Cassiopeia A, épisode 4
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Hier nous avions évoqué la création d’un grand nombre d’étoiles dans une « galaxie-poussière » âgée seulement d’1,5 milliards d’année. Mais comment, une si grande quantité de poussières a-t-elle pu être créée dans un si court laps de temps ?
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La réponse est peut-être pratiquement sous nos yeux. Ce soir nous retournons visiter Cassiopeia A, située à 11 000 années lumière dans la constellation de Cassiopée. (La dernière note publiée sur ce sujet date du 16 novembre 2006)
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Cassiopeia A, crédit image : NASA, JPL-Caltech
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Cette image a été réalisé par le spectrographe infrarouge de Spitzer. Il s’agit d’une carte « haute résolution » établie à partir de l’enregistrement de plus de 1 700 spectres de molécules différentes. Les gaz de silicone sont représentés en bleu, l’argon en vert, le rouge correspond aux poussières, le jaune indique les endroits où rouge et vert se chevauchent.
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La nouvelle étude, signée par : Jeonghee Rho (NASA Spitzer Science Center Caltech), Takashi Kozasa (Hokkaido University, Japan), Haley Gomez (University of Wales, Cardiff), Lawrence Rudnik (University of Minnesota, Twin Cities), W.T. Reach (Spiter Science Center), J.D. Smith (Steward Observatory, Tucson, Arizona), T. Delaney (Massachussetts Institute of Technology, Cambridge), J.A. Ennis (University of Minnesota), et A. Tappe (Spitzer Science Center et Harvard-Smithsonian Center for Astrophysic, Cambridge, Massachussets), sera publiée dans la livraison du 20 janvier 2008 de l’Astrophysical Journal.
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Cassiopeia A est composée des rémanents, des restes d’une étoile ayant explosé en supernova, il y a à un peu plus de trois siècles. La sensibilité de Spitzer, très efficace à détecter la présence des poussières chaudes, a permis aux astronomes, pour la première fois, de démontrer la corrélation entre gaz éjectés et présence de poussières. Celles-ci ont été créées directement par la supernova et représentent pour les chercheurs l’équivalent de 3% d’une masse solaire, soit aussi 10 000 masses terrestres !
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Ce qui est juste assez mais pas suffisant pour expliquer la grande présence de poussières dans le jeune Univers. En effet les supernovae représentent l’aboutissement de l’évolution et la mort d’étoiles super-géantes. Or celles-ci n’ont qu’une faible espérance de vie par rapport aux 10 milliards d’années d’existence d’une étoile quelconque comme notre Soleil. Les toutes premières étoiles de l’Univers, dénommées Population III, ne comportaient aucune poussière. En mourant, elles ont ensemencé l’Univers de poussières qui ont ensuite été incorporées dans les générations d’étoiles suivantes.
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Encore faut-il aussi admettre que les quasars, les trous noirs supermassifs des galaxies lointaines, apportent eux aussi leur contribution à la création de poussières dans l’espace. (Voir note du 11 octobre 2007).
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Toujours est-il que les astronomes, estiment, à juste titre, que Cassipeia A, est, à portée de nos télescopes, un échantillon de ce qui a pu se passer sur de grandes échelles dans le jeune Univers. Laboratoire d’autant plus précieux que beaucoup de questions restent en suspens, notamment le taux de destruction des éléments lourds synthétisés par une étoile lors de son explosion en supernova. L’étude des supernovae proches a encore beaucoup à apporter aux astronomes.
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Source : Spitzer Space Telescope, site NASA
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Tout est beau la haut meme les poussieres ,
En mourant, elles ont ensemencé l’Univers de poussières ,, poussieres je retournerais
en poussieres ?,,, pas moi je prefere les cendres ,,
bisoux oints
Catherine
Commentaire par Catherine — 22.12.2007 @ 11:49
C’est bien ce que je pense aussi Catherine ! Bisous huilés
Commentaire par jjb — 22.12.2007 @ 12:11