Du ciel et de la terre

11.4.2007

Le mystère des bras fantômes résolu

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:18

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M 106 ou NGC 4258 plan large 1638 x 1104 pixels

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Crédit image : APOD/NASA/ Bernie et Jay Slotnik, Adam Block, AOP, NOAO, AURA,NSF

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La galaxie M 106 ou NGC 4258 est située dans la Constellation des Chiens de Chasse à 22,5 millions d’années lumière de nous. Elle s’étend sur 30 000 années lumière. Elle est connue depuis très longtemps comme un quasar (de quasi-star) objets énigmatiques qui émettent d’énormes quantités d’énergie d’une très petite région de l’espace. Les quasars sont généralement associés à la présence de trous noirs super massifs.

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Au télescope, en lumière visible, M 106 apparaît comme une galaxie spirale irrégulière composée de deux bras spiraux s’étirant à partir du noyau galactique et resplendissant de la lumière d’une multitude de jeunes étoiles. Mais dans les années 60, l’observation de M 106 aux rayons X et dans les longueurs d’ondes radio, a démontré l’ existence de deux bras supplémentaires, constitués principalement de gaz, intercalés entre les deux bras déjà observés. Bras fantômes, restés jusqu’à présent un casse-tête pour les astronomes en mal d’explications scientifiques.

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Dans un article qui sera publié le 10 mai 2007 dans la revue Astrophysical Journal, une équipe de scientifiques de l’Université du Maryland (USA ) présente le résultat de ses travaux. Ils éclaircissent l’énigme des mystérieux bras fantômes.

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L’équipe composée de Yuxuan Yang, Andrew Wilson, Bo Li, et Christopher Reynolds, soupçonnait la présence des bras supplémentaires en relation avec l’activité du trou noir supermassif central. Le disque d’accrétion qui l’entoure, estimé à 40 millions de masses solaires, « brille » 1,4 milliard de fois plus que notre soleil. Les chercheurs ont examiné les images d’archives de 3 télescopes spaciaux : XMM- Newton de l’ESA, Chandra de la NASA pour les rayons X et Spitzer de la NASA pour l’infrarouge.

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M 106 ou NGC 4258 image composée plan large 729 x 729 pixels

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Crédits : NASA/CXC/Univ. de Maryland/A.S. Wilson et autres. Optique : Pal.Obs. SAD ; IR : NASA/JPL-Caltech ; VLA ET NRAO/AUI/NSF

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Sur cette image composée, les données correspondant à la lumière visible figurent en vert, celles des ondes radio en pourpre, celles des rayons X en bleu et enfin celles des infrarouges en rouge. Les bras fantômes apparaîssent dans la gamme pourpre et bleu.

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Un trou noir émet deux puissants jets de particules de hautes énergies de chaque côté du disque d’accrétion qui l’entoure. Une équipe précédente avait déjà remarqué que les jets du trou noir central étaient décalés de 30 % par rapport au disque et que si ils étaient prolongés théoriquement dans l’espace, leur orientation correspondait à celle des deux bras anormaux.

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L’équipe de Yang, en se servant en particulier de la grande sensibilité de XMM-Newton, a pu mesurer précisément la température des gaz et la manière dont ils absorbent les rayonnements émis par les jets issus du trou noir. Pour simplifier, car l’équipe a réussi à quantifier l’énergie des jets de particules et leur propagation dans les nuages de gaz, les bras fantômes proviennent bien de la propagation des puissantes ondes de choc provenant du trou noir. Les ondes de choc surchauffent les gaz a plusieurs millions de degrés rendant ces bras fantômes visibles aux rayons X .

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Sources principales :

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ESA

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Chandra site NASA


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9.4.2007

Ecoulements glaciaires sur les flancs d’Arsia Mons ?

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:08

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Dans la livraison de la semaine dernière des clichés enregistrés par la caméra haute résolution HiRISE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, j’ai choisi ce cliché un peu étonnant.

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Vue générale plan large : 2048 x 4393 pixels (2,4 MB )

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Cette image a été prise le 12 mars 2007, par 7,3° de latitude sud et 236,2 longitude est, d’une altitude de 276,7 km. La résolution a été ramenée à 25 cm par pixel. L’image est centrée sur le flanc d’Arsia Mons, l’un des grands volcans du dôme de Tharsis près de l’ équateur martien. La pente descendante se trouve dans la direction du coin supérieur gauche.

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La structure pigmentée du sol laisse à penser qu’un phénomène de sublimation se produit ou s’est produit dans cette région. Vu la pression atmosphérique et la température sur Mars, la glace d’eau se transforme directement de l’état solide (la glace ) à l’état gazeux (la vapeur d’eau), laissant un vide, une dépression, dans le sol.

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Les écoulements, qui s’étagent sur les flancs, évoquent pour les scientifiques des dépots d’anciens glaciers. Ils sont identiques à ceux visibles sur notre Terre.

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Vue détaillée plan large : 1024 sur 708

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Sur la vue détaillée ci-dessus, correspondant à une zone large de 3,2 km, sont visibles les zones de fusionnement entre différentes coulées. Il est possible que dans le passé, les flancs d’Arsia Mons aient reçus d’importants dépots glaciaires dus soit à un changement climatique, soit à une modification de l’inclinaison de l’axe de rotation martien.

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Crédit images : NASA/JPL/University of Arizona

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Source HiROC

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8.4.2007

Nébuleuse du cocon ou IC 5146

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:48

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Puisque nous sommes en période de trêve pascale, régalons-nous avec ce cliché pris par le Canada-France-Hawaï-Telescope et choisi pour l’illustration du mois d’avril de son calendrier.

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La nébuleuse du Cocon, ou IC 5146, se situe à 4 000 années lumière de nous dans la Constellation du Cygne.


Le nuage de gaz primordial est en grande partie illuminé par une seule étoile massive, née il y a 100 000 ans. Ses radiations chassent la matière l’environnant. Elle fait elle-même partie d’un amas d’étoiles ouvert dont chaque membre se dispersera dans les millions d’années à venir.

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Plan large : 740 x 880 pixels

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Crédit image : CFHT/Jean-Charles Cuillandre, Coelum/Giovanni Anselmi

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Source principale : CFHT

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7.4.2007

.Veuillez nous excuser pour cette interruption de programme

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:03

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Plan large

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Ce soir, comme d’habitude, j’ai tourné mon regard vers le ciel. J’ai bien cru que l’écran de mon ordinateur était hors service, mais non. Saurez-vous m’écrire de quoi il s’agit ?

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques ! 

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6.4.2007

Sous la couverture opaque de Venus

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:48

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Si Venus Express, la sonde spatiale vénusienne de l’ESA, ne fait pas souvent la une de l’actualité, elle n’en continue pas moins d’envoyer continuellement le résultat de ses observations.

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La planète jumelle de la Terre est tapie derrière une formidable masse nuageuse qui rend opaque toute observation dans le visible. Un des buts principaux de Venus Express est justement de tenter de comprendre les mécanismes qui agitent la bien mystérieuse atmosphère vénusienne.

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La plus spectaculaire découverte de Venus Express a été celle de la présence au pôle sud, d’un double vortex identique à celui du pôle nord. (voir note du 27 juin 2006 ). La sonde est équipée d’un spectromètre ultraviolet et proche infrarouge VIRTIS qui lui permet d’identifier les différentes couches de nuages qui entourent Venus.

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Pour donner une idée de la turbulence de l’atmosphère, les vents font le tour de la planète en 4 jours terrestres à la vitesse de 400 km/heure, alors qu’une journée vénusienne est elle de 243 jours terrestres.

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Si aux latitudes moyennes, globalement les nuages sont réguliers et suivent l’axe de rotation de Vénus, aux équateurs, ils sont beaucoup plus turbulents, plus violents, et se confrontent avec de puissants vents locaux. Ces derniers sont dus au réchauffement solaire de la journée et s’élèvent prestement de la basse atmosphère surchauffée. Ces vents sont actifs même du côté nocturne vénusien, ce qui laisse à penser aux astronomes qu’ils sont certainement reliés aussi à des particularismes locaux comme la topographie du sol.

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Venus Express, et les astronomes qui analysent les données, ont encore bien du travail devant eux.

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Les deux images suivantes ont été prises par la caméra VIRTIS, en ultraviolet et proche infrarouge, le 24 septembre 2006. La couleur blanche indique une grande densité de nuages, la noire, logiquement, l’inverse.

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Le premier cliché a été pris d’une altitude de 60 000 km près du pôle sud vénusien.

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Le deuxième cliché a été enregistré d’une altitude de 37 000 km, près de l’équateur par 27° de latitude sud et 7° de longitude ouest. La bulle grise au centre de l’image a un diamètre de 300 km. Cette zone correspond au sol à la région de Alpha Regio, caractérisée par un réseau de canyons s’entrecroisant avec des dénivelés pouvant atteindre jusqu’à 4 km de hauteur.

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Crédits images : ESA VIRTIS INAF-IASF Observatoire de Paris-LESIA

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Source et pour en savoir plus : Venus Express site ESA

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5.4.2007

Callisto à l’horizon

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:34

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Crédit: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute

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La sonde New Horizon lors de son passage au plus près de Jupiter, n’était pas dans les meilleures conditions d’approche possible, mais les clichés de Callisto sont tellement rares, et pour cause, qu’il est toujours bon de les apprécier. Ces deux images ont été prises (de gauche à droite) les 27 et 28 février 2007 d’une distance de 4,7 et 4,2 millions de km de Callisto.

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Les taches blanches qui ponctuent la surface de Callisto (4800 km de diamètre) sont des cratères d’impact qui ont permis à la matière sous-jascente de réapparaître lumineuse à sa surface. Pendant que la caméra LORRI prenait ces images, des mesures ont été faites par le spectromètre infrarouge LEISA à titre d’étalonnage du travail que devra réaliser la sonde à l’approche de Charon et de Pluton. Il s’agissait de déterminer la température de la glace de surface en fonction de l’ensoleillement et de calculer ses variations.

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La base de donnée ainsi créée permettra aux scientifiques d’établir des comparaisons sérieuses lorsque la sonde réalisera le même travail en 2015, dans des conditions de luminosité beaucoup plus faibles.

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Source New Horizon site NASA

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4.4.2007

Magnétar Westerlund 1

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:59

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Magnétar vue d’artiste

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Crédits NASA/Swift/Sonoma State University/A Simonnet

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plan large 1500 x 1500 pixels 1200 kb

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Voici un nouveau mot à inscrire dans notre abécédaire astronomique : un magnétar. Il s’agit d’une étoile à neutron ( les restes d’une supernova dont la matière est tellement dense qu’elle se coagule sous forme de neutrons dans un diamètre de quelques kilomètres ) mais pourvue de champs magnétiques extraordinairement puissants.

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Nouveau mot, car le première magnétar a été défini en tant que tel par Michael Muno, un scientifique du California Institute of Technology Space Radiation Laboratory, en 2005. Jusqu’à présent, seulement une douzaine de magnétar ont pu être répertoriés.

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L’un deux, au nom officiel de CXOU J164710.2-455216 et surnommé Westerlund 1 (si quelqu’un a une bonne traduction à me proposer, je suis preneur ) , était surveillé par plusieurs télescopes spatiaux dont le XMM Newton de l’ESA et SWIFT de la NASA. Westerlund 1 se situe dans la constellation de l’hémisphère sud de l’Autel, à 15 000 années lumière de nous, dans un amas d’étoiles. 5 jours avant l’évènement, il était dans le même état que lors de sa découverte. Le 22 septembre 2005, fut enregistrée une augmentation de l’ordre d’un facteur 100 de la lumière X émise par le magnétar.

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Magnétar Westerlund 1 vu aux rayons X par XMM Newton ESA

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Crédits: ESA/XMM-Newton/California Institute of Technology, M.Muno G.Israel

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Plan large 960 x 720 pixels 152 kb

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La rotation du magnétar (toutes les 10 secondes) a été accélérée d’un millième de seconde et surtout 3 flash lumineux distincts ont pu être enregistrés au lieu d’un par rotation auparavant.

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Selon Muno, nous avons assisté à l’équivalent d’une secousse sismique majeure sur la surface du magnétar. Bien que la matière exacte dont est composé un magnétar soit inconnue, il se pourrait que sa surface solide repose comme sur Terre sur un matériau liquide. L’énorme pression des champs magnétiques arriverait à briser la croûte solide, libérant de nouvelles sources lumineuses et accélérant légèrement la rotation de Westerlund 1.

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Pour Muno, une telle observation est importante pour tenter de mieux comprendre ces mystérieux objets, d’autant que ce phénomène peut se réitérer sur les autres magnétar catalogués. Michael Muno voit ses résultats publiés dans les annales mensuelles de la Royal Astronomical Society.

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Une autre équipe, dirigée par Gianluca Israel ( Institut national d’astrophysique, Italie ), publie ses recherches sur le même magnétar dans l’Astrophysical Journal. Israel conclut : si beaucoup d’autres magnétar devaient être découverts, il faudrait alors réévaluer nos connaissances sur la composition des étoiles primordiales et sur la genése du processus des supernovae.

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Source : ESA Space Science


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3.4.2007

Invitation au voyage : destination NGC 1672

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:05

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Ce soir les différentes équipes travaillant avec le télescope spatial Hubble nous invitent à un voyage inter galactique visiter une de nos voisines.

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Pour cela rendons-nous tout d’abord dans l’hémisphère sud terrestre et levons le regard vers le ciel. C’est une partie de la constellation de la Dorade qui nous intéresse, un champ de 2,7° x 2,9° (une pleine lune a un champ apparent de 1/2°) Pour profiter pleinement des deux images publiées ici, je vous conseille de cliquer sur les plans larges, même si le téléchargement est un peu long, le dépaysement est garanti…

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NGC 1672 Crédits : Davide De Martin (ESA/Hubble), the ESA/ESO/NASA Photoshop FITS Liberator & Digitized Sky Survey 2
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Maintenant que nous avons pris la bonne direction, nous pouvons filer vers une galaxie spirale barrée typique. NGC 1672 se situe à 60 millions d’années lumière de nous et s’étend sur 75 000 années lumières. Nous la contemplons presque de face.

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Contrairement aux bras d’une galaxie spirale classique qui s’incurvent vers le centre galactique, ceux d’une galaxie spirale barrée partent des extrémités de la barre centrale. Pour NGC 1672, quatre bras spiraux principaux sont visibles. Ils sont le lieu de naissance d’une multitude de nouvelles étoiles qui apparaissent dans la lumière bleu du cliché. Celles-ci illuminent les poussières interstellaires en brun sombre et ionisent les nuages d’hydrogène en rouge.

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Des galaxies bien plus éloignées sont visibles en transparence de NGC 1672. Les diamants qui l’entourent, sont tout simplement des étoiles de notre Voie Lactée situées au premier plan.

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NGC 1672 appartient à la famille de galaxies dénommée groupe de Seyfert, du nom de l’astronome Karl Keenan Seyfert. Celui-ci avait remarqué dans les années 40 que certaines galaxies possédaient des noyaux super-actifs. Dans le cas de NGC 1672, cette activité provient certainement d’un trou noir central super massif.

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Cette image a été prise par la caméra avancée de surveillance (ACS) du télescope spatial Hubble le premier août 2005 pour une durée totale d’observation de 2,7 heures au travers de filtres, bleu, vert, rouge et alpha pour l’hydrogène ionisé.

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NGC 1672 crédit : NASA/ESA
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2.4.2007

Io et Europe

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:59

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Crédit: NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute

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C’est une image tout à fait exceptionnelle que nous propose l’équipe de la sonde New Horizon. Elle a été prise le 2 mars 2007, deux jours après que New Horizon soit passée au plus près de Jupiter, par la caméra couleur multispectre MVIC.

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Ici, ce n’est pas tant l’aspect scientifique qui a été recherché que l’effet esthétique. L’idée a été soumise par un amateur enthousiaste via un forum internet ouvert par les scientifiques de New Horizon pour recueillir toute suggestion artistique ou nouvelle lors du survol de Jupiter par la sonde.

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Exceptionnelle donc, car la prise de vue nous montre sur le même plan deux des lunes de Jupiter : Io et Europe. Il s’agit d’un effet de perspective, la sonde se trouvait à 4,6 millions de km d’Io et 3,8 millions de km d’Europe, les deux lunes étant elle-même séparées de 790 000 km, Jupiter se trouve hors cadre vers la droite.

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Io, à gauche, est surmontée de l’énorme panache volcanique s’élevant à 300 km au dessus du volcan Tvashtar. Le côté nuit des deux lunes est éclairé par la lumière réfléchie par la surface de Jupiter.

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Les longueurs d’onde analysées par la caméra sont légèrement différentes de ce que verrait un oeil humain.

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Source : site New Horizon/NASA

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1.4.2007

Les Rolling Stones tournent sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:26

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Chaque semaine, HiROC, le centre qui gére la gestion des images enregistrées par HiRiSE, la caméra haute résolution, installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, publie une sélection de clichés.

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Plan large : 2048 x 2768 pixels (1,6 MB)

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L’image ci-dessus a été prise le 2 décembre 2006 par 32,2° de latitude Nord et 306,0 ° longitude Est d’une altitude de 292,4 km. La résolution est de 25 cm par pixel.

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Cette pente abrupte, le dénivelé est de 1,3 km, se trouve dans Kasei Valles, (Kasei signifie Mars en japonais), une vaste région de canaux martiens. Ils peuvent avoir jusqu’à 30 km de large.

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Plan large : 1549 x 1026 pixels

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Le plan détaillé nous permet de suivre des lignes se dessinant en pointillés le long de la pente. C’est la première fois, que je peux vous présenter ici ce phénomène martien, qui se retrouve aussi couramment sur Terre.

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Les pointillés sont tout simplement la trace de la chute de blocs rocheux qui rebondissent sur la pente avant de s’arrêter quelques centaines de mètre plus loin. Sur le cliché, certains blocs sont très visibles, stoppés en fin de course. Ils ont entre deux et quatre mètres de diamètres.

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L’absence d’érosion éolienne, indique que ces éboulements sont très récents.

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Des pierres qui roulent, d’où le titre de Rolling Stones, mais sans grand bruit, à l’inverse des concerts de Mike Jagger. Car des simulations informatiques démontrent qu’en raison de la faible densité atmosphérique martienne, les sons qui porteraient par exemple jusqu’à un kilomètre sur Terre, ne sont plus audibles lorsqu’ils atteignent 15 m sur Mars.

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crédit image : NASA/JPL/University of Arizona

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Source : HiROC


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