronomes d’une apparemment simple observation de l’alignement, vu de la terre, d’une étoile et d’une planète par exemple.

Ainsi Bruno Sicardy, de l’Observatoire de Paris, vient de publier un article dans le « Journal of geophisical research » consacré à ce phénomène astronomique typique. De temps à autre la lune de Saturne, Titan, passe devant des étoiles situées en arrière-plan. C’est l’occultation. Mais cette fois-ci le phénomène était nettement plus rare car il s’est produit à deux reprises en quelques heures le 14 novembre 2003. Bruno Sicardy a monté deux expéditions pour suivre l’événement. La première occultation a eu lieu juste après minuit, visible de l’Océan Indien et de la partie méridionale de l’Afrique ; la deuxième, six heures et demie plus tard, de l’Europe et de l’Amérique du Nord et Centrale.

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Occultation d’étoile par Titan, vue d’artiste : C Carreau crédits : NASA/JPL/Space Science Institute/ESA

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L’intérêt de ce phénomène en ce qui concerne Titan tient dans le fait que cette plus grosse lune de Saturne possède une atmosphère épaisse. La lumière de l’étoile en arrière plan disparaît progressivement. Lors de l’occultation totale, un flash lumineux se produit. En ce qui concerne Titan, au vu de son observation par les différents télescopes, celui-ci n’était pas homogène. Le disque atmosphérique au niveau du pôle Nord, était aplati. Ce qui s’explique car, à ce moment, Titan avait son pôle Sud dans la direction du soleil. L’atmosphère réchauffée se dirige vers le nord de la lune où elle se refroidit et redescend vers la surface.

Autres découvertes pour Sicardy et son équipe : l’existence d’un vent rapide, analogue au jet stream terrestre, autour de 50 ° de latitude nord, faisant le tour de la planète en presque 24 heures, à la vitesse de 720 km/h ! Et aussi la présence de pics venteux à une altitude de 510 km dus à de brusques changements de températures.

14 mois plus tard, le module Huygens mesurait lors de sa descente vers le sol de Titan des données correspondantes. La concordance de ces deux expériences est d’ailleurs en cours pour affiner notre connaissance de l’atmosphère de Titan, données complétées par celles accumulées par Cassini lors de ses différents survol de Titan.

Source principale : ESA

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26.1.2007

Mars pleure encore

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:29

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Souvenons-nous de la note du 07/12/2006. La défunte sonde Mars Global Surveyor avait mis en évidence une activité géologique récente sur la planète rouge. La sonde Mars Reconnaissance Orbiter a photographié des traces du même processus d’écoulement.

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plan large (2048 x 2776) crédit JPL NASA University of Arizona.

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Ce cliché a été pris le 15 décembre 2006 alors que Mars Reconnaissance Orbiter se trouvait par 7,4 ° latitude et 47,0 ° longitude Est à 271,1 km d’altitude. La résolution est de 50 cm par pixel. Nous pouvons voir la lèvre d’un cratère situé dans la région martienne de Terra Sabaea.

L’image suivante est un détail de la précédente.

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plan large (1440 x 1258) crédit JPL NASA University of Arizona.

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Sont reconnaissables les mêmes stries qu’avait repéré la sonde Mars Global Surveyor. Leur couleur plus foncée indique qu’elles sont récentes, les autres stries, plus anciennes, apparaissent plus claires car recouvertes peu à peu de sable par le vent martien.

Le débat est actuellement très animé entre les scientifiques quand à leur origine. Pour certains ce phénomène serait du type « avalanche » de matière à grain très fin comme du sable ou de la poussière. Pour d’autres, les écoulements seraient dus à de la glace d’eau chargée de saumure éjectée des zones aquifaires sous-jascentes par différence de pressions ou de températures. Toujours est-il que les écoulements ont une faible énergie cinétique, ils ne creusent pas profondément le sol comme dans les ravines et ne s’étendent pas sur de très longues distances, jusqu’au plancher du cratère par exemple. Ils se subdivisent en fonction des reliefs du terrain. Sur ce cliché, les écoulements récents prennent tous naissance à la base d’effleurements rocheux !

Source HiROC

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25.1.2007

Dépots érodés dans un cratère d’impact

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:39

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HiROC a édité hier une nouvelle série de clichés pris par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Voici un détail de l’un d’entre eux. L’image correspond à une largeur de 250 m de terrain. La sonde se trouvait le 21 novembre 2006 à 256,4 km d’altitude par -15,3 ° de latitude et 89,7 ° de longitude est. C’est l’été dans l’hémisphère nord martien. La résolution est de 25 cm par pixel, c’est à dire que les objets de 77 cm sont complétement réalisés.

 

 

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Plan large, crédit NASA JPL University of Arizona

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Nous sommes à l’aplomb d’une partie de la cuvette d’un cratère d’impact large de 30 km. Ici sont visibles des couches de matériau superposées. Certaines sont si fines qu’elles ne sont presque pas identifiables sur le cliché. L’érosion en forme d’escalier est certainement due au vent. Sur le plancher la matière érodée modifiée est plus sombre; peu de rochers semblent l’encombrer ce qui suppose qu’ils sont aussi relativement rapidement désagrégés.

Source HiROC

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24.1.2007

Pan dans les anneaux suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:27

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Du réchauffé (normal pour une casserole) mais en couleur !

J’avais déjà présenté dans la note du 25/11/2007, une photo similaire en noir et blanc. Cette fois-ci, la sonde Cassini a pris ce cliché le 16 décembre 2006 à l’aide de filtres bleu, vert et rouge, qui, assemblés, créent une image en couleur correspondant à celle vue par l’oeil humain.

Cassini se trouvait alors à 779 000 km de la petite lune Pan, (casserole en anglais), (26 km de diamètre) à l’intérieur de la division de Encke (325 km de large).

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plan large crédit NASA JPL Space Science Institute, Boulder, Colorado

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Source Planetary Photojournal NASA

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23.1.2007

McNaught suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:31

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La comète McNaught (voir articles précédents) se révèle être la plus brillante aperçue depuis une quarantaine d’année. Après être passée au plus près du soleil le 12 janvier, elle s’en éloigne maintenant dans toute sa splendeur. Visible depuis l’hémisphère Sud, elle a bien sûr attiré les regards des astronomes du VLT (Very Large Télescope) construit sur le Mont Paranal au Chili.

Mais là, pour le spectacle, inutile d’utiliser les grands télescopes, les yeux nus et des appareils photos suffisent.

Voici deux clichés pris le 19 janvier, la comète se trouve dans la constellation du Microscope. Sur la deuxième photo sa queue ressemble presque à une aurore. Les stries qui s’orientent en fonction du vent solaire sont les traces de la forte activité du noyau cométaire surchauffé lors de son approche du soleil. Le 13 janvier, McNaught était estimée être aussi lumineuse que Venus.

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Plan large source ESO

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Plan large source ESO

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L ‘ESO a créé un site où sont consignées d’autres photos de McNaught. Pour les découvrir, je vous invite à cliquer « ICI »

source ESO

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21.1.2007

COROT : premier regard sur les étoiles

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:42

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Dans la nuit du 17 janvier 2007, le couvercle qui recouvrait le télescope du satellite COROT (voir note du 27/12/2006) a été ouvert. Voici la toute première image transmise vers la Terre.

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plan large crédit : CNES

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Ces étoiles se trouvent dans la constellation de la Licorne près d’Orion. Les scientifiques sont très satisfait de ce premier cliché qui correspond à ce qu’ils attendaient. Le lendemain, le télescope s’est tourné dans la direction opposée à celle du centre galactique, position qu’il va garder jusqu’à la fin des opérations de calibrage (qui sont très délicates) en avril.

Source Observatoire de Paris

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