Une machine à glace dans un environnement ultrafroid !
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Nous connaissons déjà le cryovolcanisme des objets internes du système solaire orbitant autour des géantes gazeuses. (Voir par exemple, les douches glacées d’Encelade, la dernière note sur ce sujet date du 20 mai 2007). Ce volcanisme froid, qui rejette de l’eau hors de la surface des satellites de Jupiter, de Saturne et même d’Uranus, est dû, en grande partie aux forces de marées gravitationnelles qu’exercent les planètes sur leurs satellites.
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Un nouvel article, paru dans l’Astrophysical Journal, signé de Jason Cook et Steven J. Desch (Arizona State University), Ted L. Roush (NASA, Ames Research Center), Chad Trujillo et Tom Geballe (Gemini Observatory), vient de grandement repousser la notion de cryovolcanisme jusqu’à la Ceinture de Kuiper, dont l’avant garde est constituée par le couple Pluton-Charon.
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Jason Cook, et son équipe, ont étudié les spectres de Charon reçus par le système d’optique adaptative ALTAIR couplé à l’instrument proche infrarouge NIRI, installés au foyer du télescope de 8 m, Gemini Nord, à Hawaï. Ils ont démontré la présence d’hydrate d’ammoniaque et de cristaux d’eau sur la surface de Charon.
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Je passe les diverses considérations scientifiques envisageant les différentes possibilités chimiques, pour arriver directement aux conclusions fort étonnantes développées par les scientifiques.
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La seule explication possible expliquant la présence de cristaux d’eau accompagnés d’ammoniaque, tient dans le cryovolcanisme. Mais celui-ci ne semble pas du aux forces de gravité. Les masses de Pluton-Charon sont par exemple d’un rapport de 8/1 contre, par exemple, celui de la Terre à la Lune de 81/1, et bien plus élevé encore lorsqu’il s’agit du rapport entre Saturne et Encelade.
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Au vu des résultats, il existe de l’eau liquide, entretenue probablement par la chaleur dûe à la décomposition des éléments radioactifs du coeur de Charon, sous la croûte glacée. L’ammoniaque jouant le rôle d’antigel, l’eau liquide remonte par des fissures, où elle se redépose sous forme de « neige » à la surface. Le processus peut durer, nul ne le sait, quelques heures ou quelques jours, mais il est suffisant pour recouvrir Charon d’une couche de glace de 1 mm par tranche de 100 000 ans.
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Lorsque la sonde New Horizons arrivera sur place en 2015, les scientifiques, auront déjà une idée plus précise de ce qu’elle pourra découvrir. Il n’est pas impossible que Charon présente comme Encelade, des traces de griffes sur sa surface !
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Cette étude ouvre aussi de nouvelles voies sur l’étude des autres KBO ( les objets de la ceinture de Kuiper). Des traces d’hydrate d’ammoniaque ont déjà été soupçonnées sur leurs surfaces. D’autres études seront nécessaires bien sûr, mais il est bien possible que ces grands objets tels Eris, Quaoar ou Orcus, soient aussi actifs dans le volcanisme froid et possèdent des quantités d’eau liquide bien plus importantes que ce que l’on n’a jamais osé imaginer jusqu’à présent.
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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels
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Plan original : 4 000 x 4 000 pixels
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Sur cette vue, l’artiste a représenté la production de glace au travers de fissures sur la surface de Charon au premier plan.
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Source : Gemini site.
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