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« Cosmic Vision » est le nom du programme à long terme des objectifs scientifiques spatiaux de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Une vision cosmique, presque une philosophie, mais basée sur les faits concrets tenant compte de la réalité scientifique actuelle, des contingences financières et techniques, et de l’évolution probable des besoins scientifiques dans les décennies à venir.
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Pour l’horizon 2015-2025, Cosmic Vision a choisi comme grands thèmes d’orientation de la politique scientifique spatiale : les conditions de vie et de formation des planètes, la naissance et la formation du système solaire, les lois fondamentales du Cosmos, l’origine, la structure et l’évolution de l’Univers.
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Les 17 et 18 octobre 2007, la commission scientifique de l’ESA s’est réunie à Paris pour choisir, parmi les cinquante projets présentés l’été dernier, quels programmes allaient être autorisés a recevoir les fonds nécessaires à des études complémentaires.
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Le choix fut difficile paraît-il, huit candidats ont été retenus :
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En ce qui concerne le système solaire :
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Laplace : Jupiter et ses satellites forment un mini système solaire à eux-seul. Des plateformes seraient envoyées pour étudier simultanément les satellites et leur interaction avec la magnétosphère jupitérienne. Europe serait particulièrement observée, cette lune étant censée abriter sous sa croûte glacée un océan d’eau liquide. S’il se réalise, Laplace serait élaboré avec la coopération de la NASA.
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Tandem : dans la continuation de la mission Cassini-Huygens (Huygens s’est posé sur Titan), un nouvel orbiter partirait vers le monde saturnien, et s’intéresserait plus particulièrement à Titan et à Encelade. Un ballon et trois plateformes se poseraient sur Titan. Comme pour Cassini-Huygens, cette mission serait établie avec la collaboration de la NASA.
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Cross-scale est un programme proposant d’envoyer une douzaine de sondes étudier les gaz de plasma proches de notre Terre, les phénomènes de chocs magnétiques et de reconnections que l’actuel programme Cluster a découvert dans notre magnétosphère. Cette mission serait mise en oeuvre avec la coopération de l’Agence spatiale japonaise.
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Marco Polo entreprendrait, quand à lui, un voyage vers un astéroïde avec prise d’échantillons ramenés sur Terre. Il s’agit d’étudier les origines et l’évolution du système solaire. Un tel projet se ferait avec l’aide de la JAXA (agence spatiale japonaise) qui possède déjà une grande expérience en ce domaine avec la sonde Hayabusa (actuellement sur son chemin de retour vers la Terre).
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En ce qui concerne l’astronomie de l’Univers :
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Dans le cadre de l’étude et de la recherche de l’énergie sombre, le sujet le plus « brûlant » actuellement de la connaissance de l’Univers, deux projets sont retenus. « Dune » est un imageur grand champs de l’Univers tandis qu’ « Espace » aura lui une vision infrarouge de l’Univers. Ici il s’agit de recherche fondamentale, une commission d’arbitrage est déjà prévue sur ce sujet.
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Platon est destiné à remplacer CoRoT dans la recherche des exoplanètes et des oscillations stellaires. Il sera capable de détecter des planètes de type rocheux, d’étudier leurs masses, voir leurs atmosphères.
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Spica sera le télescope spatial infrarouge de la génération suivante (Herschel étant lancé prochainement) Nous avons souvent découvert ici l’importance de l’observation infrarouge de l’espace. Spica, aura optique et sensibilité encore plus grandes que celles d’Herschel. Il sera réalisé avec la collaboration de l’agence spatiale japonaise, coopération déjà établie pour le télescope spatial infrarouge japonais Akari, actuellement pleinement opérationnel.
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Xeus (matrices) sera lui réservé à l’observation rayons-X de l’Univers. Il s’agirait de deux satellites volant en formation et destinés à observer les grandes structures et l’origine de l’Univers dans le cadre de la recherche fondamentale astrophysique contemporaine. Plusieurs organismes internationaux se sont montrés intéressés par le projet, des négociations sont actuellement en cours.
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Il n’est pas sur que tous ces programmes soient un jour réalisés. En 2009, deux seront définitivement choisis avec des lancements prévus en 2017 et 2018. Mais ils reflètent bien l’état de l’avancée scientifique, de la technique spatiale, et de la vision cosmique particulière de l’Europe.
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Crédit image et source : ESA
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