Des traces de balles dans Orion
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Ce soir, retournons vers la nébuleuse d’Orion, (voir note du 21 aout 2006 ), située dans la constellation du même nom, à 1500 années lumière de nous. Les nuages de gaz d’Orion couvent une énorme pouponnière de jeunes étoiles qui embrasent la nébuleuse de phénomènes extraordinaires.
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Image : guidage laser pour ALTAIR, le système d’optique adaptative de Gemini Nord
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Source : Gemini Observatory
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Plan large : 631 x 946 pixels (861 kb)
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Sur notre Terre, le télescope Gemini Nord, au miroir de 8 m, installé à Mauna Kea (Hawaï), est maintenant lui aussi équipé d’un système d’optique adaptative (ALTAIR) guidé par un faisceau laser atteignant 90 km d’altitude. Il permet de corriger en temps réel les aberrations optiques dues aux turbulences atmosphériques lors des observations astronomiques.
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Image : nébuleuse d’Orion vue par Gemini Nord
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Source : M.Robberto/STScI and NOAO/AURA/NSF/Gemini Observatory
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Pour calibrer et valider la mise en service d’ALTAIR, le télescope a été dirigé vers la nébuleuse d’Orion. Sur la vue précédente, l’image du champs large de la nébuleuse a été réalisée en proche infrarouge au télescope blanc de 4 mètres installé au Cerro Tololo au Chili. Le travail réalisé par Gemini Nord a été mis en perspective par les encadrés.
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Image : détail de la nébuleuse d’Orion, vue composite infrarouge et optique
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Cette image est composite reprenant différentes longueurs d’ondes infrarouge codifiées. Les zones en « bleu » correspondent à la lumière émise par les gaz chauds de fer, leur sillage en « orange » à celui des gaz d’hydrogène.
Pour les astronomes, ces « traces de balle » (découvertes en 1983), seraient dues à une déflagration liée à l’apparition d’un groupe de jeunes étoiles massives. Elles semblent d’origine récente, un millier d’années seulement. Les gaz sont expulsés de la nébuleuse à la vitesse de 450 km/seconde. Les sillages derrière les points bleus s’étendent déjà sur 1/5 d’une année lumière. Les points bleus eux-mêmes, (les atomes de fer surchauffés par l’explosion), ont une taille colossale d’environ dix fois la distance Soleil-Pluton.
Grace à ALTAIR, pour la première fois, les images enregistrées à Gemini Nord permettent de résoudre les gaz d’hydrogène rougeoyant (les sillages derrière les points bleus) sous leur forme de filaments. Une telle résolution va permettre de suivre dans les années à venir, le comportement de ces filaments confronté aux nuages de gaz ambiants de la nébuleuse.
Source de l’article : Gemini Observatory
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