Du ciel et de la terre

20.1.2007

Saturne Pôle sud

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:53

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Ce soir j’avais l’intention de publier un autre sujet, mais lorsque j’ai vu ce cliché pris le 14 janvier 2007 et envoyé vers la Terre le 15 janvier 2007 par la sonde Cassini, j’ai préféré vous le montrer tout de suite. Il n’est pas calibré ni validé (cela sera peut-être fait l’année prochaine) et a été pris au travers de filtres. Cassini se trouvait à 905 780 km de Saturne et nous voyons son pôle sud et l’ouragan qui le recouvre (voir note du 10/11/2006). De quoi avoir le tournis !

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plan large

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source Cassini/NASA/JPL/Space Science Institute

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19.1.2007

Psychédélisme saturnien

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:21

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Pour terminer cette journée voici un plan amusant pris par la sonde Cassini le 13 décembre 2006 à une distance de 822 000 km de Saturne. La résolution est de 46 km par pixel. Ces couleurs psychédéliques sont dues à l’utilisation de trois filtres infrarouges sensibles aux longueurs d’onde de 728, 752, et 890 nanomètres.

 

 

 

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Plan large Crédit : NASA/JPL/Space Science Institute

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Source : site NASA JPL Cassini Huyghens

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18.1.2007

Nébuleuse sombre Barnard 163

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:43

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Pour le plaisir des yeux voici un cliché présenté lors du 209 ème congrès astronomique américain de Seattle. Il a été obtenu au foyer du télescope Mayall de 4 m , le plus grand de ceux installés au Kitt Peak National Observatory (Arizona).

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Plan large 1000 x 1010 crédits : T.A. Rector/University of Alaska Anchorage, H. Schweiker and NOAO/AURA/NSF

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Cette nébuleuse sombre (le nuage de gaz est tellement dense qu’il retient la lumière des étoiles placées derrière lui), dénommé Barnard 163, est situé dans la constellation de Céphée juste en dessous de l’amas d’étoile IC 1396 à 2 500 années lumière de nous.

Source principale : NOAO

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17.1.2007

Ravines sur les murs externes d’un cratère martien

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:00

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Aujourd’huit HiROC de l’université de l’Arizona a édité pour le public de nouveaux clichés pris par la caméra Haute Résolution de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA Celui-ci a été pris le 23 décembre 2006 par -39,3° de latitude et 202,8 longitude Est. Le satellite se trouvant à 255 km d’altitude, la résolution au sol est de 25,5 cm par pixel. Autrement dit les objets de 77 cm de large sont entièrement résolus. C’est l’été sur l’hémisphère nord martien.

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Plan très large (2048 x 3576)

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Nous pouvons remarquer que ce cratère n’est pas complet. Il est imbriqué dans un autre cratère, dont on voit les bords à gauche, et qui l’a partiellement recouvert. Les ravines sont assez courantes dans cette partie médiane de Mars, on les trouve sur toutes sortes de terrains géologiques différents, en particulier sur les bords internes des cratères. Par contre, et c’est la cas ici, il est plus rare d’en observer sur les murs extérieurs des cratères.

Les écoulements externes ne sont pas massifs et n’ont pas entrainé des masses importantes de débris, bien qu’à leur base, les dunes de sables sont peut-être le résultat de l’accumulation de ces débris par le vent. Si les ravines sont creusées par l’action de l’eau, l’origine de cette eau est encore discutée entre les scientifiques. Beaucoup pensent qu’elle affleure à quelques métres du sol sous forme de glace mélangée au matériau. Mais il est curieux de constater que les ravines des murs extérieurs n’ont que peu de correspondances avec celles labourant les flancs intérieurs du cratère.

Source HiROC

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16.1.2007

En léger différé du trou noir central de notre Voie Lactée

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:40

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Continuons la revue de presse des communications scientifiques données lors du 209 ème congrès américain d’astronomie à Seattle.

Dans la série des trous noir, à tout seigneur tout honneur, voici celui qu’abrite le coeur de notre galaxie, dans la constellation du Sagittaire, à 26 000 années lumières de nous. Il a été nommé Sagittarius A* (il faut prononcer A star dans le jargon des astronomes). S’il est supermassif puisqu’estimé avoir une masse de 2,6 millions masses stellaires, il n’est pas hyperactif. Puisqu’il ne peut être découvert directement, dissimulé par l’énorme masse de gaz et de poussières qui s’étend du centre galactique jusqu’à nous, il peut être observé par contre dans les autres spectres que celui de la lumière visible.

Dans la gamme rayons X, le télescope spatial Chandra est bien calibré pour une telle tâche. Aussi les astronomes ont dirigé leur télescope sur le centre galactique entre 1999 et 2005 plus de 22 fois pour une durée totale d’observation de 9,3 jours !

Ainsi ont-ils pu déceler l’écho lumineux dans l’entourage du trou noir d’un événement qui a eu lieu une cinquantaine d’années auparavant lorsque Sagittarius A* a avalé une masse estimée équivalente à celle de notre planète Mercure. A cette époque la technique n’était pas au point pour enregistrer la bouffée d’émission rayon X qui a été produite lors de l’absorbtion.

Mais, de nos jours, un phénomène indirect de fluorescence des nuages de gaz environnant a pu être observé. Il s’agit d’un écho lumineux se produisant à retardement: : le bombardement des atomes de fer des nuages de gaz par les rayons X ou les particules à haute énergie du sursaut initial les font devenir fluorescents.

 

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plan large

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C’est cette accroissement de luminosité qui est mis en évidence sur le cliché ci-dessus nous dévoilant le centre galactique vu aux rayons X. La position du trou noir central est indiquée par la fléche, les encadrés permettent de suivre la variation de la fluorescence entre 2000 et 2005. Pour les scientifiques, cette augmentation de luminosité n’a pas d’autre explication possible que l’augmentation de l’activité de Sagittarius A* cinquante ans auparavant.

Source principale : Chandra/NASA

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15.1.2007

Rhea

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:53

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Ce soir délaissant les articles scientifiques, je me suis promené sous la voûte des cieux avant de me poser sur la deuxième plus grande lune de Saturne : Rhea.

Pour immortaliser cette visite virtuelle, je vous en ai rapporte un cliché pris par la sonde Cassini le 11 octobre 2006 à une distance de 756 000 km. Rhéa large de 1528 km a une surface fortement cratérisée.

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Et pour ne pas vous perdre si vous avez envie de vous y promener, voici une carte établie d’après les données enregistrées par les sondes Cassini et Voyager lors de leurs survols de Rhéa. La résolution est de 700 m par pixel.

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Crédit NASA/ JPL/ Science Space Institute, plan large 2,486 MB

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Source principale : Planetary Photojournal

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14.1.2007

Le trou noir intermédiaire de NGC 4395

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:03

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NGC 4395 est une galaxie située à 14 millions d’années lumière de nous dans la constellation des Chiens de Chasse. La voici photographiée dans le domaine visible :

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Source IRAS SDSS plan large

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Comme toutes les galaxies NGC 4395 posséde un trou noir central. Celui-ci intéresse les astronomes car il est de masse intermédiaire d’environ 400 000 masses solaires, ce qui est plutôt rare. C’est l’échelon manquant entre les petits trous noirs de quelques masses solaires et celle des trous noirs supermassifs qui peuvent contenir des millions et même des milliards de masses solaires.

Joan Wrobel (National Radio Astronomy Observatory à Socorro au Nouveau Mexique) et Luis Ho (Observatories of the Carnegie Institution of Washington à Pasadena, CA) ont utilisé pour étudier ce trou noir plusieurs réseaux d’antennes radioastronomiques aux Etats Unis ce qui leur a permis de créer un télescope virtuel beaucoup plus grand fournissant une puissance de résolution très fine.

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Crédits : Wrobel & Ho, NRAO/AUI/NSF

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Leurs observations démontrent une émission de matière provenant du trou noir. Si ce phénomène est déjà connu pour les autres types de trous noirs, c’est la première fois qu’il est mis en évidence pour un trou noir intermédiaire. La matière éjectée se disperse jusqu’à une année lumière du trou noir. Pour Wrobel et Ho, nous assistons ici à l’autorégulation de la croissance du trou noir. Le processus en lui-même est encore mal compris, une partie de la matière tournant dans le disque d’accrétion autour du trou noir avant d’y être avalée est rejetée dans l’espace. (Peut-être résultant des champs magnétiques intenses créés par la matière confinée et accélérée dans le disque d’accrétion : le chant du pain)

Toujours est-il, rappellent les deux scientifiques, que l’étude de ce type de trou noir permet de mieux comprendre le processus de création des trous noirs supermassifs de l’univers primordial, et d’affiner par des mesures précises les modèles théoriques de fonctionnement des trous noirs intermédiaires.

Source NRAO

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13.1.2007

La désintégration des amas d’étoiles dans NGC 1313

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

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La galaxie spirale barrée NGC 1313 (voir note du 25/11/2006) revient sur nos écrans, mise en scène cette fois par le télescope spatial Hubble. Sur l’image suivante, l’encadré représente NGC vu par le VLT de l”ESA au Chili. Hubble lui s’est intéressé plus particulièrement à la région centrale de la galaxie. Comme pour celui du VLT, le cliché est obtenu à partir de nombreuses mesures prises en novembre 2003 et février 2004 pour un exposition totale de 2,8 heures au travers de filtres.

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Plan large ( 1,68 MB)

 

 

NGC 1313 s’étend sur 50 000 AL et se situe entre 14 et 15 millions d’années lumière de nous dans la constellation du Réticule (Losange). NGC 1313 intrigue beaucoup les astronomes car son taux de création de jeunes étoiles est 1000 fois supérieur à celui des autres galaxies.

Le pouvoir de résolution de la caméra ACS de Hubble permet de discerner des étoiles individuellement même au coeur d’une galaxie aussi lointaine. Anne Pellerin (Space Telescope Science Institute Baltimore) et son équipe ont ainsi pu découvrir un grand nombre de jeunes étoiles massives bleues (type B) non associées à des amas d’étoiles. Or les étoiles naissent habituellement, par l’effondrement de grands nuages de gaz froids, en groupes plus ou moins compacts. Les étoiles de type B ne vivant que quelques dizaines de millions d’années, la découverte de Pellerin tend à prouver que les amas ouverts dans cette galaxie se distendent très rapidement.

Pour A. Pellerin cette désintégration rapide des amas d’étoiles est accélérée par la mort prématurée des étoiles de type O. Plus massives que celles du type E, leur espérance de vie est très courte, moins de quelques millions d’années. Leur mort est cataclysmique puisqu’elles finissent en supernovae ! Le souffle des supernovae chasse au loin la matière du nuage de gaz primordial affaiblissant la masse gravitationnelle de l’ensemble de l’amas et permettant à chaque étoile d’entamer seule sa ronde galactique. C’est ce genre de phénomène qui a peut-être permis, dans un processus similaire, à notre Soleil de s’éloigner de son cocon originel.

Source Hubblesite

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12.1.2007

McNaught en STEREO

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:17

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Demain la comète McNaught (voir note du 09/01/2007) sera au plus près du Soleil. Heureux hasard de circonstance, hier, 11 janvier 2007, l’instrument SECCHI/HI-1B installé sur le satellite STEREO B (voir note du 03/11/2006) a ouvert pour la première fois sa porte sur le ciel. Cet instrument est destiné à observer l’espace entre le Soleil et la Terre, pour suivre les sursauts d’activité solaire. Or voici une partie de ce qu’il a découvert : la comète McNaught dans toute sa splendeur.

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plan large

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L’image suivante est une vue recentrée sur la comète. Malgré un temps d’exposition très court d’une seconde, son noyau est si brillant qu’il sature les récepteurs de SECCHI/HI-1B créant cette barre verticale lumineuse. La queue de la comète est ici très visible se dispersant dans l’espace de bas en haut et de droite à gauche. Elle semble structurée en plusieurs strates résultant de l’activité importante du noyau cométaire lors de son approche du Soleil.

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plan large

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STEREO B est en cours de rodage, il n’a pas encore atteint sa position ni son angle de vue définitifs. Pleinement opérationnel, il lui aurait été impossible de capturer la comète en plein vol. A partir du 13 janvier 2007 la comète empruntera son long chemin de retour vers les profondeurs du système solaire. Dans quelques jours, elle ne sera plus visible que depuis l’hémisphère sud.

Sources :

PGJ Astronomie

STEREO

SOHO Comets

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11.1.2007

Mars Pathfinder vu de Mars Reconnaissance Orbiter

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:06

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Le 21 décembre 2006 Mars Reconnaissance Orbiter a survolé le sité d’aterrisage de la sonde Mars Pathfinder. Sa caméra haute résolution HiRISE en a bien sur profité pour filmer l’endroit qui se trouve par 19,1° latitude Nord et 326,8° longitude Est sur la planète rouge.

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Région d’arrivée de Mars Pathfinder source MRO HiROC plan large

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Mars Pathfinder s’est posée sur une ancienne plaine d’inondation, sur laquelle débouchent les canaux d’Ares et de Tiu, le 04 juillet 1997. Elle a fonctionné jusqu’au 27 septembre de la même année.

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site d’aterrissage de Mars Pathfinder source MRO HiROC plan large 5 MB

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L’image précédente est une vue plus détaillée du site d’aterrissage. Y sont discernables, la sonde elle-même, avec ses airbags dégonflés et la rampe de lancement du petit robot Sojourner, ainsi que les parachutes et des débris des boucliers de protection.

Enfin voici un panorama complet réalisé par la caméra de Mars Pathfinder. L’image est composée de plusieurs clichés. Il n’existe bien sur qu’un seul robot Sojourner dont l’on peut suivre les déplacements au fil du temps.

 

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panorama Mars Pathfinder source NASA JPL USGS plan large 5 MB

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Sources

HiROC

MRO

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