Capsule Photon-M3
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Lancement de Photon-M3 à bord d’une Soyouz U
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Crédit image ESA, S Corvaja 2007
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Plan large : 680 x 1 024 pixels
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Plan original : 1 660 x 2 500 pixels
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Le 14 septembre dernier, s’est élancée de la base de Baïkonour au Kazakhstan une fusée Soyouz U. Celle-ci a largué à 300 km d’altitude une capsule Photon-M3. A son bord, 43 missions scientifiques internationales coordonnées par l’Agence Spatiale Européenne, pour un poids total de 400 kg. La capsule va orbiter pendant 12 jours, avant d’aterrir dans les steppes à la frontière de la Russie et du Kazakhstan.
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Photon-M3 en préparation à Baikonour
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Crédit image ESA, S Corvaja 2007
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Plan large : 686 x 1 024 pixels
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Plan original : 1 172 x 1 750 pixels
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La mission n’est pas encore terminée que déjà les premiers résultats viennent combler les scientifiques. Je vous passe les détails techniques. Pour simplifier, il s’agissait d’étudier des fluides en microgravité grâce à l’expérience GRADFLEX. Les résultats viennent de confirmer une théorie déjà âgée d’une dizaine d’année : tous les fluides subissent d’infimes fluctuations de températures ou de densité provoquées par les différentes vitesses de leurs propres molécules. La faible pesanteur régnant dans le module Photon a permis d’accentuer et d’enregistrer ces infimes fluctuations.
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Cette première image en fausses couleurs montre les variations de températures dans un fluide organique simple.
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Crédit image : ESA
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Cette deuxième image, aussi en fausses couleurs, montre les fluctuations de concentration dans un mélange de plusieurs fluides.
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Crédit image : ESA
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Il s’agit-là, bien sur, de recherche fondamentale. Pour les scientifiques, il est rare qu’une mission spatiale vienne confirmer aussi rapidement une prévision théorique aussi rapidement. Lors du retour de GRADFLEX sur Terre, ils disposeront de milliers d’enregistrements, qui selon leur propre dire, va les « occuper pendant pas mal de temps ! »
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Capsule Photon-M3, vue d’artiste
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Crédit image : ESA
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Plan large : 1 024 x 724 pixels
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Plan original : 4 960 x 3 507 pixels
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Parmi les autres expériences à bord : l’effet de la micropesanteur sur des organismes unicellulaires , un petit poisson, des tissus osseux, l’étude de l’action des rayonnements spatiaux sur des tissus cutanés, ainsi que l’action de certains médicaments en apesanteur, des expériences de transmissions de la chaleur dans le vide. A l’extérieur du module dix autres expériences s’attachent à la mise en relation d’éléments avec le milieu très hostile de l’espace. Par exemple, des roches contenant des organismes vivants seront confrontées aux conditions extrêmes de leur rentrée dans l’atmosphère. (Pour mémoire, certains scientifiques pensent que la vie a pu être apportée directement de l’espace par la pluie de comètes qui s’est abattue sur notre Terre dans ses premiers âges). A la fin de la mission un câble de 30 km (le plus long jamais déployé dans l’espace) servira à tester la possibilité de ramener de petites charges utiles sur Terre, pour un coût pratiquement dérisoire.
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Ce type de mission n’est pas spectaculaire mais il est pourtant indispensable au développement de la science. Il s’inscrit aussi dans le cadre de la préparation pour les européens des futures recherches destinées au module Colombus de l’ESA qui sera prochainement installé à bord de la station spatiale internationale.
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Photon-M3 est la neuvième mission de ce type réalisée par l’ESA en collaboration avec les russes depuis 1991.
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Source : ESA
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