Lumières dans le lointain
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Essayer d’apercevoir l’univers dans son lointain passé est une prouesse technique difficile à dépasser. C’est ce qu’a réalisé une équipe de scientifiques menée par Giovanni Fazio du Harvard Smithsonian Center for Astrophysics et dont les travaux sont en cours de parution dans l’Astrophysical Journal.
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Pour se faire, ils ont mobilisé toute une série d’instruments. L’aventure commence grace à la caméra AzTEC, installée au foyer du James Clerk Maxwell Telescope. AzTEC a mis en évidence plusieurs centaines de galaxies non encore découvertes dans les longueurs d’ondes millimétriques et submillimétriques.
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Les sept plus lumineuses ont été suivies dans le cadre du programme COSMOS (Cosmic Evolution Survey). Le télescope du Smithsonian (Smithsonian Submillimeter Array) a permis de les localiser très précisément confirmant qu’il s’agissait bien-là de véritables galaxies lointaines et non d’un amoncellement de petites galaxies.
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Les données ont été confrontées avec celles, effectuées spécialement pour l’occasion, par les télescopes infrarouge Spitzer, spatial Hubble et radio VLA ( Very Large Array).
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Résultat des calculs, cinq des galaxies visées se trouvent à environ douze milliards d’années de nous. L’Univers n’avait donc alors que moins de deux milliards d’années!
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Ci-dessous, voici les clichés obtenus pour trois des galaxies : à gauche celui d’AzTEC, au milieu le positionnement réalisé par le Smithsonian Submillimeter Array et à droite par Hubble. Pour les première et dernière galaxies, Hubble ne voit qu’un point extrêmement faible à peine détectable. Pour la seconde, Hubble ne voit rien du tout. Ce qui est du par leur éloignement et la quantité de poussières bloquant leur lumière « visible » jusqu’à nous.
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Plan large : 1 024 x 348 pixels
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Plan original : 2 646 x 900 pixels
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Plan large : 1024 x 348 pixels
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Plan original : 2 652 x 900 pixels
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Plan large : 1024 x 348 pixels
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Plan original : 2 650 x 900 pixels
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Crédit images de gauche à droite : Umass Amhert / Harvard-Smithsonian CfA / Cosmos ACS Team
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Comment expliquer une telle luminosité dans les longueurs d’ondes submillimétriques ?
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Les astronomes estiment qu’elle provient d’une flambée d’étoiles, c’est à dire d’un taux de naissance d’étoiles 1 000 fois supérieur à celui que connaît actuellement notre Voie Lactée par exemple. Les données enregistrées en infrarouge par Spitzer leur suggèrent aussi que nous voyons-là des collisions de galaxies qui vont donner naissance aux gigantesques et mystérieux quasars.
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Avec ces résultats, cette technique de recherche des galaxies éloignées dans la gamme d’onde submillimétrique semble très prometteuse pour les astronomes qui tentent de percer les mystères de notre « jeune » Univers. En conséquence, de nouvelles campagnes d’investigations vont être maintenant réalisées.
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Source : The Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics.
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