Du ciel et de la terre

28.9.2007

Cri dans l’espace

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:38

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Le travail de recherche des astronomes est bien souvent un travail de fourmi ! Pour preuve la genèse d’une nouvelle découverte, un important et complètement nouveau signal radio, qui vient d’être publiée dans l’édition en ligne de Science du 27 septembre 2007.

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L’article est signé par Duncan Lorimer (Université de Virginie Occidentale (WVU) et astronome au NRAO). Les autres membres de l’équipe sont Matthew Bailes (Université de Swinburne, Australie), Maura McLaughlin (WVU et NRAO), David Narkevic (WVU), et Fronefield Crawford (Université Franklin et Marshall, Lancaster, USA)

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David Narkevic est un étudiant en licence, membre de l’équipe de Lorimer. Sa tâche était alors d’éplucher les archives du radiotélescope Parkes en Australie, à la recherche d’éventuels nouveaux pulsars, ces étoiles à neutrons tournant rapidement sur elles-même et émettant des pulsions radios régulières très rapides. Soit 480 heures d’enregistrements faits dans la direction du Petit Nuage de Magellan. Narkevic y a découvert un signal isolé d’un type tout à fait nouveau : très bref, 5 millisecondes, et extraordinairement puissant.

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Crédit image : Lorimer et autres, NRAO, AUI, NSF

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Plan original : 1 028 x 1 121 pixels

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Crédit image : Lorimer et autres, NRAO, AUI, NSF

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L’image ci-dessus représente le Petit Nuage de Magellan en visible et en négatif, les lignes correspondent aux contours enregistrés dans les rayonnements radio. Le cercle rouge indique l’endroit d’où provient le nouveau signal radio détecté.

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Après vérifications par l’équipe, le signal radio d’un nouveau genre ne provient pas du Petit Nuage de Magellan, situé à 200 000 années lumière de nous, mais de bien plus loin, probablement d’une distance de 3 milliards d’années lumière !

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Pour les astronomes, ce type de signal, s’il est mis en valeur pour la première fois, n’est pas forcément un cas unique. Ils sont si brefs qu’ils sont tout simplement très difficiles à détecter avec la sensibilité des radiotélescopes actuels. La prochaine génération des radiotélescopes en cours de développement devrait permettre de mettre en évidence d’autres signaux équivalents.

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Reste maintenant à rechercher l’origine de l’évènement. Les chercheurs ont émis deux hypothèses. La collision et la fusion de deux étoiles à neutrons pourrait provoquer ce genre de signal radio. Jusqu’à présent, ont été notés des sursauts gamma (de très haute énergie) pouvant provenir d’une telle rencontre, mais jamais aucun signal radio spécifique.

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La deuxième explication me laisse rêveur. Vous connaissez, de réputation au moins, Stephen Hawking. Une de ses théories les plus novatrices concerne les trous noirs. Dans certaines conditions, les trous noirs peuvent perdre leur masse et leur énergie dans des processus très complexes. Lorimer et son équipe se demandent si le nouveau signal radio n’est pas justement le dernier « souffle » d’un trou noir à l’agonie !

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Toujours est-il que cette découverte ouvre de nouvelles perspectives scientifiques. Les astronomes recherchent actuellement dans les archives des radiotélescopes d’autres signaux similaires. S’ils arrivent à les assimiler à des galaxies dont les distances sont déjà connues, ils vont permettre, entre autre, de calculer d’une nouvelle manière, la répartition de la matière dans l’espace intergalactique.

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Source : NRAO

 

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