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Avant d’aborder le sujet de cette nuit, voici deux brèves concernant l’actualité astronomique :
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Pour clôturer la note du 22 décembre 2007, plusieurs équipes d’astronomes ont recalculé la trajectoire de l’astéroïde 2007 WDS. La probabilité d’une rencontre avec Mars est passée d’une sur 75 à 1 sur 10 000. Autrement dit, le 30 janvier, Mars ne s’ornera pas d’un cratère supplémentaire.
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Source : Jet Propulsion Laboratory, NASA
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En attendant le survol par Messenger de Mercure, voici le dernier cliché publié sur l’approche de la sonde. Elle se trouvait le 12 janvier 2008 à 9h06 UTC, à 1,2 millions de kilomètres de Mercure où la résolution sur cette image est de 31 km/pixel
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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels
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Mercure vue de Messenger 12-01-2008 ; Crédit image : John Hopkins University Applied Physics Laboratory, Carnegie Institution of Wahington, NASA
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Source : Messenger Site
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Nuage de Smith, une pluie d’étoiles en prévision
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Le dernier congrès astronomique américain qui s’est déroulé à Austin, Texas, a été l’occasion de redécouvrir un immense nuage d’hydrogène, le Nuage de Smith, repéré pour la première fois en 1963. A cette époque, il était impossible de le localiser précisément, faisait-il partie ou pas de notre galaxie, était-il en train de s’en éloigner ou de s’en approcher ?
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Une équipe d’astronomes menée par Felix Jay Lockman du NRAO (Charlottesville, Virginie) a présenté au 111e congrés, le résultat de ses travaux, publié par Science le 11 janvier 2008. Les scientifiques ont utilisé le radiotélescope de 100 mètres de diamètre du Robert C. Bird Green Bank Telescope (GBT). Ils ont pointé plus de 40 000 fois le nuage pour y effectuer des mesures précises.
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Nuage de Smith ; crédit image : Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF
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Plan large : 1 024 x 913 pixels
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Plan original : 2 112 x 1 884 pixels
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Le Nuage de Smith a plus ou moins une forme de comète, s’étendant sur 11 000 années lumière pour un diamètre de 2 500 années lumière. Aucune étoile n’y a été repéré mais il contient suffisamment d’hydrogène pour créer un million d’étoiles comme notre Soleil.
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Pour Lockman, le Nuage de Smith est probablement un vestige initial de la formation de notre Voie Lactée, ou un nuage de gaz arraché à une autre galaxie. Situé à 8 000 années lumière, il se dirige sous un angle de 45° à la vitesse de plus de 240 km/s vers notre galaxie. Il est déjà en train d’aborder la périphérie galactique. La collision finale aura lieu dans moins de 40 millions d’années.
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Voici trois illustrations du scénario à venir.
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Nuage de Smith ; collision Voie Lactée 1 ; crédit image : Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF
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Plan large : 1 024 x 731 pixels
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Plan original : 2 100 x 1 500 pixels
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Nuage de Smith ; collision Voie Lactée 2 ; crédit image : Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF
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Plan large : 1 024 x 731 pixels
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Plan original : 2 100 x 1 500 pixels
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Nuage de Smith ; collision Voie Lactée 3 ; crédit image : Bill Saxton, NRAO, AUI, NSF
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Plan large : 1 024 x 731 pixels
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Plan original : 2 100 x 1 500 pixels
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La collision aura lieu dans un autre bras galactique que le nôtre, situé 90° plus en avant dans le plan de la Voie Lactée. Elle va alimenter dans le choc de la collision et l’apport massif de gaz, la création d’une nouvelle génération d’étoiles. Un spectaculaire feu d’artifice stellaire, ponctué par l’explosion en supernovae des jeunes étoiles les plus massives au bout de quelques millions d’années.
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Outre Lockman, les co-auteurs de l’article sont : Robert A. Benjamin et A. J. Heroux (Université du Wisconsin) ainsi que Glen I. Langston (NRAO)
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Sources :
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NRAO
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Science AAAS
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