De la soupe au menu d’Encelade
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Depuis qu’ils ont été découverts en 2005 par la sonde Cassini, les geysers glacés d’Encelade, une des lunes de Saturne, ne manquent pas d’intriguer les scientifiques (voir note du 10/03/2006 ). Une nouveau modèle présenté par l’astronome Julie Castillo du JPL, mission Cassini, tente d’expliquer l’origine de ce cryovolcanisme qui éjecte les particules glacées jusqu’à 180 km d’altitude dans l’espace.
Ce cliché, pris le 24 mars 2006 par Cassini, à l’origine en lumière visible, a été retraité en couleurs codées pour mettre en valeur le panache des geysers. La bande jaune derrière Encelade (505 km de diamètre), est en réalité l’anneau E de Saturne, qu’elle ensemence de ses particules glacées. La tâche à gauche, est simplement celle de la lumière d’une étoile en arrière-plan.
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Crédit NASA/JPL/Space Science Institute
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Pour que les geysers aient une telle activité, il faut logiquement une source de chaleur intense dans le coeur d’Encelade. Mais comment une si petite lune peut-elle la produire ? Pour les scientifiques, l’explication tiendrait dans la genèse même d’Encelade. Cette boule primordiale de glace et de roche emprisonnait des isotopes radioactifs d’aluminium et de fer qui se sont très rapidement désintégrés (en 7 millions d’années), créant une chaleur intense et un noyau de roches entouré de glace. La radioactivité restante continue d’échauffer le coeur de la lune, sa chaleur se propageant jusqu’aux couches externes glacées, au cours des milliards d’années suivants.
Le Dr Dennis Matson, autre scientifique de JPL attaché à la mission Cassini, s’est quand à lui, intéressé à la composition des geysers d’Encelade. Outre la vapeur d’eau, a été démontrée la présence de quantités mineures d’azote, de méthane, d’anhydride carbonique, de propane et d’acétylène gazeux. L’azote semble provenir de la décomposition d’ammoniaque a des températures d’au moins 577° Celsius, en présence de minerai d’argile.
Il faut bien sur se garder de toute conclusion hâtive ! N’empêche que ces éléments sont bien les composés organiques fondamentaux de la vie. La « soupe » primordiale serait toujours présente abritée par les couches supérieures glacées d’Encelade.
Source NASA/JPL/Cassini site
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