Le pas de deux d’Antiope
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système double Antiope, vue d’artiste, crédit ESO
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90 Antiope a été le quatre vingt dixième astéroïde a avoir été découvert dans l’histoire de l’astronomie en 1866 par Robert Luther (Dusseldorf, Allemagne). En l’an 2000, William Merline et son équipe, utilisant le télescope Keck de 10 m à Hawaï démontrèrent qu’Antiope était en réalité un système double d’astéroïdes, le premier système double jamais mis en évidence pour un objet de cette taille.
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A partir de 2003, deux astronomes, Pascal Deschamps de l’Observatoire de Paris et Franck Marchis, University of California at Berkeley (USA), lancèrent une campagne internationale d’observation d’Antiope à laquelle participèrent le VLT de l’ESO, le Keck, et de nombreux astronomes amateurs. Deux ans et demie de recherches qui voient leurs résultats publiés dans la revue Icarus.
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Le pas de deux d’Antiope crédit ESO
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90 Antiope est composée de deux sphères légèrement déformées de respectivement 93.0 x 87.0 x 83.6 kilomètres et 89.4 x 82.8 x 79.6 kilomètres. Elle sont séparées l’une de l’autre de 171 kilomètres. Leur danse commune, qu’ils réalisent en 16h trente minutes, est complètement synchrone, c’est à dire qu’à l’image de la Terre et de la Lune, ils se présentent toujours la même face. Leur masse totale est de 828 millions de tonnes.
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La théorie (Edouard Roche 1849) a été reprise par la dernière convention astronomique internationale pour la définition d’une planète naine : tout corps d’une taille minimale de 800 km, en rotation dans l’espace, en raison des forces centrifuges et de sa propre gravité atteint une forme d’équilibre hydrostatique (globalement une sphère). Les deux éléments d’Antiope, bien que nettement plus petits ont bien l’aspect d’une sphère légèrement aplatie. L’explication provient peut-être du fait de leur densité, une fois et quart celle de l’eau. Ils sont donc très poreux et malléables. Il est possible, qu’à l’origine Antiope était un corps unique, qui, à force de tourner sur lui-même, se soit distendu en forme de trognon de pomme pour finalement se briser en deux parties pratiquement égales.
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Sources :
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