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Les naines brunes sont des étoiles ratées. Possédant entre 15 et 80 masses jupitériennes, elles sont bien trop grandes pour être considérées comme des planètes, mais trop petites pour que leur gravité déclenche les réactions thermonucléaires qui leur permettraient d’atteindre le statut d’étoile.
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Bien que leur existence soit prédit depuis longtemps par les théories stellaires, ce n’est qu’en 1995 que la première naine brune a pu être identifiée. A ce jour, seulement quelques douzaines de naines brunes sont connues.
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VLA source NRAO
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En 2001, un groupe d’étudiants en stage d’été au National Radio Astronomy Observatory a eu l’idée d’utiliser le VLA ( Very Large Array ) pour observer une naine brune en télescopie radio. Alors que les astronomes prévoyaient une absence de signal, grande fut la surprise lorsque les étudiants annoncèrent capter un signal important provenant de la naine brune. Leur découverte fut d’ailleurs l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue scientifique américaine Nature.
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Vue d’artiste d’une naine brune et des ses aurores polaires
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Plan large : 1267 x 950 pixels
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L’année dernière, Gregg Hallinan de la National University of Ireland, Galway, et son équipe ont utilisé le même VLA pour étudier dans le spectre radio, plusieurs naines brunes. Ils ont découvert que trois d’entre elles émettaient un signal long et répétitif. Celui-ci proviendrait de leurs pôles magnétiques d’un mécanisme semblable a celui connu sur Jupiter ou sur la Terre. Des électrons interagissent avec le champs magnétique de la naine brune, créant de magnifiques aurores. Leur émission radio est amplifiée par un phénomène naturel, les MASERs. Ceux-ci, constitués de molécules d’eau ou de cristaux proches du zéro absolu, permettent aux astronomes d’étudier les signaux radio d’objets lointains, trop faibles pour pouvoir être détecter normalement..
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Courbe chronologique des émissions radio provenant d’une naine brune.
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Aaron Golden, lui aussi de la National University of Ireland, Galway, précise : les émissions radio observées sont, en puissance, intermédiaires entre celles des planètes et des pulsars. Mais alors que les pulsars émettent jusqu’à plusieurs pulsations par seconde, celles des naines brunes sont beaucoup plus indolentes. Comme le représente la courbe ci-dessus, celles de la naine brune observée ont lieu toutes les 1,958 heures. Les pulsars, découverts il y a quarante ans, sont des étoiles à neutrons, restes d’anciennes étoiles, beaucoup plus denses que les naines brunes. Pour Golden, bien que les mécanismes en jeu dans les étoiles à neutrons et les naines brune soient différents, la meilleure compréhension des émissions radio des naines brunes, permettra peut-être d’élucider en partie celles des encore très mystérieux pulsars.
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Hallinan et Golden ont présenté leur étude à la Royal Astronomical Society’s National Astronomy réunie en congrès à l’University of Central Lancashire au Royaume Uni. Les membres de leur équipe étaient : Stephen Bourke et Caoilfhionn Lane de la National University of Ireland Galway, Tony Antonova et Gerry Doyle de l’Armagh Observatory in Northern Ireland ; Robert Zavala et Fred Vrba du U.S.Naval Observatory in Flagstaff, Arizona ; Walter Brisken du National Radio Astronomy Observatory à Socorro, New Mexico ; et Richard Boyle du Vatican Observatory Research Group at Steward Observatory dans l’Arizona.
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Crédit images : Hallinan et autres , NRAO, AUI, NSF
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Source : NRAO