Du ciel et de la terre

10.9.2007

Survol de Japet par Cassini

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:10

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Voici de nouveau une note exceptionnelle, grâce à Cassini, sur la une de l’Astroport !

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Aujourd’hui même, la sonde Cassini a survolé Japet, (Iapetus), le troisième plus gros satellite de Saturne (1436 km de diamètre). Japet présente un curieux renflement au niveau de son équateur, qui le fait comparer à une coquille de noix spatiale (voir note du 10 septembre 2006).

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Et, excellente surprise, CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de Cassini, nous offre, dans un délai très court, ces quatre clichés bruts, tels qu’ils ont été reçus par la Terre.

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Je vous laisse découvrir :

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Crédit images : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Ce premier cliché a été pris le 8 septembre 2007, alors que Cassini se trouvait à 503 000 km de Japet. La résolution est de 3 km par pixel.

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Crédit images : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Cassini, le 9 septembre 2007, se trouve à 281 000 km de Japet. La résolution est de 2 km par pixels.

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Crédit images : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large: 1 024 x 1 024 pixels

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Cette troisième vue a été enregistrée le 10 septembre 2007, alors que Cassini était à 83 000 km de Japet. La résolution est de 496 m par pixel.

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Crédit images : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large 1 024 x 1 024 pixels

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Toujours le 10 septembre 2007, Cassini se trouve maintenant à 77 000 km de Japet. La résolution est de 456 m par pixels.

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J’espère que d’autres photos vont être publiées dans les jours à venir. En tout cas, nous pouvons admirer ici Japet, comme personne ne l’a encore jamais vu !

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Crédit images : NASA, JPL, Space Science Institute

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Source : CICLOPS

 

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9.9.2007

Sur le toit d’Olympus Mons

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:22

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Le sommet d’Olympus Mons, le plus grand volcan du système solaire, 26 km de hauteur pour 600 km de diamètre, est occupé par plusieurs fossés d’effondrement, générés probablement par l’énorme poids du volcan.

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Crédit images : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 717 x 1 024 pixels

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Plan original : 2 048 x 2 926 pixels

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L’image ci-dessus a été prise par la caméra haute résolution HiRISE, installée sur Mars Reconnaissance Orbiter, le 07 août 2007 par 17° latitude nord et 221,4° longitude est. La résolution est de 25 cm par pixel.

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L’escarpement met à jour les différentes couches internes du volcan recouvertes de cendres volcaniques ou de poussières. Sur le détail ci-dessous, l’image est centrée sur un puit. Par évidence, ce puit est plus récent que la couche environnante, puisqu’il la traverse. Sont visibles aussi des traces d’écoulements sur ses flancs, qui au vu de leurs couleurs sombres, (non encore effacées par des poussières fraiches apportées par le vent), sont, elles, encore moins anciennes.

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Crédit images : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 1 024 x 768 pixels

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Crédit images : NASA, JPL, University of Arizona

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Source principale : HiRISE

 

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8.9.2007

Première image de Mars Phoenix Lander

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:07

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Souvenez-vous, la sonde Mars Phoenix s’est envolée le 4 août dernier en direction du pôle nord martien, qu’elle atteindra le 25 mai 2008. Elle se trouve actuellement à plus de 90 millions de km de la Terre, parcourant l’espace à plus de 100 000 km/h.

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Mars Phoenix vient d’envoyer sa première photo vers la Terre. Elle a été prise par la caméra située sur le bras robotique de la sonde. Elle regarde vers le godet qui prélèvera des échantillons du sol glacé pour analyses. Il est encore emballé sous sa protection anti-bactérienne destinée à préserver Mars de toute contamination terrestre.

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Crédit image : UA, NASA, JPL

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Crédit image : UA, NASA, JPL

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La caméra a opéré sous la lumière de sa diode électro-luminescente (une LED rouge). Les yeux humains ne pouvant voir que des teintes grises, les couleurs ont été modifiées. Pour un premier essai, les scientifiques de l’université de l’Arizona sont pleinement satisfaits.

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Source : Mars Phoenix Lander

 

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7.9.2007

M101 en infrarouge par AKARI

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:11

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Les astronomes travaillant pour le télescope spatial infrarouge AKARI de l’agence spatiale japonaise, JAXA, à laquelle est associée l’agence européenne de l’espace, ESA, viennent de publier plusieurs travaux réalisés à la suite des observations du télescope.

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Entre autres sujets, une équipe dirigée par Toyoaki Susuki, de l’Université de Tokyo, s’est attachée à la magnifique galaxie spirale M 101, située à 23 millions d’années lumière de nous dans la Constellation de la Grande Ourse. Voici M 101, qui s’étend sur 170 000 années lumière de diamètre, vue par le télescope spatial Hubble.

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Crédit image : ESA, NASA, Hubble

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Plan large : 1 024 x 768 pixels

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Plan très large : 1 600 x 1 200 pixels

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crédit image ESA, NASA, Hubble

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La vision infrarouge met en évidence les poussières présentes dans l’espace. Les différentes longueurs d’ondes infrarouge permettent de mesurer les chaleurs de ces poussières.

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crédit image : JAXA, the National Geographic Society, GALEX-NASA

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Plan large : 650 x 450 pixels

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M 101 image composite, crédit image : JAXA (infrarouge par Akari), the National Geographic Society pour le visible, et GALEX-NASA pour l’ultraviolet.

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Sur ce cliché, la répartition des poussières chaudes se fait surtout le long des bras spiraux, sur le pourtour de M 101, alors que d’habitude, elles se trouvent plutôt dans le centre galactique.

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L’explication tient à la rencontre passée de M 101 avec une autre galaxie. L’infortuné compagnon, dans le choc, a perdu une partie de son gaz qui tombe à la vitesse de 150 km/s sur M 101, déclenchant ainsi la formation d’une nouvelle génération d’étoiles.

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Source : ESA Space Science

 

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6.9.2007

Vue sur les galaxies primaires de l’Univers

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:08

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crédit image : NASA, ESA et N Pirzkal (STSc-ESA)

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan original : 2 400 x 3 000 pixels (attention 7MB)

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Galaxies primaires dans le Hubble Ultra Deep Field

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crédit image : NASA, ESA et N Pirzkal (STSc-ESA)

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Le télescope spatial Hubble est célèbre par sa découverte des champs profonds : ces points dans la voûte céleste dépourvus d’étoiles proches et permettant de scruter le ciel lointain.

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Une équipe d’astronomes (Ni Pirzkal du Space Telescope Science Institute et de l’ European Space Agency, Sangeeta Malhotra et James Rhoads de l’Arizona State University, Chun Xu du Shanghai Institute of Technical Physics) a recherché dans le Hubble Ultra Deep Field (HUDF), petite région de l’espace située dans la constellation du Fourneau (Fornax), neuf galaxies, qui, au vu de leur décalage dans le rouge, sont datées du premier milliard d’années d’existence de l’Univers.

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Leur luminosité apparente a étonné Pirzkal car elles semblent 100 000 fois moins grandes que notre propre galaxie. Il a alors fait appel à un autre télescope spatial, infrarouge celui-ci, Spitzer, pour confirmer les observations de Hubble. Résultat des études, la lumière enregistrée par Hubble est celle de la toute première génération d’étoiles de ces galaxies. En infrarouge, Spitzer ne « voit » aucune poussière, c’est à dire qu’elles n’ont encore rejeté aucun élément lourd (synthétisé dans leur coeur par les réactions thermonucléaires) dans l’espace. Elles se nourrissent encore exclusivement de l’hydrogène et de l’hélium de l’Univers primordial!

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Ces galaxies « naines » sont les briques élémentaires de l’Univers. La théorie prévoit que l’élaboration de nos grandes galaxies actuelles s’est faite par la fusion de ces galaxies originelles. Trois des galaxies, agrandies dans les encadrés au bas de l’imagedu HUDF, se présentent non comme des gouttes de lumière, mais perturbées et allongées. Il s’agit peut-être là d’un signe de l’interactivité des galaxies primaires entre elles en vue de fusionner en galaxies plus grandes.

 

Sources :

 

ESA Space Science

 

Hubblesite

 

Spitzer Space Telescope

 

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5.9.2007

A l’origine de la collision du Yucatan

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 23:11

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Beaucoup d’entre nous, particulièrement dans leur enfance, ont été fasciné par les dinosaures et leur fin mystérieuse. Pour nombre de théories, la disparition des dinosaures est en relation avec la chute d’un météore d’une dizaine de kilomètres de large dans la péninsule du Yucatan.

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Trois chercheurs du Southwest Research Institute, Boulder, Colorado, USA, William F. Bottke, David Vokrouhlický, et David Nesvorný, publient dans le Journal Nature, un article dont les conclusions sont fort étonnantes.

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Ils se sont attachés à l’étude d’une famille d’astéroïdes, la Baptistina, dont les orbites, et la composition chimique inhabituelle, sont identiques. A l’aide d’une simulation numérique, les chercheurs ont tenté de remonter dans le temps l’évolution des orbites des Baptistina. Ces astéroïdes sont les débris d’une collision ayant eu lieu il y a environ 160 millions d’années dans la ceinture d’astéroïdes au-delà de Mars, entre deux corps de respectivement 60 et 170 kilomètres de diamètres.

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Collision d'astéroïdes, vue d'astiste, crédit : Don Davis

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Collision d’astéroïdes, vue d’astiste, crédit : Don Davis

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Du choc sont nés de nombreux fragments dont 298Baptistina, large de 50 kilomètres, doté d’une orbite stable dans la ceinture d’astéroïdes, plusieurs centaines d’objets de 10 kilomètres et des milliers d’objets d’un kilomètre de diamètre. Certains de ces morceaux, déstabilisés par les résonnances de Mars et de Jupiter, ont alors quitté la ceinture d’astéroïdes pour orbiter dans le système solaire interne. S’en est suivi, une pluie d’astéroïdes sur les planètes comme la Terre et Venus, qui a atteint son maximum dans une période datant entre 100 et 50 millions d’années.

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Impact du Yucatan, vue d'artiste, source : Sky & Telescope

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Impact du Yucatan, vue d’artiste, source : Sky & Telescope

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Les prélévements réalisés dans le cratère de 180 kilomètres de diamètre du Chicxulub, au Mexique, confirment une composition chimique (des chondrites carbonés riches en eau) analogue à celle des Baptistina. Les chercheurs notent, sans pouvoir vérifier sur place bien sur, que le cratère récent (seulement 109 millions d’années) Tycho sur notre Lune, pourrait avoir la même origine ; ainsi que sur Venus, (bien que leur datation soit plus approximative), les cratères Mead, Isabella, Meitner, et Klenova.

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Les scientifiques estiment que 20 % des astéroïdes géo-croiseurs (qui s’approchent périodiquement de la Terre) sont issus de cette collision originelle. Nous somme encore dans cette période finissante de pluie d’astéroïdes Baptistina , commente Bottke. Il y a 90 % de chance qu’un membre du « clan Baptistina » soit le projectile tombé il y a 65 millions d’années dans le Yucatan.

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Source principale : Sky & Telescope

 

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4.9.2007

500 tours pour Venus Express

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:35

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La sonde Venus Express se porte bien. Un article publié par l’ESA fait le point sur la mission européenne à l’occasion de la cinq-centième orbite parcourue par la sonde autour de Vénus depuis son arrivée en avril 2006.

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Bien que supportant quatre fois plus de rayonnement solaire que sa soeur jumelle Mars Express, les modifications apportées sur la sonde avant son envol, se révèlent tout à fait efficaces.

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Les différents instruments de Venus Express fonctionnent à plein régime et suivent leurs cibles orbite après orbite. Ce qui pose d’ailleurs un souci dans la gestion de l’envoi des données vers la Terre. Lorsque Venus se trouve au plus près de la Terre, ce qui était le cas le 18 août dernier, la masse des informations transmises était à son maximum, mais lorsqu’elle est à l’opposé de la Terre, la masse d’information descend à 10% de ce débit. Les scientifiques doivent alors gérer les priorités dans la transmissions des données recueillies par les différents instruments.

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Depuis le début de la mission, Venus Express a globalement déjà envoyé 1 Terabit d’informations vers la Terre, qui attendent d’être dépouillées et analysées par les scientifiques.

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Parmi les informations les plus spectaculaires, l’existence de deux doubles vortex larges de 2 000 km situés sur les pôles vénusiens, tournant dans le sens des aiguilles d’une montre au pôle nord et inversement au pôle sud.

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A suivre, la météorologie vénusienne, les scientifiques sont sidérés par les changements brusques de l’atmosphère de Venus qu’ils suivent orbite après orbite, alors qu’une journée martienne dure 243 journées terrestres.

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Crédit image : ESA, VIRTIS, INAF-IASF, Obs. de Paris-LESIA

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Plan large : 1 024 x 908 pixels

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Plan original : 1 501 x 1 361 pixels

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A titre d’exemple voici une série de clichés pris en infrarouge sur 8 passages successifs par l’instrument VIRTIS, en février 2007. La zone ciblée est proche du double vortex du pôle sud qui se situe dans le prolongement du coin supérieur droit. Ces nuages se trouvent à une profondeur d’environ 50 km dans l’atmosphère vénusienne. Les zones de nuages denses apparaissent sombres car le rayonnement provenant de la surface de Vénus s’en trouve atténué. Les scientifiques, grâce à de tels clichés, peuvent suivre l’écoulement des nuages en fonction des latitudes et les turbulences locales.

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Crédit image : ESA, VIRTIS, INAF-IASF, Obs. de Paris-LESIA

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Source : ESA, site Venus Express

 

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3.9.2007

Feu vif dans le fourneau

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:05

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Les supernovae de type Ia, sont très recherchées par les astronomes, car elles servent d’étalon pour la mesure des distances dans l’Univers. Elles présentent toutes les mêmes caractéristiques : en particulier, l’hydrogène est absent dans leur spectre d’émission.

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Les astronomes expliquent maintenant facilement l’origine de ces supernovae. La grande majorité des étoiles vivent en couple, les deux soleils tournant inlassablement l’un autour de l’autre. Il arrive que la mécanique céleste s’arrête brusquement lorsqu’un des membres du couple est une naine blanche, une étoile comme notre soleil ayant atteint son stade ultime. La naine blanche est le coeur lourd résiduel de l’étoile qui a chassé au stade de géante rouge, ses couches de matières externes, pour en ensemencer l’Univers. Ses réactions thermonucléaires se sont arrêtées faute de carburant comme l’hélium et l’hydrogène. Elle est une braise incandescente destinée à se refroidir très lentement, au cours des milliards d’années à venir.

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Or, il arrive, que son compagnon, peut-être au stade de géante rouge, s’approche trop près de la naine blanche. Celle-ci par sa gravité extrême, s’accapare une partie de la matière de sa voisine. Le brusque apport de matière fait redémarrer les réactions thermonucléaires de la naine blanche, qui s’emballent lorsque ses éléments lourds servent de carburant. Se produit alors l’explosion titanesque de la naine blanche en supernova !

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Ces quelques mots d’explications pour commenter ce superbe cliché publié aujourd’hui par l’ESO.

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Crédit image : ESO (VLT-FORS)

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Plan large : 961 x 1 024 pixels

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Plan original : 1 546 x 1 647 pixels (1,8M)

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Crédit image : ESO (VLT-FORS)

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NGC 1288 est une magnifique galaxie spirale située à 200 millions d’années lumière de nous dans la constellation australe du Fourneau (Fornax). Nous avons la chance de pouvoir la voir de face, et de contempler ses bras principaux se ramifiant en bras secondaires autour d’un noyau galactique, légèrement barré. Les astronomes ont mesuré autour d’elle la présence d’une quantité considérable de matière noire.

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La nuit du 17 juillet 2006, un astronome amateur, Berto Monard, dans la banlieue de Pretoria, en Afrique du Sud, a observé grâce à son télescope de 30 cm, l’apparition d’une nouvelle étoile au sein de NGC 1288. Celle-ci, d’une luminosité 10 000 fois moindre que ce que peut discerner un oeil humain, a très vite été reconnue comme une supernova de type Ia. Elle a été baptisée SN 2006dr.

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Le cliché ci-dessus a été réalisé par le VLT, en juillet 2006, au travers de différents filtres pour une exposition totale de 5 minutes. La supernova est le point très lumineux situé au centre gauche de la galaxie, ce qui nous donne une idée de l’énormité du cataclysme ! Les astronomes ont noté qu’elle expulsait sa matière à des vitesses avoisinant les 10 000 km/h.

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Autre plaisir des yeux, des galaxies plus lointaines sont visibles tout autour de NGC 1288, et même, pour certaines, en transparence de la belle spirale.

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Source principale : ESO

 

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2.9.2007

Du fromage suisse sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:17

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En raison de l’actualité et de mes coups de coeur du soir, je n’avais pas trop eu l’occasion de donner des nouvelles des petits robots martiens. Elles sont bonnes. Spirit et Opportunity ont survécu aux six semaines de tempêtes de sable consécutives. Peu à peu, le ciel s’éclaircit, et les robots engrangent de nouveau de l’énergie malgré leurs panneaux solaires empoussiérés. Ils se sont tous les deux déplacés, Opportunity vers la lèvre du cratère Victoria, à la recherche d’un meilleur angle d’exposition par rapport au soleil, et Spirit, vers une roche déjà observée auparavant. L’objectif de sa caméra étant très encrassé, les astronomes se demande comment ils vont pouvoir le débarrasser de ses poussières à distance.

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Puisque nous sommes sur Mars, voici un cliché pris par HiRISE, la caméra haute résolution installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, le 08 août 2007, par 85,7° de latitude sud et 6,4° de longitude est.

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Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Plan large : 804 x 1 024 pixels

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Plan original : 2 048 x 2 610 pixels

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MRO se trouvait alors près du pôle sud martien. Mars étant plus froide que notre Terre, la glace qui la recouvre n’est pas composée seulement d’eau mais aussi de gaz carbonique. Le pôle sud est marqué par des formes de terrains particulières dites en « fromage suisse ».

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Crédit image : NASA, JPL, University of Arizona

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Fromage suisse (détail)

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Plan large : 1 024 x 768 pixels

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Les scientifiques estiment que ces dépressions (les trous dans le fromage suisse) proviennent de la sublimation (le passage direct de l’état solide à l’état gazeux) du matériel sous-jascent au fil des saisons martiennes.

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Crédit images : NASA, JPL, University of Arizona

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Sources :

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Mars Exploration Rover Mission

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HiRISE

 

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1.9.2007

Survol de Rhea

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:53

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Voici une note tout à fait exceptionnelle.

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Ce soir, vous êtes invités à prendre place à bord de la sonde Cassini. Celle-ci a survolé, le 30 août 2007, le satellite de Saturne, Rhea (1528 km de diamètre). 48 heures plus tard, CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de Cassini, offre au grand public, les épreuves non calibrées envoyées par la sonde. Les photos ont été prises par l’appareil photo grand angle de Cassini.

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Tout autre commentaire est superflu. Je vous laisse admirer.

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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plan large : 1 020 x 1 020 pixels

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Image 1 : 9 000 km de Rhea, résolution 47 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Image 2 : 8 000 km de Rhea, résolution 42 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Image 3 : 7 000 km de Rhea, résolution 38 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Image 4 : 7 000 km de Rhea, résolution 72 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Image 5 : 10 000 km de Rhea, résolution 111 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Image 6 : 10 000 km de Rhea, résolution 564 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Image 7 : 11 000 km de Rhea, résolution 59 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Image 8 : 15 000 km de Rhea, résolution 176 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Image 9 : 20 000 km de Rhea, résolution 115 m/pixel

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crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Image 10 : 116 000 km de Rhea, résolution 7 km/pixel

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Crédit images : NASA, JPL, Space Science Institute

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Source : CICLOPS

 

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