Du ciel et de la terre

4.4.2007

Magnétar Westerlund 1

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:59

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Magnétar vue d’artiste

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Crédits NASA/Swift/Sonoma State University/A Simonnet

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Voici un nouveau mot à inscrire dans notre abécédaire astronomique : un magnétar. Il s’agit d’une étoile à neutron ( les restes d’une supernova dont la matière est tellement dense qu’elle se coagule sous forme de neutrons dans un diamètre de quelques kilomètres ) mais pourvue de champs magnétiques extraordinairement puissants.

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Nouveau mot, car le première magnétar a été défini en tant que tel par Michael Muno, un scientifique du California Institute of Technology Space Radiation Laboratory, en 2005. Jusqu’à présent, seulement une douzaine de magnétar ont pu être répertoriés.

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L’un deux, au nom officiel de CXOU J164710.2-455216 et surnommé Westerlund 1,  était surveillé par plusieurs télescopes spatiaux dont le XMM Newton de l’ESA et SWIFT de la NASA. Westerlund 1 se situe dans la constellation de l’hémisphère sud de l’Autel, à 15 000 années lumière de nous, dans un amas d’étoiles. 5 jours avant l’évènement, il était dans le même état que lors de sa découverte. Le 22 septembre 2005, fut enregistrée une augmentation de l’ordre d’un facteur 100 de la lumière X émise par le magnétar.

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Magnétar Westerlund 1 vu aux rayons X par XMM Newton ESA

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Crédits: ESA/XMM-Newton/California Institute of Technology, M.Muno G.Israel

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Plan large 960 x 720 pixels 152 kb

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La rotation du magnétar (toutes les 10 secondes) a été accélérée d’un millième de seconde et surtout 3 flash lumineux distincts ont pu être enregistrés au lieu d’un par rotation auparavant.

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Selon Muno, nous avons assisté à l’équivalent d’une secousse sismique majeure sur la surface du magnétar. Bien que la matière exacte dont est composé un magnétar soit inconnue, il se pourrait que sa surface solide repose comme sur Terre sur un matériau liquide. L’énorme pression des champs magnétiques arriverait à briser la croûte solide, libérant de nouvelles sources lumineuses et accélérant légèrement la rotation de Westerlund 1.

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Pour Muno, une telle observation est importante pour tenter de mieux comprendre ces mystérieux objets, d’autant que ce phénomène peut se réitérer sur les autres magnétar catalogués. Michael Muno voit ses résultats publiés dans les annales mensuelles de la Royal Astronomical Society.

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Une autre équipe, dirigée par Gianluca Israel ( Institut national d’astrophysique, Italie ), publie ses recherches sur le même magnétar dans l’Astrophysical Journal. Israel conclut : si beaucoup d’autres magnétar devaient être découverts, il faudrait alors réévaluer nos connaissances sur la composition des étoiles primordiales et sur la genése du processus des supernovae.

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Source : ESA Space Science


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