Du ciel et de la terre

9.2.2007

Trace dans la nuit

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

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Ce trait lumineux est en réalité l’anneau F de Saturne dont la partie supérieure est obscurcie par la pénombre de Saturne. Ce cliché, à exposition longue, les étoiles en arrière-plan apparaîssent comme de légères traînées, a été pris le 03 janvier 2007 par la sonde Cassini à une distance de 1,4 millions de km de Saturne. La résolution est de 8 km par pixel.

Trace dans la nuit que j’ai trouvé fort appropriée pour illuminer la votre.

 

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Plan large crédit NASA JPL Space Science Institute

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Source Cassini site

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8.2.2007

Nébuleuse de l’Aigle (M 16) suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:24

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La nébuleuse de l’Aigle M 16 est l’un des spectacles incontournables du ciel des astronomes. Située à environ 7000 années lumière de nous dans la constellation du Serpent, ses « piliers de la création » (voir note du 29/01/2006) ont été rendus célébres par les clichés réalisés par le télescope spatial en 1995 et 2004.

C’est d’ailleurs le souvenir de la vision du cliché de 1995 qu’a évoqué un doctorant de l’Institut Astrophysique Spatiale (France), Nicolas Flagey, en présentant une étude consacrée à la nébuleuse lors du congrès astronomique américain de Seattle en janvier 2007 et en se souvenant que cette vision émerveillée l’avait encouragé à entreprendre ses études d’astrophysiques une dizaine d’années auparavant .

 

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Crédit : NASA/JPL-Caltech/N. Flagey (IAS/SSC) & A. Noriega-Crespo (SSC/Caltech)

 

Plan large 2400 x 3000 4,1 MB

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Sur ce premier cliché, les piliers sont mis en évidence dans les encadrés.

La nouvelle étude de la Nébuleuse de l’Aigle a été menée cette fois-ci en infrarouge à l’aide du télescope spatial Spitzer.

Le Dr. Alberto Noriega-Crespo, astronome opérateur de Spitzer, rappelle que jusqu’à présent, les piliers, qui sont des nuages denses de gaz et de poussières, avaient été considérés comme façonnés par le souffle des jeunes étoiles avoisinantes, les reliquats du nuage primordial, berceau de la nébuleuse de l’Aigle.

La vision infrarouge permet de sonder les poussières selon leurs températures et de dévoiler ce qu’elles cachent. La sensibilité de Spitzer a permis d’identifier les poussières qui apparaîssent en rouge sur le cliché. Elles sont chauffées par l’onde du choc d’une supernova datant de 8000 à 9000 ans. En tenant compte de l’éloignement de M 16, elle a du être visible dans notre ciel il y a 1000 ou 2000 ans. Si les piliers sont bien le reliquat du souffle des jeunes étoiles avoisinantes, nous assistons en direct à leur sculpture par l’onde de choc de la supernova. Ce qui explique mieux leurs formes étranges.

Nous pouvons donc examiner ici, en temps réél, le processus de formation des étoiles. Un nuage froid de gaz et de poussière pour se contracter doit subir une onde de choc générée le plus souvent par l’explosion d’une supernova voisine. Sous nos yeux sont détectées deux générations de jeunes étoiles. Il est fort possible que le souffle de la supernova vient de déclencher au coeur des piliers le processus de création d’une troisième génération d’étoiles.

Pour le plaisir voici le plan général de la nébuleuse de l’Aigle enregistré par Spitzer.

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Crédit: NASA/JPL-Caltech/N. Flagey (IAS/SSC) & A. Noriega-Crespo (SSC/Caltech)

 

Plan large 2400 x 3000 5,7 MB

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sources :

Spitzer site

Institut d’Astrophysique Spatiale

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7.2.2007

Ravines dans Terra Sirenum

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:22

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J’attends toujours avec impatience la livraison hebdomadaire des clichés pris par la caméra haute résolution installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Vous allez peut-être vous dire, il reste toujours dans la même ornière! Et bien oui, voici de nouvelle ravines martiennes à explorer du regard.

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Ravines dans Terra Sirenum crédit NASA JPL University of Arizona

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Ce premier cliché est centré par – 40,8° de latitude et 200,2° de longitude est. La sonde se trouvait ce 6 décembre 2006 à une altitude de 256,4 km. La résolution a été ramenée à 50 cm par pixel. C’est l’été sur l’hémisphère nord martien. Ce cratère sans nom, d’une largeur de 7 km pour une profondeur de 700 m, est compris dans l’enceinte du beaucoup plus grand cratère Newton. De nombreuses ravines sont visibles sur les parois du cratère.

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Ravines (détails) dans Terra Sirenum crédit NASA JPL University of Arizona

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Voici un détail de l’image précédente. Il couvre une surface de 610 sur 740 m. Les ravines ici sont plutôt rectilignes, étroites et se terminent abruptement contrairement à d’autres du même cratère beaucoup plus sinueuses, divisées et prolongées par des gisements de dépôts. Le débat est très intense entre spécialistes. Différents types de ravines avec pour explications des origines diverses possibles. Pour les principales : érosions dues à l’infiltration ou l’écoulement d’eau sous-jacente, fonte de glace ou de neige de surface, éboulements secs.

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Source HiROC

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6.2.2007

Amas galactique Abell S0740

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:43

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Si la caméra ACS du télescope spatial Hubble est hors-service, le traitement de la masse d’informations qu’elle a enregistré est loin d’être terminé. Des dizaines d’années de travail à venir…

A témoin ce tirage réalisé à partir de deux observations faites en janvier 2005 et février 2006.

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Abell S0740 crédits NASA ESA The Hubble Heritage Team

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Ici nous pouvons admirer un amas de galaxie appelé Abell S0740, situé à 463 millions d’années lumière de nous dans la constellation du Centaure. La galaxie centrale, ESO325-004, est une elliptique géante qui contient plus de 100 milliards d’étoiles. Parmi toutes les galaxies visibles, celle en bas à droite est une galaxie spirale tout à fait représentative de la répartition des étoiles tout au long des bras spiraux.

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Abell S0740 analyse crédits NASA ESA The Hubble Heritage Team

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Sur cette vue, les détails de l’analyse des clichés par les astronomes sont mis en encadrés.

Ainsi le halo de la galaxie ESO325-004 est entouré de milliers d’amas d’étoiles. Ceux-ci apparaissent comme des têtes d’épingles alors qu’ils contiennent des centaines de milliers d’étoiles. Reliés à la gravité d’ESO325-004, ils parcourent au cours des millions d’années leur danse tout autour de la géante.

Nous assistons aussi, à un effet de lentille gravitationnelle. Prévu théoriquement par Albert Einstein bien avant son observation réelle, ce phénomène est baptisé en son honneur anneau d’Einstein. L’énorme masse d’ESO325-004 détourne et agrandit l’image d’une galaxie apparemment « naine » située bien plus loin qu’elle. L’alignement entre l’observateur et les deux galaxies est presque parfait. Ces anneaux sont plutôt rares à observer et celui-ci est réputé avoir la résolution la plus ressérée connue autour du centre de la lentille gravitationnelle qui le génére.

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Source Hubblesite

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5.2.2007

Osiris alias HD 209458b

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:20

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Osiris vue d’artiste crédits NASA, ESA, and G. Ballester (University of Arizona)

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Osiris est une exoplanète découverte en 1999. Elle est située à 150 années lumière de nous dans la constellation de Pégase. Osiris est, pour l’instant, son surnom, son vrai patronyme étant HD 209458b ! De type ‘Jupiter chaud » elle orbite autour de son étoile en 3,5 jours à une distance inférieure de 10 fois celle de Mercure au Soleil.

Osiris est l’une des exoplanètes les plus étudiées par la communauté scientifique. Ainsi une équipe, en se servant, entre autres, des mesures enregistrées par le spectrographe installé sur le télescope spatial Hubble, vient de publier un article dans la revue Nature consacré à l’étude de l’atmosphère d’Osiris. Il est signé par G. Ballester (University of Arizona), D. Sing (University of Arizona/Institut d’Astrophysique de Paris), et F. Herbert (Institut d’Astrophysique de Paris)

Il faut reconnaître que le monde d’Osiris est fort étonnant pour nos esprits habitués à la compréhension de notre système solaire. Car cette planète, de type gazeux, est surchauffée par sa fréquentation trop proche avec son soleil.

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L’atmosphère d’Osiris vue d’artiste crédits NASA, ESA, and G. Ballester (University of Arizona)

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En sciences, les températures sont souvent éditées en kelvin. Inutile de s’encombrer l’esprit avec les définitions complexes, il est juste bon de savoir que par définition, 0 kelvin correspond au froid absolu soit – 273,15 ° Celsius. Les échelles sont identiques, par exemple 1000 k = 726,9° C.

Le rayonnement ultraviolent de l’étoile gonfle l’atmosphère comme un ballon. Ainsi sur la face exposée au soleil, la haute atmosphère peut atteindre entre 10 000 et 15 000 k, l’atmosphère moyenne de la planète 5000 k, soit la température de surface de notre soleil, et l’atmosphère inférieure, qui contient peut-être des nuages, 1200 k.

Les études précédentes ont déjà démontré la présence d’atomes d’hydrogène et de carbone ainsi que du sodium en arrière plan d’Osiris. Car la gravitation rapide d’Osiris conjuguée au rayonnement de son soleil donnent à l’atmosphère de l’exoplanète un aspect cométaire. HD 209458b perd chaque seconde 10 000 tonnes de matière. Osiris ne disparaîtra pourtant pas rapidement car les astronomes prédisent à Osiris une espérance de vie équivalente à 5 milliards d’années !

Source principale : Hubblesite.

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4.2.2007

IC 443 suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:43

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Pour compléter la note du 01 juin 2006, le Canada France Hawaï Telescope vient du publier un nouveau cliché des rémanents de la supernova IC 443. Je vous laisse l’admirer.

IC 443 source CFHT

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plan large

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source CFHT..

3.2.2007

Mars : Oudemans cratère

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:41

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Oudemans Cratère est un cratère d’impact de 120 km de diamètre situé au sud-ouest de Vallles Marineris, la grande faille martienne, près de Noctis Labyrinthus. L’image suivante de la région centrale surélevée du cratère à été prise par la caméra haute résolution HiRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter le 29 novembre 2006 d’une altitude de 255,8 km. Elle est centrée par -9,9° latitude et 268,2° longitude est. La résolution est de 25 cm par pixel. Autrement dit, les objets de 77 cm de large sont résolus. C’est l’été sur l’hémisphère nord martien.

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Mars Oudemans cratère région centrale  crédit NASA JPL University of Arizona

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Plan large 2048 x 4571 ; crédit NASA JPL University of Arizona.

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Voici un détail en fausses couleurs de la vue générale ci-dessus. Les grands cratères d’impact voient leurs centres surélevés, laissant apparaître les matériaux profondément enfouis. Si la grande faille voisine Valles Marineris laisse voir des terrains situés à – 7 km sous la surface moyenne, il est possible que ceux-ci, à l’aspect stratifié, l’étaient encore plus profondément dans le sous-sol martien. L’état de conservation de ces strates est plutôt rare et semblable à celles observées dans d’autres grands cratères de la région ainsi que sur le plancher de Valles Marineris. Pour les scientifiques, ces roches sont le résultat d’immenses dépots de cendres volcaniques provenant des grands volcans du dôme de Tharsis. Elles sont le témoin des importants épisodes volcaniques qu’a connu Mars au cours de son histoire. Les dépots s’accumulant les uns sur les autres ont été rapidement enterrés sans être bouleversés par les impacts météoritiques.

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Mars Oudemans cratère pic central détail crédit NASA JPL University of Arizona

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Plan large 1071 x 1017 ; crédit NASA JPL University of Arizona.

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Source HiROC

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2.2.2007

Jupiter vu de Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:58

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Ce soir un petit amusement au programme du Ciel et de la Terre. J’ai pris pour habitude de vous présenter certaines des photos officielles transmises par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. En voici une inhabituelle.

HiRISE est la caméra haute résolution montée sur la sonde spatiale. Le 11 janvier 2007, pour une opération de calibrage, elle a été dirigée vers Jupiter.

En voici le résultat dans le proche infrarouge après corrections :

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Jupiter et ses lunes crédit NASA JPL University of Arizona

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plan très large 4093 x 862

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Gros plan sur Jupiter crédit NASA JPL University of Arizona

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plan très large 1358 x 1267

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D’après HiROC, le centre qui gère les clichés pris par HiRISE, Mars étant plus proche de Jupiter que la Terre, la sensibilité obtenue sur la cible par Mars Reconnaissance Orbiter, est identique à celle obtenue par la caméra ACS fixée sur le télescope spatial Hubble. Par ailleurs, cette dernière est de nouveau en panne. Cette fois-ci il semble que l’incident soit plus grave : la caméra ACS de Hubble ne pourra peut-être jamais plus être utilisée avant son remplacement dans quelques années par une mission spéciale de sauvegarde de la navette spatiale (prévision 2008). Solution temporaire pour permettre à plus long terme, le remplacement définitif de Hubble par James Webb.

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Source HiROC

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1.2.2007

Titan : nuage d’hydrocarbures

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

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La sonde Cassini, lors de son périple autour de Saturne est amenée à survoler périodiquement sa plus grosse lune Titan (5150 km de diamètre). C’est lors du passage du 29 décembre 2006, à une distance de 90 000 km, qu’elle a pu envoyer ce cliché en infraouge. Les couleurs codées correspondent aux différentes longueurs d’ondes enregistrées.

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plan large crédit NASA JPL University of Arizona

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L’image nous permet de contempler un nuage de méthane et d’hydrocarbures recouvrant presque complétement le pôle nord sur une largeur de 2400 km. Déjà observé auparavant, mais jamais avec une telle acuité, il était toujours présent lors du survol suivant le 13 janvier dernier.

Il le sera d’ailleurs pendant encore quelques années les saisons sur Titan durant 7 ans ! Le méthane joue sur cette lune le rôle de l’eau sur Terre. C’est ce nuage qui est certainement à l’origine des lacs de méthane repérés justement près du pôle nord (voir note du 03/01/2007). Au fil des années, il devrait dériver vers le pôle sud où jusqu’à maintenant un seul lac de ce type à pu être repéré. Les scientifiques estiment que Titan connaît une période nuageuse comme celle-ci pendant 25 ans avec une interruption de 4 ou 5 années avant un nouveau cycle de 25 ans. Les astronomes peuvent produire des prévisions météorologiques globales à long terme pour Titan et Cassini leur est un instrument indispensable pour affiner leurs connaissances.

Sources :

Cassini Huygens NASA

ESA.

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