Du ciel et de la terre

21.3.2007

Jupiter vu de Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:58

.

Je continue de délaisser les articles scientifiques compliqués pour vous montrer, en cette première partie de nuit, cette image insolite de Jupiter :

.

.

crédit image : NASA/JPL/Space Science Institute, Boulder Colorado.

.

Insolite car elle a été prise directement par la caméra à champs d’angle étroit, installée sur la sonde Cassini. La sonde se trouvait le 8 février 2007 à 1,8 milliards de km de Jupiter soit 11 fois la distance Terre Soleil et un peu plus que la distance Terre Saturne. Pour faire ressortir la netteté de l’atmosphère jupitérienne, le contraste a été augmenté d’un facteur 2,5. Les deux appareils photos installés sur la sonde sont bien sur conçus pour filmer dans des conditions optimum, l’environnement de Saturne. Mais, à l’occasion, ils peuvent servir de télescope. Etonnant, non ?


Source Cassini NASA site

.

20.3.2007

actualités

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 21:32

.

équinoxe de printemps source IMCCE

.

Printemps


Cette nuit, à 1h07 du matin, heure française, ce 21 mars 2007 aura lieu l’équinoxe du Printemps. Cela sera donc officiellement le printemps. Le jour de l’équinoxe, la durée de la nuit est égale à la durée du jour, et le soleil se lève plein est pour se coucher plein ouest.


Heure d’été


Conformément à l’arrêté du 3 avril 2001 du Ministère de l’économie, des Finances et de l’Industrie, relatif à l’heure légale française, la période d’heure d’été pour l’année 2007 commence le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin. Donc, la nuit du 24 au 25 mars 2007, à 2 heures du matin il faut régler les horloges sur 3 heures.


Source IMCCE

.

19.3.2007

MODIS au jour le jour

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 22:58

.

J’ai déjà présenté dans la note du 06/12/2006 , MIRAVI , le site de l’ESA, qui nous permet de visionner en léger différé les prises de vue réalisées par le satellite Envisat.


La NASA, nous propose, elle, sur son site intitulé MODIS , une image par jour prise par deux de ses satellites d’observation de la Terre : Terra et Aqua. L’équipe de MODIS comporte plus de 90 membres, américains bien sur, anglais et français.


Pour vous donner l’envie d’aller visionner les images publiées sur MODIS, voici le cliché présenté le 16 mars 2007. Une tempête de sable prend son essor du Sahara Occidental et recouvre les proches Îles Canaries. Les vents peuvent porter les grains de sable jusqu’aux Caraïbes. J’ai choisi pour le plan large la résolution de 500 m par pixel. Les frontières ont bien sur été rajoutées par l’équipe de MODIS

.

.

Plan large 3100 X 4000 pixels (1,9 MB)
.

Source MODIS NASA

.

18.3.2007

Nébuleuse du Crabe

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:12

.

.

Plan large 2000 x 1750 pixels

.

Dans la lignée de la note du 24/10/2006 , voici un nouveau cliché de la nébuleuse du Crabe située à plus de 6000 années lumière de nous dans la constellation du Taureau. Ce sont les rémanents d’une supernova qui fut visible sur Terre en 1054. Ils s’éloignent de l’étoile à neutrons résiduelle à la vitesse de 1500 km/s.


Ce cliché a été pris au foyer du télescope Subaru du National Astronomical Observatory of Japan, installé à Hawaï, par hasard. Les astronomes, à défaut de pouvoir réaliser leur programme prévu par suite de mauvaises conditions météorologiques, ont pointé le télescope sur la nébuleuse. Ainsi nous pouvons profiter du spectacle.


Source Subaru télescope

.

17.3.2007

Une naine blanche poussiéreuse

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:49

.

Lorsque notre Soleil aura consommé toute sa provision d’hydrogène, il utilisera comme carburant de remplacement pour ses réactions thermonucléaires l’hélium (issu de la décomposition de l’hydrogène), qui produira, à son tour, des éléments encore plus lourds comme du carbone. La chaleur engendrée devient si forte qu’il se dilate dans l’espace. C’est le stade de géante rouge.où il englobera alors la Terre (et les autres planètes intérieures) qui seront vaporisées dans la tourmente. La masse du Soleil n’est pas suffisante pour qu’il entame la combustion du carbone et finisse sa vie dans la catastrophique déflagration d’une supernova. Non, faute de carburant, il va se recroqueviller sur lui-même dans une boule incandescente composée principalement de carbone, de la taille de la Terre. C’est le stade ultime de la naine blanche qui se refroidit lentement pendant des dizaines de milliards d’années avant de s’éteindre complétement à la vue de l’univers.


Depuis sa découverte, en 2004, une naine blanche, GD 362, située à 78 années lumière de nous dans la Constellation d’Hercule intrigue les astronomes. En effet, la présence de poussières a été démontrée dans son entourage proche. Poursuivant les travaux précédents, le Dr Michael Jura de l’UCLA (University of California at Los Angeles) s’est servi du télescope spatial infrarouge Spitzer pour observer GD 362. Un article présentant les travaux de Jura et de son équipe a été accepté en parution dans l’Astronomical Journal.


Jura note que la naine blanche étant âgée de 900 millions d’années, les poussières environnantes auraient du être depuis longtemps balayées lorsque l’étoile était encore au stade de géante rouge. Alors d’où peuvent-elles provenir? Deux scénarii ont été évoqués lors des recherches précédentes : d’une part un astéroïde est venu s’approcher trop près de la naine blanche et a été pulvérisé par sa gravité ; d’autre part les poussières peuvent provenir du milieu interstellaire.


Les observations des poussières par Spitzer montrent qu’elles sont composées de silicates de forme chimique très proche de celles que l’on trouve par exemple sur les astéroïdes du système solaire, contrairement à la composition habituellement différente des poussières de silicate interstellaires.


Autre observation déterminante de Spitzer, les poussières autour de GD 362 forment un disque délimité dans l’espace. Ce qui incite à penser que les poussières ne proviennent pas de l’extérieur car il aurait alors possible de suivre leur trace.


C’est donc la première hypothèse qui semble être confirmée par les travaux du Dr Jura. Et celui-ci de préciser : GD 362 est un système fascinant qui nous donne des indices de ce qui pourra arriver lorsque notre Soleil, dans cinq milliards d’années, se transformera à son tour en naine blanche.


Pour illustrer cet article voici une vue d’artiste : la taille et la disposition de Saturne et de ses anneaux (en haut) sont placées en comparaison avec celles de la naine blanche et de son disque de poussières (en bas).

.

.

Crédit image : Gemini Observatory/Aura/Jon Lomberg

.

Plan large 1000 x 750 pixels

.

Source principale : site NASA Spitzer Space Telescope

.

16.3.2007

Jupiter en infrarouge vu par New Horizon

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:49

.

.

Crédit : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute

.

plan large 792 x 541 pixels

.

Le traitement des images enregistrées par la sonde New Horizon lors de son approche de Jupiter continue.


Ici, c’est l’imageur infrarouge LEISA, installé sur l’instrument RALPH de la sonde qui a été mis en service pour étudier Jupiter sur 250 longueurs d’ondes infrarouge différentes. Le 24 février, la sonde se trouvait à 6 millions de kilomètres de Jupiter, ce qui permettait à LEISA d’enregistrer des détails larges de 400 km. (Jupiter, a lui un diamètre de 144 000 km)


La tache noire en haut à gauche n’est autre que l’ombre portée de Io sur Jupiter. Les zones les plus lumineuses correspondent au rayonnement solaire reflété par les nuages jupitériens; les zones les plus sombres, celles où le rayonnement solaire a été absorbé par les nuages avant d’avoir pu se refléter. L’image centrale met en valeur les couches supérieures de l’atmosphère jupitérienne, alors que les deux autres montrent des couches plus profondes.


L’analyse des clichés permet ainsi de comprendre les processus évolutifs de l’atmosphère. Par exemple, la petite tache rouge est visible en bas à gauche. Les structures qui l’entourent ne sont pas les mêmes aux différentes altitudes, ce qui démontre que son activité apparente est dépendante de ce qui se passe aux étages inférieurs. C’est d’ailleurs là, l’explication de la coloration en rouge des deux grandes taches de Jupiter.


L’équipe des scientifiques compte utiliser les enregistrements de LEISA pour dresser des cartes tridimensionnelles détaillées de la composition et de la circulation de l’atmosphère de la géante gazeuse. D’autant que sont encore en stock sur la sonde les clichés réalisés le 28 février alors que New Horizon se trouvait à 2,5 millions de kilomètres de Jupiter. La résolution était alors trois fois meilleure que celle des enregistrements du 24 février.


Source : New Horizon NASA


.

15.3.2007

De l’eau congelée sous la surface martienne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:40

.

Une équipe de 22 scientifiques vient de publier un article ce 15 mars 2007 dans le revue Science magazine. Il est signé par Giovanni Picardi, investigateur principal de l’instrument MARSIS installé sur la sonde Mars Express de l’ESA, (université de Rome, Italie), et Jeffrey Plaut (NASA/JPL/ Pasadena Californie) co-investigateur de MARSIS.

La sonde Mars Express a été conçue pour rechercher des traces d’eau sur Mars. Pour cela, elle est équipée de divers instruments d’observation, dont MARSIS, un radar permettant de « voir » ce qui se cache sous la surface martienne.

Si la présence d’eau sur Mars, au niveau de ses pôles, n’est pas nouvelle, les mesures effectuées par MARSIS viennent la concrétiser avec des précisions inédites.

A titre d’exemple, voici deux montages, des données enregistrées par MARSIS au niveau du pôle sud martien.

.

.

Plan large 1783 x 460 (578 kb)

.

.

Plan large 2251 x 457 (691 kb)

.

Crédits images: NASA JPL ASI ESA Univ.of Rome MOLA Science Team

La ligne blanche horizontale correspond au plan de coupe obtenu par le radar sous la couche superficielle de gaz carbonique et d’eau congelée.

Voici le résultat simplifié des données. Sur une surface équivalente à celle de l’Europe, le radar a confirmé la présence d’eau congelée. L’image radar est tellement nette que pour les savants cette glace d’eau ne comprend que 10% de poussières. La couche de glace peut atteindre à certains endroits 3,7 km d’épaisseur. Si elle fondait, elle recouvrirait entièrement la planète Mars sous 11 mètres d’eau ! Bien qu’improbable vu les conditions martiennes, une ligne particulièrement lumineuse à la base des dépots glaciaires, laisse à penser qu’il pourrait exister une mince couche d’eau sous forme liquide.

Les chercheurs espèrent améliorer le traitement informatique des données reçues par MARSIS, pour affiner leur compréhension des phénomènes liés à la présence d’eau sur Mars.

Sources :

Flashespace

ESA

.

14.3.2007

Olympia Undae, un erg glacé

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:46

.

.

Olympia Undae avec l’aimable autorisation de NASA JPL University of Arizona

.

plan large 2048 x 3156 pixels (820,3 KB)

.

Dans la livraison hebdomadaire publiée par HiROC des clichés pris par la caméra haute résolution HiRISE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, j’ai craqué sur celui-ci. Il a été pris le 09 décembre 2006 d’une altitude de 316,4 km par 80,2° latitude nord et 191,2° longitude est. La résolution a été ramenée à 25 cm/pixel.


Je ne sais ce que cette image vous inspire mais il s’agit en réalité d’un champs de dunes situé dans la région Olympia Undae, appelée aussi, en comparaison avec la géographie terrestre, l’erg polaire nordique. Alignées dans un plan nord-sud, elles sont donc modelées par des vents d’est ou d’ouest. Le plan large vous permet de visualiser au niveau de certaines crêtes de fin canaux formant des embranchements. Ils sont peut-être dus à l’écoulement de sable fluidisé par la sublimation du gaz carbonique ou d’eau. (Nous sommes en été au niveau du pôle nord martien). Les structures polygonales lumineuses situées sur les flancs des dunes proviendraient d’une déshydratation alternant avec des périodes de gel entrainant un phénomène, constaté aussi sur Terre, d’affaissement des dunes.


Mon petit doigt m’a suggéré que demain une nouvelle découverte concernant Mars serait publiée. Effet d’annonce ?

.

Source HiROC

.

13.3.2007

Un amas globulaire découvert dans le centre galactique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

.

.

Amas globulaire FSR 1735 crédit ESO New Technology Telescope

.

plan large 799 x 941 pixels (1,1 MB)

.

Les amas globulaires sont des regroupements d’étoiles, qui, au contraire des amas ouverts, retiennent leur population d’étoiles par leur propre gravité. Dans notre galaxie, environ 150 ont été repérés, chacun pouvant contenir une ou plusieurs centaines de milliers d’étoiles agées de 10 milliards d’années. Ce sont donc des fossiles des premiers âges mystérieux de notre galaxie et de l’univers.


L’étude de ces amas est importante pour mieux connaître l’histoire et la vue générale de notre Voie Lactée. Ils sont les reliquats des premières collisions galactiques qui ont donné forme à notre galaxie actuelle. Les grandes galaxies comme la nôtre, ont du pour grandir, avaler ou fusionner celles qu’elles rencontraient. L’étude de l’orbite des amas globulaires renseigne aussi sur la quantité et la distribution globale de la matière galactique. Ils sont répartis sphériquement dans l’ensemble du halo galactique plutôt que dans les branches spirales avec une densité plus grande vers le centre galactique.


Cette région, obscurcie par les poussières et les nuages de gaz intermédaires est difficile à observer. Une équipe d’astronomes allemands, composée de Dirk Froebrich (université de Kent, R-U), de Helmut Meusinger (Thüringer Landessternwarte Tautenburg, Allemagne), et d’Aleks Scholz (université de St Andrews, Ecosse, R-U), estimant que le centre galactique pouvait contenir une dizaine d’amas globulaires non encore repérés, a relevé le défi. Le résultat de leurs travaux est publié dans les annales mensuelles de la Royal Astronomical Society.


Après une première recherche systèmatique dans le plan galactique dans le proche infrarouge grace au système de surveillance du ciel 2MASS, une douzaine de candidats potentiels ont été retenus. Ceux-ci ont été ensuite étudiés par l’intermédiaire de filtres infrarouges au New Technology Telescope de l’ESO au Chili. La sensibilité du NTT a permis d’améliorer la profondeur des prises de vue et la résolution angulaire. Le n° FSR 1735 de la liste établie par les astronomes s’est révélé alors avec suffisamment de netteté pour être reconnu comme un nouvel amas globulaire.


Les premières mesures détaillées le situe à 30 000 années lumière de nous dans le plan galactique et à 10 000 années lumières du centre galactique. L’amas s’étend sur 7 années lumière soit un peu moins de deux fois la distance séparant le soleil de son étoile la plus proche : Proxima du Centaure. Sur une aire aussi rapprochée, il contient plus de 100 000 étoiles pour une masse totale estimée à 65 000 masses solaires Elles contiennent 5 à 8 fois moins d’éléments lourds que le soleil, ce qui témoigne de leur naissance ancienne : les générations d’étoiles précédentes n’ayant pas encore eu le temps de synthétiser autant d’éléments lourds que les générations suivantes ont pu le faire au cours des milliards d’années d’existence de l’univers jusqu’à nos jours. D’autres mesures suivront pour permettre d’évaluer avec plus de précision l’âge de ses étoiles.


Pour les trois astronomes, FSR 1735 n’est pas peut-être pas le dernier amas globulaire venant clore définitivement la liste. Les limbes opaques du centre galactique peuvent cacher bien d’autres surprises…


Sources et pour en savoir plus :


2MASS


ESO


.

12.3.2007

De la soupe au menu d’Encelade

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:07

.

Depuis qu’ils ont été découverts en 2005 par la sonde Cassini, les geysers glacés d’Encelade, une des lunes de Saturne, ne manquent pas d’intriguer les scientifiques (voir note du 10/03/2006 ). Une nouveau modèle présenté par l’astronome Julie Castillo du JPL, mission Cassini, tente d’expliquer l’origine de ce cryovolcanisme qui éjecte les particules glacées jusqu’à 180 km d’altitude dans l’espace.


Ce cliché, pris le 24 mars 2006 par Cassini, à l’origine en lumière visible, a été retraité en couleurs codées pour mettre en valeur le panache des geysers. La bande jaune derrière Encelade (505 km de diamètre), est en réalité l’anneau E de Saturne, qu’elle ensemence de ses particules glacées. La tâche à gauche, est simplement celle de la lumière d’une étoile en arrière-plan.

.

.

Crédit NASA/JPL/Space Science Institute

.

Pour que les geysers aient une telle activité, il faut logiquement une source de chaleur intense dans le coeur d’Encelade. Mais comment une si petite lune peut-elle la produire ? Pour les scientifiques, l’explication tiendrait dans la genèse même d’Encelade. Cette boule primordiale de glace et de roche emprisonnait des isotopes radioactifs d’aluminium et de fer qui se sont très rapidement désintégrés (en 7 millions d’années), créant une chaleur intense et un noyau de roches entouré de glace. La radioactivité restante continue d’échauffer le coeur de la lune, sa chaleur se propageant jusqu’aux couches externes glacées, au cours des milliards d’années suivants.

Le Dr Dennis Matson, autre scientifique de JPL attaché à la mission Cassini, s’est quand à lui, intéressé à la composition des geysers d’Encelade. Outre la vapeur d’eau, a été démontrée la présence de quantités mineures d’azote, de méthane, d’anhydride carbonique, de propane et d’acétylène gazeux. L’azote semble provenir de la décomposition d’ammoniaque a des températures d’au moins 577° Celsius, en présence de minerai d’argile.

Il faut bien sur se garder de toute conclusion hâtive ! N’empêche que ces éléments sont bien les composés organiques fondamentaux de la vie. La « soupe » primordiale serait toujours présente abritée par les couches supérieures glacées d’Encelade.

Source NASA/JPL/Cassini site

.

« Page précédentePage suivante »

Développé par WordPress