De la vapeur d’eau dans l’environnement d’une proto-étoile
.
Dan Watson, professeur de physique et d’astronomie à l’université de Rochester, New York, USA, vient de signer un article publié dans l’édition du 30 août de Nature.
.
Avec son équipe, il a étudié, à l’aide du télescope spatial infrarouge Spitzer, une région particulièrement riche en gaz, et en formation de jeunes étoiles, située à 1000 années lumière de nous, dans la constellation de Persée. Son nom NGC 1333.
.

.
Plan large : 819 x 1 024 pixels
.
Plan original : 2 400 x 3 000 pixels (4MB)
.
Crédit image : NASA, JPL-Caltech, R A Gutehrmuth (Harvard-Smithsonian CfA)
.
La cible était l’analyse de la composition du coeur de 30 proto-étoiles appartenant à NGC 1333, grâce au spectrographe infrarouge de Spitzer. Ces proto-étoiles étant en plein travail de formation, les astronomes sont incapables de prédire qu’elle sera exactement leur taille définitive.
.
L’une d’entre elle, NGC 1333-IRAS 4B, s’est révélée de manière tout à fait exceptionnelle sous l’oeil de Spitzer. Non seulement, elle est entourée d’un disque de gaz et de poussières s’étendant probablement sur l’équivalent de la distance de Pluton au Soleil, mais la présence de grande quantité de vapeur d’eau y a été décelée. D’après Watson, la masse d’eau serait de 5 fois celle des océans sur Terre !
.
La raison d’un tel phénomène peut s’expliquer par la chute des glaces d’eau du cocon de l’environnement stellaire à des vitesses supersoniques sur le disque proto-planétaire. L’eau se vaporisant, émet alors une lumière différente en infrarouge reconnaissable par Spitzer. C’est un phénomène très rare et bref dans la durée totale de la formation d’une étoile. Ce qui expliquerait qu’il n’ait été enregistré qu’une seule fois sur les 30 cibles visées par l’équipe de Watson. Celui-ci, d’ailleurs, pense qu’IRAS 4B est particulièrement bien placée par rapport à la Terre, pour que Spitzer ait pu scruter aussi nettement son coeur.
.
Ce stade de vapeur d’eau ne peut-être qu’éphémère; dans le froid de l’espace, elle se recongèle. Mais pourtant, elle ne vas pas forcément former comme on l’observe dans les ceintures d’objets glacés situées au pourtour de notre système solaire, la glace primordiale du futur système planétaire. Les conditions physiques très particulières qui régnent dans l’environnement d’une proto-étoile peuvent amener son hydrogène et son oxygène à se recombiner sous bien d’autres formes.
.
Pour le plaisir, et pour nous donner une idée de ce qui se passe au niveau de NGC 1333-IRAS 4B, voici une vue d’artiste nous présentant l’environnement de ce type de proto-étoile de classe 0, dans le jargon des astronomes.
.

.
Plan large : 1 024 x 768 pixels
.
Plan original : 3 200 x 2 400 pixels (2,8 MB)
.
Crédit image : NASA, JPL-Caltech, R Mal (SSC)
.
Les autres membres de l’équipe de Watson sont : Chris Bohac, Chat Hull, Bill Forrest, Ben Sargent, Joel Green et Kyoung Hee Kim de l’Université de Rochester; Elise Furlan de l’UCLA; Joan Najita du National Optical Astronomy Observatory; Nuria Calvet et Lee Hartmann de l’Université du Michigan, Ann Arbor; Paola d’Alessio du National Autonomous University of Mexico; et Jim Houck de l’Université Cornell, Ithaca, N.Y.
.
Sources :
.
.
.








































































Je donnerais tout mes pots de gelees de mures pour une nuit ouvrir ma fenetre lever mon regard et admirer ce spectacle
d’un soleil sans soleil ,,
Bisoux Holmes
C
Commentaire par Catherine — 2.9.2007 @ 0:49
et ainsi admirer la genèse Catherine ! Bisous non loupés pour vous !
Commentaire par jjb — 2.9.2007 @ 7:52