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Dans la catégorie trou noir poids lourds, un nouveau record vient d’être battu ! Alors que la note du 18 octobre dernier annonçait la découverte du plus lourd trou noir stellaire (créé à partir de la destruction de son étoile-mère) jamais observé, un article, à paraître le premier novembre 2007 dans l’Astrophysical Journal Letters, vient de lui ravir la vedette. De 15,7 masses solaires, le nouveau venu est estimé avoir entre 24 et 33 fois la masse de notre Soleil !
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L’article est signé par Andrea Prestwich du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, coordinateur de l’étude. Prestwich en reste d’ailleurs étonné : « Nous savons maintenant que les trous noirs stellaires peuvent être beaucoup plus grands que ce que nous imaginions »
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IC 10 Crédit image : Adam Block, NOAO, AURA, NSF
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Plan original : 2 184 x 1 472 pixels (1,1 MB)
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Le trou noir est localisé en périphérie d’une galaxie naine irrégulière, IC 10, dans la constellation de Cassiopée, à environ 1,8 millions d’années lumière de nous. En novembre 2006, Prestwich et ses collègues observaient IC 10 grâce au télescope spatial rayons X Chandra lorsqu’ils ont réalisé qu’une des sources les plus lumineuses de la galaxie en rayons X, IC 10 X - 1, variait brusquement de luminosité. Ces variations pouvaient s’expliquer par un phénomène d’éclipse d’une étoile passant devant un trou noir et bloquant temporairement le rayonnement X.
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Des observations complémentaires ont été réalisées fin novembre 2006 à l’aide du télescope spatial X et ultraviolet Swift de la NASA et de l’agence spatiale italienne.
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IC 10 X – 1 : Crédit image Aurore Simonnet, Sonoma State University, NASA
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Sur cette illustration, l’artiste nous dresse le portrait de IC 10 X – 1. Le trou noir est représenté en haut à gauche et son compagnon, une étoile de type Wolf-Rayet, (explosive prête à se transformer en supernova), à droite. Le couple orbite autour d’un centre de gravité commun en 34,4 heures. Le trou noir est entouré d’une enveloppe de gaz extirpés par sa gravité à son étoile compagnon dans de puissants vents stellaires.
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Les premiers calculs, mais il s’agit-là d’une estimation basse, destinée à être relevée lors de prochaines observations, donnent au trou noir un minimum de 24 masses solaires. Son étoile génitrice devait elle avoir 60 masses solaires !
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Jusqu’à ces deux dernières découvertes, la théorie prévoyait qu’une étoile massive en mourant pouvait créer des trous noirs pouvant atteindre jusqu’à 15 masses solaires. L’observation nous prouve le contraire. Le nouveau détenteur du record, n’absorbe que très lentement la matière de sa compagne. Depuis sa naissance il n’a du lui arracher qu’une ou deux masses solaires. Les scientifiques restent donc perplexes devant l’explication d’un tel phénomène. Peut-être tient-elle dans la structure même de la galaxie. IC 10 ne contient que peu d’éléments lourds. Lors de l’explosion de la supernova, les vents stellaires auraient alors emporté moins de matériaux loin du trou noir en formation. Roy Kilgard de la Wesleyan University, Middletown, Conecticut, et co-auteur de l’article conclut : « il se pourrait qu’il existe des millions de trous noirs aussi massifs à l’affut dans notre Voie Lactée, produits au début de l’histoire de notre galaxie, quand elle n’avait pas encore eu la chance de générer beaucoup d’éléments lourds ».
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Sources :
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Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics
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Goddard Space Flight Center
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