Un oiseau cosmique
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ESO 593-IG OO8 ou IRAS 19115-2124 est une galaxie dite infrarouge, car très lumineuse dans la gamme des rayonnements infrarouge, situé à 650 millions d’années-lumière de nous. Ce type de rayonnement est en général signe de fusion galactique, et, en effet, ESO 593-IG OO8 était répertoriée comme une simple paire de galaxies en interaction. Jusqu’à ce qu’elle soit revisitée par une équipe d’astronomes utilisant l’instrument d’optique adaptative NACO, installé sur le VLT au Chili.
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La surprise fut grande car les astronomes ont alors découvert un phénomène rare de fusion galactique dans l’Univers. Ce ne sont pas deux mais trois galaxies qui sont en interaction.
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Sur l’image ci-dessus les données enregistrées par NACO, ont été combinées à un enregistrement ancien réalisé par le télescope spatial Hubble. Et nous pouvons contempler ce que les astronomes ont surnommé l’«oiseau cosmique» ou la «fée clochette»
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L’enregistrement réalisé par NACO nous permet de détailler l’anatomie de l’oiseau. Son coeur et son corps constituent les noyaux deux galaxies spirales, leurs « queues de marée » forment les ailes qui s’étendent sur plus de 100 000 années lumière, soit la taille de notre galaxie. La tête de l’oiseau est constituée d’une autre galaxie, plus petite, à la forme irrégulière.
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Les données du VLT ont été confirmées par le Southern African Large Telescope et les archives du télescope spatial infrarouge Spitzer. De leur regroupement sont apparues de nouvelles surprises. La tête et une grande partie du corps de l’oiseau se déplacent ensemble à la vitesse étonnante de 400 km/s soit 1,4 millions de km/h ! Ce qui est rarissime lors de fusions galactiques. La vive lumière infrarouge de la tête indique un taux de formation d’étoiles de 200 masses solaires par an, alors que les deux spirales sont beaucoup moins actives. Ces deux dernières ont du se rapprocher plutôt, il y a quelques centaines de millions d’années, alors que nous assistons à la première rencontre à grande vitesse de la petite galaxie irrégulière avec les deux autres.
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L’équipe d’astronomes est composée de P. Väisänen, A. Kniazev, D.A.H. Buckley, L. Crause, Y. Hashimoto, N. Loaring, E. Romero-Colmonero, M. Still, tous du SAAO, Afrique du Sud, de S. Mattila (Tuorka Observatory, Finlande), de A. Adamo et G. Östlin (Stockholm University, Suède), de A. Efstathiou (Cyprus College, Nicosie, Chypre), de D. Farrah (Cornell University, USA), de P.H. Johansson (Universitäts-Stenwarte, Munich, Allemagne), de E.B.Burgh et K. Nordsieck (University of Wisconsin, USA), de P. Lira (Universidad de Chile, Siantago, Chili), de A. Zijlstra (University of Manchester, GB) et de S. Ryder (AAO, Australie). Le résultat de leurs travaux est prévu dans une prochaine publication des annales mensuelles de la Royal Astronomical Society.
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Source et crédit images : ESO
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Comme une petite danseuse cosmique qui nous ouvre les bras ,,
C’est b e a u !
Bisoux feerique
C
Commentaire par Catherine — 22.12.2007 @ 11:58
Oui c’est beau Catherine, c’est ce qui m’a fait choisir ce sujet. Bisous dansants !
Commentaire par jjb — 22.12.2007 @ 12:12