Du ciel et de la terre

11.5.2007

Un fossile galactique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:19

Un fossile galactique

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Vous êtes vous déjà demandé quel âge pouvaient avoir les étoiles les plus anciennes ?

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Une équipe dirigée par Anna Frebel (McDonald Observatory, Texas) et John E. Norris (The Australian National University), vient de publier un article dans ce sens dans Astrophysical Journal du 10 mai 2007.

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Les astronomes ont utilisé le spectographe UVES installé sur le télescope de 8,2 m Kueyen (l’un des quatre du VLT) pendant 7,5 heures d’observations, pour calculer l’âge d’une des étoiles de notre galaxie.

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La technique est un peu analogue à celle dite du carbone 14 utilisée en archéologie. Un élément radioactif se dégrade au fil du temps en différents isotopes. La mesure de la quantité de ces isotopes permet de dater l’objet observé. Mais lorsqu’il s’agit de milliards d’années, le choix des éléments radioactifs à étudier est beaucoup plus ardu.

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Plan large : 1184 x 795 pixels

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Spectre obtenu pour HE 1253-0901 crédit ESO

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Une des étoiles de notre galaxie HE 1523-0901, avait déjà été repérée comme possédant beaucoup d’éléments radioactifs. Pour la première fois, grace à la puissance du VLT, les astronomes ont réussi à obtenir un spectre de l’étoile suffisamment précis pour reconnaître les éléments qui la composent en détails.

Leurs calculs sont basés sur la décomposition de l’uranium et du thorium en combinaison avec l’europium, l’osmium et l’irridium, éléments rares.

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Résultat des calculs, l’étoile HE 1523-0901 est âgée de 13,2 milliards d’années. Elle s’est donc formée très peu après le Big Bang estimé lui, datant de 13,7 milliards d’années !

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Plan large : 1417 x 973 pixels

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Vue d’artiste de l’horloge cosmique qui a permis aux astronomes de dater HE 1523-0901 crédit ESO

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Source : ESO

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10.5.2007

Exoplanètes à la carte : HD 189733b et HD 149026b

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:35

Exoplanètes à la carte : HD 189733b et HD 149026b

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A la une de l’actualité astronomique de ce jour, voici la première carte jamais réalisée d’une exoplanète.

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carte HD 189733b

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Plan large 900 x 720 pixels

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Carte HD 189733b Crédit: NASA/JPL-Caltech/H. Knutson (Harvard-Smithsonian CfA)

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Bien sur il ne peut s’agir d’une carte géographique, mais d’une carte des températures. Les données ont été enregistrées en infrarouge par le télescope spatial Spitzer de la NASA. Plus les couleurs sont brillantes, plus les températures sont hautes.

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Le télescope Spitzer a aussi servi de moyen d’investigation à une autre équipe pour étudier l’exoplanète HD 149026b.

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Les deux équipes viennent de publier le résultat de leurs travaux dans la livraison du 10 mai 2007 du journal Nature.

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HD 189733b (voir note du 21/02/2007) était déjà connue comme l’exoplanète tournant le plus près de son soleil. Située dans la Constellation du Petit Renard, à 63 années lumière de nous, elle orbite en 2,2 jour pour une masse et une taille légérement plus grande que Jupiter. C’est un « Jupiter chaud » comme environ le quart des exoplanètes découvertes à ce jour.

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33 heures d’observations ont été nécessaire les 28 et 29 octobre 2006 pour recueillir 250 000 mesures qui mises en concordance ont permis aux astronomes d’établir la carte ci-dessus.

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HD 189733b a donc une température de 930 ° Celsius sur sa face diurne et 650° sur sa face nocturne. Certains scientifiques auraient pu prédire que la différence de température entre les deux faces serait énorme, brûlante le jour et glacée la nuit. Or il n’en est rien. De plus un point chaud, équivalent à deux fois la taille de la grande tache rouge de Jupiter, a été repéré. Celui-ci est décalé de 30 ° par rapport à la zone la plus en face de son soleil, censée être l’endroit le plus chaud de l’exoplanète. Ces deux observations permettent aux astronomes d’annoncer la présence de vents violents soufflant vers l’est, à une vitesse d’environ 9 600 km/h. ( Les jet-streams de la haute atmosphère terrestre atteignent eux 320 km/h).

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L’équipe attachée à HD 189733b était composée de : H. Knutson (Harvard-Smithsonian CfA), David Charbonneau (Harvard-Smithsonian CfA), Lori E. Allen (Harvard-Smithsonian CfA), Jonathan J. Fortney (NASA Ames Research Center), Eric Agol (University of Washington, Seattle), Nicolas B. Cowan (University of Washington, Seattle), Adam P. Showman (University of Arizona), Curtis S. Cooper (University of Arizona), S. Thomas Megeath (University of Toledo) .

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Une autre équipe comprenant Joseph Harrington (University of Central Florida), Statia Luszcz (University of California Berkeley), Drake Deming (Goddard Space Flight Center), Sara Seager (Carnegie Institute of Washington), L. Jeremy Richardson (Goddard Space Flight Center), s’est préoccupée d’une autre exoplanète.

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HD 149026b est située à 256 années lumière de nous dans la Constellation d’Hercule. C’est la plus petite et la plus dense des « Jupiter-chaud » connus. D’une taille équivalente à Neptune, elle a une masse estimée entre 70 et 90 fois celle de la Terre et tourne autour de son étoile en 2,9 jours.

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6 heures d’observations, le 24 août 2005, ont permis d’établir une chaleur de surface de 2 038 ° Celsius, soit plus élevée que celle d’étoiles de petites tailles! Pour les auteurs, c’est un morceau de charbon chaud dans l’espace, à la limite de ce qui est possible pour une planète. Elle ne refléte aucune lumière de son étoile, ce qui signifie que non seulement, elle est la plus chaude mais aussi la plus noire des exoplanètes connues ! Les astronomes ont repéré la présence d’un point chaud rougeoyant sur la face diurne de HD 149026b mais comme pour l’exoplanète Epsilon Andromedae b, (voir note du 14 octobre 2006), la différence de température entre le jour et la nuit est estimée très importante, la planète présentant toujours la même face à son Soleil.

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vue d'artiste HD 149026b

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Plan large : 900 x 720 pixels

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Vue d’artiste de HD 149026b Crédit: NASA/JPL-Caltech/T. Pyle (SSC)

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Sources :

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Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics

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Spitzer Space Telescope site

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9.5.2007

un cratère posé sur un piedestal

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:40

Cratère dans Medusa Fossae Formation

Parmi la publication de la semaine dernière par HiROC des photos prises par la caméra haute résolution HiRISE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, j’ai choisi ce cliché pris le 6 avril 2007. La sonde se trouvait dans la région de Medusa Fossae Formation, à 276 km d’altitude par 7,7 ° de latitude nord et 196,2 ° de longitude est. La résolution a été ramenée à 50 cm par pixel.

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cratère dans Meduse Fossae Formation

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Plan large : 2048 x 7205 pixels (2,6 MB)

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Ce cratère semble posé sur un piedestal. L’explication de cette forme inhabituelle, tient dans le processus d’érosion. Lorsque la matière éjectée lors de l’impact du météore est plus résistante que celle sur laquelle elle repose, l’érosion va préserver le cratère et ses éjectas, alors que tout leur environnement est dégradé.

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Les astronomes détectent au moins deux couches de matière dans les éjectas, car sont visibles deux paliers d’érosion différents. Mais malgré le regard perçant d’HiRISE, ils ne peuvent déterminer la raison de cette résistance particulière des éjectas.

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Pour preuve ce détail présenté avec la meilleure résolution possible.

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cratère dans Meduse Fossae Formation

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Plan large : 2196 x 1442 pixels (3MB)

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Cette vue montre un gros plan d’une des arêtes des éjectas situé au centre supérieur de l’image principale. L’ensemble du terrain est recouvert d’une couche de poussière rendant difficile la compréhension de la géologie des matériaux présents. Les stries sombres correspondent à des avalanches de poussières. Apparemment, elles sont très fréquentes ici. Les formes crantées visibles à l’intérieur du cratère, ont vraisemblablement elles aussi été sculptées par l’érosion.

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Crédit images : NASA/JPL/University of Arizona.

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Source HiROC

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8.5.2007

SN 2006gy : une supernova de grande classe

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:28

SN 2006gy : une supernova de grande classe

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Crédit illustration : NASA/CXC/M.Weiss; X-ray: NASA/CXC/UC Berkeley/N.Smith et al.; IR: Lick/UC Berkeley/J.Bloom & C.Hansen

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La scène se passe dans la constellation de Persée à 238 millions d’années lumière de nous. Les astronomes travaillant sur le télescope spatial rayons X Chandra viennent de publier les résultats de leur étude sur une supernova ayant eu lieu au sein de la galaxie spirale NGC 1260. Selon eux, SN 2006gy, tel est son nom, est la supernova la plus puissante jamais observée et est peut-être la représentante d’un nouveau type de supernova venant s’ajouter à la classification existante

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Pour se faire Chandra a observé SN 2006gy pendant 8 heures le 14 novembre 2006. Les données recueillies ont été confrontées avec celles obtenues du sol.

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L’image principale de l’illustration ci-dessus est une vue d’artiste. Le feu d’artifice de la supernova en blanc, repousse deux lobes de matières (en rouge) expulsées lors des derniers soubresauts de la moribonde. Les zones bleu, vert et jaune, indiquent la partie de ces lobes où les gaz et poussières sont surchauffés par les ondes de choc dues à l’explosion.

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L’encart inférieur gauche nous montre NGC 1260 vue en infrarouge. Le coeur de la galaxie est la zone lumineuse plus faible. La supernova à droite resplendit plus intensément que le coeur galactique.

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L’encart inférieur droit retranscrit les données en rayons X obtenues par Chandra. Le coeur galactique est toujours à gauche, SN 2006gy à droite.

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Nathan Smith de l’Université de Californie à Berkely, qui a rejoint une équipe d’astronomes de l’Université du Texas à Austin, raconte : c’était une explosion monstrueuse, au moins cent fois plus puissante que celle observée pour les supernovae habituelles. Cela signifie que l’étoile originelle pouvait avoir 150 masses solaires, ce que nous n’avions jamais vu auparavant.

Une telle observation vient quelque peu bousculer la théorie de la mort des étoiles super massives. Pour une telle masse, la logique voudrait qu’à la fin de sa vie, l’étoile s’effondre sous sa propre gravité pour former un trou noir.

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Les observations de Chandra ont permis d’écarter l’autre hypothèse permettant d’expliquer une telle puissance : l’explosion d’une naine blanche d’une masse à peine supérieure à celle de notre soleil, baignant dans un environnement riche en hydrogène. Dans ce cas, la luminosité en rayons X aurait du être mille fois supérieure à celle constatée par Chandra.

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Les astronomes pensent que lors de l’effondrement final, les rayonnements gamma étaient tellement puissants qu’ils ont réactivé les réactions thermonucléaires du coeur de l’étoile provoquant son explosion complète et empêchant sa transformation en trou noir.

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Ce qui ouvre des perspectives intéressantes pour les théoriciens de la genèse du jeune univers. Une étoile supermassive se transformant en supernova, et non en trou noir, va réensemencer l’espace de la matière qu’elle a fabriqué. Celle-ci pourra être réutilisée par les générations d’étoiles suivantes. L’existence d’une telle classe de supernovae permettrait d’expliquer plus facilement la rapidité surprenante de l’évolution des galaxies déjà constatée.

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Plan large : 720 x 486 pixels Crédit : NASA/CXC/M.Weiss

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Sur ce schéma expliquant la fin de vie d’une étoile en fonction de sa masse, la ligne supérieure correspond aux observations dues à SN 2006gy. Elle est pour l’instant la seule représentante de cette classe. L’étoile au lieu de finir en trou noir meurt dans une supernova exceptionnellement puissante.

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La publication des travaux de Smith et de son équipe est en cours de publication dans l’Astrophysical Journal.

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Source et pour en savoir plus : Chandra site.

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7.5.2007

Jupiter avec Europe comme nouvel horizon

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:22

Jupiter avec Europe comme nouvel horizon

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Plan large : 1019 x 816 pixels

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Crédit image : NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/ Southwest Research Institute

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Un seul cliché pour la note de ce soir, mais il mérite d’être contemplé. Par souci esthétique, la photo a été inversée, le sud est au nord de l’image. Cette vue a été prise le 28 février 2007 par l’instrument LORRI installé sur la sonde New Horizons, 6 heures après qu’elle soit passé au plus près de Jupiter.

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La sonde se trouvait à 2,3 millions de km de Jupiter et 3 millions de km d’Europe ( 3120 km de diamètre ).

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Source : site New Horizons

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6.5.2007

Home Plate

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

Home Plate

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Home Plate

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Au bord de Home Plate

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Plan large : 1,9 MB, 1880 x 1728 pixels

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Le petit robot martien Spirit, après être sorti de son hivernage dans le cratère de Gusev a repris sa route vers un effleurement rocheux haut de deux mètres, baptisé Home Plate.

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Spirit avait déjà croisé Home Plate l’année dernière. Il s’était arrêté sur son bord pour prendre ce panorama combinant 246 images prises entre le 9 et le 12 février 2006. La forme en U du cliché est due à la position de Spirit, installé sur une pente ascendante de 27 °, Home Plate étant par lui-même plat.. L’appareil photo panoramique (PANCAM) couvre ici un champs de 160°. Sur la vue de ce bord nord de Home Plate, l’encadré b met en valeur une zone où la texture du sol est composée de grains grossiers, l’encadré c, lui, une zone de grains fins.

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Home Plate

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Bombe volcanique sur Home Plate

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Plan large : 1,7 MB, 1024 x 1024 pixels

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Le passé volcanique très actif de Mars est connu depuis longtemps. Cette deuxième image de Home Plate , en fausses couleurs pour en faire ressortir les détails, nous montre une zone où se côtoient zones grossières et fines. Le caillou marqué d’une flèche est considéré être une petite bombe volcanique, de 4 cm de diamètre, venue amarsir là. Le volcan, le plus proche est bien éloigné du cratère de Gusev.

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Crédit images : NASA/JPL-Caltech/USGS Cornell University

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Source : Mars Exploration Rover Mission

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5.5.2007

Au coeur du Soleil

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:46

Au coeur du Soleil

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Vue d’artiste Soho : observant le Soleil

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Crédit image ( SMM IAC ) Plan très large : 2480 x 3337 pixels

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Un grand pas dans la connaissance du fonctionnement interne de notre Soleil est en train d’être franchi.

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Depuis déjà 30 ans les théoriciens avaient prédit l’existence d’ondes de gravité g , de très faibles amplitudes, émises lorsque les gaz situés sous la surface solaire plongent plus profondément et rencontrent les couches internes plus denses du soleil. Ces ondes, comme celles créées par la chute d’un pierre dans l’eau, remontent vers la surface. Elles n’ont alors que quelques mètres de haut, ce qui est dérisoire par rapport à la taille de notre étoile et les rend pratiquement indétectables..

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C’est un défi qu’à relevé une équipe d’astronomes européens composée de R.A. Garcia (Sap/DAPNIA/CEA), S. Turck-Chièze (Sap/DAPNIA/CEA), S. J. Jiménez-Reyes (IAC, Spain) J. Ballot (Sap/DAPNIA/CEA, Max Planck Garching, Allemagne), P. L. Pallé (IAC, Spain), A. Eff-Darwich (IAC, ULL, Spain), S. Mathur (Sap/DAPNIA/CEA), J. Provost (Observatoire de la Côte d’Azur). Elle vient de publier les résultats de ces travaux dans la revue Science du 4 mai 2007.

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Pour se faire, les astronomes ont repris les données enregistrées depuis 10 ans par l’instrument GOLF installé sur le satellite SOHO. La durée entre deux ondes g étant de plusieurs heures, il était impossible de mesurer une onde particulière. Ce qui a pu être réalisé, c’est la mesure de l’ensemble des oscillations sur la surface du soleil.

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Pour le Dr Garcia, il faut rester prudent. Nous devons préciser les données enregistrées avec l’aide d’autres instruments de SOHO et sur Terre. Une nouvelle approche de l’étude scientifique du soleil est en train de s’ouvrir.

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Première conclusion importante de l’étude : le coeur de notre soleil tourne plus vite sur lui-même que ses couches externes. En conséquence deux aspects de nos connaissances sur le soleil vont être améliorées :

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-une meilleure approche du champs magnétique interne du soleil, son interaction avec son environnement et, pour ce qui nous concerne, ses relations avec le champs magnétique terrestre.

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-la rotation rapide du coeur de notre étoile est un vestige de sa période de formation, il y a 4,6 milliards d’années. Mieux la quantifier, permet de mieux comprendre le processus de formation du système solaire et plus généralement de l’ensemble des étoiles.

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Sources et pour en savoir plus :

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ESA Space Science

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INSU CNRS

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Service Astrophysique du CEA


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4.5.2007

Au coeur de Mercure

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:28

Au coeur de Mercure

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Bien que relativement proche de la Terre, située à un tiers de la distance Soleil-Terre, Mercure est une planète encore très mal connue. Une seule sonde, Mariner 10, s’est approchée par trois fois d’elle, en 1974-1975. Mariner 10 a pu photographier la moitié de sa surface et a enregistré la présence d’un champs magnétique faible, 1 % de celui de la Terre.

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Mercure est une planète tellurique plus dense que notre Terre. La question s’est posée sur la composition de son noyau. En théorie, Mercure possède un manteau de silicates entourant un noyau de fer plein. Le champs magnétique est-il un vestige d’une ancienne activité ? La petitesse de Mercure laissait croire aux astronomes que son coeur avait refroidi depuis longtemps.

Ils pensaient que la réponse ne pourrait être fournie qu’à partir du moment où une sonde se poserait directement sur le sol de Mercure pour y mener les investigations nécessaires.

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Depuis 5 ans des scientifiques ont réalisé une campagne d’observation de Mercure très ingénieuse. L’équipe menée par Jean-Luc Margot, de l’université de Cornell, et composée de Stanton Peale de l’Université de Californie, Santa Barbara, Raymond Jurgens et Martin Slade du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, ainsi que de Igor Holin de l’Institut de Recherche Spatiale à Moscou vient de publier le résultat de ses recherches dans un article du 4 mai 2007 paru dans la revue Science.

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L’idée de l’équipe était d’envoyer vers Mercure un signal radio très puissant et d’étudier l’écho reçu sur Terre pour déterminer les fluctuations de la vitesse de rotation de Mercure sur son axe. Pour se faire, 18 émissions ont été faites, entre 2002 et 2006, par l’antenne de 70 mètres du JPL de Goldstone Californie et leur écho analysé dix minutes plus tard par Goldstone et au Robert C. Byrd, Green Bank Telescope en Virginie Occidentale. Trois mesures complémentaires ont été effectuées au radiotélescope d’Arecibo à Porto Rico.

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Vue d’artiste signal radio vers Mercure


Crédit image : Bill Saxton, NRAO/AUI/NSF


Plan large : 1050 x 645 pixels

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Les mesures devant être extrêmement précises, les conditions d’alignement entre Mercure et la Terre, étaient idéales pendant 20 secondes par journée d’observation. Marcot annonce une précision des données enregistrées fiable jusqu’à 1/100 000 ! Les irrégularités de la rotation de Mercure permettent de conclure, avec une probabilité de 95 %, que Mercure possède un noyau liquide ou au moins partiellement fondu. Autre découverte, l’axe de rotation de la planète est presque, mais pas tout à fait perpendiculaire à son axe de rotation autour du Soleil.

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Coupe interne de Mercure

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Crédit image : Nicolle Rager-Fuller, National Science Foundation

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Plan large : 800 x 886 pixels

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Pour Marcot, et pour la communauté scientifique, Mercure possède encore bien des mystères à résoudre. Certaines questions vont pouvoir trouver un commencement de réponse à partir de 2011, quand la sonde de la NASA, Messenger, qui a quitté la Terre en 2004, se satellisera autour de Mercure. (Voir note du 04 janvier 2006 ).

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Sources :

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NRAO

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JPL


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3.5.2007

COROT-Exo-1b

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:34

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COROT-Exo-1b

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Vue d’artiste d’une exoplanète en transit devant son soleil

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Crédits images : NASA/ESA/G. Bacon

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Plan large : 1024 x 768 pixels

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Plan très large : 4 000 x 3 000 pixels

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Et bien c’est fait ! Le satellite COROT, (voir note du 27/12/2006 ), vient de découvrir sa première exoplanète! Corot a commencé sa campagne d’observation des étoiles voici 60 jours.

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Transit d’une planète devant son étoile

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Crédit image : Hans Deeg

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Le principe d’observation est simple : lorsqu’une planète passe devant son étoile par rapport à nous, la luminosité de cette dernière diminue.

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Crédit Corot exo-team

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Plan large 1272 x 800 pixels

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Et voici, la première courbe enregistrée par Corot mettant en évidence une exoplanète encore inconnue. Celle-ci appelée COROT-Exo-1b, est de type « Jupiter-chaud » . Son rayon est de 1,78 fois celui de Jupiter. Elle orbite en 1,5 jours autour de son étoile mère, comparable au Soleil, située à environ 1 500 années lumière de nous dans la constellation de la Licorne. Des observations spectroscopiques menées depuis la Terre permettent d’estimer sa masse a 1,3 fois celle de Jupiter.

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Malcolm Friedlund, scientifique responsable du projet COROT explique : « Les données présentées aujourd’hui sont brutes et pourtant déjà exceptionnelles. Les instruments à bord travaillent mieux que prévu, dans certains cas jusqu’à 10 fois les prévisions faites avant le lancement de COROT. Ce qui aura un énorme impact sur les résultats de la mission.»

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Toutes les sources de  perturbations  externes n’ont pas encore été prises en compte. Cette exoplanète a été découverte avec une marge d’erreur des mesures de 5/100 000. Corot a déjà atteint la norme d’exécution maximale pour un télescope de cette taille. Les scientifiques en appliquant des corrections supplémentaires espèrent atteindre une marge d’erreur de 1/100 000 seulement.

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Par conséquence, la campagne de détection de petites planètes comparables à notre Terre s’avère encore plus prometteuse que prévue avec des observations trois fois plus précises qu’annoncées. Dans des circonstances très particulières, le satellite pourra même enregistrer directement la lumière de l’étoile mère réfléchie par la planète elle-même, permettant de donner des renseignements sur la composition chimique de l’exoplanète.

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Autrement dit, de grandes découvertes sont attendues dans un avenir relativement proche.

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Source principale : ESA News

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Pour en savoir plus sur COROT : COROT site CNES


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2.5.2007

Amas globulaire NGC 2808

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:00

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Crédits image : NASA, ESA, G. Piotto (University of Padua) and A.. Sarajedini (University of Florida)

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Plan très large : 2475 x 2480 pixels

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Notre galaxie possède environ 150 amas globulaires. Globulaires car les étoiles qui les composent restent reliées ensemble par leur gravité commune. Voici l’un des plus gros, NGC 2808, situé à 30 000 années lumières de nous dans la Constellation de la Carène. Il comprend l’équivalent d’un millions d’étoiles. Ce cliché a été enregistré par la caméra avancée du satellite spatial Hubble, lors d’observations en mai 2005 et août-novembre 2006 pour une durée totale d’1,6 heures d’observations

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Jusqu’à présent, les astronomes admettaient communément une naissance des amas globulaires concommittante avec celle de la galaxie, soit il y a plus de 12,5 miliards d’années. Or les données enregistrées par Hubble ont permis de mettre en évidence l’existence d’au-moins trois générations d’étoiles différentes. Les observations se basent sur le taux d’hélium observé dans les étoiles. Celui-ci augmente de génération en génération d’étoiles.

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Une première explication tient dans la densité de l’amas globulaire. Les supernovae, lors de la mort prématurée des étoiles massives, expulsent dans l’espace la matière synthétisée par les étoiles mourantes, dont l’hélium, premier élément à être fabriqué à partir de l’hydrogène primordial. La gravité propre de NGC 2808 lui a permis de conserver l’hélium produit. Il a pu être réutilisé lors des ondes de choc des supernovae provoquant l’effondrement gravitationnel des nuages de gaz froids ensemencés par l’hélium, permettant la genèse de la nouvelle génération d’étoiles.

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La deuxième explication est d’ordre historique. Certains astronomes le souçonnent déjà depuis longtemps. Les gros amas globulaires comme NGC 2808 ou Oméga du Centaure, ne sont pas nés dans notre Voie Lactée. NGC 2808, serait le fantôme d’une galaxie naine phagocitée par notre Voie Lactée. Les grandes galaxies spirales comme la nôtre grandissent en avalant leurs petites galaxies voisines. Ainsi, il est fort possible, qu’en contemplant ce cliché de Hubble, nous voyons en réalité le coeur d’une ancienne galaxie dénommée galaxie naine du Grand Chien !

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Des études complémentaires de NGC 2808 sont prévues par le Very Large Telescope de l’ ESO au Chili ainsi que des observations par Hubble d’une dizaine d’autres gros amas globulaires.

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L’équipe qui a participé a cette découverte : G. Piotto, A.P. Milone, et S. Villanova (University of Padua [Padova]), L.R. Bedin (European Space Agency, European Organization for Astronomical Research in the Southern Hemisphere, et Space Telescope Science Institute), J. Anderson (Rice University), I.R. King (University of Washington), S. Cassisi et A. Pietrinferni (INAF- Astronomical Observatory of Collurania, Teramo), A. Renzini (INAF-Astronomical Observatory of Padua [Padova]) a signé un article accepté pour publication par l’Astrophysical Journal Letters.

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Sources principales :

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ESA

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Hubblesite


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