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Continuons la revue de presse des communications scientifiques données lors du 209 ème congrès américain d’astronomie à Seattle.
Dans la série des trous noir, à tout seigneur tout honneur, voici celui qu’abrite le coeur de notre galaxie, dans la constellation du Sagittaire, à 26 000 années lumières de nous. Il a été nommé Sagittarius A* (il faut prononcer A star dans le jargon des astronomes). S’il est supermassif puisqu’estimé avoir une masse de 2,6 millions masses stellaires, il n’est pas hyperactif. Puisqu’il ne peut être découvert directement, dissimulé par l’énorme masse de gaz et de poussières qui s’étend du centre galactique jusqu’à nous, il peut être observé par contre dans les autres spectres que celui de la lumière visible.
Dans la gamme rayons X, le télescope spatial Chandra est bien calibré pour une telle tâche. Aussi les astronomes ont dirigé leur télescope sur le centre galactique entre 1999 et 2005 plus de 22 fois pour une durée totale d’observation de 9,3 jours !
Ainsi ont-ils pu déceler l’écho lumineux dans l’entourage du trou noir d’un événement qui a eu lieu une cinquantaine d’années auparavant lorsque Sagittarius A* a avalé une masse estimée équivalente à celle de notre planète Mercure. A cette époque la technique n’était pas au point pour enregistrer la bouffée d’émission rayon X qui a été produite lors de l’absorbtion.
Mais, de nos jours, un phénomène indirect de fluorescence des nuages de gaz environnant a pu être observé. Il s’agit d’un écho lumineux se produisant à retardement: : le bombardement des atomes de fer des nuages de gaz par les rayons X ou les particules à haute énergie du sursaut initial les font devenir fluorescents.

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plan large
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C’est cette accroissement de luminosité qui est mis en évidence sur le cliché ci-dessus nous dévoilant le centre galactique vu aux rayons X. La position du trou noir central est indiquée par la fléche, les encadrés permettent de suivre la variation de la fluorescence entre 2000 et 2005. Pour les scientifiques, cette augmentation de luminosité n’a pas d’autre explication possible que l’augmentation de l’activité de Sagittarius A* cinquante ans auparavant.
Source principale : Chandra/NASA
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