Du ciel et de la terre

30.4.2007

des anneaux dans la pénombre

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:31

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Crédit image : NASA/JPL/Space Science Institute

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Je ne sais si, comme moi, vous allez être subjugué par cette image prise par la sonde Cassini, en lumière visible, le 30 mars 2007 d’une distance de 1,9 millions de kilomètres de Saturne. La résolution est de l’ordre de 117 km/pixel.

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La position privilégiée de Cassini lui a permis de regarder vers le côté dans la pénombre des anneaux qu’elle surplombe d’un angle de 33 °. L’ombre proprement dite des anneaux se profile sur Saturne, dans le coin supérieur gauche de l’image.

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Source : Cassini Huygens site NASA JPL


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29.4.2007

La place rouge

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:12

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Le 13 avril 2007 est paru un article dans la revue Science signé par Peter Tuthill, University of Sidney et James Lloyd, Cornell University. Il s’agissait pour les astronomes de présenter le résultat de leurs observations d’une étoile située à 5000 années lumière de nous, dans la constellation du Serpent : MWC 922.

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Pour Tuthill, il a fallu la technique des meilleurs télescopes du monde et une bonne dose de chance pour découvrir ce bijou caché parmi la myriade d’étoiles de notre galaxie.

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Le carré rouge ; crédit image : Peter Tuthill/Palomar/Keck Observatory

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Plan large : 900 x 900 pixels

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L’image ci-dessus est composée d’observations dans le proche infra-rouge réalisées par le télescope du Mont Palomar géré par le California Institute of Technology et par le Keck II à Mauna Kea, Hawaï. Le contraste a été augmenté pour faire ressortir les détails de cette étrange nébuleuse.

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Ce qui est le plus incroyable, continue Tuthill, tient dans la parfaite symétrie de la complexité des formes de la nébuleuse bipolaire. Si vous pliez selon l’axe diagonal de l’objet, vous obtenez une symétrie par réflexion. Le carré rouge, comme l’a appelé Tuthill, mais je préfère la place rouge :) , est la nébuleuse carrée la plus parfaite découverte jusqu’à présent. Un des dispositifs les plus fascinants, consiste dans la série de lignes s’éloignant du centre, alignées comme les dents d’un peigne.

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Pour Lloyd, leur régularité pourrait provenir de la présence d’un disque autour de l’étoile sur lequel la matière éjectée viendrait ricocher. Lloyd n’ose l’affirmer complètement mais il lui semble bien que cette étoile vit ses derniers soubresauts avant d’éclater en supernova !

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Source : Keck Observatory


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28.4.2007

Comète 73P/Schwassmann-Wachmann 3 : plus de morceaux que prévus

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:08

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En astronomie, il se passe souvent un long moment entre la prise d’observation et l’analyse des données enregistrées. Par exemple, souvenons-nous, la comète 73P/Schwassmann-Wachmann 3 est venue s’approcher du Soleil au printemps 2006. ( Voir note du 28 avril 2006 et note du 26 mars 2006 ).

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Sa périodicité est de 5,76 ans. Les astronomes ont noté qu’elle se fragmentait à chaque passage depuis l’an 2000. En 2006, une douzaine de fragments étaient déjà répertoriés avant son retour vers le Soleil.

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Le processus de fragmentation a continué lors du passage de la comète en 2006. Les astronomes ont pu suivre presque en direct l’éclatement des fragments principaux en plus petits. Ainsi ceux travaillant au foyer du télescope japonais Subaru, construit à Hawaï, ont pu annoncer mi-mai que le fragment B de 73/P s’était divisé en 13 morceaux.

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L’analyse des clichés est maintenant terminée. Tous comptes faits, les astronomes japonais ont dénombré 50 fragments différents, dont les plus petits ne font que quelques mètres. Le fragment B a quand à lui une taille approximative de 5,5 x 7,7 km.

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La chasse aux nouveaux fragments est ouverte pour le prochain passage en 2012.

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Plan large: 1024 x 945

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Source : Subaru telescope NAOJ

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27.4.2007

Dione

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:37

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Ce soir, je nous propose de contempler deux clichés envoyés tout récemment par la sonde Cassini.

Ils ont été pris le 24 avril 2007, et ne sont pas encore validés ni calibrés. La sonde se trouvait à environ 108 000 km de Dione, ( prononcez Dioné ) , une des lunes de Saturne, située à l’intérieur de l’anneau E.

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D’un diamètre de 1 118 km, elle est, après Titan, la plus dense des satellites de Saturne. Elle orbite autour de la géante gazeuse à une distance de 377 400 km en 2,73 jours terrestres et à la vitesse de 11 km/s . Son noyau dense est recouvert de glace d’eau.

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Dione est synchrone. Comme la Lune, sa période de rotation étant égale à sa période orbitale, elle présente donc toujours la même face devant Saturne. Sa face avant apparaît plus cratérisée que sa face arrière et sa surface est marquée par de grandes fissures ou falaises de glaces, dues notamment a l’important effet gravitationnel qu’impose Saturne sur ce proche satellite.

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Plan large 1024 x 1024 pixels

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Plan large 1024 x 1024 pixels

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crédit images : NASA/JPL/Space Science Institute

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Source principale : Saturn Today


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26.4.2007

Dunes de sable sombre au cratère Kaiser

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:49

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Pour compléter la note du 16 avril 2007 , la livraison de cette semaine des photos haute résolution prises par la caméra HiRISE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, nous apporte un autre cliché d’un champ de dunes de sable sombre, tapissant le plancher d’un grand cratère martien.

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Cette fois-ci, la sonde se trouvait le 29 mars 2007 à l’aplomb du Kaiser Cratère, un bassin d’impact large de 210 km, dans la région martienne Hellespontus, par 46,6° latitude sud et 19,3° longitude est. La résolution a été ramenée à 25 cm par pixel.

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Dunes de sable sombre au cratère Kaiser

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Plan large : 2048 x 4003 pixels ( 1,3 MB )

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Les grands cratères ont emprisonné entre leurs murailles de fortes quantités de sable qui s’est accumulé sous forme de dunes. Au vu de l’orientation de celles-ci, le nord étant en haut de l’image, la direction principale des vents est d’ouest en est. A la base des dunes, les plaques plus claires correspondent à des zones de gel saisonnier.

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Dunes de sable sombre au cratère Kaiser, détail

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Plan large : 905 x 590 pixels

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La vue rapprochée ci-dessus nous permet de constater que les grandes dunes sont elles-mêmes couvertes de dunes secondaires. Des petites ondulations croisent ou suivent, elles aussi, les dunes secondaires. Une avalanche ou un glissement de terrain a laissé des cicatrices pofondes sur le bord de la grande dune en haut à gauche de l’image.Ce qui laisse à penser aux astronomes que son sable n’est pas fluide mais au moins partiellement cimenté. Nouvel indice tendant à démontrer que les dunes martiennes sont maintenant relativement figées.

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Crédit images : NASA JPL University of Arizona

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Source : HiROC


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25.4.2007

Découverte de la première exoplanète potentiellement habitable

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:33

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Gliese 581 Source Digital Sky Survey

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plan large 909 x 800 pixels

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L’étoile, au centre de l’image ci-dessus, fait partie des 100 étoiles les plus proches de notre Soleil. C’est une naine rouge, une étoile bien ordinaire, puisque ce type d’étoile représente 80 % des 100 étoiles les plus voisines au Soleil. Les naines rouges se caractérisent par une masse et une luminosité nettement plus faibles que le Soleil.

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Celle-ci a pour nom de code Gliese 581. Elle se situe à 20,5 années lumière de nous dans la constellation de la Balance. Sa masse est estimée à un tiers de masse solaire.

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Il y a deux ans, une équipe d’astronomes suisses, portugais et français ( dont Michel Mayor , l’inventeur de la première exoplanète en 1995) avait détecté grace à l’instrument HARPS, un spectographe installé sur le télescope de 3,6 m de l’European Southern Observatory à La Silla au Chili, une planète Gliese 581b de 15 masses terrestres ( équivalente à Neptune ) orbitant autour de Gliese 581 en 5,4 jours. Les calculs laissaient supposer la présence possible d’une autre exoplanète.

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L’équipe composée de Stéphane Udry, Michel Mayor, Christophe Lovis, Francesco Pepe, et Didier Queloz (Geneva Observatory, Switzerland), Xavier Bonfils (Lisbonne Observatory, Portugal), Xavier Delfosse, Thierry Forveille, and C.Perrier (LAOG, Grenoble, France), François Bouchy (Institut d’Astrophysique de Paris, France), et Jean-Luc Bertaux (Service d’Aéronomie du CNRS, France), a continué ses mesures toujours à l’aide du même instrument HARPS, considéré par Michel Mayor, comme « un instrument unique pour chasser les planètes ». Par exemple, sur les 13 exoplanètes de faible masse découvertes à ce jour, 11 l’ont été à l’aide de HARPES. La liste des exoplanètes répertoriées contient maintenant 230 membres.

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La parution officielle des résultats de l’équipe n’est pas passée inaperçue. Tout d’abord ce n’est pas une mais deux nouvelles planètes qui ont été découvertes.

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HARPS mesure avec une précision très fine la vitesse radiale des étoiles. Ses infimes variations permettent d’en déduire les effets gravitationnels de la présence de corps satellisés autour de l’étoile.

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calcul des vitesses radiales du système planétaire Gliese 581 source ESO

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plan large 800 x 1366 pixels

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A titre d’exemple, voici la courbe obtenue pour chaque exoplanète orbitant autour de Gliese 581. La première représente la planète déjà détectée de 15 masses solaires orbitant en 5,4 jours. La deuxième courbe est celle de la planète qui fait la une de l’actualité d’aujourd’hui. Elle a 5 masses terrestres et orbite en 13 jours autour de son étoile. Quand à la troisième courbe, il s’agit de l’autre nouvelle planète détectée. Gliese 581d possède 8 masses terrestres et orbite en 84 jours.

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système planétaire Gliese 581 vue d’artiste source ESO

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plan large 928 x 800 pixels

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La grande nouvelle de cette étude provient de la situation de la deuxième planète autour de son étoile. C’est une planète de type rocheux et non gazeux comme Jupiter ou Saturne. Baptisée Gliese 581c, elle est estimée avoir 1,5 rayons terrestres pour 5 masses terrestres. Sa gravité serait de 2,2 g. Elle orbite autour de Gliese 581 à 11 millions de km contre 150 millions pour la Terre.

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Sa position privilégiée par rapport à son étoile a permis aux astronomes d’annoncer une grande première. Compte tenu de la masse et de la luminosité de Gliese 581, Gliese 581c se trouve dans une zone considérée possible pour la vie. En effet sa température au sol est comprise entre 0 et 40 ° Celsius. Si Gliese 581c possède de l’eau, celle-ci peut subsister à l’état liquide. De-là toutes les extrapolations sont possibles…

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Cette nouvelle exoplanète va être maintenant une cible de choix pour les prochaines missions de recherche de vie extraterrestre. Toujours est-il qu’un pas symbolique est franchi. Pour la première fois, une exoplanète a été reconnue comme potentiellement porteuse de vie. De plus, le fait qu’elle soit satellisée autour d’une naine rouge, la classe d’étoiles la plus courante dans notre environnement ouvre de larges possibilités de recherches. Et Michel Mayor de conclure : l’espoir est grand de trouver prochainement autour d’une naine rouge une planète, d’une masse comparable et dans des conditions similaires à celles de notre Terre.

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Source principale : ESO


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24.4.2007

Nébuleuse de la Caréne ou NGC 3372

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:35

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Pour fêter les 17 bougies de Hubble, les astronomes travaillant sur le télescope spatial nous offrent ce magnifique cadeau d’anniversaire.

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Panorama de la nébuleuse de la Carène

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Plan large 3000 x 2400 pixels

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Ce panorama de la nébuleuse de la Carène est une mozaique de 48 clichés enregistrés par la caméra avancée de Hubble (ACS) en mars et juillet 2005, détaillant une portion d’espace s’étendant sur 53 années lumière. A l’origine pris dans la lumière d’émission de l’hydrogène neutre, les couleurs ont été rajoutées à partir des données obtenues en décembre 2001 et mars 2003 par l’observatoire Inter Américain de Cerro Tololo au Chili : le rouge correspond au soufre, le vert à l’hydrogène, et le bleu à l’émission d’oxygène.

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La nébuleuse de la Carène, se situe dans la constellation australe du même nom à environ 7500 années lumière de nous.C’est une vaste zone de naissance et de mort d’étoiles identique à celles que l’on peut observer dans les bras spiraux denses des autres galaxies.

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Le processus de formation d’étoiles a commencé il y a trois millions d’années. Déjà plus d’une douzaine d’étoiles supermassives dont la masse est de 50 à 100 fois celle du soleil ont été reconnues. L’éclat d’Eta Carinae, une future supernova, à gauche de l’image, ( voir note du 25 avril 2006 ) a été atténué.

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Nébuleuse de la Carène détail

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Plan large 2400 x 3675 pixels

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Région de formation d’étoiles dans la Nébuleuse de la Carène

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Plan large 3000 x 2400 pixels

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Le souffle des supergéantes et leur rayonnement ultraviolet sculpte le nuage primordial. L’image ci-dessus nous permet de contempler un pilier de gaz identique à ceux observés dans la nébuleuse de l’Aigle par Hubble ( voir note du 8 février 2007 ). Le double jet de particules visible tout en haut du pilier est le signe de la naissance d’une nouvelle étoile.

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Nébuleuse de la Carène détails : globules d’hydrogène moléculaire froid et de poussières

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Plan large 4167 x 2823 pixels

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Ces nuages sombres composés de poussières et d’hydrogène moléculaires froids ont survécu au souffle chaud des supergéantes. Ces cocons, compressés par les radiations environnantes, vont, selon les astronomes, s’effondrer sur eux-mêmes pour permettre la genèse de la génération d’étoiles suivantes.

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C’est dans un tel environnement qu’est né notre soleil, il y a 4,6 milliards d’années…

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Pour profiter pleinement du spectacle offert par le travail des scientifiques de Hubble, je vous incite vivement à cliquer sur les plans larges, le téléchargement un peu long vaut bien 17 chandelles.

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Sources :

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Hubblesite NASA

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ESA Space Science

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23.4.2007

Des nouvelles de l’Esprit et du Vagabond

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:46

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Cela fait bien longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles des deux petits robots martiens.

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Opportunity, examine toujours les alentours du Victoria Cratère. Outre les mesures quotidiennes comme les températures où l’état du ciel martien, il inspecte maintenant minutieusement les sables sombres très visibles au nord du cratère. Depuis son point de départ il a parcouru 10 443 mètres sur le sol martien.

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Victoria Cratère photographié par la sonde Mars Global Surveyor

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Plan large 1024 sur 964 pixels

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Spirit est quand à lui sorti de son hibernement. En route vers un plateau rocheux dénommé Home Plate, il étudie toutes les roches qu’il rencontre sur son chemin. Sa roue avant droite bloquée, les opérateurs au sol sont obligés de le faire avancer en crabe, voire quelques fois en marche arrière pour atteindre ses objectifs. Il a parcouru 7 092 mètres depuis son arrivée sur Mars.

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Crédit image NASA/JPL-Caltech

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Le 26 février 2007, la caméra de Spirit a enregistré ses meilleures images d’un dust devil martien (tourbillon de poussières). Cliquez « ici » pour visionner une animation réalisée à partir des enregistrements de Spirit. Nous pouvons voir le dust devil se courber et avancer dans la direction du vent. Lorsque le dust devil rencontre une zone de sable particulier, il ne peut l’aspirer vers le haut et sa base devenue trop grande éjecte une grande quantité de sable tout autour d’elle. Si à la fin du film, le dust devil semble accélérer, il ne s’agit là que d’une illusion d’optique, la caméra de Spirit enregistre tout simplement moins d’images.

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Source principale : Mars Exploration Rover Mission, NASA JPL

22.4.2007

NGC 1512 où comment une galaxie grandit

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:42

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NGC 1512 vue par Hubble source STScI / ESA / NASA

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Plan large 912 sur 1140 pixels

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Sur l’image ci-dessus nous pouvons contempler une galaxie spirale barrée NGC située à 30 millions d’années lumière de nous dans la constellation australe de l’Horloge. Elle s’étend sur 70 000 années lumière.

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Voici maintenant l’image réalisée en ultraviolet par le satellite ultraviolet GALEX de la NASA.

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NGC 1512 en ultraviolet par GALEX Crédit : NASA/JPL-Caltech/DSS/GALEX

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Plan large 1067 sur 1067 pixels

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La couleur rouge correspond à la lumière visible, vert au proche ultraviolet et bleu au lointain ultraviolet. La tache blanche visible en bas à droite de NGC 1512 correspond à une autre galaxie distante seulement de 49 300 années lumière : NGC 1510. Les astronomes prévoient une proche collision entre les deux galaxies.

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La large vision angulaire de GALEX permet de mettre en valeur l’environnement des galaxies. Un groupe d’astronomes, mené par le Dr. David Thilker ( Johns Hopkins University, Baltimore, Md ), annonce que 20 % des galaxies observées par GALEX montrent un disque galactique en ultraviolet, trois fois plus grand que celui observé en lumière visible.

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Sur ce cliché de NGC 1512, sont très visibles les prolongements des bras spiraux qui s’étendent bien loin du centre galactique, ainsi que les distorsions de ces mêmes bras situés entre les deux galaxies; distorsions dues à l’ interaction gravitationnelle de NGC 1512 et 1510. La lumière bleue est la signature de la naissance de très jeunes étoiles probablement âgées de moins de cent millions d’années.

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Cette découverte vient alimenter le débat sur la constitution des galaxies. Beaucoup d’astronomes pensent qu’une galaxie se développe du centre ( là où se trouvent les plus vieilles étoiles ) vers l’extérieur, dans les bras spiraux où se mélangent jeunes et vieilles étoiles. Il est possible que nous observons ici, un instantané de ce qui a pu se passer pour toutes les galaxies.

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Thilker pense que la création de ces toutes jeunes étoiles, visibles en ultraviolet loin du centre galactique, est la conséquence de la propagation dans l’espace des ondes de choc engendrées par la collision des deux galaxies. D’autant que leur milieu de naissance est relativement pauvre.

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Leurs nuages de gaz sont constitués principalement d’hydrogène et d’hélium. Ils ne sont que très peu pollués par les éléments lourds émis par la mort des générations d’étoiles précédentes. Leur faible densité ( par rapport à l’environnement immédiat d’une galaxie ) , est peu propice à leur effondrement gravitationnel et à la naissance de nouvelles étoiles.

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Donc bien que les conditions nécessaires ne soient guère favorables, peuvent se créer de nouvelles étoiles, qui se rapprocheront par la gravité de leur centre galactique.

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Source principale : GALEX


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Des trous noirs géniteurs d’étoiles : NGC 4051

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:25

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NGC 4051 Credits image: George Seitz/Adam Block/NOAO/AURA/NSF


Plan large : 2120 x 1464 pixels

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Une équipe internationale d’astronomes, dirigée par Yair Krongold Herrera, Instituto de Astronomia, Universidad Nacional Autonoma Da Mexiquo, vient de publier une étude consacrée au trou noir central de la galaxie NGC 4051, dans la revue the Astrophysical Journal du 20 avril 2007.

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NGC 4051 est une galaxie spirale située dans la constellation de la Grande Ourse. Membre important de l’amas local Grande Ourse Sud, c’est aussi une galaxie de type Seyfert, autrement dit elle possède un AGN, un noyau galactique actif.

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L’équipe de Krongold a utilisé les enregistrements réalisés par le satellite rayons X, XMM Newton de l’Agence Spatiale Européenne pour scruter le trou noir central de NGC 4051, estimé à 2 millions de masses solaires.

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Contrairement, à ce que l’on croit souvent, les trous noirs ne font pas qu’absorber aveuglément la matière. L’horizon d’événement d’un trou noir, est la ligne théorique à partir de laquelle tout objet est impitoyablement happé. Tout autour, la matière entraînée par la gravité du trou noir s’amasse dans un disque d’accrétion. Surchauffée, une partie de ce matériel s’échappe selon deux axes situés de part et d’autre du trou noir. De nombreuses observations précédentes ont pu déterminer la vitesse d’échappement de ces jets, de l’ordre de 1000 à 2000 km/seconde.

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Les nouveaux travaux présentent des mesures bien plus précises que celles obtenues précédemment. Tout d’abord, les jets de particules prennent naissance bien plus près de l’horizon d’événement que les astronomes précédents ne l’avaient cru : une distance correspondant environ à 5 fois l’orbite moyenne de Neptune autour du Soleil. De même, ajoute Fabrizio Nicastro, Harvard Smithsonian Center for Astrophysics, environ 2 à 5 % de la masse totale du disque d’accrétion s’échappe dans l’espace.

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Cette dernière mesure est capitale dans l’optique de la compréhension de la genèse de l’Univers. Les premières étoiles, juste après le Big Bang, n’étaient composées que d’hydrogène et d’hélium. Ce sont elles qui ont synthétisé les premiers éléments lourds comme le carbone. Ils se sont ensuite répandus dans l’espace avant de s’assimiler aux générations d’étoiles suivantes et ainsi de suite.

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Pour Martin Elvis, lui aussi membre du Harvard Smithsonian Center for Astrophysics, une des grandes questions de la cosmologie concerne l’influence des trous noirs sur leur environnement. L’espace contient un grand nombre de quasars, bien plus puissants que le trou noir central de NGC 4051. Ils pulvérisent dans l’espace intergalactique le matériel lourd issu de leurs extraordinaires jets de particules.

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Depuis longtemps les astronomes observent la présence d’éléments lourds dans l’espace profond, semblant émaner de toutes les directions. Cette présence peut donc s’expliquer aisément par les éjections lointaines des quasars qui enrichissent l’univers en matériaux neufs. Assimilés dans les nuages cosmiques de gaz intergalactiques, ils contribuent à la création des nouvelles générations d’étoiles.

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Or le pourcentage de matière libérée lors des observations par les jets de particules du trou noir de NGC 4051 est beaucoup plus faible que prévu. Si les quasars ne fournissent pas la quantité de matière lourde observée, il faudra donc rechercher une autre source possible. Peut-être provient-elle des galaxies très lointaines découvertes assez récemment et très mystérieuses. Elles ont été dénommées Ultra Luminous Infra Red Galaxies.

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Toujours est-il que des observations utilisant les mêmes techniques que celles mises en oeuvre grace au télescope spatial XMM Newton vont être déployées sur une galaxie active plus puissante. Si le pourcentage de matière libérée augmente, la théorie sera confirmée, sinon la recherche de nouvelles sources s’avèrera nécessaire.

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Sources principales :

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Harvard Smithsonian Center for Astrophysics

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ESA Space Science


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