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Amas globulaire FSR 1735 crédit ESO New Technology Telescope
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plan large 799 x 941 pixels (1,1 MB)
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Les amas globulaires sont des regroupements d’étoiles, qui, au contraire des amas ouverts, retiennent leur population d’étoiles par leur propre gravité. Dans notre galaxie, environ 150 ont été repérés, chacun pouvant contenir une ou plusieurs centaines de milliers d’étoiles agées de 10 milliards d’années. Ce sont donc des fossiles des premiers âges mystérieux de notre galaxie et de l’univers.
L’étude de ces amas est importante pour mieux connaître l’histoire et la vue générale de notre Voie Lactée. Ils sont les reliquats des premières collisions galactiques qui ont donné forme à notre galaxie actuelle. Les grandes galaxies comme la nôtre, ont du pour grandir, avaler ou fusionner celles qu’elles rencontraient. L’étude de l’orbite des amas globulaires renseigne aussi sur la quantité et la distribution globale de la matière galactique. Ils sont répartis sphériquement dans l’ensemble du halo galactique plutôt que dans les branches spirales avec une densité plus grande vers le centre galactique.
Cette région, obscurcie par les poussières et les nuages de gaz intermédaires est difficile à observer. Une équipe d’astronomes allemands, composée de Dirk Froebrich (université de Kent, R-U), de Helmut Meusinger (Thüringer Landessternwarte Tautenburg, Allemagne), et d’Aleks Scholz (université de St Andrews, Ecosse, R-U), estimant que le centre galactique pouvait contenir une dizaine d’amas globulaires non encore repérés, a relevé le défi. Le résultat de leurs travaux est publié dans les annales mensuelles de la Royal Astronomical Society.
Après une première recherche systèmatique dans le plan galactique dans le proche infrarouge grace au système de surveillance du ciel 2MASS, une douzaine de candidats potentiels ont été retenus. Ceux-ci ont été ensuite étudiés par l’intermédiaire de filtres infrarouges au New Technology Telescope de l’ESO au Chili. La sensibilité du NTT a permis d’améliorer la profondeur des prises de vue et la résolution angulaire. Le n° FSR 1735 de la liste établie par les astronomes s’est révélé alors avec suffisamment de netteté pour être reconnu comme un nouvel amas globulaire.
Les premières mesures détaillées le situe à 30 000 années lumière de nous dans le plan galactique et à 10 000 années lumières du centre galactique. L’amas s’étend sur 7 années lumière soit un peu moins de deux fois la distance séparant le soleil de son étoile la plus proche : Proxima du Centaure. Sur une aire aussi rapprochée, il contient plus de 100 000 étoiles pour une masse totale estimée à 65 000 masses solaires Elles contiennent 5 à 8 fois moins d’éléments lourds que le soleil, ce qui témoigne de leur naissance ancienne : les générations d’étoiles précédentes n’ayant pas encore eu le temps de synthétiser autant d’éléments lourds que les générations suivantes ont pu le faire au cours des milliards d’années d’existence de l’univers jusqu’à nos jours. D’autres mesures suivront pour permettre d’évaluer avec plus de précision l’âge de ses étoiles.
Pour les trois astronomes, FSR 1735 n’est pas peut-être pas le dernier amas globulaire venant clore définitivement la liste. Les limbes opaques du centre galactique peuvent cacher bien d’autres surprises…
Sources et pour en savoir plus :
2MASS
ESO
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