Du ciel et de la terre

31.5.2007

Fluo Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:45

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Saturne en Infrarouge

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Plan très large : 2 600 x 1 899 pixels (153,2 kB)

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Cette image exceptionnelle de Saturne est une composition de 25 clichés pris par le spectromètre en lumière visible et infrarouge installé sur la sonde Cassini, pour une durée totale de 13 heures d’observations en condition de jour et de nuit sur Saturne.

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La sonde se trouvait le 24 février 2007 à 1,58 millions de kilomètres de Saturne. Elle surplombe le pôle nord et la face non éclairée des anneaux. Les 352 longueurs d’ondes infrarouge observées sont rendues en fausses couleurs, selon les conventions scientifiques classiques.

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Les profanes comme nous, admireront avec plaisir ce spectacle extraordinaire. Mais pour les scientifiques, ces enregistrements apportent une foule de renseignements précieux. Par exemple , la partie droite de Saturne, dans la nuit, permet de visualiser les courants thermiques qui s’échappent de l’intérieur de la planète vers sa surface, et de déterminer la nature des nuages plus profonds, des hydrosulfides d’ammonium, indétectables de la surface. De même pour les anneaux, les plus opaques, comme l’anneau B qui dans le visible apparaît lumineux, ressemblent à des bandes foncées alors que les plus translucides brillent en lumière bleue.

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Cette nuit, laissons les scientifiques à leurs calculs et à leurs prouesses techniques, pour nous régaler du côté poètique que nous offrent leurs travaux.

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Crédit image : NASA/JPL/University of Arizona

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Source : Cassini-Huygens site NASA

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30.5.2007

Des naines cachées dans la Chevelure de Bérénice

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:32

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Amas de Coma

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels (1,5 MB)

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Crédits image : NASA/JPL-Caltech/L. Jenkins (GSFC)

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Ce cliché est une image composite de l’amas galactique de Coma, situé à 320 millions d’années lumière de nous dans la constellation de la Chevelure de Bérénice. Composite car superposant les données enregistrées dans le visible, en bleu, par le Sloan Digital Sky Survey à celles recueillies, en vert et rouge, par le télescope spatial infrarouge Spitzer.

Cet amas, le deuxième plus important après celui de la Vierge, regroupe des milliers de galaxies, dont les deux elliptiques géantes NGC 4889 et NGC 4874, bien visibles ici au centre de l’image.

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Cet amas, vu son importance, est très étudié par les astronomes car il leur permet, entre autre de vérifier les théories de répartition de la matière dans l’univers : des zones très denses entourées de grands vides.

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De plus, Coma ne comprend que très peu de galaxies spirales comme la nôtre mais énormément de galaxies elliptiques. C’est donc aussi un très bon laboratoire pour étudier l’évolution morphologique des galaxies au fil du temps.

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Deux astronomes, Leigh Jenkins et Ann Hornschemeier du Godard Space Flight Center (NASA) ont pointé, entre juillet 2004 et juin 2005, le télescope spatial infrarouge Spitzer, 288 fois sur Coma et ses environs pour un total de 6,5 heures d’observations, afin d’étudier la répartition des galaxies et leur forme pour l’ensemble de l’amas galactique.

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Plus de 30 000 objets nouveaux ont été découverts ! Pour départager les objets faisant partie de l’amas de ceux appartenant au fond plus lointain, les données ont été confrontées avec celles du télescope de 4 m William Herschel à La Palma aux Canaries, par Bahram Mobasher du Space Telescope Science Institute à Baltimore.

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Rien que pour l’encadré, mis en valeur sur le cliché ci-dessus, 1600 objets, (figurant en vert), appartiennent bien à l’amas du Coma. Les chercheurs estiment qu’au total, il faut rajouter au moins 5 OOO nouveaux membres à l’amas galactique. Ce sont des galaxies naines, souvent plus petites ou comparables en taille, au Petit Nuage de Magellan, une des galaxies satellite de notre Voie Lactée.

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Or les galaxies naines jouent un rôle primordial dans la genèse de l’Univers. Les chercheurs pensent qu’elles ont été les premières à se former et ont servi de base à l’élaboration des galaxies plus grandes. Elles sont un échelon très important pour expliquer la répartition générale de la matière dans l’Univers. Les simulations sur ordinateur avaient déjà noté que les galaxies naines devaient être bien plus nombreuses que ce que les observations avaient rapporté jusqu’à présent.

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Les membres de l’équipe ont présenté leur travail à la 210ème rencontre astronomique américaine à Honolulu ainsi que dans un article à paraître dans l’Astrophysical Journal. Les résultats de l’équipe continuent à être peaufiner grâce à des analyses complémentaires effectuées au télescope de 6,5 m du MMT en Arizona, et au Keck de 10 m à Hawaï.

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Source : Spitzer Space Telescope site NASA

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29.5.2007

M81

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:11


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M81

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Plan très large : 1280 X 860 pixels (1,3 MB)

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La 210ème rencontre astronomique américaine, qui s’est tenue à Honolulu, a été l’occasion pour l’équipe de Hubble de présenter ce magnifique cliché de la galaxie M81. Cette galaxie, fort semblable à notre Voie Lactée se trouve à 11,6 millions d’années lumière de nous, dans la constellation de la Grande Ourse. Elle est si lumineuse que malgré la distance, elle se trouve à la limite de la visibilité à l’oeil nu, facilement observable avec un petit télescope.

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Ce cliché pris par l’intermédiaire de filtres correspondants à la lumière visible a nécessité 2,5 jours d’observation entre 2004 et 2006. L’oeil acéré de la caméra ACS de Hubble permet même de visualiser des amas ouverts d’étoiles, voire même des étoiles isolées.

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L’image ci-dessous nous permet d’apprécier des détails de M81.

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M81 détails

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Plan très large : 3 600 x 2 400 pixels (1,55 MB)

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Le bulbe central de M81 est sensiblement plus grand que celui de notre galaxie. Outre des étoiles âgées, il renferme un trou noir central 15 fois plus « lourd » que celui de la Voie Lactée, soit 70 millions de masses solaires. Des nuages de poussières entourent le centre galactique d’où partent les bras spiraux. Ceux-ci resplendissent de la lumière de très jeunes étoiles, vieilles seulement de quelques millions d’années. Elles se superposent à une autre flambée d’étoiles commençée 600 millions plus tôt.. Leur luminosité éclaire les nuages environnants d’hydrogène qui s’entremèlent avec des nuages de poussières. Le cliché de droite nous permet d’admirer des amas ouverts d’étoiles.

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Une telle activité de genèse d’étoiles peut s’expliquer par la rencontre de M81 avec une autre spirale NGC 3077 ainsi qu’avec sa galaxie voisine M82 (voir note du 18 mars 2006), évènement datant d’environ 300 millions d’années.

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Les équipes ayant travaillé sur Hubble pour la réalisation de cette image étaient composées de : A. Zezas, G. Fabbiano, A. Prestwich, et M. Garcia (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics), J. Gallagher (University of Wisconsin, Madison), J. Miller (University of Michigan), P. Kaaret (University of Iowa), V. Kalogera (Northwestern University), M. Ward (University of Durham), A. King (University of Leicester) , J. Huchra, P. Barmby, et B. Mcleod (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics), J. Brodie et J. Strader (University of California, Santa Cruz).

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Source texte et images : Hubblesite

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28.5.2007

Une beauté bandée

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:47

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Aujourd’hui, CICLOPS, le centre qui gère les images prises par la sonde Cassini, vient de publier cette magnifique vue de Saturne. L’image a été réalisée à partir de mesures prises à différentes longueurs d’onde infrarouge.

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Cassini se trouvait le 12 juillet 2005 a environ 1,5 millions de kilomètres de Saturne. La résolution est de 170 km/pixels.

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La vue infrarouge permet de mieux visualiser le positionnement des principales bandes de nuages recouvrant la planète ainsi que celui des ouragans.L’ombre portée des anneaux vient obscurcir la partie supérieure de ce cliché.

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Je vous laisse admirer cette « beautée bandée »

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Saturne en infrarouge source CICLOPS

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Crédit image : NASA/JPL/Space Science Institute

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Source : CICLOPS

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27.5.2007

Le sol gelé d’Acidalia Planitia

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:41


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Acidalia Planitia

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Plan très large : 2048 x 4305 pixels (2,1 MB)

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L’image ci-dessus a été prise par la caméra HiRISE, haute résolution, installée sur Mars Reconnaissance Orbiter, le 25 décembre 2006, par 50,7° latitude nord et 341,6° longitude est. La résolution a été ramenée à 25 cm par pixels.

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La sonde survolait alors un cratère large d’environ 11 kilomètres situé sur Acidalia Planitia, une des grandes plaines de l’hémisphère nord martien.

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Ce cratère montre beaucoup de formations laissant à penser aux scientifiques la présence de glace mélangée à la roche très près de la surface.

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Tout d’abord, l’aspect général du cratère : ses murs ne montrent pas de reliefs abrupts, la matière semble lissée jusqu’au fond du cratère qui n’a que 300 mètres de profondeurs.

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Acidalia Planitia

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Plan très large : 2040 x 2448 pixels (1,5 MB)

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Sur l’image détaillée, qui correspond à une zone de 500 sur 600 m de côtés, les ravines d’écoulements sont bien visibles et nombreuses. Les matériaux charriés se déposent dans de larges deltas à leurs bases. Les flèches jaunes indiquent des fissures correspondant à des détachements globaux de la masse du terrain superficiel vers la base du cratère, comme s’ils glissaient sur de la glace sous-jacente.

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De même, le plancher du cratère est recouvert de fissures concentriques et radiales comme si elles étaient le témoin de perte de volume de glace souterraine. Ce type de dispositif est aussi visible sur Terre au Pôle Sud dans les territoires glacés. Il provient d’une série d’expansion et de contraction du sol gelé en fonction de l’alternance saisonnière.

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Crédit images : NASA/JPL/University of Arizona

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Source : HiROC

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26.5.2007

Des anneaux en ultraviolet

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:37

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Plan très large : 3200 x 2400 pixels

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Voici une vue tout à fait extraordinaire des anneaux de Saturne. En fausses couleurs, elle a été réalisée par le spectographe ultraviolet installé sur la sonde Cassini.. Le principe des mesures est simple : le spectographe enregiste les différences de scintillement d’une étoile lorsqu’elle passe derrière le plan des anneaux. Les écarts de lumière permettent d’en déduire la taille, l’orientation de la matière formant les anneaux.

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Plan large : 800 x 600 pixels

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On a souvent l’idée préconçue que les anneaux sont formés de très fines particules. Or les scientifiques ont été très étonné des résultats obtenus par Cassini. En particulier, en ce qui concerne la structure de l’anneau B. Celui-ci, dans certaines de ses régions, est formé de blocs pouvant atteindre 30 à 50 mètres. Plus surprenant encore, ils sont très plats, environ dix fois plus étendus dans leur longueur que dans leur épaisseur.

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Ces blocs sont éphémères. Les forces de marée de Saturne, leur rotation et leur collision, les font se désagréger rapidement, les particules qui les composent passant constamment d’un bloc à l’autre .

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Toujours est-il que ces nouvelles mesures entraînent une réévaluation de la masse totale des anneaux d’au moins d’un facteur deux. Ce qui n’est pas sans conséquence sur les théories tendant à expliquer l’âge et l’origine des anneaux.

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Crédit images : NASA/JPL/University of Orlando

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Source : Cassini-Huygens NASA site

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25.5.2007

Un point noir sur la peau de Mars !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:57

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Dans la livraison hebdomadaire, éditée par HiROC, des clichés pris par la caméra haute-résolution HiRISE, installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, j’ai choisi celui-ci pour son côté amusant.

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Voici un point noir sur la peau lumineuse martienne !

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crédit HiROC/NASA/JPL

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Plan très large : 2048 x 2798 pixels

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Le 7 mai 2007, Mars Reconnaissance Orbiter se trouvait par 5,5° de latitude sud et 241,4° de longitude est. La résolution au sol a été ramenée à 25 cm/pixel.

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La scène se passe sur une plaine poussièreuse de lave située au nord-est d’Arsia Mons, l’un des quatre volcans géants du dôme de Tharsis.

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Crédit : HiROC/NASA/JPL

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Plan très large : 1380 x 782 pixels

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Le point noir, dont nous pouvons voir les détails ci-dessus, n’a pas manqué d’attirer la curiosité des astronomes. Son étrangeté provient de sa noirceur même. La caméra HiRISE est très sensible. Elle permet de voir les détails même de terrains très sombres. Or ici aucun signal n’est enregistré.

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Il ne s’agit pas non plus d’un cratère d’impact car aucun éjecta, ni mur de délimitation n’est visible. Les astronomes penchent, c’est le cas de l’écrire, pour un fossé d’effondrement. Les murs ne sont pas visibles car verticaux ou surplombant la caverne en-dessous.

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Dans les terrains volcaniques, comme par exemple à Hawaï sur Terre, peuvent se créer tout un réseau de souterrains, la lave fluide continuant de s’écouler sous un manteau de lave déjà refroidit. Ce point noir serait alors le regard, le plafond s’étant effondré, d’une caverne suffisamment profonde pour que la lumière solaire ne puisse l’éclairer.

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Source : HiROC

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24.5.2007

Une naine brune rejoint la jet-set

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:41

Une naine brune rejoint la jet-set

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(traduction du titre original de l’article édité en ligne par l’ESO ; jet-set dans ce cas est un jeu de mot superposant l’image de la jet-set, la société des stars mondaines mais bien terrestres, avec jet set, une émission puissante de particules)

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vue d'artiste, source ESO

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vue d’artiste, source ESO, plan large : 1281 x 1246 pixels

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TW Hydrae est une association d’étoiles jeunes située à 180 années lumière de nous dans la constellation de l’Hydre Femelle. Parmi elles, figure une naine brune, 2MASS1207-3932, un soleil raté de 24 masses jupitériennes âgé d’environ 8 millions d’années. Cette naine brune a déjà fait parler d’elle car on lui a trouvé un compagnon, une exoplanète de cinq masses jupitériennes.

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Une nouvelle découverte vient de lui être associée. Non seulement, un système planétaire en formation l’entoure, mais elle émet aussi deux jets de matières comme le font les jeunes étoiles.

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L’étude a été menée par Emma Whelan et Tom Ray (Dublin Institute for Advanced Studies, Ireland), Sofia Randich et Ray Jayawardhana (University of Toronto, Canada), Francesca Bacciotti et Antonella Natta (Osservatorio Astrofisico di Arcetri, Italy), Leonardo Testi (ESO), et Subu Mohanty (Harvard-Smithsonian CfA, USA).

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Les jets de particules s’étendent sur un milliard de kilomètres en s’éloignant à une vitesse de quelques kilomètres par seconde.

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La finesse d’un tel résultat est due à une nouvelle technique très sophistiquée : la spectro-astrométrie basée sur l’analyse du spectre lumineux de l’objet observé. Dans ce cas, elle a été possible grace à l’instrument UVES installé sur le Very Large Telescope de l’ESO au Chili.

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Emma Whelan, la responsable de l’équipe commente : nos travaux sont étroitement dépendants des techniques utilisées. Alors que les premiers télescopes de Galilée permettaient de voir les lunes de Jupiter, les plus grands télescopes au sol, comme le VLT, rendent possible l’observation de jets de matière s’échappant d’une étoile ratée, dans un rayon de 200 années lumière.

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A noter que ces jets de particules se retrouvent partout dans l’univers, du noyau actif des galaxies, en passant par les jeunes étoiles et maintenant à des objets ayant quelques dizaines de masses jupitériennes.

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Source principale : ESO

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Source complémentaire : PGJ Astronomie

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23.5.2007

Titan : aux bords d’une mer d’huile

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:06

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La sonde Cassini est amenée à survoler épisodiquement Titan, la plus grosse lune de Saturne. Lors de son trente-et-unième survol, le 12 mai 2007, son instrument radar a une nouvelle fois été mis à contribution pour percer l’épaisse couche nuageuse de la lune.

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Nous avons déjà vu ici, (voir note du 27 février 2007, par exemple), que Titan possédait de nombreux lacs d’hydrocarbures, dont le plus grand, situé près du pôle nord, a une étendue correspondant à celle de la mer Caspienne sur Terre.

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En voici un nouveau cliché pris, donc, lors du dernier survol de Cassini par 70° latitude Nord et 310° longitude ouest..

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Titan

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Crédit image NASA/ JPL, plan très large : 1544 x 1292 pixels

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Il couvre une zone d’environ 160 x 170 km avec une résolution d’environ 300 m par pixels. Nous pouvons observer des détails d’une partie de la côte bordant cette mer d’hydrocarbure composée vraisemblablement d’un mélange de méthane et d’éthane. Contrairement aux clichés des lacs plus petits, la « noirceur » extrême de la mer indique une profondeur d’au moins plusieurs dizaines de mètres.

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La côte est découpée, des canaux s’y jettent, les îles semblent se situer dans le prolongement des reliefs, comme sur Terre peut apparaître vu du ciel un rivage montagneux envahi par la mer.

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Prochain survol de Titan par Cassini, le 28 mai 2007 à 2 300 kilomètres d’altitude.

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Source : Cassini-Huygens site NASA

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22.5.2007

L’Esprit de Mars laisse derrière son passage des traces d’eau

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:51

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Restons sur Mars, mais cette fois, c’est le cas de l’écrire, pous suivre à la trace le petit rover Spirit. Une de ses roues étant bloquée, celle-ci, lorsque le robot avance, entaille profondément, sur une largeur de 20 centimètres, le sol martien.

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Sur d’autres terrains, le spectromètre de Spirit avait révélé la présence dans ces traces d’une grande quantité de soufre. Sur celle de l’image ci-dessous, dénommée Gertrude Weisse, en l’honneur d’une joueuse professionnelle de l’équipe américaine de base-ball, prise par la caméra panoramique du robot le 08 mai 2007, le spectromètre a quantifié une teneur à 90% de silice.

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Plan large : 1024 x 1024 pixels

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Sur Terre, la silice est habituellement un cristal de quartz, utilisé dans la fabrication du verre. Ici, elle est exempte de quartz. Elle peut être issue de l’interaction des pluies acides avec une activité volcanique ou plus simplement par le refroidissement de sources d’eau chaude. Si son origine exacte ne peut être certifiée, une telle concentration de silice implique la présence dans le passé martien d’une importante quantité d’eau liquide.

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Pour mémoire, rappelons-nous que le site d’atterrissage de Spirit dans le cratère de Gusev avait été choisi pour sa géographie. Vu de l’espace, voir la carte, il ressemble à une cuvette où se jette une vallée très encaissée.

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Plan large 1447 x 2060 pixels

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Crédit images : NASA/JPL/Cornell

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Source : Mars Exploration Rover Mission

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