SN 2006gy, bis
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La note du 8 mai 2007 était consacrée à une supernova extraordinaire : SN 2006gy. La galaxie NGC 1260 située à 238 millions d’années lumière de nous dans la constellation de Persée, vit apparaître en 2006 une supernova dix fois plus lumineuse que toutes les autres supernovae jamais observées.
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Un tel phénomène a intrigué les scientifiques. Dans la note précédente était évoquée la possibilité d’existence d’une nouvelle classe d’étoile supermassive, ne terminant pas sa vie en trou noir mais en supernova titanesque.
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Deux nouveaux articles viennent d’être publiés dans la revue Nature apportant deux nouvelles théories quand à la genèse de SN 2006gy.
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Une première équipe dirigée par Stan Woosley (University of California, Santa Cruz) propose une explosion en deux temps de l’étoile originale, estimée à 110 masses solaires. Les réactions thermonucléaires au sein d’une telle masse produisent une grande quantité d’électrons et d’anti-électrons (les positrons), qui s’annihilent les uns les autres en créant une grande quantité d’énergie et une explosion détruisant la moitié de l’étoile. Dix années plus tard, le processus a récidivé pulvérisant les restes de l’étoile. Lorsque la matière éjectée a rattrapé les débris de la première s’est produit le flash lumineux observé lors de SN 2006gy.
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La deuxième équipe dirigée par Simon Portegies Zwart, de l’Institut d’Astronomie d’Amsterdam, note que SN 2006gy a eu lieu près du centre galactique de NGC 1260. Leur analyse a le mérite d’expliquer la présence d’hydrogène observée autour de SN 2006gy alors qu’en principe une étoile supermassive a éjecté depuis longtemps ses couches externes d’hydrogène dans l’espace avant d’exploser. Dans le centre d’une galaxie, les étoiles sont assez proches les unes des autres. Il est possible pour les auteurs qu’une étoile massive soit entrée en collision avec une autre plus petite et riche en hydrogène. La fusion a été suffisamment violente pour produire le flash lumineux observé.
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Tout le débat actuel se focalise sur la possibilité d’existence d’étoiles supermassives au-delà de la limite communément admise. « La deuxième explication semble plus plausible » commente Shrinivas Kulkarni du Caltech, « car elle exige une étoile supermassive hors norme, seulement temporairement ».
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Toujours est-il que les astronomes attendent que les débris de la supernova se soient éclaircis pour scruter le lieu du drame et y rechercher la présence d’autres étoiles supermassives.
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Source : Phil Berardelli pour ScienceNOW Daily News
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