Du ciel et de la terre

30.1.2008

Messenger : survol 1 de Mercure 14 janvier 2008, épisode 4

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:48

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Deux semaines après son survol de Mercure le 14 janvier 2008, (voir notes des 12, 16 et 22 janvier 2008), les scientifiques attachés à la sonde Messenger viennent de faire un premier bilan. Il est extrêmement positif et plein d’espoir pour l’avenir.

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Crédit image : John Hopkins University Applied Physics Laboratory, Carnegie Institution of Wahington, NASA

L’au-revoir

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Plan large : 761 x 1 024 pixels

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Plan original : 1 544 x 2 078 pixels

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Cette série de clichés a été pris alors que Messenger s’éloignait de Mercure. La première photo en haut à gauche a été enregistrée 100 minutes après le plus près du survol d’une distance de 34 000 km ; la dernière, en bas à droite, 19 heures plus tard d’une distance de 400 000 km.

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Tout d’abord ils se réjouissent de l’exactitude de leurs calculs, le survol s’est déroulé exactement comme prévu et le revêtement thermique spécialement conçu pour résister aux ardeurs du Soleil se révèle efficace. De plus les sept instruments de la sonde, ont parfaitement fonctionné. Cerise sur le gâteau : déjà les surprises ne manquent pas.

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Globalement, vu par Messenger, Mercure ressemble beaucoup moins à notre Lune qu’on ne le supposait. A été découvert une grande partie de la surface de Mercure qui n’avait pu être photographiée, il y a maintenant plus de trente ans, par la sonde Mariner 10. Une nouvelle formation géologique baptisée « l’araignée », vu sa forme, vient d’être identifiée. Elle n’avait jamais été répertoriée sur la Lune ni sur Mercure.

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Crédit image : John Hopkins University Applied Physics Laboratory, Carnegie Institution of Wahington, NASA

L’araignée

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Plan large : 1 024 x 691 pixels

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Plan original : 3 000 x 2 025 pixels

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Cette formation se situe près du centre de l’immense bassin d’impact Caloris. Des vallées partent radialement d’un cratère large de 40 kilomètres. Ces auges sont peut-être le résultat de l’affaissement des parois des matériaux venus combler Caloris après son premier impact, le petit cratère ayant ébranlé les zones fragiles. Mais il est fort possible que certaines de ces auges se soient formées postérieurement à la date de création du petit cratère.

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Contrairement à la Lune, Mercure possède aussi de grandes falaises ou escarpements qui se prolongent sur des centaines de kilomètres. Elles sont le résultat de l’activité interne de Mercure.

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La haute densité et la petite taille de Mercure (4 880 km de diamètre) se combinent pour donner en surface une gravité équivalente à 38% celle de la Terre, presque identique à celle de Mars qui est pourtant presque 40% plus grand. Cette gravité plus importante que sur notre Lune explique l’aspect complètement différent des cratères d’impact. Les éjectas retombent beaucoup moins loin et de nombreuses chaines de cratères secondaires consécutifs au premier impact y sont visibles.

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Le diamètre de l’immense bassin Coriolis va être revu à la hausse pour atteindre peut-être 1 550 km. Contrairement à la Lune, avec le bassin Imbrium, ses plaines internes sont plus « lumineuses » que celles de son extérieur. La raison en est encore mystérieuse.

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Le champs magnétique de Mercure est similaire à celui observé par Mariner 10, il y a trente ans, avec la même légère inclinaison. Il reste à étudier complètement pour vérifier s’il se comporte comme celui de notre Terre. Le champs magnétique dépend de la structure interne des planètes. Si Mercure et la Terre possèdent leur champs magnétique, Venus et Mars n’en possèdent pas. L’effet dynamo est en principe provoqué par l’existence d’un noyau « liquide » Comment se fait-il que le coeur de Mercure au cours des milliards d’années ne se soit pas encore refroidi ?

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La sonde a bien enregistré, comme Mariner 10, l’existence d’une queue laissée par l’exosphère (l’atmosphère très tenue) de Mercure derrière son passage, contenant du sodium, du calcium et de l’hydrogène.

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Le survol de Mercure du 14 janvier a été trop rapide pour que les autres instruments de la sonde puissent apporter de nouveaux résultats significatifs.

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Crédit image : John Hopkins University Applied Physics Laboratory, Carnegie Institution of Wahington, NASA

Mercure en vraies couleurs

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Plan large : 1 024 x 691 pixels

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Plan original : 3 000 x 2 025 pixels

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Pour conclure cet article, contemplons cette nouvelle vue de Mercure en couleurs réelles.

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Elle a été réalisée à partir d’une mosaïque de clichés pris d’une distance comprise entre 12 800 et 16 700 kilomètres. Toutefois, la longueur d’onde balayée étant plus grande que celle de la vision humaine, les couleurs sont accentuées par rapport à ce que pourrait voir dans les mêmes conditions un être humain. Elles démontrent les différences de textures des terrains. Certains points lumineux avec une teinte bleuâtre sont signes de cratères d’impacts récents. Coriolis est la grande zone circulaire en haut à droite. La résolution est de l’ordre de 2,5 kilomètres par pixel.

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Crédit images : John Hopkins University Applied Physics Laboratory, Carnegie Institution of Wahington, NASA

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Sources :

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APL

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Site Messenger

 

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