Du ciel et de la terre

31.3.2007

Le pas de deux d’Antiope

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:37

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système double Antiope, vue d’artiste, crédit ESO

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Plan large : 1191 x 1024

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90 Antiope a été le quatre vingt dixième astéroïde a avoir été découvert dans l’histoire de l’astronomie en 1866 par Robert Luther (Dusseldorf, Allemagne). En l’an 2000, William Merline et son équipe, utilisant le télescope Keck de 10 m à Hawaï démontrèrent qu’Antiope était en réalité un système double d’astéroïdes, le premier système double jamais mis en évidence pour un objet de cette taille.

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A partir de 2003, deux astronomes, Pascal Deschamps de l’Observatoire de Paris et Franck Marchis, University of California at Berkeley (USA), lancèrent une campagne internationale d’observation d’Antiope à laquelle participèrent le VLT de l’ESO, le Keck, et de nombreux astronomes amateurs. Deux ans et demie de recherches qui voient leurs résultats publiés dans la revue Icarus.

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Le pas de deux d’Antiope crédit ESO

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Plan large : 1069 x 800

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90 Antiope est composée de deux sphères légèrement déformées de respectivement 93.0 x 87.0 x 83.6 kilomètres et 89.4 x 82.8 x 79.6 kilomètres. Elle sont séparées l’une de l’autre de 171 kilomètres. Leur danse commune, qu’ils réalisent en 16h trente minutes, est complètement synchrone, c’est à dire qu’à l’image de la Terre et de la Lune, ils se présentent toujours la même face. Leur masse totale est de 828 millions de tonnes.

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La théorie (Edouard Roche 1849) a été reprise par la dernière convention astronomique internationale pour la définition d’une planète naine : tout corps d’une taille minimale de 800 km, en rotation dans l’espace, en raison des forces centrifuges et de sa propre gravité atteint une forme d’équilibre hydrostatique (globalement une sphère). Les deux éléments d’Antiope, bien que nettement plus petits ont bien l’aspect d’une sphère légèrement aplatie. L’explication provient peut-être du fait de leur densité, une fois et quart celle de l’eau. Ils sont donc très poreux et malléables. Il est possible, qu’à l’origine Antiope était un corps unique, qui, à force de tourner sur lui-même, se soit distendu en forme de trognon de pomme pour finalement se briser en deux parties pratiquement égales.

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Sources :

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ESO

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Observatoire de Paris


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30.3.2007

New Horizon, Jupiter et quelques radiations

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:31

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La sonde New Horizon a, pour la première fois, donné des sueurs froides aux astronomes. En effet, le 19 mars 2007, elle s’est mis d’elle même en mode sauvegarde et a coupé toute communication avec la Terre. Les scientifiques ont rapidement (90 minutes) réussi à reprendre contact avec elle. Apparemment son fonctionnement est normal. La mise en sauvegarde proviendrait de mesures signifiant une augmentation anormale des radiations. Les savants ne savent pas encore si elle provient simplement du passage de la sonde près de Jupiter ou d’une légère fuite dans le moteur nucléaire de New Horizon.

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En attendant le diagnostic complet, l’équipe au sol nous présente une partie du travail réalisé par la caméra infrarouge LEISA de New Horizon. Elle a analysé Jupiter sur plus de 250 longueurs d’ondes infrarouge différentes.

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Les clichés ci-dessous ont été pris le 27 février 2007 d’une distance de 2,9 millions de km de Jupiter. La résolution est d’environ 175 km/pixel. La zone ciblée ici, concerne, en premier plan, l’environnement de la grande tache rouge de Jupiter.

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Chaque image correspond à une famille de longueur d’onde infrarouge différente. Chaque longueur d’onde est caractérisée par une couleur déterminée. La vision infrarouge permet ainsi de mettre en évidence les altitudes des différentes couches de nuages observées et de les situer les unes par rapport aux autres. Par exemple les nuages de haute altitude tirent sur le bleu, ceux des couches inférieures sur le rouge.

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Sont facilement démontrés sur ces vues la haute altitude de la tache rouge par rapport à son environnement et la brume qui recouvre la haute atmosphère jupitérienne. Les détails sont analysés par les spécialistes pour mieux connaître la structure des nuages et établir une carte en trois dimensions de l’atmosphère de la géante.

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Credit NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute

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Source : site New Horizon NASA


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29.3.2007

Galaxie Messier 95 ou NGC 3351

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:11

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Puisque le mois d’avril arrive, régalons-nous ce soir, en admirant le cliché choisi par l’équipe du Canada France Hawaï Telescope pour le mois de mars de son calendrier.

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Image crédit Canada France Hawaï Telescope Jean Charles Cuillandre et Coelum Giovanni Anselmi

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Plan large : 740 x 880 pixels

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Cette magnifique galaxie spirale barrée s’étend sur 50 000 années lumières dans la constellation du Lion à approximativement 35 millions d’années lumière de nous.

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Historiquement, elle fut découverte le 20 mars 1781 par Pierre André François Méchain (1744-1804) et, coïncidence, inscrite 4 jours plus tard dans son catalogue, sous le N° 95, par Charles Messier (1730-1817) qui lui en laissa la paternité. A cette époque, les astronomes n’avaient bien sur aucune notion de ce que pouvait être une galaxie.

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L’anneau qui entoure le centre galactique intrigue les astronomes. Des observations faites aux rayons X par le télescope spatial Chandra tendent à penser qu’il a été créé par le souffle d’une multitude de supernovae récentes.

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Source principale : site CFHT

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28.3.2007

Un diamant pour la rose pourpre de la Vierge

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:40

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NGC 5584 est une des galaxies faisant partie de l’amas galactique de la Vierge, située à 75 millions d’années lumière de nous dans la constellation du même nom. Un numéro parmi tant d’autres dans les nomenclatures astronomiques. Comme notre galaxie, c’est une galaxie spirale barrée, légèrement plus petite que notre Voie Lactée.

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Crédit ESO ; plan large 1764 x 2102 pixels ( 4,5 M )

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Sur l’image du dessus, prise par le Very Large Telescope de l’ESO au Chili, deux bras spiraux sont très évidents. Les autres semblent distordus, certainement en conséquence des interactions gravitationnelles qu’entretient NGC 5584 avec les autres galaxies de l’amas. Ce type d’évènement est propice à la génération d’une kyrielle de nouvelles étoiles dans les bras spiraux galactiques.

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Vie tumultueuse mais trop habituelle dans l’univers pour que quiconque prête une grande attention à cette rose pourpre de l’espace. Jusqu’au premier mars, jour où le japonais, Koichi Itagaki, visant son télescope de 60 cm sur la constellation de la Vierge, aperçut quelque chose qui n’y était pas auparavant. Il venait de découvrir une supernova : SN 2007af. C’est la trente deuxième et la plus lumineuse des supernovae découvertes cette année.

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Sur l’image enregistrée par le VLT les 16,19 et 22 mars 2007 à travers différents filtres pour une durée totale d’exposition de 28 minutes, SN 2007 af est très visible un peu en dessous à droite du centre de NGC 5584. Elle est plus lumineuse que l’ensemble du centre galactique.

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Les supernovae sont ordinairement le cataclysme engendré par la mort prématurée d’une étoile super massive. Observée dès le 4 mars, par le NTT ( New Technology Telescope ) de l’ESO, SN 2007af s’est révélée appartenant à un groupe de supernovae particulier : les supernovae Ia.

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Dans un couple d’étoiles, une naine blanche, ( comme le deviendra notre soleil en fin de vie ), reçoit continuellement de la matière stellaire de son proche compagnon. Lorsque la naine blanche dépasse une certaine masse critique, les processus thermonucléaires se ré-enclenchent violemment : la naine blanche devenue instable explose en supernova.

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Les supernovae de type Ia, possédant toujours les mêmes caractéristiques, sont utilisées comme étalon de mesure des distances dans l’univers et de sa vitesse d’expansion. Mais elles sont extrêmement rares. Une galaxie comme notre Voie Lactée enregistre une supernova de type Ia, statistiquement, tous les 400 ans.

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Pour en revenir à SN 2007af, la vitesse d’éjection dans l’espace de la matière de l’étoile morte est de l’ordre de 15 000 km/seconde !

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Source : site ESO


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27.3.2007

Un vortex hexagonal sur le pôle nord de Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:27

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Après nous avoir montré l’immense vortex situé au pôle sud de Saturne (voir note du 10 novembre 2006 ), la sonde Cassini nous révèle une extraordinaire vue du pôle nord saturnien.

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Le phénomène avait été entraperçu au début des années 1980 lors des passages des sondes Voyager 1 et 2. Actuellement, le pôle nord est plongé dans la nuit hivernale de Saturne. La caméra optique de Cassini, étant inutile, les scientifiques ont utilisé son spectromètre infrarouge pour sonder la nuit polaire de Saturne.

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L’image suivante plonge jusqu’à 75 km sous la surface nuageuse. Elle a été prise le 29 octobre 2006 d’une distance de 902 millions de km de Saturne. Le contraste a été inversé pour mettre en évidence la forme que je vous laisse découvrir.

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Non, vous ne rêvez pas ! Vous pouvez admirer une singularité, unique dans le système solaire ! Ce vortex a bien 6 côtés pratiquement droits, donc un hexagone !

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Les couches nuageuses, logiquement, que se soit sur Jupiter, où pour le double vortex du pôle sud vénusien, où même autour du pôle nord terrestre, s’alignent sous forme concentrique. Pour l’instant aucun scientifique ne peut expliquer l’origine de cette forme particulière. Elle prend source dans les couches inférieures de l’atmosphère de Saturne, les autres nuages tournant tout autour comme des bolides dans les courses de voitures américaines sur anneaux.

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La structure, qui pourrait presque contenir quatre Terre, semble stable puisque déjà observée furtivement il y a 26 ans.

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Cette autre image prise par le spectromètre infrarouge de Cassini, refléte le rayonnement thermique de Saturne. Outre la structure hexagonale, sont également visibles, en bleu, les aurores qui, comme sur Jupiter ou sur Terre, nimbent le pôle nord saturnien.

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Crédit images : NASA/JPL/University of Arizona


Source: site Cassini NASA

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26.3.2007

Mars : sur la trace des geysers

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:25

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De la livraison du 21 mars 2006 présentée par HiROC, le centre qui gère les photos prises par la caméra haute résolution HiRISE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, j’ai voulu vous présenter ce cliché d’un champs de dunes de sable situé dans le cratère Richardson.

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La sonde se trouvait le 10 février 2006 par 72,0 ° de latitude sud et 179,5 ° de longitude est, à une altitude de 251,8 km. La lumière provient de l’ouest, la résolution au sol est de l’ordre de 50 cm/pixel. C’est l’automne martien dans cette région.

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Plan large : 937 x 647

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L’image ci-dessus nous permet de visualiser plus en détail le champs de dunes.

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En hiver et en automne, les dunes se couvrent de gel, mélange de gaz carbonique et d’eau gelés.

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Les petites stries foncées sur le flanc des dunes, peuvent être dues à des avalanches récentes de sable ou à des déplacements du givre par le vent laissant entrevoir le sable plus sombre sous-jascent. Au vu des dépots, le vent souffle de la droite vers la gauche de l’image.

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Plus intrigantes sont les taches sombres qui parsèment les dunes. Au printemps et en été, le givre se sublime en partie dans cette zone du pôle sud. Certains chercheurs ont émis récemment l’hypothèse (voir note du 20/08/2006 ) que le dioxyde de carbone sublimé, prisonnier sous la glace, peut remonter brusquement vers la surface et se détendre sous forme de geysers très puissants sifflant à près de 160 km/h. Les taches sombres visibles sur cette image, pourraient être des traces des bouches de sortie de ces geysers.

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Bien que Mars Reconnaissance Orbiter ait connue quelques problèmes ces derniers temps, les chercheurs espèrent que ces yeux perçants vont pouvoir suivre au fil des saisons, l’évolution de ces évents et nous apprendre beaucoup plus sur leur existence.

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Crédit images NASA/JPL/University of Arizona

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Source : HiROC


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25.3.2007

La petite tache rouge de Jupiter

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:12

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Credit Image : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/ Southwest Research Institute

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Plan large : 1818 x 1899 pixels

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Les astronomes travaillant sur la sonde New Horizon, viennent de publier un nouveau cliché de la petite tache rouge de Jupiter. La sonde, le 27 février 2006, se trouvait à 3 millions de kilomètres de Jupiter.

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Cette image, enregistrée par la caméra LORRI, est époustouflante de détails, puisque la résolution est de l’ordre de 15 km par pixel. Ce qui bien sur n’a jamais pu être réalisé techniquement jusqu’à maintenant.

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La petite tache rouge de Jupiter, a pris sa coloration en rouge tout récemment en 2005, alors que la grande tache rouge apparaît ainsi depuis trois siècles (depuis qu’elle a été découverte). Elle tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

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A l’inverse d’un ouragan sur Terre, ce n’est pas une zone de basse pression, mais de haute pression. Les scientifiques pensent que sa coloration en rouge vient de la remontée de la base de la tache de molécules de soufre jusqu’aux niveaux supérieurs des nuages d’ammoniaque. Leur interaction avec la lumière solaire, a alors libéré la nouvelle coloration en rouge.

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Sous la petite tache rouge, est visible une autre tache plus petite qui se déplace plus rapidement vers l’est.

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Source : New Horizon NASA

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24.3.2007

Lisbonne au clair de lune

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 21:54

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Voici une note dédiée, en ce samedi soir, tout particulièrement à Cristina, (voir le blog ), qui m’accompagne et m’encourage dans mes tribulations sur la toile au fil des années.


Ce cliché a été pris le 20 mars dernier de Lisbonne au Portugal par Miguel Claro.


Au crépuscule, la brillante Venus (en haut au centre) et la nouvelle lune surplombent le pont du 25 avril. Ce pont suspendu long de 2,3 km enjambe le Tage. Il est souvent comparé au Golden Gate Bridge de San Francisco.

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Image : Miguel Claro/APOD


Plan large : 1247 x 963 pixels

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Sources :


Miguel Claro


APOD/NOAO


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23.3.2007

Des traces de balles dans Orion

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:54

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Ce soir, retournons vers la nébuleuse d’Orion, (voir note du 21 aout 2006 ), située dans la constellation du même nom, à 1500 années lumière de nous. Les nuages de gaz d’Orion couvent une énorme pouponnière de jeunes étoiles qui embrasent la nébuleuse de phénomènes extraordinaires.

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Image : guidage laser pour ALTAIR, le système d’optique adaptative de Gemini Nord

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Source : Gemini Observatory

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Plan large : 631 x 946 pixels (861 kb)

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Sur notre Terre, le télescope Gemini Nord, au miroir de 8 m, installé à Mauna Kea (Hawaï), est maintenant lui aussi équipé d’un système d’optique adaptative (ALTAIR) guidé par un faisceau laser atteignant 90 km d’altitude. Il permet de corriger en temps réel les aberrations optiques dues aux turbulences atmosphériques lors des observations astronomiques.

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Image : nébuleuse d’Orion vue par Gemini Nord

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Source : M.Robberto/STScI and NOAO/AURA/NSF/Gemini Observatory

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Pour calibrer et valider la mise en service d’ALTAIR, le télescope a été dirigé vers la nébuleuse d’Orion. Sur la vue précédente, l’image du champs large de la nébuleuse a été réalisée en proche infrarouge au télescope blanc de 4 mètres installé au Cerro Tololo au Chili. Le travail réalisé par Gemini Nord a été mis en perspective par les encadrés.

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Image : détail de la nébuleuse d’Orion, vue composite infrarouge et optique

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Source : Gemini Observatory
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Cette image est composite reprenant différentes longueurs d’ondes infrarouge codifiées. Les zones en « bleu » correspondent à la lumière émise par les gaz chauds de fer, leur sillage en « orange » à celui des gaz d’hydrogène.


Pour les astronomes, ces « traces de balle » (découvertes en 1983), seraient dues à une déflagration liée à l’apparition d’un groupe de jeunes étoiles massives. Elles semblent d’origine récente, un millier d’années seulement. Les gaz sont expulsés de la nébuleuse à la vitesse de 450 km/seconde. Les sillages derrière les points bleus s’étendent déjà sur 1/5 d’une année lumière. Les points bleus eux-mêmes, (les atomes de fer surchauffés par l’explosion), ont une taille colossale d’environ dix fois la distance Soleil-Pluton.


Grace à ALTAIR, pour la première fois, les images enregistrées à Gemini Nord permettent de résoudre les gaz d’hydrogène rougeoyant (les sillages derrière les points bleus) sous leur forme de filaments. Une telle résolution va permettre de suivre dans les années à venir, le comportement de ces filaments confronté aux nuages de gaz ambiants de la nébuleuse.


Source de l’article : Gemini Observatory

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22.3.2007

Lorsque la fronde de David Encelade atteint Goliath Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:37

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Encelade a souvent fait la une des articles publiés ici, (voir l’index), en particulier pour son phénomène extraordinaire de geysers glacés. Ceux-ci propulsent dans l’espace, à plus de 180 km d’altitude, des particules d’eau glacée. Ce sont ces particules qui alimentent en matière l’anneau E de Saturne.

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La petite lune (505 km de diamètre) influence son environnement bien plus que les astronomes ne le prévoyaient. Une équipe de scientifiques attachés à la mission Cassini, vient de publier un article dans la revue Science signé par le Dr Don Gurnett (university of Iowa) et le Dr David Southwood (Imperial College London et directeur scientifique de l’ESA).

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Il est difficile de quantifier avec précision la « journée » d’une planète géante gazeuse car, par définition, leurs surfaces ne possèdent pas de particularités géographiques fixes et précises. Pour y remédier, la technique d’analyse de l’écho des ondes radio des planètes a été utilisée avec succès pour Jupiter, Saturne et Neptune. Ainsi la sonde Voyager, dans les années 1980 a mesuré la journée saturnienne à 10 heures 39 minutes et 22 secondes.

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La sonde Cassini, en orbite autour de Saturne, a réalisé le même travail en 2003 et 2004 et ses calculs ont annoncé une journée de Saturne équivalente à 10 heures 45 minutes et 45 secondes. Un ralentissement de six minutes en 20 ans, ce qui est tout à fait incroyable !

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Après bien des hypothèses, les chercheurs de Cassini viennent de trouver une explication rationnelle à ce dérèglement journalier de Saturne. La responsable : Encelade, où plutôt le flux de particules glacées qu’elle envoie dans l’espace. Celles-ci forment un tore autour de la lune. Electriquement chargées, elles viennent se frotter contre le champs magnétique saturnien et le freine. Les mesures radio précédentes n’étaient donc pas issues directement du coeur de la planète mais du disque de plasma qui l’entoure.

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Les variations enregistrées de la durée du jour saturnien proviennent donc probablement pour une part de l’activité des douches glacées d’Encelade. Plus elle est importante, plus le ralentissement se fait sentir. L’autre raison, tient dans la position de Saturne au cours de son périple autour du soleil. Une année saturnienne dure 29 années terrestres ; la planète géante est soumise a de forts changements saisonniers durant cette période.

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Toujours est-il que les scientifiques se demandent comment arriver à mesurer exactement la durée de la journée d’une géante entourée d’une atmosphère changeante. En tout cas, aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer qu’une petite boule glacée de 500 km pouvait avoir une telle influence sur une planète de 120 000 km de diamètre !

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Encelade et le champs magnétique de Saturne crédit NASA/JPL

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Source principale : Cassini NASA

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